Merci à Christine : je suis contente de te revoir et voilà la suite !

Merci à Eldenya : bienvenue de nouveau sur ce fandom et merci pour ton commentaire. Voilà la suite !

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Chapitre 14

Thorín avait déjà embrassé quelqu'un, mais jamais il n'avait ressenti ça. C'était comme si tous ses problèmes avaient disparu, comme si le temps s'était arrêté, comme s'ils étaient seuls au monde. Son cœur battait la chamade et s'il n'avait pas eu besoin de reprendre son souffle, il aurait pu continuer pendant des heures...

Mais la nature étant ce qu'elle était, il lâcha à contrecœur la bouche de son petit compagnon.

Relevant la tête, il contempla la créature qui lui arrivait à peine à l'épaule et passa ses doigts sur le lobe de l'oreille pointue, souriant doucement lorsqu'il entendit un gémissement sortir des lèvres roses et gonflées par ses baisers.

-Thorín ? Tu vas bien ?

Le roi se redressa et se tourna vers la personne qui avait osé interrompre un moment pareil.

-Quoi ? Demanda-t-il plutôt rudement.

-Je pense que les présentations ne seront pas superflues, même si tu as deviné que tu viens de rencontrer ton One ? Lui répondit Balín sans se démonter.

-Mon One ?

-Ta réaction prouve ce qu'a dit Ori, j'me trompe ?

Thorín se tourna vers le hobbit et même s'il voulait penser que ce n'était pas possible, que cette créature si petite et insignifiante ne pouvait pas être le compagnon que son créateur avait choisi pour lui, il ne pouvait se résoudre à s'éloigner de lui.

Il l'attirait comme un aimant, il voulait être à ses côtés, il voulait le toucher, l'embrasser, le caresser...

Il finit par fermer les yeux et inspira à fond plusieurs fois avant de regarder à nouveau Bilbo, qui n'avait pas bougé.

-Je suis désolé pour mon comportement, je ne voulais pas vous...

-C'est à moi d'm'excuser, coupa doucement Bilbo. Je sais pas c'qui m'a pris...

-Aucun de vous deux n'a à s'excuser. Vous ne pouvez rien y faire, Mahal a décidé pour vous. Leur dit alors Balín.

-Mahal ? C'est qui ? Demanda Bilbo.

-Notre créateur, tout comme il me semble que Yavanna est celle des hobbits. En fait, nous sommes parents, parce que si je ne me trompe pas, Mahal et Yavanna sont mariés...

-Vous avez parlé de... One, c'est quoi ça ?

-Tu pourras apprendre tout c'que tu veux sur les One mais plus tard. Pour l'instant, j'veux que tu reposes ta jambe ! S'exclama Oín en s'approchant de Bilbo.

Mais un grondement sourd le stoppa avant même qu'il puisse poser sa main sur le bras du hobbit.

-Aye... ça commence... Soupira Dwalín en se plaçant à côté de son ami. Thorín, Oín veut prendre soin de Bilbo, laisse-le faire...

-Il n'a pas à le toucher... Gronda le roi d'une voix basse.

-Et bien on n'est pas sorti des ennuis avec ces deux-là... Thorín, tu dois laisser Oín faire son travail, il ne va pas lui faire de mal bien au contraire. Il a pris soin de lui et l'a soigné alors qu'il était blessé ! Insista Balín.

-Kolya, allez voir Ulvàr, lait de pavot... la moitié d'un gobelet. Tout d'suite ! Murmura Oín en se tournant légèrement vers le garde.

Sans demander son reste, Kolya s'éclipsa sans faire de bruit.

-Mon oncle, je sais pas c'que tu as, mais t'es trop bizarre... qu'est-ce qui t'prend ?

-Personne ne touche à mon One...

-J'suis fatigué et ma jambe me fait mal, j'voudrais bien m'allonger, s'il vous plait... Gémit Bilbo.

Il eut à peine le temps de finir sa phrase qu'il était porté dans des bras puissants et posé délicatement sur le lit.

-Tu es bien ? Tu n'as pas froid ? Lui demanda le roi qui s'était considérablement radouci.

-Euh... ouais, ça va, merci...

-Ça va pas être simple à gérer si Bilbo doit être à côté de lui pour le calmer... Marmonna Balín en se triturant les doigts.

-Je l'ai jamais vu comme ça... ça va durer longtemps ? S'inquiéta Kíli.

Ulvàr entra à ce moment et donna le gobelet à Oín.

-Bilbo va mal ?

En entendant ça, Thorín se tourna brusquement et regarda l'infirmier.

-Il ira bien si je m'en occupe. Laissez-nous !

Oín hocha la tête quand Ulvàr le regarda et sortit très vite. Il n'avait jamais vu le roi dans cet état.

Que s'était-il passé ?

