Bonsoir tout l'monde !
Vous vous en fichez peut-être, mais j'ai passé une journée épuisante avec mes sœurs et ma maman.
Mais qu'est-ce que c'était chouette...
Alors pour ce chapitre :
Juste un petit avertissement parce qu'il contient une scène un peu chaude entre Thorín et Bilbo. Et pour la prochaine fois que ça arrivera, préférez-vous être prévenues à l'avance ?
Voulez-vous une indication, genre un "*" qui vous dirait que la suite va être un peu hot ?
Je n'ai pas l'habitude de prévenir parce qu'avant, les lectrices qui me suivaient me connaissaient et savaient que je ne faisais pas dans la dentelle. Elles savaient donc que les scènes de "câlins" étaient presque toujours très explicites...
Mais comme on ne se connait pas vraiment, je préfère demander.
Voilà !
Bonne lecture à vous.
oOoOo
Chapitre 22
Bilbo ne savait pas ce qui lui prenait. Peut-être était-ce cette histoire de One ?
Mais devant le désespoir visible du nain, il continua.
-Vous savez c'que j'ressens en c'moment ?
Incapable de parler devant l'image de pure débauche qu'arborait Bilbo, Thorín se contenta de secouer la tête.
-J'sais pas en fait... j'peux pas expliquer c'que j'ai jamais ressenti jusqu'à maint'nant, mais j'sais une chose, c'est qu'j'ai envie d'vos mains sur moi... j'sais pas si c'est à cause de ce lien et de c'qu'il nous force à faire, mais là tout d'suite, j'vous avoue que j'm'en fiche ! J'ai confiance en vous et j'sais au fond de moi qu'vous m'ferez jamais d'mal...
Déglutissant, Thorín s'avança doucement et posa une main sur la joue douce qu'il caressa. Il sourit quand
Bilbo pencha la tête en fermant les yeux et son index s'approcha du bout de l'oreille qui le captivait. Et comme il s'y attendait, Bilbo haleta légèrement.
-Si tu savais tout ce que je rêve de te faire... Murmura Thorín.
Bilbo ne lui répondit pas, se contentant de savourer l'exquise caresse qui lui faisait beaucoup d'effet et il leva la main pour passer ses doigts dans la somptueuse chevelure ondulée. Mais il avait oublié que la main qui ne tenait pas la canne tenait la serviette et celle-ci tomba, le laissant nu devant le roi qui haleta à la vue.
-Oh Mahal... tu es magnifique...
Rougissant sous le compliment, Bilbo baissa la tête et se vit. Poussant un petit cri de panique, il voulut se baisser pour la récupérer, mais il n'en eut pas le temps. Thorín se pencha, le souleva dans ses bras puissants et marcha jusqu'au lit sur lequel il le posa.
-Tu as dit que tu avais confiance en moi...
-Ou... oui... Balbutia Bilbo très embarrassé.
Son corps lui avait toujours posé des problèmes. Il était maigre, parsemé de cicatrices, ses pieds étaient difformes et ses jambes brûlées n'offraient pas le plus beau des spectacles, mais le regard de Thorín lui donnait l'impression qu'il était malgré tout une œuvre d'art.
-Si jamais je fais quelque chose qui te déplait, je veux que tu me le dises, d'accord ?
Bilbo hocha la tête, se demandant ce que le roi comptait lui faire quand il sentit des doigts passer doucement sur son ventre.
-Tu es si différent de moi... ta peau est lisse et douce... tu es si beau...
Bilbo ferma les yeux, terriblement gêné d'être ainsi exposé, nu et avec une érection qui tendait son sexe sur son ventre, mais les doigts ne s'en approchèrent pas. Ils continuèrent leur route vers le haut, et ils passèrent encore plus doucement sur une vilaine boursouflure qui fit mal au cœur de Thorín, avant de s'arrêter sur un petit téton rose qu'ils taquinèrent jusqu'à ce qu'il devienne dur et terriblement sensible.
Bilbo se tortillait et gémissait, incapable de savoir ce dont il avait vraiment envie. Thorín était très excité et il aurait bien aimé se déshabiller afin de soulager la tension de son bas-ventre, mais il ne voulait pas risquer d'impressionner son compagnon.
Il n'était pas vaniteux, mais il pensait avec raison qu'étant donné la différence de taille, la vue de son corps nu pourrait lui faire peur, même s'il avait déjà vu des hommes. Mais comme la seule fois où il avait vu un sexe d'homme excité, c'était juste avant de se faire violer, il ne voulait absolument pas lui rappeler ce moment.
Alors il se contenta de déboucler sa ceinture et de détacher le bouton de son pantalon, afin d'être plus à l'aise, avant de continuer sa lente exploration. Le corps de Bilbo n'était pas beau à proprement parlé, mais il était parfait à ses yeux. Et surtout, il réagissait de manière tout à fait satisfaisante à ses attouchements. Après avoir agacé un des tétons, il se pencha et attrapa l'autre avec sa bouche.
