Charlus marchait dans le couloir ; le froncement de sourcils qu'il arborait empêchait tout le monde de s'approcher. Dans toute autre situation - toute situation normale - Charlus se serait senti coupable de son comportement impoli. Cependant, quand un de ses vieux amis, Jacob, l'avait appelé par cheminette tard dans la nuit, exigeant sa présence à St Mangouste tout de suite, et lui faisant jurer également de garder le secret... Charlus ne considérait pas cela comme une situation normale, surtout à cette époque.
Dorea s'était inquiétée que quelque chose soit arrivé à James, et seule l'assurance insistante de Jacob que ce n'était pas lié à leur fils l'avait calmée.
Pourtant, cela l'aurait-il dérangé d'en dire un peu plus à Charlus ?
Charlus entra dans le bureau de Jacob et ferma la porte derrière lui. Jacob était assis derrière son bureau, mélangeant quelques feuilles de parchemins.
"Assieds-toi, Charlus." Jacob ne leva même pas les yeux de son travail, et Charlus lui lanca un regard noir.
"De quoi s'agit-il ?" demanda-t-il, sans faire le moindre geste pour s'asseoir. "C'est le milieu de la nuit, et tu nous as fait une peur bleue avec cet appel. Dorea serait ici à demander des réponses si tu n'avais pas juré que ça ne concernait pas James."
Jacob leva finalement les yeux, et le regard de Charlus s'adoucit quand il vit à quel point son ami avait l'air fatigué.
"S'il te plaît, Charlus, tu ferais mieux de t'asseoir."
Lentement, Charlus prit place en face du bureau de Jacob. "Que se passe-t-il ? qu'est-ce qui ne va pas ?" demande-t-il. "Tu as des problèmes ? Tu as besoin d'aide ?"
Jacob soupira en secouant la tête. "Je vais bien, mon vieil ami. Écoute attentivement, d'accord ? Et s'il te plaît réponde honnêtement ; rien de ce que tu dira ne sortira de ce bureau."
Charlus plissa les yeux mais hocha la tête.
"D'accord", dit Jacob en prenant une profonde inspiration. "As-tu déjà été infidèle à Dorea ?"
Charlus fixa Jacob pendant un moment avant de laisser échapper un grognement, incapable de le retenir. "Même si j'avais été tenté de faire une telle chose, je n'aurais pas été assez courageux pour le faire. Dorea s'appelle peut-être Potter maintenant, mais c'est une Black."
Jacob s'affaissa sur sa chaise et Charlus se pencha en avant.
"Plus tôt dans la soirée, il y a eu de l'agitation au Ministère. On ne nous a pas dit ce qu'il s'était passé, bien sûr, mais deux Langues de plomb ont débarqués ici avec quelqu'un. Ils nous ont dit qu'il était blessé, et ont exigé que nous 'trouvions' sa famille. Et s'il en avait, nous devions contacter ladite famille, et s'il n'en avait pas, nous devions les recontacter." Jacob se leva, et se dirigea vers la porte. "Je suis son principal guérisseur ; il y avait seulement deux autres personnes qui étaient au courant de son existence. Les langues de plomb les ont oubliétés. Pour autant que tout le monde soit concerné, il est juste un patient comme les autres."
Charlus suivit Jacob sans un mot. Il n'aimait pas ce qui lui venait à l'esprit. Ce n'était pas possible. Ça ne pouvait pas être possible. Ils étaient tous les trois les seuls Potters restants, lui, Dorea et James. Les guerres n'y étaient pas allés de main morte avec leur famille.
Ils s'arrêtèrent devant une porte un peu plus loin dans le couloir. Jacob se retourna pour le regarder.
"Souviens-toi, ce n'est pas James."
Charlus fronça les sourcils mais hocha la tête.
Jacob hésita un instant, puis il ouvrit la porte et fit signe à Charlus d'entrer. Charlus entra, mais se figea à peine entré dans la pièce, ses yeux se posant sur le corps sur le lit. Il fit tout ce qu'il pu pour ne pas courir aux côtés du garçon. S'il n'avait pas été mis au courant, il jurerait qu'il regardait son fils, couché si douloureusement immobile sur ce lit d'hôpital.
