Bonsoir tout l'monde !
Une p'tite info qui n'a rien à voir avec mon histoire, je viens de finir de regarder la minie série : Les combattantes.
C'est sur Netflix et si vous l'avez, franchement, regardez ! C'est vraiment super et très bien joué.
Maintenant, je regarde un truc Polonais sur des esprits dans un monastère...
C'est bizarre...
Bref !
Passons à ma fic !
Nori et Legolas sont plus présent dans ce chapitre et ça barde pour le méchant, héhéhé...
Allez, j'vous laisse découvrir comment ça va se passer.
Bonne lecture
oOoOo
Chapitre 21
Legolas avait pris les deux chevaux avec lui et entra dans les écuries qu'il trouva étonnement bien entretenues. Les stalles étaient propres, avaient de la paille fraiche et les abreuvoirs étaient plein d'eau.
-Est-ce qu'il y a quelqu'un ?
-J'arrive !
Un homme plutôt mince, coiffé d'un chapeau à large bord entra en s'essuyant les mains.
-Oh ! T'es vach'ment jolie ! S'exclama-t-il en caressant doucement Black-Pearl qui se laissa faire, au grand étonnement de Legolas. Mais t'inquiète pas, toi aussi t'es beau ! Continua-t-il en regardant Hasufel.
L'elfe fut rassuré de voir que l'homme aimait les animaux. Il ne s'inquiéta donc pas de les laisser dans cet endroit.
-Il faudrait les panser et les nourrir. Combien pour deux jours ?
-Un sou par jour et par bête. C'est pour la nourriture, les soins et le curage des sabots. J'peux remplacer les fers si y'a besoin. C'est en plus, mais j'pense pas qu'ils en ont b'soin, ils marchent bien, alors 'y doivent pas avoir mal aux jambes.
La somme était plutôt rondelette, mais pas excessive, et l'homme paraissait connaitre son travail. Et de toute façon, il avait de quoi payer.
-D'accord.
-On paye d'avance.
-Marty ! Viens donc ici, j'ai b'soin d'toi ! S'exclama une voix qui venait de derrière une porte au fond.
Legolas avait posé les quatre pièces sur le comptoir et allait sortir quand il tiqua en entendant le nom.
-J'arrive ! Répondit l'homme.
C'était trop beau pour être vrai...
Se pourrait-il qu'il soit celui qu'il cherchait ?
Il décida de se renseigner un peu avant de tirer des conclusions trop rapidement parce qu'il n'était certainement pas le seul à s'appeler comme ça.
-Ça fait longtemps que vous êtes là ? Lui demanda-t-il alors.
-On est là d'puis trois jours, pourquoi ?
-On ? S'étonna Legolas sans répondre.
-Mon frangin et moi, mais en quoi ça vous intéresse ?
-Pour rien... je suis juste étonné qu'un homme prenne soin des chevaux comme vous le faites...
-Ils nous servent bien alors il faut bien s'occuper d'eux. J'vous laisse, le boss m'appelle...
Le nain lui avait bien dit que les hommes qui étaient avec Bilbo s'appelaient Marty et l'autre Ruppert. Il n'avait pas vraiment de raison de demander le nom du frère et s'était bien dommage, parce que ça leur aurait fait gagner un temps précieux.
Mais la description que lui avait faite Nori correspondait à l'homme qu'il avait eu en face de lui et il n'avait aucun doute quant à la capacité du nain à tirer des informations de n'importe qui. Il devait donc éviter de se montrer trop curieux, au risque de les faire fuir. Devant la porte des écuries, il leva la tête et comme si le ciel avait attendu qu'il le regarde, il vit une étoile filante passer...
Il prit ce signe comme un bon présage puis se dirigea vers l'auberge du Poney Fringuant et quand il entra, toutes les conversations cessèrent immédiatement et tous les yeux se tournèrent vers lui.
Loin d'être impressionné, il avança et se dirigea vers le comptoir où il prit place sur un haut tabouret.
-Un verre de vin s'il vous plait.
-J'vous donne un vin d'chez vous ou vous voulez goûter aut'chose ?
-Donnez-nous deux verres de bière de la Comté. Répondit Nori à sa place, tout en s'installant à côté de lui.
-Qui vous dit que j'aime la bière ? Râla Legolas.
-Les hobbits sont de remarquables cultivateurs et le houblon, ils connaissent. Goûtez !
L'elfe porta la chope à sa bouche et trempa légèrement ses lèvres dans la mousse épaisse. C'était un peu amer, mais après avoir bu une gorgée du liquide ambré, il émit un petit bruit de gorge satisfait.
-J'savais qu'vous aimeriez ça. Maint'nant écoutez-moi bien, les deux hommes qu'on cherche sont ici...
-Celui qui s'appelle Marty travaille aux écuries... Le coupa Legolas.
