Salut tous !
Alors tout d'abord :
1 : Je ne vous ai pas prévenu, mais mon départ en vacances a été avancé d'une journée...
2 : Et comme à chaque fois que je pars, je n'emmène pas mon PC et sur téléphone, c'est carrément impossible de faire ça (enfin pour moi), et donc, vous avez pu remarquer qu'il n'y a pas eu de publications pendant tout le mois d'aout. Mais rassurez-vous, à partir d'aujourd'hui, je m'y remets !
Alors merci Christine, qui est "tombée" sur mon histoire (j'espère que tu n'as pas eu trop mal^^) et qui apparemment l'a apprécié. Tu auras les réponses à tes questions au fur et à mesure des chapitres, parce que tu ne le sais sans doute pas, mais je n'ai jamais dévoilé quoi que ce soit à aucun de mes lecteurs !
Je préfère ne pas donner de faux espoirs au cas où ça ne serait pas ce qu'ils attendent. Même si ça doit arriver parfois, tout le monde n'est pas dans ma tête (et c'est tant mieux, c'est déjà assez le bordel comme ça) et puis on n'a jamais vu un auteur de bouquin raconter son histoire avant, n'est-ce pas ? 😉
C'est dommage que tu n'aies pas de compte sur Ffnet, ça serait plus simple pour moi de te remercier. J'espère que je n'aurais pas de remarque ou de problème à le faire au début des chapitres que tu auras commenté...
Merci encore et bonne lecture !
Et merci également à Anaelle (tu n'as pas non plus de compte Ffnet ?) pour ton compliment. Ça fait toujours plaisir de lire que j'écris bien. Quand à ta hâte de lire la suite, j'espère que tu n'as pas été découragé en ne voyant pas de chapitres être publiés depuis que tu as écrit ta review. Mais maintenant, je reprends mes habitudes et tu auras droit à un chapitre tous les mardis, les jeudis et les samedis, sauf imprévus. Voià ! Bonne lecture et j'espère avoir de tes nouvelles.
Et bonne lecture aux autres, à tous ceux qui passent sur cette histoire...
oOoOo
Chapitre 8
Kíli marchait d'un bon pas vers les cuisines. Il avait prévu de donner la peau à Sigrid, la femme de son frère, mais après réflexion, il avait changé d'avis.
Finalement, il décida qu'il en ferait don au hobbit, après tout, c'était lui que le loup avait failli mordre et quand il entra sans frapper, il se trouva face à Bombur qui épluchait et coupait des légumes. Le cuisinier n'avait pas l'habitude des plats avec des légumes, car les nains étaient plutôt des mangeurs de viande.
Mais pendant les six mois qu'avait duré la traversée du pays quand ils étaient partis des Montagnes Bleues, ils avaient tous fini par accepter que la nature offrait également de quoi se nourrir. Le cèleri sauvage, les rutabagas, les champignons, les baies entre autres, avaient agrémenté leurs repas en plus des lièvres et autres animaux que Kíli avait chassé.
Le jeune prince était exceptionnellement doué avec un arc, une arme pourtant peu utilisée par les nains, qui préféraient la hache ou l'épée. Mais pour tuer un animal sans qu'il vous sente et s'enfuit, une flèche était l'instrument parfait. C'était sans doute ça qui avait rapproché le jeune prince et Tauriel. Car il était connu que les elfes étaient très doués avec un arc.
C'était aussi sans doute pour ça que Thorín avait rechigné à laisser son neveu utiliser ce type d'arme, car tout le monde connaissait son aversion profonde pour tout ce qui était Elfique.
Mais le roi avait fini par capituler. Son plus jeune neveu avait l'art et la manière d'obtenir beaucoup de choses de lui. Sauf peut-être la plus importante...
-Bombur ! Comment allez-vous ?
C'était étonnant d'entendre le prince tutoyer Dwalín, le capitaine de la garde royale et Balín, le conseiller royal, alors qu'il vouvoyait la plupart des autres membres de la compagnie qui avaient voyagé avec lui et son oncle. Mais Balín était celui qui lui avait enseigné tout ce qu'il savait et Dwalín était celui qui le faisait souffrir dans l'arène quand ils s'entrainaient, alors il se sentait plus proche d'eux.
-Votre altesse, quel plaisir de vous voir ! S'exclama Bombur en s'essayant les mains. Vous avez un p'tit creux ? J'peux vous préparer un p'tit quelque chose vite fait !
-Non merci, je viens ici pour le loup.
-Ah ! Une bien belle bête, c'est vous qui l'avez tué ? Je sais pas c'que j'vais en faire mais...
-En fait, je voulais juste sa peau, mais si vous connaissez un moyen d'utiliser sa chair, ça serait bien.
-J'garanti rien, mais j'peux essayer. Après tout, ça doit bien s'manger, même si c'est pas un herbivore...
En disant cela, Bombur se frottait doucement les mains et avait penché la tête un peu en arrière, réfléchissant à la façon dont il pourrait l'accommoder. Et Kíli sourit en se disant que la bête allait certainement finir en ragoût et que connaissant le cuisinier, ça sera sûrement très bon en plus !
