Disclaimer : Le scénario est la seule chose qui m'appartient. Les personnages font partis de l'univers Marvel ( comics, films et séries )

Mot de l'auteure : I'm back bitches ! WTF, mais ça fait autant de temps ?! :-O J'espère que vous ne m'avez pas oublier ahah ! - en vrai, je comprendrais - Je signe mon retour avec cette histoire basé sur le ship Wanda / Jean. Pour info : la Wanda que j'utilise est sous les traits d'Elizabeth Olsen - qui d'autres qu'elle aussi ? 3 - et Jean n'est autre que Sophie Turner - Best Jean Ever ! 3 - Cette histoire comptera 3 parties de cinq chapitres chacun qui seront mis les uns derrières les autres. Maintenant que tout est dit, vous pouvez lire ! Prêt ? Go ! :-P


PS : Les scènes en italiques sont des souvenirs de Wanda.

PS 2 : Certaines lignes en italiques sont des conversations psychiques entre les personnages principaux.


Novi Grad - Sokovie – 5 Décembre 1999

Il faisait froid aujourd'hui. Nous jouions, mon frère et moi, dans notre chambre quand il entendit la porte d'entrée claquée. Sans un mot, il se leva à grande vitesse et se précipita dans le salon en hurlant. Je soupire sous son comportement et le rejoignis quand il scanda mon prénom.

Un sourire éclaira mon visage lorsque je vis notre père dans le salon. Notre mère préparait le dîner, comme chaque soir. Notre père s'agenouilla pour se trouver à ma hauteur et m'autorisa à ouvrir sa valise, posée sur le canapé. Dans mon esprit d'enfant de dix ans, je connaissais déjà ce qu'elle contenait et pourtant, je m'y précipitai avec un immense sourire éclatant.

Tous les soirs, j'y trouvais des saisons entières de séries que j'affectionnai tant. Je me tournai vers lui et me jetai à ses bras afin de le remercier. Il me prévint que ce n'était pas fini, se leva et se dirigea vers une toile accrochée au mur. Un vaste trou se trouvait derrière où il y cachait ses séries et ses films.

Notre père sortit de sa caverne magique, comme il aimait l'appeler, la saison de ma série préférée. Pietro râla, mais s'assit tout de même sur le tapis, attendant que cela commence. Notre mère nous rejoignit, plusieurs minutes plus tard, en nous informant que le dîner serait prêt dans une demi-heure. Malgré les réticences de Pietro, le lecteur engloutit, une énième fois, le disque d'une saison de The Dick Van Dyke Show.

Avant que l'épisode commence, je m'installai à côté de mon frère jumeau et attendais patiemment que les premières images apparaissent. Je me tournai vers ma mère et lui offrit un immense sourire joyeux. La seconde d'après, sans rien comprendre, nous nous retrouvâmes dans les ruines de fût notre foyer. Un obus s'était planté au milieu de notre salon et nos parents n'étaient plus là.

Pietro m'examina afin de trouver une trace de blessure, mais ce ne fut pas le cas. Nous comprenons, grâce aux cris d'effroi et aux bruits d'explosion à l'extérieur, que nous ne reverrons plus jamais nos parents. Ce malheur déchira mon cœur de petite fille, mais je n'ai pas eu le temps de pleurer la mort de nos parents.

L'obus était toujours là. Il n'avait pas explosé. Instinctivement, je tendis ma main dans sa direction et lui ordonnai de ne pas exploser. Deux jours sont passés. Deux jours où nous avions eu la peur au ventre de mourir. Deux jours qui ont nourri notre haine envers Tony Stark.


The Salem Centrer – Westchester – États-Unis – 28 Mars 2014

Un blanc s'installe dans la salle. Aucun membre du groupe ne dit un mot. Ils sont bien trop impressionnés pour cela. Une lueur rouge étincelle au creux de ma paume et dans mon regard. Elle est là, la raison de ce silence. Ils sont effrayés et leurs réactions me confortent dans l'idée que cela n'en était pas une de se réunir. Parmi les personnes présentes, il n'y en a qu'une qui ne me regarde pas avec crainte.