Il entendit aussitôt un petit cri surpris et surtout, il sentit parfaitement le mouvement de recul de Bilbo alors que des doigts se crispaient dans ses cheveux, les tirants plutôt brusquement. Il grimaça sous la douleur mais sa bouche ne lâcha pas sa proie et sa langue tourna autour et il suça et lécha le petit bourgeon qui durcit à son tour.
Bilbo devait apprécier le traitement parce que la pression sur sa chevelure se relâcha et des soupirs de plaisir sortaient maintenant de sa bouche. Il leva les yeux et vit ceux de Bilbo à moitié ouvert, haletant et c'était le plus beau des spectacles. Les yeux dans les yeux, Thorín passa un lent et sensuel dernier coup de langue avant de saisir le bourgeon entre ses lèvres, puis il le lâcha dans un bruit de succion torride.
-Tu aimes ? Lui demanda-t-il doucement.
-Mmm...
Parler pendant un moment pareil était vraiment une des pires choses à faire, Thorín le savait, surtout quand c'était pour poser ce genre de question, mais Bilbo méritait qu'il s'inquiète pour lui et il devait savoir s'il aimait ou pas ce qu'il lui faisait. Il ne voulait pas le brusquer, il ne le voulait vraiment pas et c'était le seul moyen qu'il avait trouvé pour éviter d'être trop rapide.
Thorín avait rapidement appris que les oreilles de Bilbo étaient sensibles et il remonta un peu sur le lit afin de s'approcher de sa nouvelle destination. Appuyé sur un coude, il leva une main et dégagea les cheveux humides et bouclés puis il s'approcha et pointa le bout de sa langue sur le lobe.
La réaction fut pratiquement immédiate, Bilbo se cambra et gémit fortement. Encouragé, le roi s'appliqua à faire en sorte que le son délicieux revienne plusieurs fois avant de cesser ses tourments. Les bruits du petit hobbit excité avaient la capacité incroyable d'aller directement chatouiller ses nerfs à vif et il sentait que s'il continuait, il allait finir par jouir.
Et il n'était pas question qu'il se laisse aller avant lui. Non, il voulait lui procurer tellement de plaisir qu'il ne saurait même plus comment il s'appelait...
Il s'appliqua ensuite à découvrir tous les points érogènes avec délectation. Sa bouche descendit dans le cou, puis glissa sur la clavicule mais évita le téton et elle poursuivit sa course sur le ventre avant de bifurquer sur l'aine. Le sexe de Bilbo était un ravissement et il n'avait qu'une envie, c'était de le goûter mais il allait patienter. A la place, il embrassa délicatement la hanche, ce qui provoqua un halètement sourd et rapide.
-Tu es sensible ici aussi ? Bien... Murmura-t-il.
Partir à la chasse de cette façon était un régal pour le nain qui s'en donna à cœur joie. Mais bientôt, il en voulait plus, alors après avoir parcouru le corps de Bilbo, il s'approcha enfin de la zone qui réclamait son attention. Il huma l'odeur délicatement parfumé de la peau qui sentait bon le savon et passa sa langue de bas en haut sur la verge presque violacée.
La récompense qu'il obtint ne le déçu pas. Bilbo cria sourdement en se cambrant si brusquement qu'il dut se mettre entre ses jambes et poser ses mains sur ses hanches afin de le retenir. Il renouvela l'expérience deux fois avant d'enfin faire ce qu'il rêvait. Il ouvrit la bouche et la referma doucement sur le gland avant de le sucer délicatement.
Enfin... enfin il pouvait laisser libre court à sa passion...
oOoOo
Bilbo avait les yeux fermés depuis que le roi l'avait posé sur le lit. Il ne voulait pas voir la déception dans les beaux yeux bleus du souverain quand il verrait la laideur de son corps et il fut très surpris quand il l'entendit dire qu'il le trouvait beau. Lui, il savait qu'il était bien loin de ça, mais pour une fois dans sa pauvre vie, il se dit qu'il pouvait faire semblant de le croire. Il sentit les doigts le toucher délicatement et ne pas s'attarder quand ils passaient sur une des nombreuses cicatrices qui jalonnaient sa peau et il trouva bizarre qu'ils s'arrêtent sur un de ses tétons.
C'est pourquoi les picotements qu'il ressentit le surprirent et il gémit quand la sensation se répercuta dans son sexe. Jamais il n'aurait cru que cette partie de son corps lui aurait fait cet effet là, mais quand il sentit que les doigts étaient remplacés par une bouche chaude, il ne put s'empêcher d'avoir un petit sursaut et il cria. Involontairement, ses mains se crispèrent dans les cheveux noirs.
C'était fantastique ! Il sentait la langue tourner autour du petit bourgeon, l'excitant et le rendant dur comme jamais et il adorait ça.
Et il ouvrit les yeux...
Et il vit que Thorín le regardait, tout en léchant et suçant. Son sexe tressauta sans qu'il s'en rende compte et s'il vit bien que le roi lui avait parlé, il aurait été bien incapable de répéter ce qu'il avait dit. Sa tête était dans les nuages et il ne put sortir qu'un vague borborygme. Puis ses oreilles subirent le même traitement et il sourit avant de gémir fortement.