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Embarrassé par l'attitude très protectrice de Thorín envers Bilbo, Oín se demanda comment il pourrait lui faire avaler le calmant qu'Ulvàr lui avait donné. Il devait soigner la jambe du hobbit et vu sa réaction quand il avait juste voulu poser sa main sur son épaule, il doutait que le roi le laisse le toucher.

Il regarda Balín, puis son gobelet et grimaça. Comment faire ?

-Et si on buvait à la santé de notre roi et son compagnon, qu'en pensez-vous ? Lança le conseiller qui pensait avoir compris le dilemme de Oín.

Le petit sourire qu'il vit à travers l'imposante barbe grise et blanche lui fit comprendre qu'il avait pensé à quelque chose qui pouvait marcher.

-C'est une bonne idée ça ! S'exclama Kíli. Je vais chercher des verres et une bouteille !

-Du cidre à la rigueur, mais j'déconseille l'alcool fort à cette heure-ci... y'en a une dans l'armoire de mon bureau. Rajouta Oín à l'attention du prince.

-C'est qu'du jus d'pom... Commença Dwalín avant de se prendre un violent coup de coude dans les côtes par son frère.

-Du cidre, ça ira très bien ! Approuva Balín en regardant Dwalín droit dans les yeux.

Le grand guerrier avait bien vu qu'il y avait quelque chose qui clochait avec Thorín, mais il ne comprenait pas vraiment pourquoi il agissait ainsi. Quoi qu'il en soit, si Balín avait dit que le cidre ça irait, il ferait avec.

Mais quand même, une bonne chope de bière aurait été plus agréable et pas beaucoup plus alcoolisé que le cidre !
Kíli revint et posa les verres et la bouteille sur la table à côté du lit et s'en éloigna aussitôt. Personne dans la pièce ne voulait s'approcher de Bilbo parce qu'ils craignaient tous plus ou moins la colère du roi.

Avoir un One avait développé chez Thorín un besoin impérieux de protection et ils espéraient tous que ça ne serait que temporaire, sinon, il faudrait faire des ajustements qui n'allaient pas être simples à gérer.

Balín vit Oín verser discrètement le contenu du gobelet qu'avait ramené Ulvàr dans une chope de cidre avant de la tendre à Thorín.

-Tiens mon gars, on va boire à votre santé !

Sans se méfier, Thorín prit le verre et le tendit à Bilbo.

-Tu as soif ? Lui demanda-t-il gentiment.

Oín ne s'attendait pas du tout à ça. Si le hobbit buvait la dose de calmant, il n'était pas sûr qu'il s'en sorte sans dommage...

-Pas d'cidre ! S'exclama-t-il alors. Il est pas encore tout à fait remis... juste du thé pour Bilbo...

-Ulvàr se doutait de ça, il en a préparé. Tiens Bilbo.

Kíli prit la tasse et allait lui donner, mais le grognement sourd qui sortit de la gorge de Thorín le fit reculer d'un pas et il la posa sur la table.

-Tu commences sérieusement à m'faire peur... Marmonna Kíli en regardant son oncle.

-J'avoue que je ne sais pas quoi penser... Lui répondit Balín.

-Ça suffit la parlotte, il fait soif ! S'exclama Dwalín en prenant un verre.

Il allait trinquer avec Thorín quand il remarqua le regard féroce que celui-ci lui lançait.

-Ça suffit les conneries maint'nant, j'veux juste trinquer avec toi ! Grogna le grand guerrier.

Le capitaine de la garde était le seul nain à être plus grand et plus fort que lui et Thorín capitula en baissant la tête légèrement.

-A la santé du nouveau... comment on dit ? Lança Oín.

-Couple ? Proposa Balín.

-Mon vieux, te v'la embarqué dans une drôle d'histoire ! S'exclama Dwalín en lui tapant sur l'épaule, mais j'suis content pour toi. Enfin, quand t'auras fini d'grogner à tout va...

-J'aime pas ça... Murmura Bilbo.

Toutes les têtes se tournèrent vers le petit homme qui était dans le coin, à la tête du lit. Il regardait le roi avec un air un peu terrifié et malgré l'attirance qu'il éprouvait envers lui, il n'avait pas oublié ce que ça faisait de se trouver en face d'une personne en colère et plus grande que lui. Et il n'était pas rassuré...

-Tu n'as pas à avoir peur de moi, jamais je ne te ferais du mal... Lui dit Thorín. Tu veux du thé ?

-Oui, buvons ! S'exclama gaiement Kíli, espérant ainsi alléger l'atmosphère.

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Les chopes furent finies en un clin d'œil et Bilbo prit un peu de thé. Ce qu'il ressentait envers le majestueux nain était une grande première pour lui. Jamais personne ne lui avait fait cet effet là et même s'il avait compris qu'il était son One, mot qui ne voulait pas dire grand-chose pour lui, la façon dont il se comportait envers lui l'angoissait un peu.

