Salut à tous ! :)

Je suis contente que l'immersion de la semaine dernière chez les dragons vous aient conquis et je suis heureuse de vous retrouver pour ce nouveau chapitre !

Je remercie tout particulièrement MaraCapucin d'avoir accepté d'être ma bêta et de relire tous mes chapitres pour que la lecture vous soit plus agréable.

Quelques mots sur ce chapitre : Quels événements se sont produits avant l'apparition d'Echo ? Que s'est-il passé depuis les révélations de Morgane ? Comment les filles vivent-elles avec ça ? Les dragons vont-ils réussir à s'en prendre à la meute ?

Les personnages de la série The 100 ne m'appartiennent pas, seulement l'histoire est de moi.

Je vous souhaite une bonne lecture et je vous retrouve en bas ! :)


Ne me regarde pas

Partie n° 1 : La Carte Du temps

I see you in my memory Je te vois dans ma mémoire

As vivid as today Aussi vif qu'aujourd'hui

And I wonder do you see me Et je me demande si tu me vois

In that same familiar way De cette même manière familière

Oh Another place, another time Oh Dans un autre endroit, à un autre moment

We'll meet again and you'll be mine Nous nous rencontrerons de nouveau et tu seras à moi

Oh 'Cause nothing can compare to you and I Oh Car rien ne peut être comparé à toi et moi

The Corrs - Remember

Chapitre 16 : (In)justice

Une immersion brutale. L'organisme réagit au froid environnant par des mécanismes incontrôlables et désagréables. Le sang afflux rapidement vers le cœur faisant exploser les battements. La respiration devient incontrôlable. Puis le corps est épris par des spasmes qui empêchent toute nage. Le froid devient alors de plus en plus insupportable. L'eau s'avalent par litres, provoquant des nausées et bientôt, la tête ne peut plus rester hors de l'eau et la respiration devient impossible. Puis, il y a la perte de connaissance. Les derniers spasmes secoue le corps et c'est l'arrêt cardiaque. Une plongée funeste et infini dans les profondeurs.

Quelqu'un tire ce corps vers la surface, se succède alors massages cardiaques et bouches à bouches. Le cœur repart, les poumons sont emplit d'eau alors il faut tout recracher. Pendant une poignée de secondes le corps était mort, cela ne semble pas grand-chose, sauf peut-être pour la personne qui partage votre vie et qui vous croit maintenant six pieds sous terre.


J'arrête ma lecture alors que j'ai de nouveau cette sensation de mourir. Je secoue la tête pour m'en détacher. Il y a ce dont je me souviens et ce qui c'est vraiment passé. Dans les deux cas, je me suis effondrée en hurlant que je n'arrivais plus à respirer. Tout autour de moi était en train de devenir flou alors que Luna et Morgane hurlaient que Lyssa devrait être en train de mourir. J'ai encore la sensation de la pression de l'eau sur mes cordes vocales et ce froid… ce froid qui ne m'a jamais quitté comme un rappel de ce que j'avais perdu. Sauf que ce n'est pas Lyssa que je sentais agoniser… non pas Lyssa. Ça avait toujours été Anya. Toujours.

Je referme lentement mon livre et étire mes jambes. J'observe le corps inerte en face de moi. Je me lève et rapproche un peu plus ma chaise en déposant mon ouvrage sur le meuble près du lit. Je soupire avant de vérifier les constantes de la jeune femme grâce à ma magie. Je suis inquiète. Je ne sais pas vraiment comment l'aider. Il faut dire qu'avant aujourd'hui je ne me suis jamais demandée comment garder en vie un dragon. Le problème c'était plutôt de réussir à les tuer.

Je claque des doigts pour retirer ses bandages. Je fronce les sourcils en découvrant que la plaie est toujours infectée. Je soupire. Je ne sais pas vraiment quoi faire d'autre. Je laisse ma magie pénétrer son bras pour essayer de comprendre le mal qui la ronge. C'est une sorte de poison que je n'arrive pas à identifier. Je dois bien avouer que ça faisait bien longtemps que je ne m'étais pas sentie aussi impuissante.

Et si je n'arrive pas à la soigner elle, qu'est-ce qui peut me garantir que je serai capable de le faire si un membre de la meute de Lexa est mordu par un de ces foutus dragon ?