Comment était-il possible de ressentir autant de choses ?
Comment allait-il supporter autant de plaisir ? C'était tellement loin de ce que Oín lui avait dit !
C'était tellement fort, tellement bon, tellement... tout !
Il crut que le traitement qu'il subissait allait lui donner le même plaisir que quand il s'était frotté contre Thorín, mais non, le roi lâcha ses oreilles et reprit sa course descendante. Aussi étrange que ça lui paraissait, il avait vraiment envie d'être touché, et après les cours d'éducation sexuelle accélérés de Oín, il savait à quoi s'attendre, mais Thorín n'était toujours pas décidé. Pourtant, sa bouche était proche, toute proche !
Mais elle continua et embrassa le haut de sa hanche qui était également sensible.
Ou alors était-ce parce que c'était son compagnon qui lui faisait ça ?
Ça lui paraissait tellement improbable de ressentir du plaisir en étant embrassé sur la hanche !
Que pouvait-il y avoir de spécial à cet endroit ?
Mais il ne se posa pas la question très longtemps. Il sentit un souffle d'air chaud sur son sexe et presque aussitôt, une langue humide et douce passait dessus de bas en haut. Le souffle coupé, il grogna sourdement sous la sensation exquise et se cambra si fort qu'il crut qu'il allait se casser en deux.
La langue le parcourut deux fois avant que la bouche se referme sur le bout et la succion qu'il ressentit lui coupa le souffle. Il allait mourir de plaisir...
oOoOo
Les mains posées sur les hanches de Bilbo, la tête de Thorín montait et descendait, avalant goulument le sexe dont la peau douce et velouté ravissait ses papilles. Il avait déjà goûté au plaisir de sentir la chaleur d'une bouche chaude et humide sur lui, mais étant destiné à être roi, jamais il ne s'était autorisé à procurer cette caresse à ses amants, estimant, assez égoïstement d'ailleurs, qu'il ne devait pas s'abaisser à un acte de cette nature.
Mais avec Bilbo s'était différent, totalement différent. Et il léchait et suçait avec passion cette colonne de chair douce et raide à la fois. C'était sa première fellation et pourtant, ça lui semblait si naturel de le faire. En fait, il se contentait de faire ce qu'il aimait qu'on lui fasse et apparemment, Bilbo appréciait.
S'installant maintenant plus confortablement entre les jambes largement écartées de Bilbo, Thorín regarda le visage rouge et en sueur de son petit amant qui gémissait de façon continue, mais il ne cessa pas sa caresse. Il creusa les joues aspirant plus durement, mais tout en restant doux et sa langue taquina la fente qui laissait échapper les prémices du plaisir.
Thorín entendait la respiration de Bilbo qui devenait de plus en plus haletante et ses hanches ne cessaient de bouger, cherchant sans doute à s'enfoncer plus profondément dans la bouche très accueillante et Thorín le laissa faire, ravit de voir qu'il se laissait enfin aller...
oOoOo
Bilbo subissait la douce torture de glisser dans et hors de la bouche du roi et c'était indescriptible !
Dire qu'il avait pensé que ce qu'il avait ressenti alors qu'il s'était laissé aller sur les genoux de Thorín était la plus fantastique expérience qu'il avait vécu...
Mais rien n'était comparable à la douceur de ce qu'il se passait en ce moment. Le nain était installé entre ses jambes et lui procurait une caresse qu'il n'aurait jamais osé imaginer. Même Oín ne lui avait pas parlé de ça !
Etait-ce raisonnable ? Etait-ce convenable ? Est-ce qu'un roi pouvait se permettre de faire ça ?
De toute évidence, il semblait que oui et Thorín mettait beaucoup de passion et de douceur dans ce qu'il faisait. N'ayant pas eu d'éducation restrictive souvent liée à une quelconque religion, Bilbo n'avait pas conscience que la position qu'il avait, les jambes écartées et l'entrejambe largement exposé, pouvait être indécente, mais il était dans la Montagne Solitaire, compagnon du roi de cette montagne et tout le reste importait peu.
A cet instant précis, il aurait pu mourir qu'il aurait été heureux. Jamais de toute sa pauvre vie il n'avait vécu quelque chose d'aussi fantastique. Puis il sentit un changement, la succion se fit plus forte, les mouvements s'accélérèrent et ses reins commencèrent à le picoter agréablement.
Il reconnaissait cette sensation qu'il avait eu le plaisir d'expérimenter entre les bras de Thorín et il attendait presque avec impatience le moment où il serait délivré de ce trop-plein de tension. Malgré les mains qui le maintenaient en place, il ne pouvait s'empêcher de bouger ses hanches presque frénétiquement, comme s'il voulait s'enfoncer au plus profond de la gorge accueillante quand soudain, tout explosa dans sa tête.
Il se cambra, ses pieds se plantèrent dans le dos de Thorín et ses orteils se recourbèrent. Il agrippa brutalement les draps alors qu'il ne pouvait empêcher un râle sourd sortir de sa bouche.