-Il est où ? Demanda alors Kíli.
-Hein ? Qui ça ? Ah le loup ? Dans la réserve ! J'vous laisse y aller, j'dois préparer un bouillon pour Oín. Mais j'y pense, c'est vous et Dwalín qui avez ramené l'blessé, vous savez c'qu'il a ? Balín a été plutôt discret...
-Il avait un pied pris dans un piège et d'autres blessures... mais je ne peux pas vous en dire plus, excusez-moi, mais je vais voir...
Kíli montra la réserve sans finir sa phrase. Il avait une grosse boule dans la gorge et il craignait de bafouiller alors il se tourna et fila sans plus attendre...
oOoOo
-Je vais demander une enquête. Parce que si c'est un nain qui a commis cette infamie, il doit payer !
-Je te laisse seul juge de ça mon garçon, moi, je vais me contenter de remettre notre jeune ami sur pied.
-Jeune ? Tu sais quel âge il a ? Demanda Thorín.
-Non, j'en ai aucune idée. A mon avis, il doit être un jeune adulte, mais il a dû subir des violences répétées et il est dans un si piteux état que c'est difficile à dire. Faudra attendre qu'il se réveille pour le savoir. Pour l'instant, le sommeil est ce qu'il y a d'mieux pour lui...
-Fait ce qu'il faut, je te fais entièrement confiance.
-Docteur ! Il se réveille ! S'exclama Ulvàr en entrant précipitamment dans le bureau. Oh ! Bonjour votre majesté ! Pardonnez mon impolitesse, je ne vous avais pas entendu.
Thorín ne lui répondit pas et se contenta de le regarder en inclinant la tête.
-J'arrive... tu viens aussi ? Demanda Oín à Thorín.
Ils se levèrent et sortirent du bureau quand un soldat ouvrit la porte de l'infirmerie.
-Votre majesté, un corbeau vient d'arriver avec un message. Ça viendrait des Montagnes Bleues.
-J'arrive ! Oín je...
-Ne t'inquiète pas, j'm'occupe de notre hobbit. Le coupa le docteur.
Thorín partit, Oín retourna près de son patient, mais le pavot devait encore faire de l'effet car Bilbo, toujours sur le ventre à cause de son dos, essayait de se tourner, mais comme il n'avait pas de force dans les bras, il tirait sur le drap et gémissait doucement, sûrement parce qu'il n'y arrivait pas.
-Comment vas-tu mon gars, tu souffres encore ?
-Vomir...
-Ulvàr, une bassine...
Oín n'eut que le temps d'aider Bilbo à se mettre sur le côté que les hauts de cœur le saisirent. Mais comme il n'avait rien mangé depuis la veille, son estomac se contracta douloureusement et lui fit monter les larmes aux yeux.
-Ça va aller, j'vais te donner quelque chose qui va t'calmer.
Bilbo secoua la tête doucement tout en essayant de mettre sa main devant sa bouche.
-N'essaye pas d'bouger, tu vas rouvrir tes blessures. Ulvàr, prépare une tisane de fleur de mauve et de saule blanc ! Ordonna Oín à son assistant. La mauve va aider ton estomac douloureux et le saule va calmer la douleur. Tu dormiras pas, mais t'auras plus mal au ventre. Expliqua le docteur à Bilbo.
Mais Bilbo n'arrivait pas à réfléchir et une terrible envie de dormir le saisit.
-Tiens, bois et ça ira mieux.
Il céda, n'ayant pas la force de résister. Mais il faillit s'étouffer en buvant et les quintes de toux le firent gémir quand les croutes de son dos cédèrent et il pleura. Il pleura de fatigue et de douleur.
-Ulvàr, une paille s'il te plait !
Il n'eut même pas à tendre la main qu'un petit tube apparut devant ses yeux. Oín sourit et hocha la tête, content. Son infirmier était vraiment bon et il ferait un parfait docteur dans quelques années.
-Essaye avec ça et bois doucement. On ne voudrait pas que tu t'étouffes, n'est-ce pas ? Maintenant, tu vas rester sur le côté et comme ta fièvre a un peu baissé, j'vais te mettre une couverture.
Bilbo hocha la tête et ferma les yeux. Quelques secondes plus tard, il s'était rendormi...
oOoOo
Thorín était allé dans son bureau où il faillit rentrer dans Balín qui en sortait.
-Je ne pensais pas te voir ici ! Tu as vu le blessé ? Lui demanda le nain à barbe blanche.
-Non, on m'a prévenu qu'il y avait un message ?
-Oui, je l'ai posé sur ton bureau. J'ai reconnu le sceau de Dís.
Thorín prit la lettre, l'ouvrit puis il lut en silence avant de regarder Balín.
-Elle viendra nous voir au printemps avec Fíli et Sigrid. Ils partiront un peu avant la fin de l'hiver, la passe des Monts Brumeux sera praticable quand ils en seront proches.