J'ai demandé à Jack si sa femme voulait bien venir voir Echo et essayer de poser un autre diagnostique. Peut-être que je chercher de la magie alors que le problème est autre part. Par moment, il peut être utile d'avoir un regard extérieur et j'aimerai éviter que cette situation s'éternise. Voilà déjà trois jours qu'elle est dans cet état, j'ai peur que si nous ne parvenons pas à la réveiller elle reste dans ce coma bien trop longtemps.

Je dois bien avouer que je ressens aussi un profond sentiment de culpabilité. Je n'arrête pas de me dire que si j'avais agit plus vite, Echo ne serait pas dans cet état. Ou alors peut-être que finalement ma magie à empirer les choses. Elle semblait aller bien les premières heures, jusqu'au moment où elle s'est effondrée subitement alors que Maya nous racontait ce qu'elle avait vécu ces derniers mois.

J'entends quelqu'un toquer. Je cesse donc d'observer la plaie. Je claque de nouveau des doigts pour qu'un nouveau pansement propre se place sur la blessure. Je me tourne une fois certaine que tout est bien en place et découvre Anya adossée contre la chambranle de la porte le sourire aux lèvres. Je m'avance vers elle en soufflant son prénom et en demandant :

- Tu es rentrée il y a longtemps ?

- Je viens juste d'arriver. Comment va Echo ?

- Toujours pareil, je réponds tristement avec un regard pour elle.

- Ce n'est pas ta faute, m'assure Anya, tu as fais de ton mieux. Tu t'es même mise en danger pour elle, ce qui d'ailleurs me reste encore en travers de la gorge.

- Qu'est-ce qu'il fallait que je fasse ? Te demander une autorisation écrite pour savoir si je pouvais sauver cette fille ?

- Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire… C'est juste que…

- Je sais, c'est la même chose pour moi, je souris.

- Nous n'avons pas vraiment eu le temps de parler depuis que nous avons eu cette "conversation", déclare t-elle pensive en mimant les guillemets sur le dernier mot.

- Oh… Tu parles de ce "truc" ou nous avons appris qu'une grande partie de notre vie était un mensonge ? Cette "conversation" là ?

- Ouais, souffle-t-elle, celle-là même.

Je ne peux m'empêcher de froncer les sourcils et de la dévisager. Je m'avance un peu plus. Je serre mes doigts alors que j'ai de nouveau cette envie de la toucher qui me ronge de l'intérieur. Je l'interroge avec une douceur dans la voix que je n'adresse qu'à elle :

- Tu veux vraiment en parler ?

Elle acquiesce avec lenteur alors que je la vois éviter mon regard. Je la vois frotter ses mains sur son jeans de façon nerveuse et il y a tout un tas d'autres signes qui montrent qu'elle n'est pas à l'aise avec la situation alors je précise pour qu'elle puisse avoir une échappatoire, si elle le souhaite :

- C'était il y a plus de deux mois et tu n'as jamais semblé vouloir en parler alors je me suis dis que… je ne sais pas, que tu préférais ignorer tout ça.

- Okay, elle baisse un peu plus les yeux et se frotte maintenant le front, il faut que je te dises quelque chose sur moi. Quand, elle reprend une inspiration un peu plus forte, lorsque j'ai la sensation qu'une situation m'échappe, j'ai tendance à fuir. C'est pour cette raison que j'ai accepté toutes ces missions. Et, elle se force à croiser mon regard, mordille sa lèvre inférieur avant de conclure, je ne veux plus être comme ça.

- C'est pas si grave de fuir si…

- … si tu me rattrapes ? Demande-t-elle avec une fragilité que je n'avais jamais entendu dans sa voix et en me tendant la main.

J'esquisse un sourire avant d'agiter lentement la tête de haut en bas. J'adore cette solution. Je souris un peu plus. C'est absolument le genre de promesse que je me sens capable de lui faire. Je ne veux plus la perdre, jamais. Je crois que si ça devait arriver de nouveau, cette fois ça me serait vraiment fatale. Mes yeux tombent sur sa main tendue. Je remarque qu'elle tremble légèrement. Anya est terrifiée. Elle me montre son côté le plus fragile. Elle se dresse devant moi sans aucune armure et m'expose une partie de son cœur. Je me plonge corps et âme dans ses iris si parfaits et sans vraiment y réfléchir, je glisse mes doigts entre les siens. Je ferme mes paupières une fraction de seconde pour apprécier ce sentiment étrange qui m'envahit de plus en plus lorsque je suis près d'elle. Je me sens entière, en sécurité et je l'aime un peu plus à chaques minutes qui passent. Je lui assure alors avec assurance :

- Je ne te laisserai pas me fuir, promis.