Son monde devint blanc, des étoiles éclatèrent derrière ses paupières clauses et un puissant orgasme envahit son corps...
oOoOo
Thorín entendit Bilbo pousser un râle profond avant de se cambrer et il goûta pour la première fois le résultat de la jouissance qui envahit sa bouche. Il déglutit plusieurs fois et continua une douce succion jusqu'à ce qu'il ne ressente plus aucun tremblement dans les jambes de son compagnon, puis il lâcha le membre devenu mou qui reposa contre les boucles du bas ventre.
Il se lécha les lèvres, étonné par la saveur un peu salée mais qui ne le dégoûta pas. Il leva les yeux et regarda Bilbo qui gisait, essoufflé et haletant, les bras et les jambes maintenant complètement relâchés, puis il remonta et s'allongea à ses côtés avant de passer sa main sur la poitrine qui se soulevait rapidement.
Il était étonné de ne pas avoir joui, même si son excitation était à son comble. Mais dans un sens, ça ne l'embêtait pas parce qu'il avait pu profiter d'un spectacle absolument délicieux.
C'était leur première fois à tous les deux et il ne désespérait pas que beaucoup d'autres suivent...
Il rechigna à le laisser seul, mais il doutait que la tension de son corps disparaisse alors il se leva et alla dans la salle de bain où il baissa son pantalon avant de se caresser presque sauvagement.
Ça faisait longtemps qu'il ne s'était pas donné du plaisir et il n'eut qu'à fermer les yeux et revoir Bilbo dans les affres de la passion avant d'éjaculer en gémissant. Il posa ensuite ses mains sur le rebord du lavabo et reprit son souffle doucement. Ça n'avait jamais été aussi fort et il rêva du jour où lui et Bilbo jouiraient ensemble, alors qu'il bougerait sensuellement en lui...
Maintenant, il espérait juste que ce délicieux intermède ne le fatiguerait pas trop, sinon, il était sûr que Dwalín, qui le connaissait peut-être trop bien, se moquerait de lui jusqu'à la fin des temps quand il le verrait ce soir...
oOoOo
Comment pouvait-il se sentir aussi détendu et aussi bien après avoir laissé Thorín jouer avec son corps ?
Comment avait-il pu se comporter de la sorte ?
Comment pouvait-il être encore en vie après avoir été aussi près du paradis ?
... Comment Thorín avait-il pu le laisser seul ?
Bilbo avait relevé la tête et regardait autour de lui sans voir la moindre trace du roi. Il était déjà en train de penser qu'il l'avait déçu et était prêt à quitter le lit quand il entendit un gémissement provenir de la salle de bain.
Et ça ressemblait bougrement au genre de bruit que lui-même avait été capable de faire alors qu'il flottait parmi les nuages.
Mais Thorín était seul, n'est-ce pas ?
Alors comment...
Puis Bilbo se rappela ce que lui avait appris Oín et il s'imagina aussitôt le grand nain tout seul, nu et se caressant...
Oh Yavanna... il n'avait vraiment pas besoin d'avoir ce genre d'image dans la tête !
Il se pinça les lèvres en grognant, passa une main sur son ventre et rigola doucement. Avec tout ça, il était bon pour se laver à nouveau...
Thorín entra au moment où Bilbo riait et il trouva ce son particulièrement attrayant, même s'il se demandait ce qui pouvait être si drôle.
-Est-ce que tu vas bien ? Lui demanda-t-il.
-Est-ce que je vais bien ? Est-ce que je me sens bien ? Est-ce que la vie est belle ? Chantonna Bilbo.
Thorín s'approcha, se demandant ce qu'il pouvait bien avoir. Pourquoi était-il comme ça ?
Lui avait-il fait du mal sans s'en rendre compte ?
-Je dois m'relaver... à cause de vous, je dois m'relaver !
-Bilbo ? Ça va ? S'inquiéta Thorín en s'asseyant à côté de lui.
-Si j'vais bien ? Mais j'me sens super bien... c'est ça l'amour ? Demanda Bilbo en regardant le plafond de pierre.
Il était nu sur le lit du roi, les bras et les jambes écartées, offert, et il se fichait complètement de l'indécence de sa tenue.
Le nain tendit la main, hésita quelques instants puis la baissa doucement et caressa le ventre soyeux.
-Une petite partie, oui...
-J'vous ai pas déçu ?
Surprit par la question, Thorín cessa de bouger sa main et regarda Bilbo, très étonné.
-Déçu ? Comment peux-tu croire une seule seconde m'avoir déçu ?
-J'savais pas qu'on pouvait faire... c'que vous m'avez fait... Avoua Bilbo en rougissant fortement. Oín m'avait pas parlé d'ça...
-Tu as aimé ?
Bilbo hocha la tête en se pinçant les lèvres, hésitant entre se jeter en bas de la montagne en passant par-dessus le muret du balcon ou brûler vif dans la cheminée.
-J'ai l'impression que tu es gêné, mais tu n'as pas à l'être. Je sais que je t'ai forcé la main et j'espère que tu ne m'en veux pas...