Il n'avait pas vraiment peur, parce qu'il sentait au fond de lui, que celui qui lui avait donné son premier baiser ne pourrait pas lui faire de mal. Mais il ne pouvait pas oublier toutes les années passées à se cacher et à se faire le plus petit possible pour passer inaperçu...

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Thorín se sentait bizarre...

Il regarda sa chope et fronça les sourcils. Il n'était pas un grand adepte du cidre, mais il en avait déjà bu et jamais il n'avait ressenti ce genre de chose, surtout après deux gorgées. Il voulut la poser sur la table, mais comme ses gestes étaient lents et désordonnés, il la lâcha trop tôt et elle tomba avec un bruit sourd sur le sol où elle s'éclata.

-Oh la... toi, tu devrais t'allonger... Remarqua Dwalín.

-Je vais bien ! Laisse-moi... Marmonna Thorín d'une voix un peu pâteuse.

-C'est ça...

Kíli, inquiet, s'approcha de son oncle et le regarda pensivement. Ça faisait ça, d'avoir un One ?

Bon, il en était sûr, Tauriel n'était pas la sienne et finalement, ça ne le dérangeait pas tant que ça parce que vu la façon dont se comportait Thorín, il n'avait pas envie d'être comme ça...

Et puis il vit Bilbo, presque recroquevillé à la tête du lit et qui regardait tout le monde avec de grands yeux. Le pauvre devait se demander ce qui lui tombait dessus, avec la découverte d'un One qui se révélait être le souverain du plus puissant des royaumes nains, et qui en plus était très protecteur envers lui.

Peut-être même un peu trop, s'il en jugeait par la façon dont il se comportait...

Dwalín avait réussi à redresser un Thorín un peu récalcitrant, mais ce que lui avait fait boire Oín lui avait ôté ses forces et il ne put résister longtemps.

-Mon vieux, j'crois qu'tu vas vraiment faire une sieste ! Ricana le guerrier.

-J'veux rester avec... avec Bilbo... Bafouilla le roi.

-Il peut rester avec moi... le lit est grand...

-Ta jambe n'est pas guérie et le moindre coup risque de rouvrir les plaies. C'est un peu risqué... Répliqua aussitôt Oín.

-J'ferais attention... et il sera allongé du côté où j'ai pas mal.

-Alors ? Décidez-vous, il est lourd le bougre... Grogna Dwalín.

-Tu t'es pas vu... Rétorqua Thorín en dodelinant de la tête.

-T'es sûr de toi Bilbo ? Insista Oín.

-Oui... non... j'en sais rien...

Bilbo triturait la pauvre couverture et ne savait plus ce qu'il devait faire. Il avait envie d'être en compagnie du nain, mais il craignait un peu ses réactions qu'il jugeait disproportionnées. Pouvait-il vraiment le croire quand il disait qu'il ne lui ferait jamais de mal ?

Quand il le regarda alors qu'il se tenait devant lui et se balançait légèrement, comme s'il était saoul, bizarrement, la réponse s'imposa d'elle-même. Oui. Il ne savait pas d'où lui venait cette soudaine assurance, mais elle lui fit chaud au cœur.

-Oui... Finit-il par dire en faisant un grand sourire à Oín. Oui j'en suis sûr.

Il était déjà presque collé au mur et il ne bougea pas quand Dwalín poussa son ami à s'asseoir, puis Balín l'aida à ôter ses lourdes bottes avant de l'allonger.

Thorín ne résista pas, tombant presque aussitôt dans un lourd sommeil induit par le lait de pavot...

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Les deux cavaliers n'avançaient plus très vite. La passe des Monts Brumeux était encore praticable, même si le terrain gelé n'était pas ce que préféraient les chevaux, mais Legolas et Nori faisaient très attention. Ils ne pouvaient pas faire autrement que de marcher l'un derrière l'autre, en tenant doucement mais fermement le licol de leurs montures, leur évitant ainsi d'être effrayés par le vide qui bordait le sentier sur lequel ils étaient.

Il leur restait encore pas mal de chemin à parcourir à pied mais ils ne désespéraient pas de rattraper l'homme tout en espérant qu'il n'aurait pas décidé de redescendre vers le Sud en direction du Rohan. Parce que sinon, ça rallongerait considérablement leur recherche et ils étaient autant l'un que l'autre pressés de le retrouver.

Legolas s'étonnait lui-même de se sentir à ce point concerné par ce qui était arrivé au hobbit. Ce n'était pas dans la nature des elfes de se préoccuper du sort des autres peuples, mais les petits hommes étaient différents. Ils n'étaient pas violents, ils ne sortaient guère de leurs villages et ils aimaient faire la fête, boire et manger.
Lui-même n'en connaissait pas personnellement, mais il espérait rencontrer celui pour qui il faisait équipe avec un nain.

-Y'a une grotte pas loin, on y restera pour la nuit. Y'aura assez d'place pour les chevaux et on s'ra à l'abri.