Il y avait quelques différences, sa taille et sa masse corporelle étaient les plus importantes, mais le garçon sur le lit pourrait passer pour le jumeau de James.
"Je ne l'ai pas encore réveillé", précisa Jacob, et Charlus dû lutter pour détourner le regard du garçon. "Tiens." Jacob lui tendit un des parchemins qui traînait sur son bureau.
Charlus le pris, reconnaissant qu'il s'agissait d'un dossier standard de sang de patient, les ayant vus remplis plusieurs fois pour ses Aurors lorsqu'il était encore en service. Ils étaient utilisés pour fournir au guérisseur les informations de base sur le patient, comme son nom et son âge, ainsi que son état de santé antérieur et actuel.
Le nom fut la première chose sur laquelle les yeux de Charlus s'arrêtèrent. Il savait déjà que le garçon était un Potter, mais il ne pouvait plus le nier maintenant. Harry James Potter. Des lettres soignées et coursives en haut de la page identifiaient le garçon, suivies par le chiffre quinze. Les sourcils de Charlus se haussèrent à ce moment-là. Le garçon, Harry, semblait bien trop petit pour avoir quinze ans. James en avait seize, et il avait l'air tellement plus grand que Charlus aurait dit qu'Harry ne pouvait pas avoir plus de quatorze ans, et c'était peu le cas de le dire. Puis ses yeux allèrent sur la liste des blessures et son sang se glaça.
"Qu'est-ce que c'est ?"
Il n'avait même pas remarqué que sa main tremblait jusqu'à ce que Jacob pose une main douce sur son épaule.
"Je suis désolé", chuchota son ami, et Charlus eut envie de maudire quelqu'un, de préférence les responsables des nombreuses blessures répertoriées.
Charlus prit une grande inspiration, pliant soigneusement le parchemin, et le mit dans la poche de sa robe. Dorea voudrait le voir, il en était sûr. Charlus eut presque pitié de ce pauvre garçon ; Il voyait déjà le maternage que Dorea lui ferait subir... Mais là encore, il était clair qu'un peu de maternage était quelque chose dont Harry avait grandement besoin.
"Réveille-le", dit-il à son ami en s'approchant du lit.
Jacob acquiesça, et quelques instants plus tard, les paupières d'Harry s'ouvraient en battant des cils.
Le souffle de Charlus s'arrêta dans sa gorge quand des yeux brillants d'un vert émeraude le regardèrent. Il n'avait jamais vu une telle couleur aussi saisissante sur un Potter. Ils étaient encore plus frappants que les yeux gris de sa belle Dorea.
Ce regard était empreint de confusion.
"Papa ?" croissa le garçon, toussant juste après; Charlus se précipita à ses côtés, lui tendant le verre d'eau qui était sur la table de chevet.
"Doucement", dit-il quand Harry avala l'eau.
Quand Harry eut fini, il reprit le verre et donna au garçon les lunettes qui étaient sur la table de nuit. Ses lèvres tressaillirent lorsqu'il remarqua qu'elles étaient du même style que celle que James utilisait.
Jacob s'avança et le regard d'Harry se dirigea vers lui, sa main se dirigea vers une baguette qui n'était pas là. Charlus jeta un coup d'œil autour de lui, remarquant un sac réglementaire d'hôpital avec une une baguette et quelques autres choses à l'intérieur.
"M. Potter, savez-vous où vous êtes ?"
Harry plissa les yeux et secoua la tête. La poitrine de Charlus se gonfla un peu de fierté quand il vit le regard d'Harry balayer la pièce, repérerant les sorties possibles et ses affaires en un clin d'œil.
Puis son esprit alla vers l'innocent parchemin dans sa poche et il fronça les sourcils. D'après cette liste, il pouvait comprendre pourquoi un jeune de 15 ans agissait comme un Auror entraîné.
"Vous êtes à St. Mungo. Vous savez ce que c'est ?"
Harry hocha la tête. "Mes amis ? Est-ce qu'ils vont bien ?"
Jacob hésita un moment. "Vous étiez le seul à avoir été amené ici. Vous avez été amené par les langues de plomb. M. Potter, basé sur ça, je peux deviner d'où ils vous ont amené. Est-ce que vous vous rappelez comment vous êtes arrivé là ?"