- Bien, souffle-t-elle.

- Anya.

Je murmure son prénom alors que ma seconde main se glisse sur sa joue. Elle sursaute légèrement comme à chaque fois que j'initie un geste vers elle, pour elle. Ce qui arrive de plus en plus souvent depuis deux mois, depuis les révélations de ma mère. Il lui faut un petit moment pour, semble-t-il, s'habituer au geste puis pour que ses yeux retrouvent les miens alors seulement, je poursuis :

- Je te pourchasserai jusqu'au bout du monde s'il le faut. Tu m'entends, j'accentue le contacte peau contre peau, le bout du monde.

Je vois des larmes s'accumuler rapidement dans ses yeux. Elle pince un peu plus ses lèvres l'une contre l'autre. Elle baisse de nouveau les yeux avant de sourire et d'opiner du chef. Je suis envahie par un sentiment de bien être, la savoir heureuse me remplit d'une joie telle que je n'en ai jamais connu auparavant. Si j'écoutais mon instinct, là, à cet instant je briserai le peu de distance qu'il existe encore entre nous et je l'embrasserai. Mais je ne peux pas faire ça, pas maintenant. Anya a encore besoin de temps et après l'avoir perdu si longtemps, je peux parfaitement lui accorder.

- Qu'est-ce que nous sommes ? Demande t-elle de nouveau avec cette fragilité.

- Je ne sais pas Anya, je réponds honnêtement.

- J'ai, elle vient frapper doucement ses tempes, de plus en plus de souvenirs qui reviennent chaques jours. Je ne sais pas quoi faire de tout ça, c'est comme si… comme si…

Elle secoue doucement sa tête alors j'éloigne ma main de son visage mais en contre partie, je serre un peu plus mes doigts toujours glissés entre les siens. Elle murmure :

- … comme si j'avais eu deux vies complètement différentes.

Je comprends tout à fait ce qu'elle veut dire. Il y a un enchevêtrement entre mes souvenirs réels et ceux que Morgane a fabriqué qui est assez perturbant. Certaines images étaient déjà venu perturber mon esprit en rêve, la seule différence c'est que maintenant je suis capable de déterminer ce qui est réel de ce qui ne l'est pas. Et, il y a certain souvenir que j'aimerai garder alors que je sais qu'ils ont été fabriqués de toute pièce, c'est assez perturbant.

- Si tu le souhaites, tu peux m'en parler, je lui assure avec douceur.

- Je n'avais que six ans, dit-elle. Personne n'a de souvenir très élaboré à cet âge là.

- Mais…

- Mais ?

- Je sens qu'il y a quelque chose qui te trouble. Dis-moi.

- C'est, elle semble hésiter, c'est toi. Tu étais tellement effrayée, perpétuellement importunée par cette peur gargantuesque. C'est insupportable. Ce sentiment était tellement imposant que je le ressens encore, elle fermer les yeux comme pour parvenir à contrôler toute cette terreur. Cette torpeur elle ne s'est pas adoucie avec le temps, non, elle a progressée encore et encore comme une tumeur et… je me sentais tellement impuissante. J'étais incapable de te protéger ! Ça me rend malade de savoir que je ne pouvais rien faire pour toi.

- Tu n'avais que six ans.

- Arrête ne… c'est pas ce que… ça n'a rien à voir. C'est juste que… et si, si ça t'arrive de nouveau ? Comment je fais moi, pour te protéger d'un tel sentiment d'insécurité ?

J'ai un moment de latence, comme si tout autour de moi cessait de se mouvoir et d'exister pendant une courte seconde. Tout se fige pour que je puisse avoir le temps d'assimiler ce que ce questionnement révèle. Anya semble beaucoup plus tenir à moi que ce que j'avais imaginé. Je sais que l'instinct de protection est très développé chez les loups garou mais il y a autre chose. Elle semble vraiment paniquer voir même être paralysée à l'idée de pouvoir être impuissante face à un ennemi qu'elle ne peut pas combattre : mes angoisses les plus profondes.