Tu es très courageuse de nous faire part de ton souvenir le plus sombre, dit un homme chauve et en fauteuil roulant. Son corps portait les marques du temps, mais il n'était pas vieux.

Ce n'est pas le plus sombre, Professeur, lui appris-je en tournant mon regard enflammé sur sa personne.

Assis à ma droite, mon frère me prit la main. Je tourne mon attention sur lui et comprends que je suis en train de perdre le contrôle. Une nouvelle fois. Cependant, je n'ai pas envie de renfermer ce pouvoir dans sa boîte. J'ai envie de laisser libre cours à cette magie dangereuse et sanguinaire qui est la mienne. Laisser libre cours à mes émotions trop longtemps refoulées. J'aimerais tout faire exploser autour de moi, le monde entier, afin ne plus avoir à subir ses regards haineux posés sur ma personne. Pouvoir montrer au monde entier ce que j'ai vécu.

Crois-moi, tu ne veux pas en connaître les conséquences.

Une voix féminine retentit dans mon esprit. Je relève la tête en direction de sa propriétaire qui me fixe depuis le début. Elle est âgée d'un an de moins que moi et mon frère, possède une chevelure longue, couleur feu, ainsi que des yeux d'un bleu surnaturel. Depuis que nous sommes arrivés dans cette école, elle n'a jamais cessé de m'observer en silence, munie d'un sourire à la fois resplendissant et énervant.

Tu comptes essayer de me stopper, Jean ? Tu penses être assez puissante pour ça ? Lui répondis-je dans une intonation de défi.

Je ne le pense pas. Je le sais, dit-elle avec confiance et détermination, munie de son éternel sourire.

Ce tempérament et cette insubordination me font doucement ricaner tandis que ma magie se calme lentement. Je lève les yeux au ciel, sans jamais la quitter du regard, avant de reprendre l'air froid que je m'oblige à porter devant le reste du monde.

Comme si tu en étais vraiment capable.

Son sourire s'agrandit à cette pensée et elle hoche la tête d'une façon théâtrale. Ce petit moment entre nous ne dura pas longtemps. Mes souvenirs violents de mon passé tortueux me reviennent sous forme de flash. Je grince des dents sous la subite douleur que ce phénomène me procure. Une nouvelle fois, une envie de mort et de destruction me prend à la gorge.

Tu ne contrôles pas ton pouvoir et il influence tes émotions.

Jean, arrête ! Lui crachais-je en accentuant la lueur de mort dans mes iris.

Je n'ai pas besoin qu'elle me le dise. Je sais que je n'ai aucun contrôle. C'est pour ça que je suis ici. C'est pour ça que tout le monde me hait ou se méfie de moi.

Que vas-tu faire si j'arrête ? Tous nous tuer ? Me demanda-t-elle d'une voix tranchante, mais pourtant calme.

Sa présence rassurante, compatissante, et à la fois frustrante, que je ressens depuis le début s'est envolé. À la place, Jean dégage une aura ténébreuse, froide. Ce n'est pas la première fois que je ressens cela. Notre rencontre m'a marqué sur plusieurs points et ce détail en fait parti.

Je ne fais pas ça pour t'accabler, Wanda.

Je ressens de la tristesse. Non, je ressens sa tristesse. À elle. Non ! Je ne peux pas ressentir cela. Pas maintenant. Pas comme ça.

Arrête.

C'est un ordre. Je n'en peux plus. Je serre de plus en plus la main de Pietro tant je sens que je suis sur le point de défaillir. Je ne peux pas contrôler une si grande partie de ma magie ainsi relâchée. C'est trop pour moi. Pourquoi est-ce que ça revient avec une telle puissance ? Je suis arrivé à la contrôler tout à l'heure pourtant !

Si c'est trop pour toi, laisse cette magie explosée. Je protégerais le reste du groupe.

Mes yeux s'ouvrent instantanément sous sa pensée et croisent son regard déterminé, empreint d'or. Mon rouge et son doré se confrontent pendant plusieurs secondes sous le regard attentif du professeur Xavier. Les autres élèves sont terrorisés et incapables de se mouvoir. Cette impression, que je laisse à tout le monde, me permet de reprendre peu à peu mes esprits. Je ne veux pas qu'ils aient peur de moi, mais le mal est déjà fait.