-J'ai hâte qu'ils soient là... j'ai l'impression que ça fait une éternité que je ne les ai pas vu !
-Oui, déjà une année de passée.
-Je suis sûr que ta sœur est aussi impatiente que toi ! Vas-tu lui dire à propos de...
Balín fit un geste de la main vers la poitrine du roi sans finir sa phrase. C'était un sujet qui se révélait assez sensible et trop frais pour que Thorín assume complètement. Même s'il n'y avait aucun moyen pour lui de changer quoi que ce soit...
-Je ne sais pas. J'ai l'impression que si jamais elle l'apprend, je n'ai pas fini d'en entendre parler... Grogna-t-il.
-C'est sûr qu'elle va se mettre en chasse et n'aura de cesse de trouver ta moitié ! S'exclama Balín en souriant.
Thorín soupira en levant les yeux au plafond.
-Qu'est-ce que j'ai fait à Mahal pour avoir une telle famille ?
-Ne dit pas ça, tu sais parfaitement que tu ferais n'importe quoi pour eux.
-Tu as raison, comme toujours. Bon, et si on allait finir de manger ?
-Je te suis votre majesté !
-Balín...
Thorín le regarda, l'air faussement fâché puis ils se tapèrent sur l'épaule en rigolant et prirent la direction de la salle à manger. Tout en parlant de choses et autres, Balín regardait son ami qui avait l'air détendu et il était ravi de voir un franc sourire sur le visage ordinairement si soucieux. C'était tellement rare...
oOoOo
Dans l'infirmerie, Oín faisait l'inventaire de ce dont il aurait besoin pour s'occuper convenablement de son petit protégé.
-Des bandages, des herbes, des pommades... bien. J'ai tout ce qu'il me faut. Ah... il faut aussi que je mette la main sur...
Il ouvrit une armoire et posa la main sur l'étagère, juste devant un étrange appareil et il soupira. C'était très rare qu'il s'en serve. En général, les herbes dépuratives suffisaient à pallier aux éventuels problèmes intestinaux des nains malades, mais là, il allait devoir l'utiliser. Et il soupira en pensant au pauvre hobbit qui allait subir ça, mais ses déchirures internes devaient rester propres et pour ça, il fallait qu'il l'aide à vider ses intestins.
-Pauvre gosse... il n'a pas fini de me haïr...
-Docteur ? S'inquiéta Ulvàr. Quelque chose ne va pas ?
-Qu'est-ce que tu fais là ? Lui demanda Oín en se tournant vers lui.
-Je suis venu vous dire qu'il dort, sa fièvre a encore baissé et il ne frissonne plus. On dirait même qu'il a pris des couleurs, mais comme je ne connais pas l'anatomie des hobbits, je ne peux pas l'assurer...
-Bien. Tu peux aller manger si tu veux, j'vais rester ici.
-Je vous remonte quelque chose ? Je voudrais rester avec vous...
-Le hobbit t'intrigue ?
-Oui... j'espère que je ne vous parais pas indécent, mais je n'ai jamais eu l'occasion de faire la connaissance d'une personne telle que lui et je suis fasciné ! S'emporta vivement l'infirmier.
-Et bien mon gars, calme-toi ! S'esclaffa Oín. Je suis d'accord avec toi, c'est fascinant, mais nous devons garder à l'esprit qu'il est avant tout notre patient, pas un sujet de laboratoire !
-Jamais je ne penserais ça, docteur ! S'indigna Ulvàr.
-Je sais, je sais... allez, va et ramène-nous à manger.
-J'me dépêche !
Oín regarda son apprenti partir presque en courant et il sourit. Il avait eu raison de se fier à son instinct. Ce jeune nain fera un docteur consciencieux et à l'écoute de ses patients. Peut-être qu'il devait songer à prendre sa retraite ?
-Nannn... j'suis pas assez vieux pour ça ! Se dit-il en rigolant.
Puis en attendant le plateau repas, il retourna auprès de Bilbo, repoussa les cheveux collés par la sueur et posa une main douce sur son front.
-Plus de fièvre, c'est très bon ça ! Tu vas t'en remettre, fais-moi confiance ! Demain, on lavera ses boucles indisciplinées. Les cheveux, faut en prendre soin !
oOoOo
Thorín mangeait en silence. Balín voyait bien que quelque chose l'embêtait et il était pratiquement sûr de savoir ce que c'était. Le roi avait vécu toute sa vie uniquement pour la Montagne Solitaire et le bien-être de ses sujets, sans compter ses neveux qu'il aimait plus que tout. Il pensait qu'il règnerait seul et qu'il lèguerait sa couronne à Fíli, mais avec ce qu'il venait d'apprendre, ça changeait tout.
Il allait devoir mettre son neveu au courant. Quant à la princesse Dís, Balín sourit en imaginant la sœur de Thorín mettre la montagne sans dessus-dessous pour mettre la main sur ce qu'il espérait, être "le" promis de son frère.
-Te fais pas tant de mouron, Thorín...