-... et l'autre joue aux cartes à la table au fond. Termina Nori.
-Comment on fait ?
-Y'a du monde ce soir et faudrait voir à c'que les forces de l'ordre soient pas trop près.
-Une diversion ? Quand ? Proposa Legolas.
-Ça s'rait bien mais j'peux m'en passer. Il faut juste qu'on s'mette d'accord sur l'endroit où on va après.
-La passe de la montagne sera impraticable le temps qu'on y retourne. Qu'est-ce qu'on va faire pendant les
deux mois qui viennent ?
-On ira à la Comté pour voir si Bilbo n'a vraiment plus de famille dans le coin et ensuite, on va aux Montagnes Bleues.
Legolas fronça les sourcils en entendant le nom des endroits où ils iraient. La Comté, il comprenait pourquoi, mais les Montagnes Bleues ?
-C'est de là qu'je viens. J'connais du monde et le prince Fíli y est avec sa femme en visite. On pourra faire le voyage du retour ensemble. Expliqua alors Nori en voyant la tête de l'elfe.
-D'accord...
Prenant leur chope, ils s'installèrent à une table un peu à l'écart, mais avec une vue assez dégagée sur celle qu'occupaient Ruppert et les hommes avec lesquels il jouait aux cartes. En l'entendant grogner et menacer, sans trop de vigueur, ceux qui lui prenaient son argent, Nori se dit qu'il avait un excellent moyen pour l'appâter et l'amener dans un endroit où il pourrait s'occuper de lui.
Le problème était le frère, celui qui travaillait aux écuries. Soit ils l'emmenaient avec eux, soit ils le laissaient dans l'ignorance. Nori était pour le laisser. Trainer un homme n'était déjà pas simple, alors deux...
Surtout qu'il y avait fort à parier que le fameux Ruppert ne se laisserait pas faire facilement. Une serveuse s'approcha d'eux et ils commandèrent leur repas qui était simple mais bon et ils attendirent un peu de savoir ce qu'allait faire l'homme quand Nori se leva soudainement.
-Attendez-moi là, j'ai une idée.
Le nain se faufila entre les tables et s'assit à l'envers sur une chaise, juste à côté d'un des joueurs.
-Combien la mise ?
-Qui t'a dit qu'on t'voulait à not' table ? Marmonna l'un des hommes.
-Parce qu'un peu d'or serait l'bienvenu, j'me trompe ? Rétorqua Nori.
Ruppert et les trois hommes se regardèrent. Toute la Terre du Milieu savait que les nains vivaient sur une montagne d'or et l'appât du gain firent briller leurs yeux.
-On est d'jà quatre...
-J'vous laisse ! S'exclama fort à propos d'un des joueurs. Mélia va encore râler si j'rentre trop tard. Vous pouvez prendre ma place.
Cachant un sourire sous sa barbe fournie, Nori prit place et sortit de sa poche une petite bourse qu'il posa devant lui.
-J'pense que ça f'ra l'affaire, non ?
-Ouais... tu sais jouer au poker ?
-Pas vraiment, mais j'apprends vite !
Ruppert se retint de sauter sur la table. Les nains étaient cupides et vantard mais celui-là avait de l'or et il n'était pas question qu'il reparte avec. Cette bourse était à lui...
oOoOo
Bilbo avait fini par enfiler la tenue de cérémonie qui mélangeait un peu du style nain et hobbit et se mordillait les lèvres en attendant le verdict.
Ori était face à lui et Kolya se tenait à ses côtés. Et ils ne disaient rien...
-J'le savais, j'ai l'air totalement ridicule...
-Votre altesse... je ne sais pas comment vous le dire...
Dépité, Bilbo commençait à défaire sa ceinture quand il sursauta en entendant le cri d'Ori.
-Mais qu'est-ce que vous faites ?
-J'vais m'changer... j'irais pas...
-Mais pourquoi ?
-Vous venez d'me faire comprendre que...
-Mais vous êtes tout simplement magnifique ! Vous allez tous les éblouir ce soir ! N'est-ce pas ? Demanda-t-il au soldat qui hocha vigoureusement la tête.
-Mais...
-Y'a pas de mais ! Je n'en revenais tout simplement pas, ces vêtements vous vont à ravir, vous êtes absolument sensationnel ! Le roi Thorín a vraiment de la chance... même si je ne suis pas sûr que ça va lui plaire... Continua Ori en se triturant les doigts.
-Pourquoi ? S'inquiéta Bilbo.
-Vous allez faire des envieux et sa majesté risque d'être jaloux de tous ceux qui vont vous approcher...
Bilbo posa ses mains de nouveau sur sa ceinture et la déboucla.
-Encore une bonne raison d'rester ici. J'ai pas du tout envie d'provoquer une bagarre.
Ori se frotta les yeux en marmonnant dans sa barbe.
-Quoi ? Lui demanda Bilbo.