Legolas avait fini par arrêter de demander comment il pouvait savoir ça et soupira en se rendant compte que même s'il était bien plus âgé que le nain, il ne connaissait finalement pas grand-chose de la Terre du Milieu. Il était peut-être temps que les elfes cessent de se couper du reste du monde...

Nori avait brusquement disparu devant lui et il se demanda s'il n'était pas tombé dans le ravin quand il vit un passage étroit entre deux gros rochers. Il avança prudemment pendant quelques mètres, jusqu'à ce qu'une caverne apparaisse devant lui.

-Marchez pas au milieu, là où y'a du sable, c'est un piège... Lui dit Nori alors qu'il détachait la selle de sa jument.

-Un piège ? Mais comment... vous êtes sûr ?

-Vous avez une arme elfique sur vous, j'suppose ? Regardez-la. Voilà ma jolie... tu vas pouvoir te reposer...

Il murmura encore des mots en Khuzdul et la belle bête se releva avant d'aller manger dans le sac qu'avait posé Nori dans un coin. Il se tourna alors vers l'elfe et le vit avec deux longs couteaux dans ses mains. Il devait avouer que les manches sculptés, qu'il supposait être l'os d'un quelconque animal, étaient superbes, mais il sourit dans sa barbe en voyant son air étonné devant les lames qui étaient devenues d'un beau bleu brillant.

-Des Gobelins... Expliqua Nori. Ils vivent sous nos pieds et j'vous déconseille de tomber entre leurs pattes...

-Vous les avez vus ? S'étonna Legolas.

-Ils nous ont capturés et on s'en est sorti de justesse. Vous avez faim ?

Sans attendre de réponse, Nori sortit deux petites miches de pain d'un sac et plusieurs lamelles de viande fumée d'un autre. Legolas se chargea de prendre deux gourdes qui étaient attachées à sa selle, puis il s'occupa lui aussi de son cheval avant de rejoindre Nori qui s'était installé sur une couverture.

-Pourquoi avez-vous décidé de ramener le hobbit à la Montagne Solitaire alors que vous étiez plus près du palais de mon père ?

-J'suppose que Dwalín et Kíli ont jugé qu'il serait mieux avec des gens plus sympathiques...

-Nos guérisseurs sont plus fiables que les vôtres pourtant et il aurait été bien traité.

-Aussi bien qu'n'importe quel visiteur ? On connait tous l'hospitalité légendaire de Thranduil et ses admirables cachots... Ricana Nori.

-Mon père n'est pas comme ça ! S'insurgea Legolas.

-Non, vous avez raison, il est pire...

-Je vous interdis de...

-De quoi ? Coupa Nori énervé, de dire qu'votre père est un salop qu'a tout fait pour dénigrer les nains et tout ça à cause d'un putain d'collier ? Qu'à cause de lui, plus d'la moitié des habitants de la montagne a dû fuir et traverser la Terre du Milieu parce que cette histoire a rendu fou le roi Thrór ? Que des naines et des enfants ont péri par manque de nourriture et aussi à cause des maladies ? Vous savez qu'notre peuple n'a que très peu de naines et encore moins d'enfants et que cette perte a failli sonner le glas de notre race ?

-Nous n'avons pas beaucoup d'enfants non plus... Bougonna Legolas.

-Vous êtes immortel, pas nous ! Rétorqua Nori.

Legolas devint silencieux et mâcha avec application un bout de pain qui lui assécha la bouche. Il n'était pas au courant de tout ce qu'il se passait à Greenwood. Son père était sévère et ne tolérait pas qu'on le contredise et lui, comme il préférait chasser plutôt qu'apprendre à diriger, il n'était pas souvent à ses côtés et jusqu'à présent, ça lui avait convenu.

Peut-être devrait-il s'intéresser et s'investir un peu plus dans les affaires du royaume à l'avenir. Il prit la gourde et but une gorgée avant de se racler la gorge.

-Je ne suis pas mon père. Je ne peux pas revenir en arrière et je ne jugerais pas ses actes, ce qui est fait est fait. Ça ne sert à rien de ressasser le passé et aujourd'hui, nous sommes associés pour la même cause.

Le prince blond posa la gourde et hésita quelques secondes avant de tendre la main.

-Pour le hobbit. Enterrons la hache de guerre.

Nori regarda la main et un rictus lui tordit la bouche. Pouvait-il mettre sa rancœur de côté ?
Mais il avait accepté la compagnie de l'elfe en toute connaissance de cause.

-Pour le hobbit...

Ce fut la poignée de main la plus ferme et franche entre un nain et un elfe que la Terre du Milieu n'ait jamais vu depuis des siècles...

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Oín, Balín, Dwalín et Kíli regardait Thorín qui dormait, la bouche légèrement entrouverte.

-Je ne sais pas ce que dois penser de tout ça... Commença Balín.