-Pardon ?
-Je vois bien que tu as la tête ailleurs et je pense savoir à cause de quoi...
Thorín posa sa fourchette, prit une gorgée de bière et reposa lentement sa chope.
-Une colline avec un rond vert... mais qu'est-ce que ça veut dire ? Est-ce que ça a un rapport avec la personne qui m'est destinée ?
-Je n'en suis pas sûr, mais je pense que oui...
-Un rond vert... une colline... j'espère que le vert ne veut pas dire qu'un... elfe... oh Mahal... j'espère que c'est pas un elfe ! S'exclama Thorín.
Il se leva brusquement et marcha de long en large, les mains dans le dos tout en marmonnant.
-Ça serait si terrible que ça ?
Thorín se tourna vivement et regarda Balín.
-Tu plaisantes j'espère ? Tu te rends compte que...
-Que ton One est une personne qui sera exactement celle qu'il te faut, ensemble, vous serez plus fort, vous ne ferez plus qu'un !
-Mais il n'y a rien de sûr ! Ce n'est pas parce que mes parents s'entendaient bien que ça va m'arriver !
-Ce n'est pas ce que tu souhaites ?
-D'être obligé de vivre avec une personne que je n'aurais pas choisie ? Une personne que je vais devoir supporter à mes côtés jour et nuit ? S'emporta le roi.
-Une personne que tu vas aimer et qui va t'aimer pour toi, pas pour la couronne qui est sur ta tête. C'est si dur que ça à envisager ?
-J'en sais rien Balín... et si on ne s'entend pas sur...
-Sur le fait de dormir ensemble ?
Thorín grogna et baissa la tête.
-Veux-tu que je demande à Ori de se renseigner un peu plus sur les relations qu'entretiennent les One ?
-Fais ce que bon te semble, Balín. De toute façon, j'ai l'impression que quoi que je veuille, mon destin est déjà sellé... je me retire dans mes quartiers pour la nuit. Qu'on ne me dérange pas, sous aucun prétexte...
-Bien. Je vais prévenir les gardes. Bonne nuit Thorín.
-Bonne nuit Balín...
Le conseiller regarda son roi quitter la pièce, le dos vouté, mais son éducation reprit très vite le dessus et il se redressa avant de passer devant les gardes qui s'inclinèrent devant lui.
-Il n'y a plus qu'à espérer qu'Ori ne se sera pas trompé sur l'attachement des One. Il mérite vraiment d'être heureux...
oOoOo
Kíli s'était occupé du loup et maintenant, il nettoyait consciencieusement la peau tout en caressant les poils blanc et gris particulièrement fournis. Il avait eu de la chance parce qu'à cette époque, les animaux commençaient à se couvrir de leur fourrure d'hiver et elle était nettement plus épaisse qu'aux beaux jours.
Et comme c'était un mâle, aucun petit ne serait en danger parce que ça lui aurait fortement déplu de tuer une femelle. Mais il avait eu de la chance à la fois d'avoir eu le loup et d'avoir sauvé le hobbit.
En repensant au petit blessé, il posa son grand couteau et inspira plusieurs fois.
-Votre altesse ! Vous n'êtes pas allé diner ? S'exclama Bombur en entrant dans la réserve.
-Quelle heure est-il ?
-Il est tard... j'reviens de la salle à manger, vous voulez quelque chose ?
-Merci... mon oncle est encore là-haut ?
-Non, lui et Balín se sont apparemment retirés dans leurs quartiers. Mais asseyez-vous, j'vous donne une assiette tout de suite !
L'imposant cuisinier fit un admirable demi-tour sur place et bientôt, Kíli entendit le bruit des couverts. Il se leva et vit que Bombur avait tout placé sur la table et avait sorti un plateau.
-Je me sers dans quelle marmite ?
-Mais... vous n'allez pas dans la salle...
-Bombur, il est tard et vous avez largement fait votre part de travail avec toutes les bouches à nourrir qui vivent ici. Alors non, je ne vais pas aller dans la salle à manger parce que je devrais monter deux étages et m'asseoir seul à une table où peuvent se tenir près de vingt personnes... je serais parfaitement bien ici et je serais avec un ami en plus ! Déclara Kíli en s'asseyant sans façon sur le banc devant la simple table en bois.
-Vous honorez cette cuisine de votre présence votre altesse !
-Bombur... ici, je ne suis que Kíli. Juste Kíli... et j'aimerais que vous m'appeliez par mon prénom à l'avenir. Mais si des dignitaires étrangers viennent à la montagne, à ce moment-là je vous autorise à m'appeler avec ce titre ridicule dont je n'ai jamais voulu...
-C'est noté votre al... Kíli...
-Et comme je n'ai pas l'intention d'être présent quand ces fameux dignitaires étrangers frapperont à nos portes, je pense que vous n'aurez jamais à le faire. Sinon, je tiendrais un siège dans cette cuisine et viderait toutes vos marmites si elles contiennent un ragoût aussi délicieux ! C'est fantastique ! Qu'est-ce que c'est ?