-Bizarre, il m'semblait qu'c'était le contraire pourtant...
-Bilbo, je sais que ça fait beaucoup, mais veux-tu me faire plaisir ?
Le hobbit hésita, se demandant ce que le roi voulait encore de lui, mais il acquiesça quand même.
-J'aimerais que tu m'appelles Thorín, c'est mon nom après tout...
Bilbo ouvrit grand les yeux et la bouche.
-C'est tout ?
-Tu t'attendais à quoi ? Lui demanda Thorín en souriant.
-Euh... bah...
-Très éloquent... Se moqua doucement le roi, par contre, je suis désolé de te bousculer, mais il devient urgent que nous nous préparions pour le banquet, sinon, on risque de se faire remarquer...
-Faut que j'me lave...
-Je t'emmène ?
-Vous d'vez vous habiller, à moins qu'vous vouliez sortir comme ça ?
-Non, tu as raison, mais je peux perdre quelques minutes afin de t'amener sans encombre à la salle de bain givâshel...
-C'est pas la première fois qu'vous dites ça, ça veut dire quoi ?
-Ça veut dire que tu es mon trésor ! Expliqua Thorín en soulevant Bilbo sans effort.
Puis il le laissa seul le temps d'aller chercher la canne qu'il posa ensuite près de lui.
-Si tu as besoin de quoi que ce soit, n'hésite pas à m'appeler, d'accord ?
-Pour qu'ça finisse comme tout à l'heure ? S'exclama Bilbo.
Puis il se rendit compte de ce qu'il venait de dire et il devint rouge comme une tomate.
-Euh... j'veux dire que... j'veux pas dire que...
-Même si je suis sûr que j'aurais beaucoup de plaisir à recommencer, je ne pense pas que Kíli apprécierait que ses oncles soient en retard le soir ou il va se déclarer...
Ce n'était pas la seule raison pour laquelle Thorín avait refusé, mais il doutait que Bilbo connaisse son propre corps et ses capacités à se remettre après avoir eu du plaisir.
Mais le hobbit était très jeune et la jeunesse avait ça de bon que l'organisme se remettait très vite...
C'est en souriant qu'il le quitta pour se préparer, avant de filer dans le salon pour le laisser s'habiller sans craindre sa présence. Se fustigeant pour ses pensées bien trop portées sous la ceinture ce soir, il se promit d'attendre qu'il soit en bien meilleure forme avant de tester sa résistance...
oOoOo
Bilbo était devant le lavabo et essayait de se regarder dans le miroir qui était bien trop haut pour lui. S'il avait pu, il se serait mis sur la pointe des pieds, mais il ne voulait pas risquer de se faire du mal alors il se contenta de prendre l'éponge et de se laver consciencieusement. Il n'était pas sale à proprement parlé, mais il apprécia la fraicheur que lui apporta sa toilette rapide. Puis il prit sa canne et entra dans la chambre pour la trouver vide.
-Votre majesté ? S'exclama-t-il.
Puis il se rappela la demande du roi et plissa le nez.
-Thorín ? Recommença-t-il plus doucement, comme s'il craignait d'offenser le souverain malgré sa demande de l'appeler par son petit nom.
-Je suis dans le salon ! Entendit-il alors.
Il m'avait parfaitement entendu la première fois alors ! Se dit-il en reniflant fortement.
Il entendit des pas, tourna la tête vers la porte et resta figé.
-Ça va ?
-Vous êtes... vous êtes tellement...
-Je suis quoi ? Sourit Thorín.
-... magnifique... Murmura Bilbo.
-Je suis ravi de te plaire... Bilbo, il est bientôt l'heure et je dois accueillir nos visiteurs, je ne vais donc pas pouvoir t'attendre malheureusement...
Puis il s'approcha de lui et prenant sa main libre, il l'a porta à sa bouche pour poser un délicat baiser sur le bout des doigts fins.
-Kolya t'accompagnera. Prend le temps qu'il te faudra, peu importe l'heure à laquelle tu te sentiras prêt, je ne t'en voudrais pas et je suis sûr que Kíli non plus. Il comprendra...
-Lui et le grand guerrier tatoué m'ont sauvé la vie, j'peux faire un effort et être là pour lui faire plaisir. Je serais là. Affirma Bilbo en souriant.
-Dwalín, le grand nain tatoué s'appelle Dwalín et lui et son frère Balín sont mes plus vieux amis.
Thorín hésita, mais il finit par se pencher et déposa un baiser léger sur les lèvres de Bilbo.
-A tout à l'heure thak kurdu... (1)
Encore des mots totalement inconnus, mais dont le ton du roi lui faisait dire que c'étaient des mots doux malgré la rudesse de cette langue.
