Disclaimer : Magnificent Century est l'oeuvre de Meral Okay et de Timur Savci.

Résumé : Après la naissance des triplées, Nurbanu est alitée... Mais s'ennuie rarement. [Magnificent Century : Hürrem]

Note de l'auteur : Cet OS est une réponse au défi 179 de la page Facebook Bibliothèque de Fictions. Les règles étaient : cent mots minimum, remontez dans le temps jusqu'au 06 mai 2021. Prenez la fic que vous avez publiée au plus proche de cette date et servez vous comme base pour une nouvelle histoire : vous pouvez en écrire la suite, en faire un UA ou bien reprenez en les personnages.

Liste des dettes du Discord « Défis Galactiques » : 50 nuances de personnages historiques (03/50)

Le chevet de la sultane

La naissance des filles l'a épuisée… en même temps, mettre au monde non pas une, non pas deux mais trois sultanes pour son prince est un tour de force que tout le monde salue. On la dit bénie d'Allah. Après tout, comment expliquer avoir ainsi porté trois bébés à la fois, leur avoir donné le jour sans qu'aucune ne meurt et y survivre ? Cependant, le revers de la médaille est presque certain : l'accouchement a été horrible, elle a perdu beaucoup de sang et les médecins ne savent pas si elle aura d'autres enfants.

Selim a coupé court aux ragots de suite : ce ne sont que des hypothèses. Et si elles étaient véridiques, Nurbanu reste sa paix, son cœur entier, elle lui a donné quatre enfants et il rend grâce de ne pas avoir eu à enterrer son âme-sœur.

Elle a ordre de garder le lit quelques mois, pour se remettre, même si l'angoisse de savoir son amant potentiellement dans les bras d'une autre la hante.

En attendant, elle se repose, profite de ses trois princesses.


-Mère !

Le visage de Nurbanu s'illumine quand elle aperçoit son fils dans l'encadrement de la porte.

-Murad ! Mon prince ! Mon lion !

Elle tend les bras et le garçon s'y réfugie. Puis, il lui prend la main, la baise et la porte à son front.

-Je me suis dit que vous deviez vous ennuyer au lit !

-Tu es gentil, mon enfant.

-Je vous ai apporté un livre.

La sultane sourit, puis se sent fondre quand elle voit le genre d'œuvre que c'est : un livre sur l'astrologie, les étoiles. Elle est passionnée par le sujet, cherche son destin dans les astres.

-J'essaye d'apprendre par moi-même mais c'est difficile. Père essaye de m'aider mais il ne s'y connaît pas aussi bien que vous.

La mère caresse la joue de son unique sehzade.

-Alors, je t'apprendrai. Montre-moi où tu en es.


Au-delà d'être sa servante et son alliée, Canfeda est aussi une amie précieuse. L'une des rares à avoir vu son potentiel quand elle n'était encore que Cecilia. Pourtant, Nurbanu l'admet, elle est touchée de sa sollicitude amicale au lieu de son respect dû à son rang. Pour lui occuper l'esprit, la kalfa a fait venir des vendeurs de tissus, lesquels ont dans leurs malles des soieries vénitiennes. Des bijoutiers sont là, eux aussi ayant en leur inventaire des parures évoquant sa terre natale. La sultane est coquette, l'a toujours été, alors cette séance de magasinage improvisée lui fait le plus grand bien, surtout quand elle voit les touches de ses racines.

-Tu as eu une idée merveilleuse, Canfeda. Choisis le tissu qui te plaît le plus ainsi qu'un bijou. Je te les offre.

-Ma sultane, je ne saurai accepter…

-Je t'en fais cadeau en remerciement de tout ce que tu fais pour moi. Et tu mérites encore bien plus.

Elles passent l'après-midi à parler chiffon.

Cela fait du bien de ne pas penser aux complots du harem pendant un moment.


Quand Selim arrive, son cœur fait un bon dans sa poitrine. Aujourd'hui, c'est vendredi, le jour de la prière, aussi elle ne s'attendait pas à le voir du tout entre ses obligations de prince et celles de la foi. Pourtant, il est là, ses yeux bleus la caressant de tout son amour.

-Comment te sens-tu, Nurbanu ? Lui demande-t-il en l'embrassant

-Mieux, maintenant que tu es là, Selim.

Des serviteurs entrent et elle a la surprise de voir des tables dressées.

-Si tu te sens en bonne forme, j'ai pensé que tu aimerais que l'on dîne ensemble. Je passerai la soirée avec toi.

-Rien ne me ferait plus plaisir!

Un eunuque s'approche, lui tend un coffret et à l'intérieur, la sultane découvre avec stupeur une superbe broche en forme de tulipe, le symbole de la dynastie ottomane.

-J'aurais dû te l'offrir dès la naissance de Murad.

-Oh Selim... elle est parfaite !

Le prince l'attache délicatement à la robe de sa compagne.

-Tu ne t'ennuies pas trop, alitée?

-C'est parfois long. Mais j'ai des visites régulières. Notre fils vient me voir pour en apprendre sur les étoiles. J'ai ma fidèle Canfeda. Mais surtout, je t'ai toi, l'amour de ma vie.

Elle se niche contre lui et profite de sa chaleur.

Oui, la convalescence, c'est plus supportable quand on est bien entourés.

FIN