Je ne possède aucun des personnages de la série

Il y a des images qui ne s'effacent pas, même avec le temps [Défis Galactique : Journée internationale du souvenir en hommage aux victimes du terrorisme - 21 août]

Texte écrit dans le cadre de la Journée internationale du souvenir en hommage aux victimes du terrorisme - 21 août

Il fallait écrire sur un perso ayant été victime directe ou indirecte du terrorisme ou d'écrire sur la lutte contre le terrorisme ou bien d'écrire sur la reconstruction des victimes, sur les aides qu'elles ont ou pas.

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


DES CAUCHEMARS QUI VOUS HANTENT

Hardison n'avait jamais relevé lorsqu'Eliot leur avait dit un jour entre deux phrases banales que le temps ça se trouvait et qu'il ne dormait que 90 minutes par nuit. Dans son esprit, son ami était presque une sorte de super héros. Il n'était pas à une bizarrerie prête le concernant.

Pourtant ce fut en restant en planque dans ce fichu appartement au huitième étage d'un vieil immeuble décrépi, qu'il commença à comprendre que ses nuits étaient courtes peut-être pour une autre raison.

Il y avait eu une poursuite et une bagarre. Eliot avait tenu tête à un type qui faisait deux fois sa taille et l'avait assommé, même si certaines de ses côtes avaient été meurtries. Il s'était donc étendu pour se reposer quelques minutes et n'avait pas tardé à sombrer.

Hardison n'avait rien fait pour l'en empêcher et il avait même tiré une couverture du lit sur ses épaules avant de reprendre sa surveillance. Heureusement que le reste de l'équipe n'allait pas tarder à les rejoindre. Il s'ennuyait.

Eliot dormait depuis une demi-heure quand il commença à s'agiter. Intrigué, Hardison redressa la tête. Il arrivait à tout le monde de faire des rêves un peu agité, mais là il comprit rapidement que c'était autre chose. Il écouta son ami murmurer plusieurs fois « non », appeler un certains Jack et prononcer le mot « bombe »… Hardison frissonna. Il savait parfaitement que le passé d'Eliot était fait de missions gouvernementales violentes et d'opérations privées avec des mercenaires encore plus sombres, mais ça c'était comme le vivre. Il y perçut de la douleur, un cri d'impuissance et Eliot se mit à trembler.

Hardison n'était pas sûr de ce qu'il fallait faire, mais il ne pouvait pas le laisser se battre seul contre un cauchemar aussi violent. Il se rapprocha doucement, espérant qu'il ne l'assomme pas quand il se pencherait sur lui et s'assit sur le bord du lit. Au fond de lui, il espérait que le poids à côté de lui, le ramènerait de ses rêves, mais ce ne fut pas le cas. Il le vit frissonner et posa une main sur son épaule, le secouant doucement.

- Eliot ! Eliot ?

A peine l'eut-il effleuré que son ami s'assit comme un ressort sur le lit. Les yeux hagards et faillit lui sauter à la gorge, mais il le reconnut à temps. Hardison déglutit et se pencha, profitant qu'il soit vulnérable pour l'attirer dans ses bras et le serrer doucement tout en lui murmurant.

- Eliot… Shh, c'était juste un mauvais rêve. Juste un rêve, d'accord ? Rien de tout cela n'était réel.

Son ami se cabra, mais se laissa faire et laissa sa tête s'appuyer contre l'épaule d'Hardison le temps que son souffle ne lui revienne et que les images sombres s'estompent lentement. Le hacker fut content de le voir se laisser aller. Il connaissait sa fierté et la manière dont il détestait se montrer vulnérable, mais il n'y avait que lui dans la pièce et les deux amis avaient dépassé ce stade depuis longtemps.

Eliot serra les dents, se maîtrisa un peu mieux et expira avant de redresser en détournant les yeux.

- Merci…

- De rien ? C'était quoi ça ?

- Un souvenir.

- Proche d'un syndrome de post traumatique je dirais.

Eliot lui adressa un regard en coin et bougonna.

- Ça c'est ce dont on affuble les soldats quand ils rentrent au pays, mais au moins ça permet à certains de recevoir un peu d'aide… Comment on ne pourrait pas souffrir de stress ? Tu ne sais pas ce que c'est la guerre, surtout dans ces pays. Ce n'est pas joli à voir. Ils utilisent des femmes et des enfants pour faire leur sale boulot.

- C'est de ça dont tu as rêvé ?

Eliot lui adressa un nouveau regard en travers et se renfrogna, prêt à mettre fin à la conversation, mais Hardison l'agrippa par un bras pour l'empêcher de se détourner.

- Hey, non ! Ne fuis pas. Je sais que ça te fait du bien de parler, alors parle-moi Eliot.

L'ancien militaire jeta un coup d'œil à son ami. Il sembla peser le pour et le contre et murmura.

- Tout ça ce sont mes histoires Hardison.

- Oui, mais elles te font souffrir, alors parle-moi. Des fois ça soulage de les formuler.

Eliot adressa un léger sourire à son ami. Même après tout ce temps, il parvenait encore à le surprendre.

- Tu sais, ce n'est pas très joli et…

- Parle-moi Eliot.