-Moi, j'dois voir la jambe de Bilbo. Kolya, dites à Ulvàr de venir s'il vous plait...

-Je vais voir Ori. Il doit y avoir une explication à son comportement. Je ne me rappelle pas que ses parents aient été comme ça... Continua Balín.

-Parce que Thraín et Náli étaient des One ? S'exclama Kíli. Tu crois que ça se transmet de génération en génération ?

-Ton grand-père était celui de ta grand-mère, mais Sigrid et Fíli ne sont pas liés de cette façon. Tu penses que l'elfe et toi...

-Oh non ! Et heureusement !

-Dites, c'est une infirmerie ici, pas une taverne. Si vous voulez discuter, allez ailleurs ! Râla Oín.

Balín et Kíli sortirent, sauf Dwalín qui prit Kolya à part.

-Tu restes à l'intérieur. Si y'a le moindre souci, envoi un des gardes de la porte me chercher.

-Il va dormir un bon bout d'temps, vous attendrez dehors le temps des soins. Ordonna Oín au garde du corps.

Kolya regarda le docteur puis son capitaine, se demandant à qui il devait obéir.

-Vas-y. Oín sait c'qu'il fait, mais dès qu'il a fini avec le hobbit, tu r'tournes à ses côtés.

-Ça s'rait sympa de pas parler d'moi comme si j'étais pas là...

Dwalín, Oín et Kolya se tournèrent vers Bilbo qui se mit à rougir furieusement quand il se rendit compte de ce qu'il venait de dire. Il n'avait jamais eu autant d'assurance auparavant, d'où cela lui venait-il ?

Est-ce que c'était parce qu'il était le One du roi ?

-Au fait, c'est quoi un One ?

-J'vous laisse. Kolya, tu m'as bien compris ? Laisse-pas Thorín empêcher Oín d'faire son travail. Et c'est un ordre !

-Bien capitaine, j'ai compris.

-Mon gars, j'te laisse avec Kolya, continua-t-il en regardant Bilbo, mais un conseil, la tête de pioche qu'est couchée à côté de toi a beau être le roi, te laisse pas faire. Bon courage, t'en auras besoin... Murmura-t-il encore en sortant.

-Bon, j'vais enfin pouvoir voir ta jambe. Alors ? Cette promenade s'est bien passée ?

-J'ai adoré ! J'ai hâte de pouvoir en voir plus... mais y'a une chose que j'aimerais savoir, c'est pourquoi vous dites que j'suis le One du roi. C'est quoi un One ?

Oín sourit en regardant Bilbo pendant qu'il parlait. Le hobbit était assis au plus près de Thorín et ne s'en rendant sans doute pas compte, il passait sa main dans les cheveux du roi. Et le nain devait apprécier ses administrations parce qu'il avait un bras passé par-dessus ses cuisses, le nez enfoui dans la chemise du petit homme, et même endormi, il avait comme un petit sourire sur ses lèvres.

-Un One est un compagnon que Mahal offre à un nain. Comme l'a dit Balín, nos deux peuples sont proches à cause de nos créateurs. Thorín est roi et t'as une couronne tatouée sur la nuque. T'es un hobbit et si j'me trompe pas, vous êtes des créatures de la nature et ce grand gaillard a une colline et un rond vert qui lui sont apparus au niveau du cœur. Jusqu'à c'qu'on vous voie ensemble tout à l'heure, on savait pas c'que ça voulait dire. Les hobbits vivent dans c'qu'ils appellent des "trous", qu'ils creusent dans des collines. Il parait qu'il y en a des formidables, alors je suppose que c'est en rapport avec l'endroit d'où tu viens.

-Le problème est qu'j'sais pas d'où j'viens... Répondit Bilbo en baissant la tête.

Oín avait regardé la plaie puis les pieds du hobbit mais tout allait bien.

-Si tu veux, on pourra t'aider pour ça. Mais il faudra attendre le printemps maintenant, la passe des Monts Brumeux va être bloquée avec la neige pendant quelques mois.

Bilbo bailla tout à coup et mit précipitamment sa main devant sa bouche, mais pas assez vite cependant.

-Je vois qu'ta petite balade t'a fatigué. Je vais t'laver les pieds et tu pourras t'reposer.

-J'peux l'faire ! S'empressa de dire Bilbo.

-Bien sûr... mais j'pense pas qu'Thorín te laisse te lever...

Bilbo regarda le roi et sourit en passant sa main dans les mèches noires mais il fronça les sourcils quand une espèce de ronronnement se fit entendre.

-J'me demande si j'vais pas garder ça en mémoire pour les jours où il se comportera comme un gamin ! S'esclaffa doucement Oín en essorant une éponge. Est-ce que ta balade pieds nus s'est bien passée ? Normalement, j'm'en inquiéterais pas, vu qu'les pieds des hobbits sont faits pour, mais les tiens...