Un soupir vacillant entre la défaite et la douleur sort d'entre mes lèvres à la seconde où les effluves de mon pouvoir disparaissent. Mon cœur me fait mal, j'ai l'impression que mon âme vient de se déchirer en deux. Une nouvelle fois. J'essaie d'empêcher les larmes de coulées et la présence de Pietro m'aide à y arriver. Seulement, les paroles de Jean résonnent toujours dans mon être. Ainsi que ses émotions. C'est insupportable.

Le professeur ordonne la suite du cours et malgré les quelques effluves de magies présentes autour de nous, il n'y eut plus aucun incident. Malgré tout, nous sommes trois à ne pas suivre le reste de la leçon :

Pietro est perdu dans ses pensées et ses réflexions.

Jean reste attentive aux moindres de mes gestes et essaie de lire, à nouveau, dans mon esprit.

Moi-même, meurtrie et traumatisée par les visions de mon passé. Nous formerions un sacré trio.

Le professeur X pense qu'en parlant de notre passé, des actes que l'on a pu faire ou des évènements que nous avons vécus, nous pourrions accueillir la perspective d'un futur. Il se trompe. Mon passé m'a appris une chose essentielle :

Je suis née afin de détruire ce monde.

Mon destin est tracé depuis des années et je me retrouve dans cette école dans le seul et unique but de m'en empêcher.

Tu es quelqu'un de bien, Wanda, murmura-t-elle à mon esprit.

Sors de ma tête, Jean, lui ordonnais-je sans tact.

Elle est vexée et blessée que je la repousse. Je peux le sentir. Je n'ai pas le choix. Je ne peux pas me permettre de montrer mes émotions. Malgré tout, elle m'obéit à contrecœur et détourne le regard. Je souffle de soulagement en me rendant compte que les émotions que je ressens sont, uniquement, les miennes.

Je donne un regard attendri et réconfortant à mon frère afin de le remercier pour sa dévotion. Depuis que nos parents sont morts, il n'a jamais cessé de veiller sur moi. C'est un frère exemplaire. Le meilleur que l'on peut avoir.

Il exige une preuve de la reprise de contrôle sur ma magie. Dans un sourire assuré, je fais apparaître une sphère rouge au creux de main et la fais danser entre mes doigts et finit par la faire mourir.

Il sourit devant cette démonstration et je pose ma tête sur son épaule. Je souffle une nouvelle fois, soulagée que cette crise soit passée si rapidement. Pourtant, je sens mon cœur se pincer au sujet de Jean. Je n'ai pas osé poser mon attention sur elle, mais lorsque j'y arrive enfin, j'ai le plaisir de revoir son rictus espiègle.

Je me sens observé par notre enseignant depuis la fin de ma crise. J'ignore totalement ses regards en coin inquiet jusqu'à la sonnerie marquant la fin de cette heure infernale. L'entièreté des élèves sort de la salle avec rapidité, ce qui me fait légèrement sourire. Quand ce fut au tour de Jean, je ne peux m'empêcher de laisser traîner mes iris sur ses formes.

Ce contact visuel se brise lorsqu'elle disparaît dans le couloir et un énième soupir traverse la barrière de mes lèvres. Qu'est-ce qui ne va pas chez moi ? C'est la question que je me pose depuis plusieurs années maintenant.

Ne te flagelle pas, frangine. Elle plaît à tout le monde, retentit la voix de Pietro dans un sourire amusé.

On en a déjà parlé. Elle ne me plaît pas, rétorquais-je d'une voix basse et menaçante.

Wanda, quand tu arriveras à dépasser ce stade, tu y verras plus clair, répliqua-t-il en me tendant la main.

Quel stade ? Je ne comprends rien à ce que tu racontes, soupirais-je en acceptant sa proposition.

Ce stade, précisément. Faire l'autruche. Je connais tes raisons, mais elle semble être en mesure de te contrôler, ricana-t-il en avançant de quelques pas dans la salle de classe.

Pietro, un mot de plus et tu vas te retrouver dans le lac, le menaçais-je en faisant apparaître une boule d'énergie rouge.