-J'aurais mieux fait d'fermer ma bouche ! A cause de moi, vous n'irez pas au banquet en l'honneur du prince Kíli... comme il va être déçu... et tout ça parce que je suis pas capable de me taire ! S'énerva le scribe.
Bilbo repensa à la tête du neveu du roi et l'air ravi qu'il avait eu en l'invitant, alors qu'il n'avait même pas dit oui. Pouvait-il lui faire de la peine juste parce qu'il avait peur ?
Ori lui avait donné de bons conseils et il se rappelait celui de Kolya qui lui avait suggéré de ne dire que le minimum. En réfléchissant bien, il devrait quand même pouvoir s'en sortir. Sinon, il pourrait toujours dire qu'il était fatigué et qu'il voulait aller se coucher. Oui, ça c'était un bon plan !
-J'irais... pour le prince Kíli j'irais. Lui et le grand nain m'ont sauvé la vie, j'peux le remercier pour ça.
-Magnifique ! S'exclama Ori en frappant dans ses mains. Maintenant, je vais vous laisser et vous allez pouvoir finir de vous préparer. On se retrouve à la salle à manger de l'aile Est ?
-J'sais pas où s'est...
-Je serais là pour vous guider, soyez sans crainte. Lui répondit Kolya.
Ori sortit, Bilbo regarda ses nouveaux vêtements et devait avouer qu'ils étaient particulièrement beaux. Jamais il n'avait porté de tissu si doux et soyeux. Mais il avait un autre problème. Est-ce que sa jambe était suffisamment guérie pour qu'il puisse prendre un bain avant de pouvoir les garder sur lui ?
Parce que depuis qu'il était dans la montagne, il n'avait pas eu l'occasion de se décrasser à fond. Le docteur Oín l'avait bien lavé à l'éponge, mais même s'il avait vécu à la dure, il n'aimait pas la sensation de moiteur et il rêvait de se plonger dans l'eau.
-Vous pouvez donner un message à quelqu'un d'ma part ? Demanda-t-il à Kolya.
-Bien sûr ! A qui ?
-Ça sera pour le docteur Oín... et j'aimerais une réponse rapidement, si ça l'dérange pas...
-Je demanderais à ce que le messager attente la réponse avant de remonter.
Bilbo prit sa canne, s'approcha du bureau qui était dans un recoin de la chambre et prit une plume ainsi qu'une feuille. Il essaya d'écrire le plus proprement possible, même s'il n'avait guère eu l'occasion de s'entrainer, et de faire des phrases simples afin de faire le moins de fautes possible.
Il détestait se sentir aussi peu instruit et se promit de demander à Ori de l'emmener à la bibliothèque, pour qu'il puisse trouver ce fameux bouquin qui pourrait l'aider à enfin comprendre certains mots...
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Legolas était toujours assis à table et regarda Nori s'installer à côté des joueurs. Il entendait vaguement ce qu'ils se disaient, et après les avoir tous regardé, il pensait avoir deviné lequel était celui qu'ils cherchaient. L'homme avait le nez rouge et le regard avide. Il était négligé dans ses vêtements comme dans son apparence et l'elfe fit une grimace dégoûtée quand il le vit se gratter l'aisselle et renifler ensuite ses doigts.
-Je me demande quand est-ce qu'il a lavé ses vêtements... si jamais il les a déjà lavés... Marmonna-t-il.
-Tout l'monde s'pose la même question ! S'esclaffa la serveuse en débarrassant les assiettes. J'vous sers aut' chose ?
-Non merci, ça ira.
-Vous z'êtes pas du coin vous... qu'est-ce qu'un elfe vient faire ici ?
-On fait du commerce...
-Avec quoi ? Vous zavez rien sur vous !
-Que savez-vous de cet homme ? Lui demanda Legolas sans répondre à sa question.
La femme avait l'air de vouloir engager la conversation et s'il ne se trompait pas, elle devait sûrement arrondir ses fins de mois en vendant ses charmes, mais il n'était pas intéressé. Elle avait un air un peu vulgaire et n'était plus de la première jeunesse.
Même s'il était sans aucun doute bien plus vieux qu'elle...
-Lui et son frangin sont installés d'puis peu. Et si l'autre est bosseur, on peut pas en dire autant de c'te loque. Lui, il pense qu'à picoler et à jouer aux cartes ! Il est pas très malin, même s'il veut faire croire le contraire... vot' copain d'vrait faire gaffe à sa bourse...
-Ne vous en faites pas pour lui, il sait ce qu'il fait.
-Moi c'que j'en dis... vous voulez vraiment rien ? Tenta-t-elle encore en gonflant son opulente poitrine presque sous son nez.
-Non, merci.