Oín ne finit pas sa phrase, se contentant de grimacer en voyant les orteils déformés et surtout, le morceau de chair brune de son pied droit.

-Non, ça a été. J'ai fait très attention.

-Je pense que ta nature fera c'qu'il faut et qu'tu pourras te passer de ces fichues bottes qui sont absolument pas faites pour toi. J'peux demander à Ori qu'il te fasse des chaussettes. L'hiver, le sol de la montagne peut être froid et ça t'aidera en attendant, qu'est-ce que t'en dis ?

-Si ça ne l'dérange pas... mais c'est qui Ori ?

Il y avait tellement de noms qui n'avaient pas encore de visage qu'il se demandait s'il allait pouvoir tout retenir. Et surtout, tous ses nains barbus et chevelus avait tendance à se ressembler...

Il n'y avait que Thorín, le roi qui était spécial à ses yeux. Les longs cheveux ondulés étaient si doux, ses yeux bleus étaient si beaux. En fait, tout dans le roi était beau...

-Ori est le scribe royal, mais il a une passion pour le tricot. Bien ! J'ai fini, t'as les pieds propres et ta jambe cicatrise bien. Je vais t'laisser, mais Kolya va rester avec toi. Il me préviendra si t'as le moindre problème, d'accord ?

-Oui, ça ira... Murmura Bilbo, merci pour tout.

-Pas d'ça avec moi mon gars, c'est normal.

Le docteur le laissa et Kolya entra peu de temps après, se mettant dans un coin sans bouger. Voir son souverain allongé et souriant alors que le hobbit lui caressait les cheveux était carrément surréaliste. Il se demanda si c'était vraiment nécessaire qu'il reste dans la même pièce qu'eux parce qu'il avait vraiment l'impression d'être de trop et de les déranger dans leur intimité.

Mais son capitaine lui avait donné un ordre et il le suivrait, même s'il était gêné. Il y avait des chaises dans la chambre et comme il ne lui avait pas précisé s'il devait être debout ou pas, il décida d'en prendre une et de la tourner de façon à être légèrement de dos par rapport au lit.

Une fois assit, il fut ravi de voir qu'en fait, il ne voyait qu'une petite partie du pied du lit. Ayant moins l'air de jouer les voyeurs, il se détendit et l'attente commença...

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Bilbo ne pouvait s'empêcher de passer et repasser ses doigts dans les mèches noires. Il avait vu les deux tresses et avait remarqué qu'elles étaient attachées par des perles. Il ne savait pas si les nains les achetaient toutes faites ou s'ils les fabriquaient, mais le travail était remarquable. Les dessins étaient fins et les petits cailloux de couleur bleu, qui lui rappelait celle des yeux du roi et qui étaient incrustés dans le métal, brillaient comme s'ils étaient illuminés de l'intérieur.

Il repensa à ce que le docteur lui avait appris à propos des One et se demanda si c'était définitif, parce que vivre dans une montagne n'était pas vraiment ce qu'il appréciait, même si ces habitants étaient plutôt agréables.
Il était le compagnon d'un roi. Comment sa vie avait-elle pu changer à ce point ?

Il passait de l'état d'un presque esclave au service des hommes à celui de compagnon d'un roi. Et Bilbo se demanda à quoi correspondait ce titre.
Que devait-il faire ?
Et compagnon voulait dire quoi au juste ?
Devait-il se comporter comme une sorte de mari ?
Mais est-ce que deux mâles pouvaient se marier ?

Il n'avait jamais vraiment fait attention à ça, mais pour lui, un couple était composé d'un homme et d'une femme et jamais il n'en avait vu du même sexe. Etait-ce seulement autorisé, ou il n'y avait que les nains qui étaient comme ça ? Il avait tellement de questions en tête, mais à qui pouvait-il les poser ?

Balín avait parlé d'un certain Ori auprès duquel il allait se renseigner sur les conditions d'un One. Mais le docteur avait dit aussi qu'un nain du même nom était le scribe royal et qu'il allait lui tricoter des chaussettes. Etait-ce la même personne ? Et s'il demandait à lui parler, est-ce qu'on l'autoriserait à le voir ?

Il leva la tête et vit Kolya, assit droit comme un "i" sur la chaise. Il avait dit être son garde du corps, mais là, il n'avait pas grand-chose à craindre vu que le roi était endormi.

-Kolya ? J'peux vous demander un truc ?

Le nain se leva aussitôt mais resta dos à Bilbo.

-Bien sûr !

-Vous pouvez vous retourner vous savez, j'mords pas. Dites, est-ce que vous connaissez un certain Ori ?

-Oui, c'est le scribe du roi.

-J'voudrais parler avec lui, vous pensez qu'c'est possible ?

-Je pense que oui... je vais demander à un garde à l'entrée d'aller le chercher.

Bilbo n'attendit que quelques minutes avant de le voir entrer dans la chambre.