Encore une fois, Harry hocha la tête. "Je croyais que Voldemort torturait quelqu'un. Mes amis sont venus avec moi. C'était un piège. Les Mangemorts étaient là. On a essayé de s'enfuir, on s'est battu contre eux. J'ai couru dans cette pièce... c'était étrange. Hermione a dit qu'un Mangemort s'était heurté à quelque chose, et qu'il était resté coincé dans une boucle, passant d'un adulte à un bébé et inversement. Puis il y a eu un cri derrière moi, et j'ai été projetée sur une étagère, et... je ne sais pas. Je me suis réveillé ici."
Charlus avait été chef des Aurors. Il savait très bien de quelle pièce parlait Harry. Cependant, il y avait une petite voix dans son esprit qui lui disait que ce n'était pas possible. Ça ne pouvait pas être possible.
Jacob, lui, hocha simplement la tête.
"Sais-tu qui sont tes parents ?" demanda-t-il, et Charlus leva brusquement les yeux.
"James et Lily Potter ", répondit Harry en fronçant les sourcils.
Charlus sentit son cœur bondir hors de sa poitrine. Non, non. Ce n'est pas possible. Cette guerre n'a pas pu durer aussi longtemps.
Jacob acquiesça à nouveau. "Et peux-tu me dire en quelle année nous sommes ?"
Le froncement de sourcils de Harry s'accentua.
"1995."
Charlus ne put retenir son halèteme et Harry regarda en arrière dans sa direction. Charlus ne voulait même pas essayer de lire toutes les émotions qui brillaient dans ses yeux.
"Harry", chuchota-t-il, en tendant la main avant de la laisser tomber à ses côtés. "Je suis Charlus Potter, ton grand-père."
Harry s'agita sur son siège. Il leva les yeux quand il entendit le doux gloussement de sa grand-mère. Enfin, sa "maman" maintenant, supposait-il. Cela faisait un mois qu'il s'était réveillé à , et il avait encore du mal à croire ce qui s'était passé. La dernière chose à laquelle il s'était attendu quand il s'était précipité au Ministère, c'était qu'il serait projeté dans le passé et soit adopté par ses grands-parents. Harry était sûr qu'il était encore sous le choc car il n'avait pas flippé autant qu'il l'aurait dû.
"Ne sois pas nerveux, mon chéri". Sa grand-mère lui sourit. "James est impatient de te rencontrer."
Harry se mordit la lèvre. "Et... et s'il ne m'aimait pas ?" chuchota-t-il, exprimant pour la première fois la pensée qu'il avait depuis qu'il avait compris qu'il allait rencontrer son père.
Il sursauta lorsqu'une main douce se posa sur son épaule et leva les yeux vers son grand-père.
"N'aie pas peur de ça". Son grand-père lui serra l'épaule. "James a envoyé une lettre chaque jour demandant de tes nouvelles."
"Est-ce qu'il le sait ?"
Sa grand-mère se leva de son fauteuil et prit un siège à côté de lui sur le canapé. "Nous lui avons dit la vérité, oui. Mais, James a juste un an de plus que toi. Ne t'attends pas à ce qu'il soit ton père ; il serait difficile pour lui de répondre à tes attentes."
"Je sais", chuchota-t-il. Il n'attendait pas que James soit son père. Il était juste heureux d'avoir la chance de le rencontrer. Il avait vu un aperçu de ce que son père avait été en tant qu'adolescent, et il avait été très déçu. Remus et Sirius avaient dit que son père avait changé, et il voulait le voir.
Sa grand-mère lui caressa la joue. "Tout va bien se passer", lui dit-elle.
Il prit une grande inspiration, se sentant plus calme quand son grand-père donna une autre pression sur son épaule.
"Je vais aller chercher les garçons", lui dit son grand-père. "Je ne serai pas long."
"Les garçons ?" demanda Harry, une fois que son grand - non. Il avait besoin de se rappeler qu'ils n'étaient pas ses grands-parents. Ils étaient Charlus et Dorea, ou maman et papa, comme ils lui ont dit qu'il pouvait les appeler.
Dorea souri. "Sirius vit avec nous maintenant."