Bombur, ravit de parler d'une de ses passions, se lança dans l'explication de la cuisson parfaite d'un cuissot de chevreuil mariné dans du vin en provenance du royaume des bois.
Kíli leva la tête en entendant ça, se renfrogna en pensant à l'elfe rousse et se dit qu'il n'était vraiment qu'un pauvre pantin entre les mains puissantes de son oncle.
Son frère était marié et il espérait pour le jeune couple qu'un enfant viendrait bénir leur heureuse union. Etant le cadet, il n'avait aucune prétention et surtout, aucun désir de trône, de couronne et de toutes les responsabilités qui allaient avec.
Lui, il voulait juste être Kíli et vivre avec sa belle...
oOoOo
La nuit avait été aussi étrange que paisible pour beaucoup de personnes.
Ori avait eu le sourire aux lèvres en s'endormant et avait rêvé que lui aussi, avait été béni par Mahal et qu'il avait trouvé son One.
Bombur avait trouvé comment accommoder la chair du loup et Thorín avait passé la nuit à s'interroger sur la personne qui était sensée passer le reste de sa vie avec lui.
Balín lui, était tracassé. Il ne savait pas ce que le roi avait prévu pour le hobbit, alors il avait décidé de prendre les devants. Il se leva de bonne heure et se dirigea vers le bureau, prit une plume et commença à écrire. Il n'avait pas fait appel à Ori parce qu'il voulait d'abord en discuter avec Thorín avant et le jeune scribe, s'il était parfait et méticuleux à l'extrême dans son travail, était parfois un peu trop enthousiaste, même s'il n'avait jamais eu à se plaindre d'éventuelles indiscrétions. Ori, dès qu'il s'agissait des affaires de la montagne, était une tombe.
-Je vois que je ne suis pas le seul à avoir du mal à dormir... Lui dit Thorín en s'asseyant.
-Je rédigeais un message que je pensais transmettre à Nori, avec ton accord bien entendu...
-Sur... ?
-L'agression du hobbit...
-Ah oui, très bien. Dis-lui qu'il peut faire tout ce qu'il juge nécessaire afin de savoir si oui ou non, un nain est responsable et si jamais c'est le cas, je veux être tenu au courant. Qu'il ne prenne pas de décision hâtive, le responsable sera jugé. Et qu'il ait suffisamment d'or pour mener à bien ses recherches.
-Bien. Je lui écris dans ce sens et je lui donne le message. Autre chose ?
-Il y a toujours autre chose... Marmonna Thorín en croisant les doigts devant lui.
-Je pensais faire nettoyer les quartiers vides du second étage, en prévision du retour de Fíli et sa femme. Les pièces sont plus grandes et conviendront à un jeune couple. Ah et aussi ceux qui ne sont pas loin des tiens, pour Dís.
-Non.
-Pardon ?
-Même si j'adore ma sœur, je ne la veux pas à côté de mes appartements. Je préférerais affronter un Balrog plutôt que de subir ses insupportables ingérences dans ma vie...
-Et où...
-Le second étage. Quand il sera nettoyé, ça sera parfait. Fíli et sa femme auront toute la place qu'ils voudront et Dís sera au même niveau qu'eux.
-Bien. Je vais faire en sorte qu'ils soient prêts pour leur arrivée. Kíli est au courant ?
-Je suis pratiquement sûr qu'il était au courant avant même qu'on reçoive le message. Ils ont toujours eu une connexion étrange lui et son frère, mais je vais quand même lui dire. J'ai l'impression que par moment, on ne se comprend plus depuis le mariage de Fíli...
-Thorín, tu sais qu'il est très heureux pour lui et Sigrid. Mais que crois-tu qu'il ressente quand son oncle et souverain accepte une union entre un nain et une femme et que...
-Ne me parle pas de cette attirance qu'il croit avoir pour cette elfe ! S'emporta Thorín.
-Elle est réelle pourtant... Insista Balín.
-La discussion est close et j'aimerais qu'on n'en reparle plus !
-Bien, comme tu voudras.
Thorín serra les dents et les poings, puis il leva la tête et regarda Balín, qui écrivait le message pour Nori.
-Tu crois que je suis trop intransigeant ?
Balín prit le temps de finir sa phrase, de poser sa plume dans l'encrier et d'inspirer profondément avant de répondre.
-Je peux te parler franchement ?
-As-tu déjà fait autrement ?
-Tu es trop dur avec ce garçon. Il essaye toujours d'être à la hauteur de ce qu'il croit que tu exiges de lui, mais tu n'as jamais donné l'impression que tu reconnaissais sa valeur.
-C'est faux ! S'indigna Thorín.
-Es-tu déjà allé le voir s'entrainer ? Lui as-tu proposé d'être son adversaire ? As-tu pris le temps de discuter avec lui de tout et de rien, de te balader, d'allé visiter les mines avec lui ?
-J'ai une montagne à gérer...
-Tu as toujours trouvé du temps pour Fíli...