Uniquement si tu arrives à m'attraper, frangine, dit-il en se déplaçant autour de moi à une vitesse folle.

Je souris un instant, amusée de son comportement enfantin, avant de stopper sa course d'un geste de la main. J'ai toujours été plus puissante que lui, que tout le monde d'ailleurs, mais voir cet air choqué sur son visage vaut toutes ses autres expressions. Je relâche mon pouvoir dans un rictus et me dirige vers la sortie.

Tu viens ? Lui demandais-je en me retournant, espiègle.

Il marmonne quelque chose entre ses dents et fait la moue. Un rire franc sort de ma gorge devant son comportement. Il arrive toujours, volontairement ou non, à me faire sourire. Qu'importe la situation. Après un instant, il me rejoint et nous quittons les lieux, ensemble. Seulement, je ne m'attends pas à ce que Jean soit là, assise sur les marches au fond du couloir.

Si ça, c'est pas un signe, commenta Pietro à mon oreille.

La ferme, lui répondis-je en levant les yeux au ciel.

Lorsque je me sens menacé, de quelque manière que ce soit, mon réflexe principal est de fuir. C'est ce que je fais après avoir posé un regard noir et lourd de sens à Jean. Sa réaction fut la raison de ma fuite. Elle n'a pas eu peur. Elle ne s'est pas sentie agressée. Elle m'a juste souri d'une manière désinvolte, comme elle le fait à chaque fois.

J'en perds mes moyens, peu habitué à ce genre de réaction J'utilise mes pouvoirs pour me téléporter jusqu'au cerisier en fleur ornant la fenêtre de notre chambre, à Pietro et moi. Mon cœur fait des bons dans ma cage thoracique, à m'en faire mal. Je pose l'une de mes mains sur ma poitrine pour essayer de le calmer.

Vous calmez vos nerfs au même endroit, intervient mon jumeau, après qu'une ligne argentée soit apparu autour de moi.

Nous sommes connectés, Wanda, entendis-je de sa voix lointaine.

Non, mais ce n'est pas possible ! Ça va s'arrêter à la fin ? M'exclamais-je en coupant la parole que mon frère avait repris.

Je prends ma tête entre mes mains, essayant de contrôler mon flux magique et le mal de crâne qui va avec. Cette sensation. Ce bouleversement. Cette chaîne que je traîne depuis six mois maintenant. Toutes ses choses me ramènent loin dans mon passé. À un moment de ma vie que je déteste. Ce moment où j'ai compris que je ne pourrais jamais avoir une vie normale et qu'éprouver des émotions simples comme l'amour ne sera jamais à ma portée.


Lagos – Nigeria – Afrique – 31 Octobre 2013

Le jour d'Halloween. La frontière entre le voile du monde des morts et celui des vivants y était la plus fragile. Pietro et moi étions venus à Lagos pour participer à la manifestation contre les armes Stark. L'association, qui se chargeait de l'événement, organisait un buffet où tous les participants de la manifestation étaient conviés. Nous n'avions aucun moyen de nous nourrir alors nous avions sauté sur l'occasion.

Cependant, en me levant ce matin, j'ai senti quelque chose d'étrange au fond de moi. J'ai demandé à mon frère s'il avait ressenti la même chose et il m'avait répondu que non. Nous étions arrivés à Lagos, aux alentours de quinze heures et la manifestation démarrait une heure plus tard. Nous décidions de visiter la ville avant de nous rendre au point de rendez-vous.

Le marché était vraiment magnifique. Ses couleurs chaudes de rouge et de jaune me faisaient penser à un coucher de soleil. Les marchands nous proposaient de goûter à leur spécialité, ce que nous acceptions avec joie. Nous avions passé toute l'heure à discuter et à rire. Cela n'avait pas été le cas depuis un long moment. Seulement, cette chose au fond de moi ne faisait que grandir. Je ne savais pas ce que c'était, mais je comprenais qu'il s'agissait de quelque chose de dangereux. Je n'avais aucun doute là-dessus.