Déçue, elle s'éloigna en roulant des hanches, espérant attirer le regard d'un autre mâle qui serait peut-être plus disposé. Legolas regarda dans la salle et aperçut deux hobbits assis sur les hauts tabourets devant le bar. Ils avaient beau être largement plus petits que l'homme qui était assis à côtés d'eux, ils n'avaient pourtant rien à lui envier et ils descendaient les pintes de bières aussi vite que lui, sinon plus.
Un éclat de rire retentit de l'autre côté et une femme corpulente cracha presque sa bière au visage de celui qui était en face d'elle alors qu'elle ricanait. Ses cheveux filasse et ses dents jaunes ne donnaient vraiment pas une bonne opinion sur la gent féminine de ce côté de la montagne.
Celles qui habitaient Dale étaient bien plus avenantes et même les naines, qui pourtant ressemblaient beaucoup à leurs homologues masculins, avaient plus de charmes à ses yeux. Regardant à nouveau la table des joueurs, il vit avec étonnement que leur homme avait un beau petit tas d'or devant lui et un sourire sur les lèvres.
Fronçant les sourcils, il allait se lever et demander au nain s'il avait besoin d'aide, mais il changea d'avis quand il remarqua l'air calculateur que celui-ci arbora quelques secondes avant de reprendre sa moue désespérée.
Comprenant que c'était sûrement un stratagème, il resta tranquillement à sa place...
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Bilbo avait reçu la réponse à sa question et, ravit, il profitait d'un bon bain. Il n'avait pas l'habitude d'un tel luxe et comme l'eau chaude lui picotait assez désagréablement la peau, il trempait dans de l'eau tiède tout à fait à son goût, sa jambe blessée pendant à l'extérieur du bassin.
Ça avait été la seule condition qu'avait donnée Oín et il avait la ferme intention de la respecter. Le savon parfumé était tout doux et il s'était lavé avec une sorte d'éponge qu'il n'avait jamais eu l'occasion de voir. Ses cheveux avaient été lavés par le docteur, mais même s'il n'avait pas fait grand-chose depuis, il avait une grande envie d'en profiter et de prendre le shampooing à la pomme qui lui faisait de l'œil depuis l'étagère à côté de lui.
Tout en faisant très attention, il se pencha et du bout des doigts, il réussit à attraper le flacon. Avec un petit sourire, il l'ouvrit et gémit de bonheur en reniflant le parfum qui s'en échappait. Mais maintenant, le plus dur restait à faire, à savoir réussir à se mouiller les cheveux sans glisser et se noyer.
Le bassin était vraiment grand et en réfléchissant quelques secondes, il trouva un moyen. Glissant sur ses fesses, il passa son autre jambe par-dessus le rebord et pencha sa tête en arrière.
C'était tout simplement parfait !
Il arrivait à se mouiller entièrement la tête et à la remonter sans jamais mettre la moindre goutte d'eau sur ses jambes !
Le reste fut un jeu d'enfant. Faire mousser le produit sur ses boucles était absolument délicieux et il apprécia le simple plaisir de se sentir vraiment propre. Après quelques minutes de "trempage", il vit que les bouts de ses doigts étaient tout fripés et décida qu'il était temps pour lui de sortir.
Des serviteurs, qu'avait fait appeler Kolya, avaient installé un épais tapis par terre afin qu'il ne glisse pas à cause de ses pieds mouillés. Par contre, ne pas pouvoir poser sa jambe lui demanda un minimum de contorsion, mais il finit par s'en sortir sans dommage.
Prenant une somptueuse serviette d'une épaisseur absolument indécente, il se frictionna avant de s'envelopper dedans en gémissant de plaisir. C'était vraiment une chose formidable et pourtant si basique de pouvoir se sentir libéré de toute cette crasse accumulée depuis tant d'années.
Il pourrait parfaitement s'habituer à ça...
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Le poisson était ferré, il n'y avait plus qu'à remonter la ligne. Nori avait un long passé de voleur et d'escroc et l'homme qu'il avait en face de lui ne faisait pas le poids. La tactique du nain était simple comme bonjour. Il fallait l'appâter et il avait décidé de perdre afin de lui faire croire qu'il était nul au jeu et ça marchait plutôt bien jusqu'à présent.
Les deux autres jouaient plutôt moyennement et ne misaient pas gros...
A la troisième partie, Nori décida qu'il avait suffisamment perdu et que maintenant, il allait inverser la donne.
-J'mise deux pièces ! Annonça Ruppert avec un sourire mauvais.
-J'me couche... Grogna l'un des hommes.
Nori regarda le dernier et attendit.
-Moi aussi... Déclara celui-ci après avoir grimacé tout en regardant ses cartes.
-J'mets deux et j'relance de deux ! Annonça alors Nori.
Il avait pensé tricher au cas où l'homme serait bon, mais il n'avait même pas eu besoin. Soit il était très mauvais, soit il était trop confiant. Nori avait un full aux rois par les dix et il pensait sincèrement qu'il avait de bonnes cartes. Quand Ruppert fit la grimace, il croyait que c'était tout bon, mais il déchanta.