-Fíli est mon héritier, il a beaucoup de chose à apprendre !
-Et Kíli est aussi ton neveu. Tu as beaucoup à lui apprendre également. Vous avez beaucoup de choses à apprendre l'un de l'autre et tu devrais cesser de lui en vouloir pour s'être épris de cette elfe.
Thorín inspira fortement puis se leva et fit quelques pas.
-J'aime mes neveux, autant l'un que l'autre... Dit-il alors doucement.
-Je n'ai jamais dit que tu ne les aimais pas. Et même si je comprends que Fíli a plus de responsabilités en tant que futur roi d'Erebor, ne délaisse pas Kíli, même si son cœur tend vers une personne que tu n'apprécies pas.
Thorín prit quelques instants de réflexion, puis il dut admettre que peut-être, il avait un peu négligé son plus jeune neveu. Sa famille était tout pour lui et il ne voulait pas que ça change tout ça parce qu'un imprévu plutôt indésirable devrait retenir son attention.
Un One.
Comme s'il avait besoin de ça dans sa vie...
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Kíli était retourné de bonne heure à la réserve pour continuer de s'occuper de la peau du loup. En temps normal, il aurait demandé à un tanneur de le faire, mais là, il se sentait comme obligé de le faire lui-même. Une fois la peau mise à tremper, il s'essuya les mains et salua Bombur avant de quitter la pièce.
Puis il grimpa l'escalier qui menait à sa chambre et sourit en pensant que son frère allait bientôt rentrer. Personne ne lui avait dit quoi que ce soit mais il le sentait au plus profond de son être. Jusqu'à ce que Fíli fréquente Sigrid, ils avaient toujours tout fait ensemble. Les bons comme les mauvais coups.
Leur complicité lui manquait, mais il était content que son frère ait trouvé une personne à chérir et il aimait bien Sigrid, lui aussi. Elle était ferme et ne s'en laissait pas compter.
Etant l'ainé des enfants du roi de Dale, et ayant perdu sa mère très tôt, elle avait dû s'occuper de la maisonnée pendant des années. Quand le feu avait ravagé Laketown et qu'ils s'étaient rapprochés de Dale, tout le monde avait mis la main à la tâche et un coffre, retrouvé intact avait été ouvert.
Les hommes et les femmes voulaient de la nourriture et des couvertures avant toutes choses mais quand ils avaient découvert que le bourgmestre, un homme ingrat, avare et peu scrupuleux, avait caché à la population le manuscrit qui proclamait Bard comme étant le descendant de l'ancien monarque de la ville abandonnée de Dale, il avait vite été destitué et chassé de la ville.
Bard était un homme simple, mais très proche de ses enfants et qui faisait passer leurs besoins avant les siens, ce qui était tout le contraire de l'ancien maitre de la ville. Il avait eu du mal à accepter la charge qui allait avec son nouveau titre et encore maintenant, on le voyait souvent habillé d'un simple pantalon et d'une chemise, les manches retroussées et avec un outil dans les mains, en train d'aider les paysans aux champs.
Sigrid avait connu une vie rude et sévère, mais elle était bonne, douce et gentille. Kíli était persuadé qu'elle ferait une reine parfaite. Mais en attendant, un peu d'exercice ne lui ferait pas de mal, alors il rentra dans sa chambre, se changea et descendit très vite dans les arènes...
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Pendant que Balín était allé donner le message à Nori, Thorín était remonté dans ses appartements afin de se changer. Il venait de consacrer suffisamment de temps aux affaires de la montagne, maintenant, il voulait s'occuper un peu de lui. Il enleva sa cape et son manteau bordé de fourrure pour ne rester qu'en simple pantalon et tunique légère.
Il passa par sa salle de bain et tressa ses cheveux en plusieurs nattes qu'il attacha ensuite à l'arrière de sa tête. Une fois fini, il sortit et emprunta un escalier dérobé qui l'amena près des arènes.
Il avait vraiment besoin de se défouler...
oOoOo
En pantalon, pieds et torse nu, Kíli s'entrainait à l'épée même si ce n'était pas du tout son arme favorite, il trouvait ça lourd, peu maniable et surtout, il fallait être très proche de son adversaire pour s'en servir. Alors qu'avec son arc et ses flèches, il faisait mouche pratiquement à chaque fois et de loin !
Après avoir pratiqué pendant une bonne heure contre un mannequin qui avait fini par rendre l'âme, il s'assit sur un banc, prit une longue gorgée d'eau et s'aspergea la tête et la nuque avec le reste. Il s'ébrouait comme un jeune chiot quand Thorín entra.
-Bonjour mon oncle !
-Kíli ! Je suis content de te voir. As-tu fini ton entrainement ?
-Ça dépend... tu veux t'entrainer avec moi ? Demanda le jeune nain avec espoir.
-En fait, je suis plutôt d'humeur à faire un vrai combat, tu es partant ?
-Bien sûr ! S'exclama Kíli, ravit de l'occasion.