"Sirius ?" chuchota Harry, les yeux écarquillés. Oh, Merlin. Il n'était pas prêt pour ça. C'était déjà assez difficile de rencontrer James, mais Sirius en plus ?
"Tu le connais ?" Dorea avait l'air ravie.
Harry hocha la tête d'un air hébété. "C'est mon parrain."
Dorea lui prit la main, ses yeux gris pétillant. "Tout comme James, ce Sirius n'est pas assez vieux pour ça."
"Est-ce que... il le sait aussi ?"
Dorea rit. "Nous ne le lui avons pas dit, mais je doute que James lui ait caché ça. Ils sont comme des larrons en foire, ces deux-là."
Harry sourit, se souvenant que McGonagall avait dit quelque chose de similaire.
"Vous parlez de nous ?"
Le souffle de Harry se bloqua dans sa gorge. Il regarda Dorea lever les yeux et rayonner. Il savait qu'il devait se retourner, mais il ne pouvait pas se résoudre à bouger.
"Bien sûr ", répondit Dorea en lui serrant légèrement l'épaule. Après ça Harry put à nouveau respirer. "Comment allez-vous, les garçons ?"
"Plutôt bien, tante Dorea."
Harry sursauta en entendant la voix. Sirius. Il se retourna avant même d'avoir réalisé ce qu'il faisait, et il croisa le regard d'un gris vif.
"Sirius", murmura-t-il en regardant le jeune homme en face de lui. Il avait toujours su que son parrain était beau - il avait des yeux et les souvenirs de la pensine étaient encore frais dans son esprit. Mais une année semblait avoir mûrir Sirius, le faisant passer d'un physique de garçon à quelque chose de plus.
Le sourire de Sirius s'était figé sur son visage, ses yeux écarquillés le fixaient, et soudain, Harry eut envie de se cacher. À quoi avait-il pensé en lâchant son nom comme ça ? Il était très heureux que Sirius le sache, car si ça n'avait pas été le cas, il aurait tout dévoilé ou serait passé pour un fou.
"Tu es Harry", dit une autre voix, et Harry regarda à gauche; son cœur fit un bond lorsqu'il vu James debout à quelques pas derrière Sirius.
James le regardait comme s'il était la chose la plus merveilleuse du monde, et Harry baissa la tête en rougissant.
Il leva les yeux quand une main légèrement calleuse toucha sa joue, le forçant à relever la tête. James était en face de lui, un doux sourire sur ses lèvres.
"Salut", chuchota James.
"Salut."
Le sourire de James s'éclaircit. "Je serais un mauvais père maintenant", dit-il. "Mais ça ne me dérangerait pas d'être ton grand frère."
Le sourire d'Harry était tout aussi éclatant.
"Qu'est-ce que tu fais ?"
Sirius failli bondir hors de sa peau.
"Faire faire une crise cardiaque à un type, pourquoi tu n'essayerais pas, Cornedrue ?" grogna Sirius, essayant de calmer son cœur qui s'emballait.
James leva un sourcil et jeta un coup d'œil à la fenêtre par laquelle il regardait. "Tu regardes encore Harry ?" demanda James.
Sirius commença à bafouiller.
" C'est bon. " James cessa de regarder par la fenêtre et se tourna pour faire face à Sirius. "Tu ne pensais pas pouvoir me le cacher, n'est-ce pas ? Je te connais depuis des années." souria James. "Tu sais, je suis un peu flatté, il me ressemble vraiment."
"Vous ne vous ressemblez pas du tout !" Sirius regarda James de haut en bas. "Tu es tous grands, dégingandés et musclés."
"Je ne pense pas qu'on puisse être dégingandé et musclé," marmonne James, mais Sirius fit comme s'il n'avait rien entendu.
"Il est délicat et petit et il a ces yeux brillants et sa voix est si douce et- " Sirius ferma la bouche, un doux rougissement sur ses joues.
Il détourna ses yeux du regard de James.
"C'est mon fils."
Sirius a tressailli.
"Enfin, techniquement, c'est mon petit frère maintenant."
Sirius leva les yeux. James le fixait toujours, mais il y avait une lueur plus douce dans ses yeux.
