Le sixième jour de la Disney Week est consacré aux Disney / Pixar! J'ai donc choisi Wall-E, l'un de mes préférés. *cœur*
Je me suis bien amusée en écrivant cet OS, n'étant pas vraiment familière avec les environnements "spatiaux". Ça m'a permis d'étoffer mon vocabulaire!
Sur ce, je te souhaite une bonne lecture ~
• JOUR 6 : OS inspiré du film Wall-E (2008) •
Psst, ordinateur! Définir "danse".
(~ 2700 mots)
Le professeur Aizawa n'était pas connu pour sa tendresse.
Au contraire, il avait tendance à effrayer ses étudiants, qui travaillaient dur afin d'échapper à ses remarques assassines et aux devoirs supplémentaires incroyablement complexes qu'il imposait aux plus faibles de sa filière.
Étonnamment, cette méthode sadique fonctionnait. Malgré son air blasé et son ton indifférent, ses élèves finissaient vite par comprendre qu'il se souciait sincèrement d'eux et de leurs résultats. À ses yeux, rien n'était trop compliqué pour eux – il suffisait de le leur prouver. Aussi, puisqu'il n'était pas doué pour les ronds de jambe, il leur faisait subir une pression qui, sur le long terme, se révélait plutôt saine.
Il savait féliciter ses apprentis de leurs efforts.
Néanmoins, s'il y avait bien une chose qu'Aizawa ne supportait pas, c'était le manque d'assiduité. Il refusait catégoriquement d'enseigner à de jeunes gens qui n'avaient de toute façon pas prévu de se donner les moyens de réussir. À quoi bon perdre son temps avec eux?
D'où la venue de Katsuki Bakugo dans son office.
Il l'attendait impatiemment, soupirant à intervalle régulier. Il pouvait se montrer indulgent s'il le fallait, mais le retard ne faisait pas partie des comportements qu'il tolérait. Or, Bakugo semblait déterminé à le rendre dingue.
Enfin, lorsque le blond fit s'ouvrir les portes automatiques, le professeur se leva. Il n'allait pas le louper.
« Quelle est ton excuse, cette fois? » l'interrogea-t-il sèchement sans prendre la peine de le saluer.
« J'en n'ai pas, m'sieur. » répondit l'impudent en haussant les épaules.
« Évidemment. » claqua Aizawa, excédé. « Je te rassure, ce ne sera pas long. Je t'ai demandé de venir afin de t'informer que tu es renvoyé de ma classe. »
Bakugo en resta sans voix. Ses yeux carmin se vidèrent de leur animosité coutumière.
« Vous pouvez pas faire ça! » s'exclama-t-il, paniqué. « Mes parents vont me tuer! »
« Ce ne sera pas à moi de gérer leur déception. Tu peux disposer. »
Agissant comme s'il n'était déjà plus là, il se rassit derrière son bureau aux multiples fonctions et afficha les hologrammes des derniers devoirs à corriger. À présent, la situation de cet effronté ne le concernait plus.
« M'sieur, s'il vous plaît… » gémit justement celui-ci en s'approchant. « Vous savez pas ce que c'est que d'être le fils des Commandants. »
« C'est vrai. » admit le plus âgé. « Mais cela ne justifie absolument pas ton attitude déplorable. Dois-je te lister tes retards, tes absences, tes copies non rendues? Tu as voulu jouer avec ma patience, très bien : tu as perdu. »
« Y'a pas une façon de me rattraper? Je suis prêt à faire n'importe quoi! J'vous promets de me ressaisir! »
La détresse dans sa voix d'habitude si agressive incita Aizawa à lui accorder son attention. Était-ce une prise de conscience inespérée?
« N'importe quoi, c'est bien ce que tu viens de dire? » répéta-t-il, son regard noir le transperçant.