-J'mets l'tapi !
Ruppert poussa tout son magot au centre de la table et bizarrement, il n'y eut plus un bruit dans la pièce. Tout le monde regardait la table et Legolas s'était même approché, ne voyant plus rien de sa place à cause du monde qui les entourait. Nori se demandait si sa main était aussi élevée qu'il le faisait croire ou s'il bluffait.
Mais de toute façon, il fallait qu'il fasse quelque chose.
-Je suis...
Et lui aussi poussa les quelques pièces qui lui restait. Ruppert ricana et lorgna la pauvre mise qui n'était pas du tout équivalente à la sienne.
-Ça couvre pas c'que j'ai mis !
-Mais j'ai d'bonnes cartes ! Vous zallez pas m'refuser d'essayer d'me r'prendre ! Pleurnicha faussement Nori.
-Qu'est-ce qui m'dit qu'tu vas payer si t'as plus rien sur toi ? Grogna Ruppert.
-Alors j'vous donne mon ch'val ! C'est une bonne bête et elle vient d'chez les elfes ! C'est presque magique et elle vaut bien deux fois plus !
-Un ch'val ? Qu'est-ce que tu veux que j'foute d'un ch'val ? C'est pas avec ça que j'vais pouvoir bouffer !
-Alleeeez... s'il vous plait ! Laissez-moi m'remettre !
Legolas faillit ruer dans les brancards. Comment ce nain se permettait-il de donner la jument ?
Elle n'était même pas à lui !
Mais il serra les poings et attendit de voir ce qu'avait prévu Nori. Après tout, ce n'était absolument pas son genre de pleurnicher donc ça devait cacher quelque chose.
-Un cheval elfique ? Mais ça vaut d'l'or ça ! S'exclama un type qui regardait la partie.
-Ah ouais ? Releva Ruppert.
-Un peu ouais ! J'suis allé près d'la montagne une fois et j'en ai vu ! Ils sont costauds et ils courent vach'ment vite !
Ruppert marmonna dans sa barbe de plusieurs jours et regarda le tapis, puis ses cartes, puis Nori.
-Ouais... bon d'accord, j'prends ton ch'val. Mais pas d'entourloupe, sinon j'te saigne...
Et il abaissa ses cartes.
-Regarde donc c'que j'ai ! Full aux dames par les dix !
Des exclamations de tout genre se firent entendre et il eut même droit à quelques tapes de félicitations dans le dos.
Sans montrer aucune émotion, Nori le laissa poser ses mains sur le butin et commencer à le rapprocher de lui quand il posa ses cartes à son tour.
-J'pense que c'est moi qu'ai gagné... Annonça-t-il alors.
Il y eut un blanc, comme si le monde s'était soudainement figé. Ruppert regarda le full aux rois par les as et commença à blanchir. Il avait eu un jeu plutôt correct depuis que le nain était à sa table et il avait réussi à amasser un beau petit pécule. Pécule qu'il venait de voir s'envoler en fumée...
Le retournement de situation le fit gronder et il se leva brusquement, envoyant sa chaise par terre.
-T'as triché, sale voleur de nain ! Cria-t-il.
-Je pense qu'il y a suffisamment de monde ici qui pourra certifier le contraire... Déclara alors Legolas en s'approchant.
-T'es avec un elfe ? Tu dois être de mèche avec lui ! Où est-ce que t'aurais eu un ch'val elfique sinon ?
Commençant sérieusement à en avoir assez de sentir l'haleine putride de l'homme qui lui criait au visage, Legolas fronça le nez et l'empoigna brusquement à la gorge.
-Personne n'a jamais osé me traiter de tricheur et ce n'est pas un être malfaisant comme vous qui allez commencer... vous pensez sérieusement que j'ai besoin de votre argent ?
-Hey mec, tu sais pas qui c'est ? S'exclama un homme en pointant Legolas du doigt.
-J'sais pas et j'm'en fou ! Eructa Ruppert.
-C'est le prince Legolas de Greenwood ! S'exclama alors un autre.
Ruppert ravala sa salive. Il n'aimait pas les nains ni les elfes, mais de là à menacer un prince, il se rendit compte que ça allait mal tourner pour lui.
-Scusez vot' royauté, j'savais pas...
Dégoûté, Legolas le lâcha et s'éloigna un peu.
-Je serais dans ma chambre, je pense en avoir eu assez pour ce soir... Déclara-t-il à voix basse à Nori.
Le nain espion opina du chef sans le regarder. Il espérait que l'homme voudrait reprendre sa mise et il comptait beaucoup sur ça pour mettre la main sur lui. Et si ça se passait ce soir, ça serait encore mieux.