-J'ai passé le message, il ne devrait pas tarder !

-Si vite ? S'étonna Bilbo, mais il est peut-être occupé, j'peux attendre vous savez...

-Il est au service du roi et vous êtes son compagnon. Personne n'est plus important que vous deux maintenant. Il viendra, soyez-en sûr ! Affirma le garde en s'inclinant.

Kolya venait de se rendre compte d'une chose à l'instant, il était le garde du corps personnel du compagnon de son souverain. Il n'y avait pas que son roi qui avait reçu un cadeau de Mahal aujourd'hui. Lui aussi...

Il se redressa en inspirant et en souriant au petit homme. Il ne pouvait décidément pas être plus fier que maintenant...

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Balín était à la bibliothèque et discutait avec Ori. Comme il s'y attendait, le jeune nain avait mis de côté tous les livres qu'il avait pu trouver et qui parlaient des One. Il n'y en avait pas beaucoup et à chaque fois, la partie concernée était assez courte.

Ce qu'il avait appris le rassurait et l'inquiétait en même temps parce que le lien des One était plus ou moins fort suivant les personnes qui avaient reçu ce cadeau et les premiers temps, il était difficile pour les liés de se séparer. Cette période durait de quelques jours à plusieurs semaines et vu comment le roi se comportait, il avait fort à parier que pour lui, le lien était à son plus haut niveau.

En même temps, ça ne le surprenait pas trop, les Durïn étaient connus pour leur possessivité et leur caractère plutôt entier. Mais le pire, c'était que ce lien ne se calmerait pas tant que le nouveau couple ne se serait pas rapproché. Et le conseiller n'osait croire ce que ce mot impliquait. Devraient-ils être intimes ?

Balín pensa au pauvre Bilbo qui allait devoir surmonter son aversion des contacts. A moins que le lien ne facilite la chose ? Dans ce cas, avoir un One serait plutôt une bénédiction pour le hobbit en lui permettant de se remettre plus vite de son agression.

Ori avait pris son travail très au sérieux et avait mis de côté tous les documents qui pouvaient lui donner les réponses aux questions qu'il se posait.

-Quand il est écrit que les liés ne peuvent rester éloignés très longtemps l'un de l'autre, ça veut dire quoi ?

-Quelques pas tout au plus... en fait, tout dépend de la force du lien.

-Alors je crains que Bilbo et Thorín doivent rester très proche... Soupira Balín.

-Que s'est-il passé lors de la rencontre ?

-Ils sont restés figés l'un en face de l'autre jusqu'à ce que Thorín s'approche et pose une main sur la joue de Bilbo. Ensuite...

Ori consultait un livre, mais, n'entendant plus rien, il releva la tête et trouva le conseiller qui regardait le plafond, les doigts croisés dans son dos.

-Ensuite ?

-Et bien... c'est-à-dire que... hemm... on a tous été surpris par la réaction qu'ils ont eu...

-Bonne ou mauvaise ?

-De leur point de vue, je suppose qu'on peut dire bonne... même très bonne...

-Est-ce que vous pouvez m'en dire plus ? Je pourrais l'écrire afin que si ça arrive à d'autres personnes, elles puissent savoir à quoi elles doivent s'attendre...

Ori avait raison, Balín le savait.

-Ils se sont embrassés. Lâcha-t-il alors.

-J'ai lu que les hobbits étaient assez câlins et très tactiles, ça ne m'étonne pas trop...

-Je parle d'un vrai baiser, Ori. Pas celui que tu donnerais à un frère ou un père, mais plutôt à un amant...

Le scribe resta la bouche ouverte et les yeux fixés sur Balín.

-Et Thorín ne laisse personne approcher Bilbo...

-Aïe... pauvre Bilbo... j'espère qu'il ne va pas se considérer comme un prisonnier. Faudrait pouvoir lui expliquer, afin qu'il comprenne la situation.

Au même moment, un coup retentit sur la porte, juste avant qu'elle ne s'ouvre.

-Maitre Ori, vous êtes attendus par son altesse à l'infirmerie.

-Moi ? Mais pourquoi Kíli aurait besoin de moi ? S'étonna-t-il.

-Ce n'est pas de son altesse Kíli dont je parle, mais de son altesse Bilbo...

-Oh mais c'est vrai ! S'exclama Ori tout excité. Maintenant que le hobbit a été reconnu comme le One de sa majesté Thorín Oakenshield, il devient automatiquement une altesse royale !

-J'espère que ça ne va pas lui faire peur... Marmonna Balín.

Ori commença à ranger les livres mais il changea vite d'avis. Il ne pouvait pas faire attendre un membre de la famille royale juste parce que quelques livres n'étaient pas à leur place. Mais il fit la grimace en pensant que n'importe qui pouvait entrer et faire Mahal savait quoi. Quel dilemme...

-Vas-y Ori, je vais ranger un peu. Tu peux me faire confiance.