Il le regarda sortir et s'approcha de la commode sur laquelle il avait posé ses vêtements avant de prendre son bain. Il caressa le tissu soyeux de la veste avant de caler la pile sous son bras et marcha tant bien que mal vers son lit, sur lequel il la posa. Puis il s'habilla, prêt, sans y être totalement, à affronter la foule...
oOoOo
Dwalín, en tant que garde personnel du roi était à sa gauche et Balín était à côté de lui. Thorín était sur son trône dans la salle bordée des statues des anciens monarques et il attendait ses invités qui ne devraient pas tarder à venir. Il tourna la tête légèrement sur sa droite et vit Kíli qui trépignait presque d'impatience et au moment où il allait lui dire de se comporter comme un prince et non comme un adolescent prépubère à son premier rencard, le garde de l'entrée claqua bien fort son bâton sur le sol.
-Sa majesté le roi Bard de Dale et ses altesses le prince Baín et la princesse Tilda ! Annonça-t-il.
Thorín attendit qu'ils parcourent la longue allée et se leva quand il ne leur resta plus que quelques mètres à parcourir.
-Bard, je suis content que vous ayez pu venir... Le salua-t-il en inclinant la tête.
-Et je suis ravi d'être là ce soir, Thorín. Ça faisait longtemps depuis le mariage de Fíli et Sigrid. Votre montagne est toujours aussi majestueuse !
Le nain inclina encore la tête en souriant.
-Baín, Tilda...
-Votre majesté... Dirent les deux enfants en même temps.
Et sous le regard attentif de leur père, Baín s'inclina et la jeune princesse fit une petite révérence.
-J'ai été surpris par cette invitation, mais quand j'ai vu votre neveu devenir très nerveux en attendant la réponse de Thranduil, je me suis dit que nous allions apprendre une grande nouvelle ce soir, je me trompe ? S'exclama l'homme en regardant Kíli.
-Vous deviez vous y attendre, non ? Car il me semble que votre fille Sigrid a été l'instigatrice de plusieurs réunions entre mon neveu et une autre personne, je me trompe ? Rétorqua Thorín.
Bard eut la décence de rougir légèrement et d'avoir l'air contrit en regardant Kíli qui lui, regardait ses bottes avec beaucoup d'attention.
-Je plaide coupable, m'en voulez-vous ?
Thorín se contenta d'esquisser un léger sourire qui rassura Bard qui se tourna alors vers Kíli.
-Kíli, je suis content de vous revoir. J'espère que vous allez bien ?
-Oui votre majesté, merci de vous en inquiéter.
-Votre frère ne va pas tarder à revenir, non ?
-Oui ! S'exclama le jeune nain avec enthousiasme, j'ai vraiment hâte de les revoir, lui, Sigrid et maman.
-C'est dur d'être loin de sa famille. J'ai de la chance que ma Sigrid ait épousé quelqu'un qu'elle aime et qui ne soit pas trop éloigné. Connaissez-vous la date de leur retour ?
-Ils devraient être là au début du printemps.
-Sa majesté le roi Thranduil de Greenwood et la capitaine de la garde Tauriel ! Annonça alors le garde.
-Bien... je vais donc devoir patienter encore un peu pour revoir ma fille. Mais cette soirée est la vôtre, je ne vous retiens pas plus longtemps... Lui dit-il en se mettant de côté.
Thorín se retint de regarder son neveu, même s'il se doutait qu'il avait dû se redresser, qu'il avait certainement passé ses mains plusieurs fois sur ses vêtements afin de les lisser et pour finir, qu'il avait dû placer sa tresse d'union bien en vue.
Mais pour l'instant, en tant qu'hôte, il devait s'intéresser à l'elfe qui marchait vers lui. Ou plutôt, qui glissait...
Il se retint de ricaner devant la délicatesse du roi qui s'approchait de lui.
-Thorín...
-Thranduil... je suis content que vous ayez accepté mon invitation.
-Il me semblait que si je refusais, j'aurais eu droit à une mutinerie dans les rangs de ma garde.
-Il est heureux que vous ayez choisi d'éviter cela.
-Ce ne sont peut-être pas les mots que j'aurais employé... Rétorqua Thranduil avec un rictus.
Kíli, en tant que prince mais non héritier, n'eut droit qu'à un signe de tête poli qu'il lui rendit.
Thorín détestait être obligé de lever la tête pour parler à l'elfe mais même s'il était plutôt grand pour un nain, même s'il était resté juste devant son trône qui était élevé sur trois marches, le roi des elfes était sans doute le plus grand des êtres de sa race et le dominait encore d'au moins une tête. Puis il se tourna vers la rouquine.
-Tauriel...
-Votre majesté...
-Nous voici tous réunis, puis-je vous inviter à me suivre vers la salle à manger ? Dit alors Balín qui tendit le bras vers l'allée.
Les trois rois marchèrent l'un à côté de l'autre, et même si deux des trois souverains répugnaient à se toucher, ils ne pouvaient pas faire autrement que d'être très proche étant donné l'étroitesse de l'allée. Dwalín et Tauriel en tant que gardes personnels étaient juste derrière eux, ensuite venait Kíli et les deux enfants de Bard qui s'extasiaient devant l'immensité de la salle qu'ils traversaient.
-Les nains sont plus petits que nous, alors comment avez-vous fait pour sculpter des colonnes aussi immenses ?
-Tilda ! La gronda son père, on ne parle pas comme ça !
-Désolée Da...