A quatre heures, la manifestation commençait et comme souvent, elle avait légèrement dégénéré lorsque la police locale s'en était mêlée. Les agents essayaient de disperser le plus possible la foule et en les voyant faire, la responsable de l'association leur avait tendu un papier d'autorisation. Je ne compris pas ce qu'ils se disaient, mais cela ne plaisait absolument pas à la jeune femme.

Après un instant, les policiers crièrent sur tout le monde des mots que nous ne comprenions pas. J'eus un mauvais pressentiment et tournais mon attention sur Pietro. Il me fixait déjà, conscient qu'il y avait un problème. Il me prit par la main et nous allions nous en aller lorsqu'un policier posa sa main sur son épaule. Lorsque nos regards croisèrent le sien, nous nous rendions enfin compte qu'il ne s'agissait pas de la police locale, mais des agents d'Hydra.

Nous nous étions enfuis de leurs locaux sans autorisation et ils avaient envoyé des assassins ainsi que des agents pour nous tuer ou nous ramener en vie si cela leur était possible. Il sortit un pistolet et le plaqua contre mon abdomen, faisait pression sur mon frère pour qu'il n'utilise pas son pouvoir. Il grinça des dents avant de jeter un regard autour de lui.

Peu après, il reposa son attention sur moi et nous hochâmes la tête d'un même mouvement. J'utilisai mes pouvoirs pour arracher l'arme des mains de l'agent et Pietro courut autour de nous avant de lui donner un uppercut. L'homme fut projeté à plusieurs mètres de nous et nous en profitions pour nous enfuir. Seulement, une lignée de cinq assassins nous barrait déjà la route.

Wanda, tu vas devoir utiliser tes pouvoirs pour tuer, me somma-t-il avec un air sombre.

Je hochai la tête négativement, refusant catégoriquement d'employer de telles méthodes. Il grogna de frustration et lorsque nos assaillants nous mirent en joue, je me plaçai entre eux et mon frère. Ils ouvrirent le feu sans hésitation et j'érigeai un bouclier autour de nous. Seulement, peu habituer à le maintenir aussi longtemps, celui-ci commence à faiblir, obligeant Pietro a trouvé une autre solution.

Nous avions établi notre camp de fortune dans une zone reculée de la ville qui se trouver, géographiquement, derrière nous. Il attendit que les agents vident leur cartouche de munitions et me prit par la main. Il utilisa sa vitesse afin de nous éloigner de leurs attaques, mais dans sa course, une balle vint se loger dans son bras, le perturbant le temps d'une petite seconde.

Heureusement, cela lui suffit pour reprendre le contrôle de notre fuite et nous arrivions enfin à notre destination. Il marmonna quelque chose dans sa barbe avant d'aller récupérer un kit de médecine que nous emportions tout le temps avec nous. Je n'osai pas lui adresser la parole par honte de n'avoir pas eu le courage de nous protéger convenablement. J'en étais pourtant capable, mais c'était au-delà de mes forces.


QG des Avengers – État de New York – États-Unis – 01 Janvier 2014

Nous nous étions disputés peu après cet événement. Il y eut une énorme explosion où Pietro avait été la victime. Je suis partie en vrille à ce moment-là, mais tout était flou dans ma tête. Mes souvenirs revenaient à la suite de mon affrontement contre les Avengers. Après plusieurs mois de terreur et d'horreur, ils ont réussi à s'infiltrer à l'intérieur de Lagos. Captain Marvel était à la tête de cette intervention.

Nous en avions tellement entendu parler. Sa réputation de plus puissante Avengers n'était plus à prouver et elle ne l'avait, visiblement, pas usurpée puisqu'elle avait tout de même réussi à me maîtriser. Lorsque je suis revenue à moi, je me trouvais dans une chambre inconnue et j'étais seule. Je n'ai aucun souvenir des actes que j'ai bien pu réaliser à Lagos.

Paradoxalement, je me souvenais très bien des bruits de destructions. De l'odeur de la chair brûlée. Des cris d'innocents que j'ai torturés et tués. L'exaltation de tuer.

Carol m'a beaucoup parlé de notre combat. C'était l'un des affrontements les plus difficiles qu'elle avait dû mener, mais elle avait réussi à m'avoir à l'usure. Pietro avait survécu à l'explosion et avait été ramené sur le campus des Avengers en même temps que moi. La chambre où je me trouvais en faisait partie. Après avoir décidé de nous garder avec elle, malgré l'avis mitigé du groupe, Carol m'a pris sous son aile.