- D'accord…

Eliot pivota pour s'asseoir au bord du lit. Il redressa la tête et fixa le mur en face de lui, tentant de ne pas regarder Hardison qui était assis à ses côtés.

- J'ai fais plusieurs missions en Irak et en Afghanistan. Quand je te dis que cette guerre là ne ressemble à aucune autre c'est vrai. Dans un combat quand ton ennemi te fais face et que tu ripostes, tu sais qui tu combats, mais là c'est une guerre qui se fait par la peur et le terrorisme.

Hardison se contenta d'hocher la tête avant de murmurer lorsqu'Eliot laissa passer de longues secondes.

- C'est à ça que tu rêvais ?

- En partie… On escortait un convoi d'armes en direction d'un poste avancé qui était au contact des talibans. Sur la route, on croisait des cohortes de réfugiés. Ils étaient épuisés, à bout de forces… Certains étaient blessés, mais n'avaient pas reçu de soins. Les vieillards avaient du mal à marcher. Les corps de ceux qui ne survivaient pas étaient abandonnés dans le fossé. C'était l'Enfer sur Terre.

- Je veux bien te croire.

- Quand ils nous croisaient, ils nous demandaient à boire ou à manger, on n'avait pas le droit de s'arrêter, mais parfois on leur lancer des bouteilles d'eau ou des kits de secours… comme à des chiens, ajouta-t-il en frémissant. Ce jour là, on a vu un chariot se renverser et il y avait cette fillette qui pleurait. Je savais qu'on ne devait pas s'arrêter, mais Jack n'a pas pu résister.

- Qui était Jack ?

- Un ami… Un mec bien… Il m'avait sauvé la vie… Devant les larmes de la petite fille, il a arrêté le convoi. Il est descendu pour aller voir comment aller sa famille. Je lui ai dit de rester dans le blindé, que c'était dangereux, mais il a avancé vers elle. Il s'est penché pour la prendre dans ses bras et…

Eliot se tut, frémissant de douleur, luttant contre un spasme douloureux et un sanglot qu'il n'avait pas pu retenir. Hardison lui posa la main sur le bras.

- Et ? Que s'est-il passé ?

- La petite avait une ceinture d'explosifs… commandée à distance pour être sûre qu'elle ne recule pas. Quand il s'est penché, ils l'ont activé. La déflagration a été d'une telle violence. Leurs corps et ceux des gens autour d'eux ont été pulvérisés. Il y avait du sang et de la chair humaine partout. Je n'avais jamais rien vu de pareil, mais ce n'était pas fini… Il y avait des tireurs embusqués. Ils ont ouverts le feu avec des lances roquettes. L'un des blindés à exploser. J'ai juste eu le temps de sortir du mien en tirant une jeune recrue qui ne tenait pas sur ses jambes tellement elle était terrifiée. On a essayé de se mettre à l'abri. Une balle a perforé son casque, elle est tombée à côté de moi. Je me suis penchée en avant et je ne me rappelle de plus de rien.

Hardison frémit et tendit la main pour serrer ses doigts qui tremblaient.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

- En plus des roquettes, ils avaient des balles perforantes, elle a traversé partiellement mon gilet. Heureusement c'était un classe IV, il l'a freiné, mais le choc m'a assommé. Je me suis réveillé à l'infirmerie. On m'a expliqué qu'autre unité nous avait rejoint et les avaient mit en fuite.

Hardison hocha la tête.

- Je comprends que tu puisses faire des cauchemars.

- C'était qu'une petite fille Hardison, ils en ont fait une arme… et je ne suis même pas sûr qu'elle ait été consentante. En fait, je suis sûr qu'elle ne l'était pas. On n'a pas envie de mourir à huit ans…

Eliot frissonna et baissa la tête, ne parvenant pas à cacher son émotion. Hardison prit une inspiration et se pencha une nouvelle fois pour le serrer dans ses bras. Son ami se laissa faire en murmurant.

- La guerre c'est la guerre, le terrorisme c'est autre chose…

- Oui… c'est pour ça que tu dors si peu ?

- Ça ou autre chose… mais ne t'en fais pas, j'ai appris à ne pas avoir besoin de beaucoup de sommeil pour récupérer.

- Tu… tu en as parlé à quelqu'un déjà ?

- A un psy ? Demanda Eliot en se détachant des bras de son ami ? On ne m'a pas proposé de psy…

- Pourquoi ?

- Par peur que je sois inapte… La plupart de mes missions étaient secrètes même pour l'armée Hardison. Comment tu veux que je parle de quelque chose dont l'Etat réfute l'existence ?

- Mais les victimes d'attentats on…

- Les civils peut-être et encore… Nous on est sensés savoir gérer…

Hardison ouvrit la bouche pour répliquer, mais Eliot mit un terme à la conversation en se levant du lit.

- Et si on commandait une pizza ? Tu n'as pas faim ?

Non, pour le coup, le jeune hacker n'avait pas faim, mais il comprenait le désir de son ami de parler d'autre chose, alors il se leva.

- Oh si ! On va même en prendre deux avec des bières et un soda ! Qu'est-ce que tu en penses ?

- Joli menu. Tu passes commandes ? … Et ne pirate pas le livreur, pour une fois, on va les payer ces pizzas !


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