« Oui! » confirma Bakugo. « Je veux pas me prendre une soufflante par ma mère. Elle attend que je suive ses traces, vous voyez? »
Il hocha la tête. Bien sûr qu'il voyait. Lui-même avait marché dans les pas de son père, professeur émérite respecté à travers la flotte.
« D'accord. J'accepte de te donner une dernière chance. »
Le jeune homme s'apprêtait à le remercier, son soulagement clairement visible sur ses traits. Cependant, le brun ne le laissa pas se réjouir.
« Je te propose de suivre un stage. » lâcha-t-il.
« Un stage? Un stage de quoi? »
« Justement, c'est là le plus intéressant. Figure-toi que les techniciens de maintenance sont en manque de main-d'œuvre en ce moment. Si tu tiens vraiment à garder ta place, tu devras les aider pendant un mois complet, sans rechigner et en respectant chacun de leurs ordres. »
« Hein? C'est une blague? Je suis le prochain Commandant, j'ai pas à me salir les pattes avec les sous-fifres! » s'offusqua Bakugo.
Tel était son plus grand défaut : son ego surdimensionné. En tant qu'héritier direct des Commandants actuels, Mitsuki et Masaru, il était persuadé de valoir mieux que les autres. Élevé dans le vaisseau-mère, il n'avait jamais été confronté aux risques du dehors. Malgré son intelligence supérieure, ses capacités humaines s'avéraient ainsi réduites, au grand dam de ses parents qui avaient tout fait pour l'éduquer convenablement. D'où lui venaient donc ces grands airs?
« Parfait. » acquiesça Aizawa, s'attendant à cette réaction. « Dans ce cas, je te souhaite une bonne journée. »
Et il revint à ses corrections.
« Vous avez rien d'autre à me proposer? » tenta l'étudiant.
« Non. »
« Mais pourquoi vous voulez m'infliger ça? »
« Parce que tu es un gamin beaucoup trop fier pour le bien de la flotte. Ton comportement est dangereux : tu n'écoutes que tes envies et te fiches des conseils que peuvent te prodiguer les personnes expérimentées qui t'entourent. »
« Je sais comment piloter ce tas de ferraille! »
« Je n'en doute pas, mais ce n'est pas suffisant. Tu dois apprendre à communiquer avec les membres de l'équipage, à leur faire confiance et à mesurer l'importance de leurs rôles. Sans eux, tu n'es rien : juste bon à dériver dans l'univers. »
Silence. Les propos crus de l'enseignant imprégnèrent petit à petit les cellules grises de Bakugo, qui commença à grincer des dents. Parviendrait-il à enfin reconnaître ses torts?
« Si je suis votre truc, je pourrai réintégrer les cours? »
« Tu as ma parole. »
« Ça durera longtemps? »
« Un mois. Minimum. Ça dépendra de ton assiduité et de ta conduite. »
Estomaqué, le blond ne réagit pas d'emblée. Il lui fallut quelques secondes pour reprendre ses esprits.
« Un mois? Minimum? »
« Tu m'as bien entendu. »
« Putain de… » craqua-t-il, la tête entre les mains. « OK, c'est bon! »
Il se détourna et franchit à nouveau les portes automatiques, furieux. De son côté, Aizawa autorisa un de ses rares sourires à égayer son visage.
Son cas n'était peut-être pas perdu, finalement.
« C'est toi, Katsuki? »
Le concerné détailla avec mépris l'homme colossal qui se tenait devant lui. Vêtu d'une combinaison massive, celui-ci ne se laissa pas impressionner.
« Peu importe. » poursuivit-il. « Je suis Vlad King, le chef des techniciens du vaisseau-mère. Shota m'a demandé de te prendre en charge pendant les prochaines semaines, donc considère-moi comme ton supérieur hiérarchique. »
Il ne laissa pas l'adolescent répondre et l'interrompit.
« Ici, tu n'es plus le petit chéri des Commandants. Tu n'as aucun pouvoir, aucune autorité, et tu vas te contenter de nous obéir gentiment, sans chouiner à la moindre contrariété comme tu en as l'habitude. Compris? »
Légèrement intimidé, son nouveau stagiaire acquiesça.