Ils étaient dans une ville suffisamment grande pour qu'il y ait un homme de loi et Nori était sûr qu'en payant grassement le maitre de la ville, ils pourraient le faire enfermer pendant que lui et l'elfe iraient à Hobbitbourg. Sans être encombrés par l'homme, ils pourraient se renseigner plus facilement sur d'éventuels parents que pourrait encore avoir Bilbo.
Mais Nori n'avait aucune envie de laisser l'homme dans les geôles de Bree. Il préférait l'avoir sous ses yeux et donc, ils reviendraient le chercher pour ensuite faire route vers les Montagnes Bleues et y attendre que l'hiver se passe. Maintenant qu'il y pensait, les deux mois qu'ils devraient patienter allaient être terriblement longs pour leur prisonnier.
Et Nori se mit à sourire. Depuis quand s'inquiétait-il pour ce genre de personnage ?
Il méritait ce qu'il allait subir...
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Thorín avait résisté, mais il avait fini par abandonner. Les documents qu'il devait étudier n'étaient pas arrivés à lui ôter de la tête qu'il y avait une personne non loin de lui qui demandait beaucoup d'attention, même s'il n'en était pas vraiment conscient.
Il était donc debout sur les remparts et, les mains dans le dos, il regardait sans vraiment la voir, la vallée qui s'étendait devant lui. Balín, après être allé voir Bombur, l'avait rejoint afin de lui faire part de l'avancée de l'aménagement de la salle à manger.
-Les menuisiers ont posé la table sur des rehausses et des chaises à hauteur d'homme ont été commandées. On m'a garanti qu'elles seront prêtes à temps.
-Parfait. Qu'en est-il de la nourriture ? Lui demanda Thorín.
-Les réserves vont pourvoir à tout, même si Bombur a envoyé des commis de cuisine à Dale, afin de s'approvisionner en fruits et légumes. Des tonneaux de bières ont été mis aux frais et seront montés à la demande. Quant au vin, j'hésite entre celui des hommes et celui des elfes...
-Prend les deux. Les elfes ont tendances à avoir un vin plus fort que celui des hommes. Ne commettons pas d'impair.
-Je suis très étonné que tu aies connaissance de ces vins !
-J'apprécie de temps en temps un breuvage un peu plus élaboré que la bière, même si ce n'est pas ma boisson favorite.
-Bien, alors tout est en ordre...
-Pourquoi est-ce que j'ai l'impression que tu hésites à me parler ?
-As-tu invité Bilbo ? Se lança alors Balín.
-Oui... j'ai demandé à un tailleur de lui confectionner des habits, mais il ne savait toujours pas s'il allait venir ou pas...
-As-tu peur de la réaction de nos invités ?
-Bard ne me pose pas de souci, Thranduil par contre...
-J'ai le même sentiment, mais je pense que son éducation le retiendra de dire des choses qui risqueraient d'être mal interprétées.
-J'espère. Sinon, accord ou pas, il ne posera plus son royal postérieur sur aucune des chaises de cette montagne ! S'emporta Thorín.
-Du calme mon gars... ça ne sert à rien de s'énerver maintenant. Et si tu allais te préparer ? Prend le temps de discuter avec Bilbo et dis-lui bien qu'il sera le bienvenu ce soir.
Thorín inclina légèrement la tête et se leva. Balín resta quelques instants à méditer sur tous ces évènements et sourit. Il avait vraiment hâte d'être à ce soir...
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Comme Nori l'espérait, Ruppert le tannait pour qu'ils refassent une autre partie.
-Vous z'êtes riches vous les nains ! Pourquoi vous voulez pas laisser un pauv' type comme moi essayer d'récupérer son fric ? J'ai trois mômes qui m'attendent à la baraque et leur mère... leur pauv' maman est morte... j'pourrais pas leur donner à bouffer si vous m'laissez comme ça... Pleurnicha Ruppert.
Nori serra les poings et se retint de frapper la loque qui était devant lui.
Comment pouvait-il mentir comme ça ?
Il savait parfaitement qu'il n'avait pas de femme et encore moins d'enfants. Et c'était tant mieux parce qu'ils n'auraient pas à supporter un père buveur, joueur, fainéant, violent et violeur.
-Et si vous bossiez un peu au lieu d'jouer ? Rétorqua-t-il méchamment.
-J'ai pas d'conseils à r'cevoir d'un mec d'vot' genre... Grogna Ruppert.
-Ah oui ? Pourtant, c'est moi qui r'pars avec l'fric, pas vous ! Maintenant, vous allez m'ficher la paix, j'vais m'coucher ! Annonça Nori assez fort.
Il le poussa rudement avant de s'approcher du comptoir et de prendre la clef de sa chambre que lui tendait l'aubergiste. Et tout en montant l'escalier, il croisa les doigts pour que l'homme tente quelque chose cette nuit. Arrivé dans le couloir, il passa devant sa chambre mais ne s'arrêta pas. A la place, il frappa à celle de l'elfe dont la porte s'ouvrit rapidement et il entra sans attendre d'invitation.