"Tu es comme un frère pour moi, pat. Si tu lui fais du mal, je t'écorcherait vivant et j'utiliserai ta peau comme tapis." James lui sourit, tout 'soleil et arc-en-ciel', et sortit de la pièce, laissant un Sirius bouche-bée derrière lui.
"Les Adolescents", soupira quelqu'un derrière lui, et Sirius tressaillit.
Il se retourna pour voir son oncle Charlus appuyé contre le cadre de la porte à l'autre bout de la pièce.
"Il tient ça de sa mère, mais ne lui dis pas que j'ai dit ça". Charlus se pencha. "Ne le prends pas trop à cœur. James est juste un peu surprotecteur."
"Je sais", chuchota Sirius en regardant à nouveau par la fenêtre. "Je ne ferai rien."
"Tu ne feras rien ?"
Sirius secoua la tête. "Je veux dire, il va bientôt partir, n'est-ce pas ?"
"Non, il ne partira vraiment pas."
La tête de Sirius se releva.
" L'incident a créé une ligne de temps différente, elle s'est séparée de la ligne de temps
originale au moment où Harry a atterri ici. D'après ce qu'ils peuvent déchiffrer à partir des résidus de magie, ce Harry est une version de celui de la ligne temporelle originale, mais le Harry de cette ligne temporelle existe toujours. Il a été divisé, pour ainsi dire. Ce Harry est notre Harry maintenant."
Sirius ignora vaillamment l'élan de joie que son cœur ressenti à ce moment là.
"Mon coeur, qu'est-ce qui ne va pas ?"
Harry leva les yeux du livre qu'il avait essayé de lire. Tentative étant le mot clé puisqu'il était resté bloqué sur la même page depuis une demi-heure.
"Rien", marmonne-t-il en refermant le livre.
Dorea soupira. "C'est Sirius ?"
La tête d'Harry se leva, les yeux écarquillés.
Dorea gloussa. "Pourquoi ne vas-tu pas lui parler ?"
Harry haussa les épaules. "Il n'a pas l'air de m'apprécier beaucoup."
Dorea ri et Harry la regarda, n'ayant pas l'habitude de la voir montrer un amusement aussi flagrant.
" Ah, mon cher, tu le penses vraiment ? " demanda-t-elle, le sourire toujours présent
sur ses lèvres. "Tu dois être la seule personne dans ce manoir à penser cela. Va-t'en." Elle le repoussa. "Va parler avec mon stupide neveu. J'ai toujours pensé que les Potter et les Blacks faisaient de merveilleux couples."
Harry fronça les sourcils mais fit ce qu'elle lui dit. Pour être tout à fait honnête, il aurait voulu parler avec Sirius. Au moins plus que les quelques mots qu'ils échangeaient chaque fois qu'ils se croisaient au manoir. Cependant, il se sentait ridiculement timide en présence de Sirius.
Il s'arrêta en trébuchant quand il heurta quelque chose de dur, et ses joues s'assombries en rougissant quand il vu que le 'quelque chose de dur' était en fait Sirius.
Sirius s'avança pour le stabiliser, et le rougissement d'Harry s'accentua. C'était, entre autres, la raison pour laquelle il n'avait pas engagé de conversation avec Sirius. C'était comme si Sirius avait la capacité de le réduire à un simple bégaiement.
"Harry", murmura Sirius en se rapprochant un peu plus de lui.
"Sirius."
Puis, avant même que Harry ne sache ce qui se passait, de douces lèvres rencontraient doucement les siennes. Un léger baiser effleurant ses lèvres.
C'était suffisant pour le laisser étourdi.
Sirius se retira, une légère couche de rose recouvrant l'arête de son nez.
"Harry", répéta-t-il. "Veux-tu sortir avec moi ?"
Harry fixa son regard, incapable de croire ce qui venait de se passer, même si une partie de lui était en train de sauter de joie en criant oui à pleins poumons.
Sirius s'agita, nerveux, ce qui a suffi à sortir Harry de ses pensées.
"Oui !"
Sirius sourit, le sourire le plus éclatant qu'Harry ait jamais vu, et lorsque Sirius se pencha pour l'embrasser plus profondément, Harry ne pu rien faire d'autre que de se fondre dans cette tendre étreinte.