« Parfait. On va commencer par des tâches simples. Suis-moi. »
Accoutumé aux longs corridors luxueux des espaces privés, Katsuki fut radicalement dépaysé par l'aspect nu et mécanique de l'immense soute dédiée aux travaux d'entretien. L'endroit regorgeait de vie, des experts et leurs assistants papillonnant dans chaque recoin. Des machines énormes aux actions inconnues s'étalaient sur les murs, vrombissant en continu, sans pour autant agresser les tympans des personnes présentes.
« En tant que novice, tu ne pourras pas intégrer une équipe de vétérans. Je vais te confier à un de nos plus jeunes éléments, qui excelle dans son domaine. »
Ils s'arrêtèrent près d'un hublot offrant une vue sublime sur le vide, frôlant les étoiles. Au loin, on pouvait apercevoir une galaxie orangée aux courbes gracieuses, qui émerveilla Katsuki malgré lui.
Soudain, brisant le charme de l'instant, un scaphandre apparut. Il émergeait du sas de décompression, armé de plusieurs sacs dont débordaient des outils mystérieux. Le portail s'ouvrit et libéra l'individu qui put dévoiler son minois.
« Bon retour, Deku. » le salua Vlad. « Rien à signaler? »
« Rien à signaler, chef! Notre véhicule bien-aimé se porte à merveille. »
Le rictus amusé qu'il leur jeta et son timbre adorablement moqueur bouleversèrent l'héritier. Il n'écouta même pas son mentor le décrire ni ne suivit la liste des missions qui lui seraient confiées au fil des jours. Non, son attention était centrée sur ce Deku, ses cheveux ondulés et ses iris émeraude. Obnubilé par ses taches de rousseur et la douceur apparente de sa peau, il ne se rendit pas immédiatement compte que Vlad l'avait abandonné.
« Enchanté de te connaître, Katsuki. Je suis Izuku Midoriya. » se présenta alors le technicien.
Il se ressaisit et lui serra la main sans rien ajouter, toujours sous le choc de cette rencontre improbable.
Izuku était désespérément romantique.
Il rêvait d'amour depuis l'enfance, cherchant sans y croire un prince charmant qui l'emmènerait découvrir les astres. Il n'avait pas de critère particulier – il souhaitait seulement trouver quelqu'un de gentil.
« T'as pas peur de te cramer la couenne? »
« J'ai l'habitude, je risque rien. »
« Oh, juste de te transformer en côtelette grillée. T'as raison, c'est pas grand-chose. »
Parmi tous les hommes de l'univers, il fallait qu'il tombe sur Katsuki Bakugo, le précieux fils des Commandants de l'escadre. Connu pour son caractère exécrable et ses manières de diva, il n'avait, selon le vert, rien pour lui. Du coup, il ne s'était jamais intéressé plus que ça à son cas.
Jusqu'à leur rencontre, une semaine plus tôt.
Il s'était pris un uppercut monumental en pleine face, hypnotisé par la beauté de ce crétin à la crinière folle, hérissée de toutes parts. Il avait réussi à se sortir de ce malaise en plaisantant avec son supérieur, mais il n'en restait pas moins fasciné.
« Est-ce que tu peux me laisser bosser tranquille et m'assister dans le calme? »
« Nan. »
« T'es insupportable. »
« Merci. »
« C'était pas un compliment. »
« C'est moi qui décide. »
« Pourquoi c'est à moi de te gérer, d'abord? »
« Tu veux me gérer, Deku? »
« Je le disais pas dans ce sens-là! »
« C'est ça. Répète-le plusieurs fois, ça te convaincra. »
« Tu es conscient qu'on se tient à quelques mètres à peine d'un des réacteurs les plus puissants de la création humaine? Un accident serait si vite arrivé. »
« Je te manquerais trop. »
« Là, c'est la concentration qui me manque! »
Même affublé d'un casque censé massacrer le sex appeal de n'importe qui, il était affreusement plaisant à regarder. Ça rendait dingue Izuku, qui ne parvenait plus à s'activer correctement – qu'il parle ou non, d'ailleurs. Des pensées indécentes lui venaient dès qu'il osait admirer ses foutues lèvres charnues, qui semblaient n'appeler que ses baisers.