-Mais entrez donc, je vous en prie... Ironisa Legolas avant de refermer derrière Nori.
-Il est suffisamment furax pour essayer d'reprendre son argent et j'espère qu'il essayera ce soir.
-Et si c'est le cas, qu'est-ce qu'on fera de lui ? Vous aviez parlé d'aller à la Comté, mais il ne va pas venir avec nous, n'est-ce pas ?
-Le maitre de la ville doit être comme tous ceux de toutes les villes d'hommes, avide et facilement corruptible. Y'aura qu'à l'payer grassement pour qu'il le garde en prison le temps d'nos recherches.
-Au fait, vous m'avez laissé tout payer jusqu'à présent, alors d'où avez-vous sorti cette bourse pleine d'or ?
-Si on vous l'demande, vous direz qu'vous savez pas...
Encore une réponse à la Nori qui commençait sérieusement à agacer Legolas. Mais mis à part au début de leur quête, le nain n'était pas de trop mauvaise compagnie et avait fait du bon boulot. Alors il serra les poings et n'insista pas.
-Et qui se chargera de négocier avec le bourgmestre ?
-Moi ou vous, comme vous l'sentez...
-Il sera peut-être plus impressionné par moi que par vous. Sans offense, bien sûr... Rajouta Legolas.
-Y'a pas d'mal. C'est vrai qu'un prince à plus de poids qu'un nain. Bon, c'est décidé, on fait comme ça. Y'a plus qu'à espérer que ça s'passera ce soir. Maint'nant que j'l'ai vu et entendu, j'ai pas envie d'laisser un type comme ça dans la nature.
-Et le frère ?
-On avisera... mais soit il est avec nous, soit il est contre nous. Et dans c'cas...
-C'est son frère, vous pensez vraiment qu'il sera d'accord pour qu'on l'enferme ? Ricana le blond.
-Bilbo a dit qu'il l'avait protégé contre son frère alors oui, j'espère qu'le bon sens l'emportera. Sinon, tant pis pour lui.
-Qui vous dit qu'il essayera de vous avoir dans votre chambre ?
-Parce que j'lui ai dit qu'j'étais fatigué et j'ai bien vu qu'il avait regardé le numéro sur la clef quand j'l'ai prise.
Nori s'approcha de la porte et l'ouvrit puis se retourna vers l'elfe.
-J'vais dans ma chambre et s'il se décide ce soir, dès qu'il est hors d'état de nuire, on l'emmène à la maison du maitre. Prévoyez d'l'argent, beaucoup d'argent...
-En fait, vous vous servez de moi comme coffre, c'est ça ?
-Le roi Thorín sera généreux avec ceux qui auront aidé à capturer celui qu'a blessé le hobbit. Vous serez largement récompensé.
-La réputation du souverain de la Montagne Solitaire aurait donc changé ? S'étonna Legolas. Il me semblait qu'il ne distribuait pas ses richesses aussi facilement...
-Alors prenez l'mien et mettez-le en lieu sûr ! S'exclama Nori en balançant sa bourse à Legolas qui la rattrapa de justesse.
Et sans attendre plus longtemps, il sortit de la pièce et referma derrière lui.
-Le nain est un peu chatouilleux... Marmonna le prince en mettant la bourse sous son oreiller.
Puis il s'allongea et attendit...
oOoOo
Thorín était retourné dans ses appartements et, planté devant son armoire, il hésitait.
Quels vêtements allait-il mettre ?
Il n'était pas si regardant d'habitude, même s'il aimait paraitre à son avantage, mais cette soirée était spéciale.
Il devait faire honneur à son neveu qui allait s'engager pour la vie avec celle qu'il aimait, sans compter qu'il voulait faire impression sur son One. Il finit par se décider et prit un pantalon noir et une tunique blanche qu'il agrémenta d'une veste d'un bleu assez foncé qui faisait ressortir la couleur de ses yeux.
Il choisit une large ceinture en cuir à boucle d'argent et prit une paire de bottes à bout renforcé. Satisfait de ses choix, il posa le tout sur le lit vide de tout occupant.
Il avait eu peur en ne voyant pas son compagnon, mais il fut vite rassuré quand Kolya lui apprit que Bilbo avait demandé à Oín s'il pouvait prendre un bain et que, suite à la réponse positive du docteur, il avait décidé qu'il lui en fallait un. Le bruit des éclaboussures d'eau dans la salle de bain le rassurait et il souriait en entendant les petits cris que poussait Bilbo.
Par contre, il devait se retenir d'aller lui tenir compagnie, sachant qu'il n'apprécierait pas forcément qu'il s'installe avec lui dans la baignoire.