-Ce n'est pas grave, je vous assure que ce genre de question ne nous dérange pas, n'est-ce pas mon oncle ?
-Effectivement, nous sommes plutôt fiers de notre ingéniosité et notre savoir-faire, alors répond donc à la question de notre jeune invitée !
-Vous voyez les petits trous dans les colonnes ? Lui dit alors Kíli en s'arrêtant de marcher.
-Oui... à quoi servent-ils ?
-Et bien pour faire simple, nous posons des grandes tiges en métal dans ces trous et ensuite, à l'aide de cordes et de planches, nous montons un échafaudage qui nous permet de grimper et d'aller aussi haut que possible.
-Mais c'est très haut ! Vous n'avez pas le vertige ?
-Nous ne sommes pas sujet à ces malaises. Et heureusement, parce que dans les puits, les mineurs sont tenus par des cordes et sont parfois suspendus au-dessus d'énormes gouffres.
-C'est fascinant ! Je pourrais les voir ? S'exclama Tilda.
-Tilda...
-Pardon... mais c'est si fascinant, père !
Kíli sourit devant tant de naturel et il continua ses explications tout en marchant, jusqu'à ce qu'ils arrivent à la salle à manger. Deux gardes postés à l'entrée ouvrirent grand les deux lourdes portes et Thorín entra le premier.
-Roi Thranduil, si vous voulez vous donner la peine... Dit alors Balín en se postant à côté de la chaise qui lui était destiné.
Si l'elfe fut surpris par le mobilier, ses quelques milliers d'années de vie lui avait appris à porter un masque d'indifférence qui le faisait passer pour un être hautain. Ce qu'il était aux yeux de Thorín de toute façon...
Il se mit donc à côté de la chaise tirée par un nain et Balín installa ensuite Bard et ses enfants, puis Tauriel, qui était la personne la moins élevée socialement parmi tous les invités de la soirée.
Thorín était monté sur l'estrade, suivit par son neveu et Dwalín. Le conseiller vint ensuite prendre place et il constata avec plaisir que les menuisiers avaient fait un travail fantastique. Les chaises commandées pour les elfes et les hommes étaient parfaitement adaptées à leur taille et quant à eux, les nains, ils étaient au même niveau que leurs invités grâce à l'estrade.
Ils attendirent tous que Thorín s'assoit avant d'en faire autant et Balín constata que ses collègues conseillers n'avaient pas donné suite à l'invitation, ce qui n'était finalement pas plus mal. De plus, ils ne risquaient pas de subir le courroux de leur roi étant donné la façon dont celui-ci leur avait fait comprendre que leur présence n'était pas vraiment souhaitée.
Tout le monde avait eu un regard étrange sur la chaise vide à côté de Thorín, mais personne n'avait rien dit.
-Je pense pouvoir parler au nom du roi Thorín et vous affirmer que ceci n'est pas un diner formel. Considérons ce repas comme une rencontre entre voisins et si vous êtes bien installés, nous pourrons commencer à nous restaurer. Annonça Balín.
-Je vous avoue que je ne suis toujours pas à l'aise avec toutes ses formalités... Dit alors Bard.
-Comme c'est étonnant... Marmonna Thranduil.
-Etant donné votre longévité, vous êtes bien plus au fait que nous pour tout ce qui concerne ce décorum, vous ne pouvez pas nous en vouloir pour ça, n'est-ce pas ? Déclara alors Bard avec un petit sourire en coin.
Le roi de Dale n'avait jamais vraiment apprécié les elfes parce qu'il les trouvait hautains et trop sûr d'eux et il ne put s'empêcher de lancer cette petite pique.
-Mais vous vous en sortez fort bien, je vous rassure. Rajouta Thorín qui ne pouvait qu'être d'accord avec lui.
Balín, sentant monter une certaine animosité, frappa dans ses mains et à peine quelques minutes plus tard, les portes s'ouvrirent sur de nombreux serviteurs portant chacun soit un plat, soit des bouteilles.
-Je vous en prie, prenez ce qu'il vous plaira. J'espère que nous allons contenter tous les palais que ce soit en nourriture ou en boisson ! Je vous souhaite un excellent appétit. Annonça Thorín.
Les plats circulèrent entre les convives et Thorín cacha un sourire quand il vit le grand elfe paraitre surprit par la qualité et la diversité de ce qu'il lui était proposé. Bard et ses enfants firent nettement moins de manière et s'ils se comportèrent parfaitement, les deux jeunes étaient si passionnés par leur visite qu'ils parlèrent de tout et de rien avec tout le monde, ce qui détendit nettement l'atmosphère.
Même Thranduil se fendit d'un sourire alors qu'il écoutait une anecdote plutôt drôle qui concernait un cochon, Baín et un arbre.
-Mais j'étais jeune quand ça s'est passé et tu m'avais promis de ne plus en parler Tilda... Marmonna son frère rouge de honte.
-Et comment avez-vous fait pour vous débarrasser de cette bête féroce ? S'exclama Kíli avec un grand sourire.
-Il a attendu qu'il retourne dans son enclos pour manger ! S'esclaffa Tilda.