L'adolescence n'était qu'un fardeau. À seulement dix-sept ans, il n'en pouvait déjà plus de ses hormones.
Et de Katsuki, accessoirement.
Les semaines passèrent sans que les deux garçons s'en rendent compte.
En dépit de leurs différences, ils s'habituèrent l'un à l'autre. Les tâches d'Izuku, délicates et précises, intéressèrent de plus en plus Katsuki, qui apprit à cajoler les moteurs et réacteurs en profitant de l'expertise de son ami. Quant à celui-ci, il déchiffra la personnalité réelle du type qui déclenchait tant de ragots et de haine.
Il était malhabile, insouciant, honnête. Il avait peur de la solitude, il détestait le mensonge, et adorait les défis. Il savait se montrer doux, drôle, charmeur. Il se révéla aussi être un bosseur dans l'âme, apte à prendre les commandes quand il le fallait et à suivre les directives des anciens.
Contre toute attente, l'escouade des techniciens réussit à sincèrement l'apprécier – le gamin capricieux qu'ils avaient connu semblait disparaître pas à pas grâce à l'aide précieuse de leur collègue à la tignasse verte. Pour finir, sa mauvaise foi légendaire fit tranquillement place à la remise en question, au respect de l'autorité et de ses proches, ainsi qu'à la gratitude due à l'ensemble de l'équipage qui lui permettait de vivre dans le confort et la sécurité.
Le plan du professeur Aizawa s'avérait donc très efficace.
Izuku était ravi de cette métamorphose. Le fait que l'énergumène ait changé à son contact le flattait et l'encourageait à lui faire confiance. Il le laissa vite s'emparer des rênes lors de leurs sorties quotidiennes, pendant lesquelles ils se racontaient leurs vies.
Ils avaient tous deux été bercés dans l'affection sincère de leurs familles et les promesses d'un avenir passionnant. Katsuki rêvait en effet de prendre la succession de ses parents lorsqu'ils le jugeraient prêt : il avait une nature de leader et apprenait désormais à s'en servir à bon escient. Izuku, lui, était un petit prodige de la mécanique et s'épanouissait pleinement dans son travail, qu'il avait souhaité commencer dès que possible en quittant tôt les bancs de l'école.
Néanmoins, un élément important les séparait encore : leurs classes sociales.
Même si celles-ci se faisaient beaucoup moins pesantes depuis quelques décennies, elles persistaient et éloignaient souvent les mômes des dirigeants de ceux des ouvriers en aéronautique. Dans ces conditions, Katsuki avait pu bénéficier des meilleurs professeurs : littérature, sciences, astronomie, histoire… pendant qu'Izuku s'était contenté d'un niveau moins prestigieux.
De plus, le blond avait eu l'occasion de participer à des activités extrascolaires, lui donnant en conséquence la maîtrise de diverses disciplines sportives : arts martiaux, natation, athlétisme, futsal…
Et, celle qu'il jugeait inintéressante : la danse.
Quand il l'apprit, les yeux de son camarade étincelèrent. Ils se trouvaient à ce moment-là à l'extérieur, effectuant leurs vérifications quotidiennes. L'une des pièces du réacteur à l'arrière gauche ayant été changée la veille, ils faisaient preuve d'un grand sérieux, soucieux de la préservation du bâtiment. Lorsqu'ils furent certains de n'avoir rien oublié, ils se détendirent et commencèrent à bavarder en rangeant leurs outils.
Puis, un silence émerveillé s'installa.