-Bien sûr maitre Balín, j'ai une totale confiance en vous ! Bon, dans ce cas, je vous laisse...

Le scribe et le garde quittèrent la bibliothèque et descendirent les escaliers en direction de l'infirmerie. Le garde souriait en voyant le jeune nain qui sautait presque les marches au risque de se rompre le cou s'il glissait, mais apparemment, cette idée ne lui avait pas traversé l'esprit. Ils arrivèrent très vite dans l'antre de Oín qu'ils trouvèrent juché sur une petite échelle et qui faisait l'inventaire de ses étagères avec l'aide de son assistant.

-Bonjour ! Son altesse Bilbo m'attend, je peux entrer ?

-Hein ?

-SON ALTESSE BILBO M'ATTEND ! Répéta Ori un peu plus fort.

-Pas la peine de crier, j'avais très bien entendu la première fois ! J'étais juste étonné des mots "altesse" et "Bilbo" ensemble !

-Si Bilbo est le One de sa majesté, ça fait de lui une altesse royale ! Affirma Ori en secouant la tête.

-J'te fais confiance pour savoir ce genre de chose... Marmonna Oín en descendant de son perchoir.

-Alors comme ça, Bilbo est le compagnon de sa majesté ? Et moi qui l'ai traité comme n'importe quel patient... qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire pour me faire pardonner ? S'exclama Ulvàr en se triturant les doigts.

-Dites, c'est pas que je ne veuille pas rester avec vous, mais son altesse m'attend... je peux ? Redemanda Ori.

-Thorín est avec lui.

-Oh ? Je ne vais pas les déranger alors...

-Mais il dort, tu peux y aller, il ne risquera pas de se réveiller.

Ori s'inclina devant Oín et entra dans la chambre...

oOoOo

Bilbo vit la porte s'entrouvrir et un nain avec une coupe de cheveux étrange et qui arborait un immense sourire entra et inclina le buste en mettant sa main droite sur son cœur.

Il n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit que Kolya se leva aussitôt en portant une main à son épée, mais en voyant que ce n'était que le scribe du roi et u'il n'y avait donc rien à craindre, il se rassit en silence.

-Votre altesse... vous m'avez demandé ? Dit alors Ori en regardant le soldat en biais.

Bilbo regarda tout autour de lui et après quelques secondes de réflexion, il souffla en souriant. Bien sûr ! Le nain avait salué le roi !

-Bonjour... vous avez dû vous tromper... le roi est endormi et peux pas vous avoir demandé...

-Je sais que ce n'est pas sa majesté qui m'a demandé, mais vous, votre altesse. Rétorqua Ori tout bas.

-Pardon ? Moi ? Mais j'suis pas... j'suis Bilbo, juste Bilbo !

-Vous êtes le compagnon de notre roi, vous êtes donc une altesse royale. Que puis-je pour vous ?

Bilbo fronça les sourcils et se demanda pourquoi un nain qui paraissait vraiment très jeune, était venu le voir. Puis il vit les mains recouvertes d'une paire de gants tricotés dont les bouts de doigts tachés de noir étaient visibles. Et si c'était de l'encre...

-Vous êtes Ori ? S'étonna-t-il.

-Oui votre altesse, je suis Ori, le scribe royal, celui que vous avez fait demander.

-Vous faites tellement jeune...

-En effet, mais le roi a confiance en moi et j'espère qu'il en sera de même pour vous...

-J'aurais des questions à vous poser, si ça vous dérange pas bien sûr...

-Je suis à votre service !

Bilbo cessa de passer ses doigts dans les cheveux de Thorín et serra les poings en grimaçant quand ses plaies le piquèrent.

-Tout l'monde dit que j'suis le One du roi. Et... et... il s'est passé quelque chose entre lui et moi qui... c'était bizarre... j'pouvais pas... mais j'ai pas pu et lui non plus... et... et...

Ori sourit en entendant le hobbit essayer de s'exprimer, mais comme il bégayait presque, il décida de lui expliquer avant qu'il ne s'enterre encore plus.

-Vous êtes celui que Mahal a choisi pour sa majesté. C'est une chance unique que vous avez tous les deux de passer votre vie avec une personne qui est comme la seconde moitié de votre être. Vous êtes deux âmes enfin réunies !

-Et si ça marche pas ?

-Ça n'est jamais arrivé ! Enfin, je n'ai rien lu là-dessus... S'inquiéta Ori qui se dit qu'il devrait faire des recherches un peu plus poussées.

-Alors j'suis quelqu'un d'important maint'nant ?

-Oui ! Vous êtes son altesse royale Bilbo, futur conjoint du roi Thorín Oakenshield de la Montagne Solitaire !

-Oh douce Yavanna...

A suivre...

oOoOo

A la semaine prochaine pour la suite des aventures de Bilbo et Thorín !

Et merci de me lire.

Bises,

Ticoeur.