Imaginer son petit compagnon nu, en train de se savonner était vraiment la pire des tortures et il sentait ses entrailles se nouer d'envie. Serrant les poings et fermant les yeux, il essaya de penser à quelque chose de moins excitant parce que la dernière chose qu'il désirait était de lui faire peur.
Mais juste quand il commençait à se sentir libéré de toutes pensées lubriques, il entendit un gémissement. Il se mordit la lèvre inférieure et reprit ses vêtements avant d'aller dans son salon.
-Attendez dehors... Grogna-t-il à Kolya.
-Votre majesté...
-Bilbo est dans la salle de bain et je dois me préparer. Laissez-nous !
Le garde ouvrit et referma la bouche. Décidément, il y avait bien des situations qu'il se passerait de vivre. Le roi lui-même lui avait ordonné de rester près de Bilbo et son capitaine aussi. C'était au moins la seconde fois qu'il était instamment prié de partir, et là, son capitaine n'était pas présent pour lui dire si oui ou non il devait faire ce que son roi lui commandait...
-Sortez ! Cria Thorín.
-Non... Réussi à dire Kolya.
-Comment osez-vous désobéir à un ordre !
-Vous m'avez ordonné vous-même de ne pas quitter son altesse Bilbo... Osa lui répondre le soldat.
-Bilbo n'a absolument rien à craindre de moi ! Sortez !
Alerté par les cris, Bilbo sortit de la salle de bain et, empêtré entre les pans de la serviette qu'il avait du mal à tenir dans une main pendant que l'autre tenait sa canne, il marcha difficilement vers le salon où il se trouva face à Kolya et Thorín qui lui tournait le dos.
-Qu'est-ce qu'il y a ? S'inquiéta Bilbo.
-Je dois me préparer... Lui répondit Thorín sans le regarder.
-Y'a un problème ?
-Oui ! J'aimerais bien le faire sans avoir quelqu'un qui me surveille !
-Kolya ? Vous pouvez nous laisser s'il vous plait ?
-Votre altesse, je ne dois pas...
-S'il vous plait, j'ai rien à craindre du roi et au cas où, je crierais. Le rassura Bilbo.
-Vous êtes sûr ?
-Oui, j'en suis sûr... j'suis peut-être cassé de partout, mais j'ai encore d'la voix, partez sans crainte !
Kolya, vaincu, s'inclina et sortit du salon puis referma doucement la porte derrière lui, mais il resta dans l'entrée. Prêt à intervenir au moindre bruit suspect...
oOoOo
Thorín était ivre de rage. Jamais il n'avait subi un pareil affront et le pire, c'est que ça s'était passé devant son compagnon. Il en voulait aussi à Bilbo qui avait eu plus d'influence que lui sur un des gardes de sa propre montagne !
Mais que devait-il faire pour être respecté ?
-Votre majesté ?
La petite voix inquiète de Bilbo mit du baume sur sa fierté égratignée. Il ne devait pas en vouloir à la seule
personne qui avait le droit de contredire ses ordres, même si ça lui faisait mal de le reconnaitre...
-Vous allez bien ?
-Pourquoi tu t'entêtes à m'appeler comme ça ? Lui demanda Thorín en se retournant.
En voyant la façon dont il était habillé, ou plutôt qu'il n'était pas habillé, les mêmes pensées salaces refirent surface plus rapidement que jamais et il se sentit durcir. Heureusement qu'il portait une veste assez lâche parce que sinon, il aurait eu du mal à cacher la formidable érection qui avait pris possession de son corps à la vue de celui, plus qu'appétissant, de son compagnon.
-Oh Bilbo... Gémit-il.
-Vous allez bien ? Répéta Bilbo en s'approchant de lui.
-Tu ne devrais pas venir si près... Murmura Thorín en reculant d'un pas.
-Pourquoi ?
-Parce que je vais avoir du mal à m'empêcher de te serrer dans mes bras...
Bilbo ne sut pas pourquoi, mais si auparavant la simple pensée que des mains puissent se poser sur lui le révoltait, là, il n'avait envie que d'une chose, c'était que le magnifique nain qui était devant lui le prenne dans ses bras et lui fasse les choses dont Oín lui avait parlé.
-Alors pourquoi vous retenez-vous ? Lui répondit-il doucement.
-Parce que je t'ai promis que je ne ferais rien tant que tu ne seras pas prêt...
-Et si j'vous disais qu'ce jour était arrivé ?
Un gémissement de désespoir sortit de la bouche du roi qui serra les poings à s'en faire blanchir les jointures.
Thorín n'avait jamais eu de patience et devant l'air à la fois candide et si attrayant de son compagnon, il fit une chose que jamais il n'aurait cru. Il recula d'un pas afin d'éviter la tentation...
-Tu n'as aucune pitié... tu ne sais pas ce que tu me fais subir...
oOoOo
A suivre...
oOoOo
Et merci de me lire.
Bizz
Ticoeur
8