Là, face à eux, deux galaxies entremêlées leur présentaient un spectacle exceptionnel : au centre évoluait une planète d'un mauve pastel, décorée de rayures plus foncées. Depuis quand leur habitat voyageait devant elles? Avaient-ils donc passé tant de temps à s'occuper du matériel?
« Tu vas te foutre de moi, mais j'ai un rêve. » souffla alors Izuku.
« Ah ouais? Dis, pour voir. » réagit Katsuki sur le même ton, bercé par les paroles de son ami qui résonnaient agréablement dans son scaphandre.
« Quand j'observe les étoiles et ce genre de nébuleuses d'aussi près… J'ai envie de décoller… et de danser. » avoua-t-il. « Un peu comme dans ce vieux film d'animation où deux robots amoureux volent ensemble. C'est nunuche, mais j'adore. »
« Je sais danser. » répliqua le blond sans réfléchir. « Je peux t'apprendre, si tu veux. »
« C-comme ça, là? Sur le vaisseau? »
« Nan. En retirant les câbles et en activant les propulseurs des combi. »
« Et comment on justifie ça à Vlad? »
« On s'en fout, non? T'en crèves d'envie. »
C'était vrai : son regard de jade brillait comme jamais.
« Ouais… OK. »
Sans se laisser l'occasion d'hésiter davantage, ils se débarrassèrent de leurs longs cordons de protection et, d'un geste étrangement timide, Katsuki tendit la main vers Izuku – qui s'empressa de la saisir et de mettre un bon coup de pied à sa raison.
Lentement, leurs corps s'élevèrent dans le vide. Leurs existences opposées furent abandonnées loin derrière.
Et si quelqu'un les apercevait, qu'il aille se faire voir.
Katsuki commença à esquisser deux-trois mouvements incertains, s'habituant avec difficulté à ce vol inattendu. Il guida son partenaire, lui transmit son savoir de danseur. C'était bancal, un peu flou, mais c'était la plus belle chorégraphie des mondes. Ils étaient si heureux d'être là, portés par les astres, que leurs sourires de gosses auraient pu rivaliser sans mal avec la splendeur de la planète qui les veillait.
Activant leurs équipements, ils naviguèrent autour de leur gigantesque maison, dessinèrent des volutes enflammées sans cesser de se tenir la main. Leurs gants étaient épais, mais ils ressentaient parfaitement l'émotion de l'autre au travers des légers frissons qui les traversaient.
Comment retourner à la réalité après ça?
« Deku. » chuchota Katsuki, encouragé par la magie de l'instant.
« Oui? »
Émeraude contre rubis. Souffles saccadés et appréhension.
« Je peux t'avouer un truc sans que t'aies peur? »
« J'te promets rien. »
« Tant pis. »
Il prit une longue inspiration, prêt à se confier. Qui aurait cru qu'il en arriverait là après seulement quelques semaines?
« Je… J'crois que je t'aime. »
Le vert interrompit leur valse, sonné. Il s'aperçut qu'il attendait cette déclaration depuis un bout de temps – peut-être depuis le début, en fait?
« T'es sérieux? »
« J'ai l'air de rigoler? »
« Non. »
« Bah alors. »
« Kacchan? »
Aucune réponse : ce surnom mignon fit rougir le concerné contre sa volonté.
« Ça va? »
« O-ouais. T'allais dire quoi? »
« Je crois que je t'aime aussi. T'es un crétin, t'es pas drôle… mais je t'aime. »
« Comment tu peux dire un truc aussi émouvant et aussi nul? »
« T'es dégoûté parce que je l'ai dit avant : crétin. »
Ce fut en ricanant que Katsuki colla son casque à celui d'Izuku. Ils n'ajoutèrent rien – leur relation fonctionnait comme ça. Deux crétins qui passaient leurs journées à s'asticoter, à bavasser, à se défier… à s'aimer.
Ils reprirent leur ascension, visière contre visière, formant ensemble la plus éblouissante des étoiles.