-C'est heureux qu'il n'y ait pas de cochon ni d'arbres dans la montagne alors...
-Vous avez des cochons chez vous, roi Thranduil ? Lança Tilda en regardant le grand blond.
Un blanc suivit la question de la jeune fille. Bard était rouge et regardait sa fille avec un mélange de colère et une forte envie de rire. Thorín évita de justesse de s'étouffer avec le vin qu'il venait juste de boire et tenta avec succès de ne pas recracher le reste. Kíli passa son regard de Thranduil à Tilda, se demandant s'il devait enfermer la petite fille dans les plus bas cachots de la montagne ou s'il allait prendre la main de Tauriel et s'enfuir avec elle. Quant à Thranduil, on avait l'impression qu'il venait de manger un citron...
-Non mademoiselle, nous avons des arbres, mais pas d'animaux de cette sorte. Lui répondit-il après un instant.
-Est-ce que les mets sont à votre goût, votre majesté ? Lui demanda Balín afin de détendre l'atmosphère.
-Oui, merci...
Et puis Tilda, sans s'être rendue compte du léger malaise qu'avait provoqué sa question, se remit à babiller avec candeur, faisant repartir les conversations et permettant aux convives d'être un peu soulagés...
oOoOo
Bilbo avait eu un peu de mal à s'habiller seul, surtout pour les chaussettes, mais il n'avait pas voulu embêter Kolya, alors c'est avec soulagement qu'il constata qu'il n'avait plus que la ceinture à attacher pour parfaire sa tenue. Il était maintenant devant la porte de la chambre et tenait sa canne.
Il faut qu'j'y aille...
Encore quelques secondes...
...
Non, j'y vais pas...
...
Mais j'ai promis à Kíli...
-Votre altesse, vous êtes prêt ? Lui demanda Kolya de l'autre côté de la porte.
J'peux plus reculer...
-Votre altesse ? Vous allez bien ?
-J'arrive... Décida enfin Bilbo en ouvrant la porte.
-Vous êtes parfait votre altesse. Nous y allons ?
Kolya souriait tout en regardant Bilbo d'un air appréciateur. Le hobbit était sans aucun doute parfaitement terrorisé à l'idée d'être dans la même pièce que deux rois qu'il n'avait jamais vus, mais il essayait de le cacher. Même s'il n'y arrivait pas totalement...
-J'suis mort de trouille... Murmura Bilbo en avançant doucement.
-Il n'y a vraiment pas de quoi... faites confiance à votre instinct et au roi Thorín. Vous êtes son compagnon et vous serez assis à ses côtés. Saluez tout le monde simplement et tout ira bien.
-Et si j'oublie l'nom des invités ? Et si j'me trompe de nom ? S'affola Bilbo en s'arrêtant net dans le couloir.
-Maitre Balín vous présentera chacune des personnes présentes. Vous n'aurez rien d'autre à faire que d'incliner légèrement votre tête.
-J'veux plus y'aller ! Couina Bilbo.
-Vous n'avez pas besoin de vous inquiéter votre altesse, tout se passera bien...
Kolya patienta quelques instants, incertain de l'attitude à prendre. Devait-il ramener le hobbit aux appartements royaux ou devait-il le forcer à le rejoindre ?
Mais avait-il seulement le droit d'obliger une altesse royale à faire une chose qu'elle ne voulait pas ?
-J'ai promis au roi... pourquoi est-ce que j'ai promis au roi qu'j'irais ? Gémit Bilbo.
-Parce que le prince Kíli vous a sauvé ? Tenta Kolya.
-Oui, il m'a sauvé, c'est vrai. Je peux... non, j'dois aller l'remercier... j'dois aller à la fête en son honneur ce soir...
Bilbo ferma les yeux, inspira à fond plusieurs fois et regarda Kolya.
-On y va ?
-Je suis avec vous votre altesse... Lui répondit le soldat en s'inclinant et en souriant.
Le trajet jusqu'à la salle à manger parut à la fois interminable et effroyablement rapide à Bilbo qui se trouvait maintenant devant les gardes.
-Veuillez annoncer son altesse royale Bilbo, je vous prie. Demanda Kolya aux gardes, stupéfaits d'entendre le titre du petit inconnu devant eux.
-Non ! J'veux dire... j'peux juste entrer comme ça, n'est-ce pas ? Balbutia Bilbo.
-Oui, mais...
-J'veux pas m'faire remarquer... Supplia le hobbit.
-Comme il vous plaira votre altesse. Capitula le garde du corps. Ouvrez les portes !
Les deux gardes s'étaient rapidement redressés quand ils avaient pris conscience qu'ils avaient un membre royal devant eux et ils ouvrirent les portes avec diligence...
oOoOo
A suivre...
oOoOo
(1) : "mien cœur" en Khuzdul que j'ai traduit par "mon cœur"
Petite question :
Préférez-vous avoir la traduction du Khuzdul à la fin du chapitre ou juste à la fin de la phrase ?
oOoOo
Et merci de me lire.
Bizz
Ticoeur