Il sauta de son banc et s'approcha du rack où se trouvaient les épées spéciales pour l'entrainement, parce qu'il doutait que son oncle veuille se servir d'Orchrist contre lui. En fait, il espérait qu'il ne s'en servirait pas parce que cette épée était lourde et longue et forgée par les elfes du premier âge. Autant dire qu'elle était vieille, très très vieille. Et il n'avait aucune envie de savoir si oui ou non son oncle entretenait la lame !
Kíli fit la grimace en pensant qu'il n'avait pas de problème avec elle, malgré qu'elle ait été fabriquée par le peuple qu'il aimait le moins.
Thorín commençait à défaire les boutons de sa tunique tout en s'approchant du banc quand il s'arrêta net.
Il avait oublié la marque sur sa poitrine et il ne voulait pas la montrer à son neveu. Il était bien trop exubérant et n'aurait de cesse de savoir d'où elle venait et ce qu'elle représentait...
-Mon oncle ? Ça va ? S'inquiéta Kíli. Tu veux toujours combattre avec moi, ou tu as...
-Non ! Non, ne t'inquiète pas, je vais te faire souffrir... Grogna Thorín en souriant et en rattachant ses boutons.
-N'oublie pas que tu n'es plus tout jeune mon oncle. Surtout, quand tu seras trop fatigué, tu me le dis, je ne voudrais pas priver la montagne de son monarque ! Se vanta Kíli.
Un instant désorienté par la répartie inattendue, Thorín resta sans bouger pendant quelques secondes, ce qui suffit au jeune nain pour se ruer sur lui et porter le premier coup. Premier coup que Thorín para sans problème, ayant de bien plus longues années d'expérience et de combats réels sur le terrain.
Rassuré sur l'esprit de combativité de son neveu, Thorín ne l'épargna pas et même, força Kíli à se dépasser. Au bout d'une bonne heure, Thorín porta l'estocade et Kíli, épuisé, ne put se protéger de son épée qui le frappa brutalement sur le bras.
Le jeune nain resta quelques secondes immobile, avant de lâcher son arme puis il tomba à genou.
-Kíli ! Oh Mahal ! Je t'ai blessé ! Cria Thorín en se précipitant vers lui.
Il s'accroupit rapidement devant son neveu qui inspirait profondément tout en passant une main tremblante sur son bras gauche qui pendait le long de son corps.
-Tu te sens capable de te lever ? Tu préfères que je fasse chercher Oín ?
-Ça va... ça va aller... ne t'inquiète pas mon oncle. Mais aide-moi à me relever s'il te plait, je crains de ne pas pouvoir me servir de mon bras...
-Je t'emmène à l'infirmerie. Il faut faire voir ça de suite, on ne sait jamais...
-Ce n'est pas cassé, je ne suis pas en sucre ! J'ai été surpris, c'est tout...
-Mais tu vas quand même voir Oín ! Ce n'est pas faire preuve de faiblesse d'accepter de l'aide quand il le faut.
Kíli le regarda de travers et se demanda s'il ne devait pas lui dire de mettre ce bon principe à l'œuvre quand il s'agissait de lui. Parce qu'il n'y avait pas plus têtu sur toute la Terre du Milieu que son oncle.
Ah si, peut-être bien sa mère...
oOoOo
Oín se réveilla en sursaut et regarda à droite et à gauche, se demandant où il était. Puis il se frotta les yeux et se leva, s'étonnant de sentir une couverture glisser de ses épaules.
-Ulvàr ?
-Je suis là docteur... Lui répondit son apprenti en s'approchant de lui.
-Pourquoi m'as-tu laissé dormir ?
-Parce que vous en aviez besoin. J'ai veillé sur notre hobbit cette nuit. Il s'est tourné dans la nuit et sa fièvre est tombée. Je lui ai donné de l'eau plusieurs fois et je pense pouvoir dire qu'il va bien mieux.
-T'aurais pas dû m'laisser dormir ! Répéta quand même Oín.
-J'ai hésité, mais je me suis dit que si jamais il arrivait quelque chose de grave, vous n'auriez pas pu vous en occuper si vous tombiez de fatigue... Expliqua Ulvàr en se tordant les mains.
-T'as raison... j'vais aller voir notre patient maintenant. Peux-tu aller lui chercher un bol de soupe ? Il va sûrement avoir faim quand il se réveillera. Balín a dû donner mes instructions à Bombur et tel que je le connais, il doit y avoir un chaudron plein en train de mijoter...
-Bien sûr ! Et je suppose que vous ne quitterez encore pas l'infirmerie pour manger ?
-Tu supposes bien.
-Dans ce cas, je nous remonte le petit déjeuner.
-Tu peux aller...
-J'reviens avec un plateau pour trois ! Le coupa Ulvàr en sortant.
Oín s'étira et se gratta la barbe en se dirigeant vers le lit de son malade. Il posa sa main rugueuse doucement sur le front et sourit en voyant les paupières se lever lentement.
-Bonjour mon garçon, ça va ?
-Soif...
-Tu as soif ou tu as faim ?