J'ai beaucoup appris à son contact et elle m'avait aidé à contrôler les flux élémentaires de ma magie. Certes, ce ne fut pas de tout repos, mais à chaque fois que je perdais le contrôle, elle m'arrêtait alors au fur et à mesure, j'ai pu comprendre son fonctionnement et progresser tout aussi rapidement.

Nous étions sur le campus depuis un peu moins de trois mois et mes souvenirs n'étaient toujours pas revenus. Après des examens approfondis, Shuri nous a expliqué que mes pouvoirs avaient installé une barrière autour de ses souvenirs. Je ne pourrais les atteindre qu'à condition d'éclater cette bulle. Ce qui était impossible sans que je n'en perde la raison.

Souhaitant tout de même m'aider, Carol avait décidé de faire venir des personnes aussi spéciales que moi. Il y avait une école pour les gens comme moi à Westchester et Carol connaissait très bien leur directeur, un dénommé Charles Xavier. Je n'avais aucune envie d'y aller, aucune envie de m'éloigner d'elle, mais je n'avais pas le choix. Si je souhaitais récupérer mes souvenirs, ne plus faire de black-out, je devais suivre une scolarité dans cette école.

Tu penses que c'est vraiment une bonne idée ? Lui avais-je demandé, les bras croisés sur ma poitrine.

Nous n'avons plus le choix, Wanda. Tu dois récupérer tes souvenirs et contrôler tes pouvoirs. Je connais plusieurs élèves là-bas et je suis sûr que tu y trouveras ta place, m'expliqua-t-elle en posant une main sur mon épaule.

Nous avons les mêmes pouvoirs. Tu pourrais m'apprendre à les contrôler, essayais-je malgré tout, sous son sourire amusé.

Cela ne me plaît pas non plus, mais tu verras que ce n'est pas aussi horrible de voyager et rencontrer d'autres personnes. Des personnes comme toi.

Je soupirais un instant, consciente qu'elle avait raison. La seule chose qui me rassurait dans cette histoire est la présence de mon frère. Il n'avait pas voulu en discuter. Pour lui, c'était naturel de me suivre dans cette nouvelle aventure et je ne le remercierais jamais assez pour ça.

Pourquoi est-ce que tu m'as permis de rejoindre les Avengers ? Je ne suis qu'une meurtrière, lui demandais-je avec une véritable curiosité morbide.

Pendant notre combat, j'ai ressenti quelque chose. Une force m'a montré, le temps de quelques secondes, une scène bien précise. Je t'ai vu toi, dans les cellules d'Hydra recevoir les pouvoirs de la gemme de l'esprit et j'ai su que tu n'étais pas méchante, mais plutôt une personne perdue et manipulée. Une victime.

Hydra. Nous étions perdus, sans défenses et terrorisés suite à la mort de nos parents. Mon frère et moi passions de pension en pension. De familles d'accueil en familles d'accueil. Lors de notre première manifestation, ils nous avaient repérés. Strucker, leur chef, nous avait alors expliqué leur projet.

Celui de créer des armes humaines à l'aide des pierres d'infinités. Il nous avait promis de nous donner les clefs de notre vengeance envers Stark industries et nous avions choisi de le rejoindre. Comparée à Lagos, je me souviens parfaitement de chacune de leurs expériences.

Après plusieurs essais, j'ai réussi à entrer en harmonie avec la pierre de l'esprit et j'y ai vu mon avenir. Je m'y suis vu dans une tenue juste au corps rouge et avec un diadème sur la tête. Je m'y suis vu, puissante et libre. Cette vision m'avait permis de tenir le coup jusqu'à devenir assez forte. Ils ne faisaient pas le poids contre mes pouvoirs, j'ai réussi à libérer Pietro et nous nous sommes enfuis.


Voilà voilà ! J'espère que vous avez bien aimer ! Une petite review pour mon retour ? :-P

Rythme de publication : un chapitre par semaine. Si celui-ci change, je vous en tiendrez informer.

Des bisous !