Bilbo fronça les sourcils, pas sûr de comprendre pourquoi il lui demandait ça.
-Si tu as soif, je vais te donner un peu d'eau, mais si tu as faim, je suis désolé de te dire que tu devras te contenter d'un bouillon. Mais ne t'inquiète pas, connaissant Bombur, tu auras quelque chose de bon !
-Soif... et faim...
-Bien ! Je suis content de l'apprendre. Tu as mal quelque part ?
-Non...
-Comment tu t'appelles au fait ?
-Bilbo.
-Enchanté Bilbo, moi, c'est Oín et je suis docteur. Tu es dans la Montagne Solitaire, chez les nains Longue-Barbe. Tu es donc un hobbit ?
-Oui...
-Je sais qu'un bain te ferait du bien, mais ta jambe ne doit pas être mouillée alors en attendant, je vais devoir te laver à l'éponge. Par contre, je peux te laver les cheveux, t'es d'accord avec ça ?
-Pourquoi ?
-Pourquoi quoi ? S'étonna Oín.
-Pourquoi vous m'demandez si j'suis d'accord ?
-Parce que la barbe et les cheveux sont très importants dans notre culture. Et on touche pas ceux des autres sans leur permission.
-Ah... alors vous pouvez, merci...
-De rien mon gars. Je vais chercher une bassine d'eau chaude et j'reviens !
Peu de temps après le départ d'Oín, la porte s'ouvrit et Ulvàr posa le plateau sur la tablette à côté de Bilbo.
-Oh ! Tu es réveillé ? Ça tombe bien, la soupe est chaude ! Tu as faim ?
-Oui... et soif...
-Le bouillon aidera. Veux-tu que je t'aide à manger ? Lui demanda gentiment Ulvàr.
Bilbo regarda les bandages de ses mains, étonné.
-Tu as des coupures assez importantes sur tes doigts. Tu te rappelles comment tu les as eues ?
Le hobbit fronça les sourcils puis releva la tête brusquement.
-Un loup ! S'écria-t-il, y'avait un énorme loup... et j'avais la jambe coincée dans un piège... oh Yavanna... j'ai cru qu'j'allais y rester... et... et après, quelqu'un a tiré d'ssus et il est mort et... et...
-Calme-toi mon garçon... oui, Kíli t'a sauvé et c'est Dwalín qui t'a porté jusqu'ici. Tu t'en souviens ? Lui demanda Oín qui était revenu entre temps.
-Oui... enfin... j'crois... mais après...
-Tu as eu beaucoup de fièvre, c'est normal que tu t'rappelles pas de tout, mais ça va te revenir. Maintenant, tu préfères manger ou avoir la tête propre ?
Bilbo avait faim, mais l'idée d'avoir à nouveau le sentiment d'être propre était un luxe qui ne lui était pas arrivé depuis longtemps.
-Je voudrais être prop...
Et Bilbo se rappela. Il se rappela pourquoi il avait marché si loin, il se rappela pourquoi il était si sale...
Et il se rappela la douleur...
Il se mit à haleter et se recroquevilla sur lui-même en fermant les yeux. Et Oín pu voir des larmes mouiller les joues pâles.
-T'as mal quelque part ? S'inquiéta-t-il.
-J'suis sale... Murmura Bilbo.
-Mais tu dois pas pleurer pour ça... Le rassura Ulvàr. On va t'laver et...
-J'suis sale... Répéta Bilbo. Trop sale...
Oín et Ulvàr se regardèrent, comprenant pourquoi Bilbo disait ça. Il parlait de son agression, pas de la saleté.
-Tu n'es pas sale Bilbo. Tu n'as rien à te reprocher.
En entendant ça, le hobbit se redressa et recula au fond du lit, les yeux grands ouverts.
-Vous... vous... savez ? Demanda-t-il d'une petite voix.
Oín hocha la tête.
-Tu es une victime Bilbo, tu n'as pas à avoir honte.
-Oín ? Je t'amène un grand blessé ! S'exclama soudainement une voix grave.
-Oh ça va ! Je suis pas handicapé à ce point !
Bilbo paniqua en entendant les voix. Il y avait vraiment trop de monde autour de lui !
-Ça c'est Thorín et Kíli... qu'est-ce qu'ils ont encore fait ? Soupira le doc en s'éloignant.
-Tu vas faire connaissance avec sa majesté et son altesse ! S'exclama Ulvàr en souriant. Tu verras, ils sont imposants mais très gentils !
Majesté ? Altesse ? Il allait voir un roi ? Mais où était-il ?
Et Bilbo paniqua de plus belle...
oOoOo
A suivre...
oOoOo
Et merci de me lire.
Bizz
Ticoeur
... Bon sang !
J'ai jamais mis autant de temps à poster un chapitre, j'ai commencé à 21h10 et il est maintenant 22h38 ! Grrr...
J'ai corrigé pleins d'erreurs, mais si vous en voyez qui seraient passées à travers les mailles du filet, n'hésitez pas à me le dire, que je rectifie ça très vite !