- Je ne ressentirai plus ce genres de choses.

- Tu n'en sais rien, répond-elle du tac-au-tac.

- C'était Lyssa.

- Pardon ?

- L'existence de cette tumeur de peur, le déclencheur… c'était Lyssa.

- Mais… tu n'avais pas une empreinte avec elle ? Demande-t-elle encore avec cette fragilité dans la voix qui me brise un plus en plus le cœur à chaque fois que je l'entends.

- Nous… de ce que je suis en train de parvenir à me souvenir, Lyssa et moi, nous étions perpétuellement en conflit. Elle utilisait notre lien de façon oppressante. Je ne me suis jamais sentie en sécurité avec elle. Elle voulait contrôler ma magie. Je me suis battue autant que possible mais elle est parvenue à convaincre la majorité que j'étais dangereuse. Elle a imposé elle-même le premier sceau de confinement sur ma peau. Je me souviens que c'est ce jour là que j'ai compris qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas avec notre lien. Elle souriait alors qu'elle m'infligeait une des pires choses que j'ai pu connaître. Je hurlais, pleurais, suppliais et elle… elle souriait. Tu penses vraiment que ça ressemble à une empreinte ?

Anya n'a pas besoin de répondre. C'est évident. Non, bien sûr que non. Normalement, l'idée même de vouloir faire du mal à la personne avec qui nous partageons l'empreinte est impossible. Oh… J'imagine que nous pouvons avoir envie de la tuer pendant une seconde mais jamais, en venir à le faire réellement souffrir. Car les maux sont censés ricochet de l'un à l'autre. C'est pour cette raison que ce jour là, quand je me suis écroulée, lorsque mon corps se tordait de spasmes, que j'avais la sensation de mourir, aussi bien Morgane que Luna ont pensées que c'était Lyssa qui mourrait.

J'en suis maintenant certaine, mon lien avec Lyssa était factice. Je ne me l'explique pas et pourtant, je suis absolument certaine que toute cette histoire d'empreinte était une mascarade. Rien de plus que de la poudre aux yeux. Je n'en connais pas encore la raison mais je vais le découvrir et aussi essayer de comprendre comment un lien qui est censé être inviolable à pu être manipuler de la sorte.

Je tourne la tête vers le couloir en sentant l'énergie de Lexa. Elle se dirige vers l'infirmerie. Je desserre alors mes doigts et les glissent loin de ceux d'Anya. Elle aussi a sentie l'alpha arriver. Son regard est triste et marqué par l'inquiétude alors que j'imagine qu'elle voit la jeune femme apparaitre dans son champ de vision. Je n'ai pas besoin de poser de question pour savoir. La jolie blonde se décale et s'appuie contre la porte ouverte. La brune s'arrête en face de sa sœur de cœur, elle me salue poliment mais rapidement avant de confirmer ce que j'avais deviné :

- Nous n'avons toujours pas retrouver les Blake.

- Ça va faire trois jours, soupire Anya. C'est trop long.

- J'aurai dû les obliger à venir vivre sur mon territoire.

- Ce n'est pas ta faute, contre aussitôt Anya. Tu m'entends Lexa, ce n'est pas ta faute. Tu as fait tout ce qui était en ton pouvoir. Tu les as prévenu du danger, tu les as protégé en demandant à Raven de construire une barrière autour de leur maison. Tu ne pouvais rien faire de plus.

- Si ils leur arrivent quelque chose, je…

Lexa est sur le point de s'effondrer. Nous sommes peu à le voir mais c'est le cas. Les deux derniers mois ont été difficiles pour elle aussi. Comme elle l'avait pré-senti, contenir la meute au sein du territoire, empêchant ses loups de vagabonder en toute liberté est très difficile à gérer. Alors que son autorité n'avait pas été contesté depuis la fin de la première attaque des dragons, elle a été contrainte d'accepter une quarantaine de duels au cours de ces soixante derniers jours. Certains se plaignent des nombreuses restrictions, d'autres de son incapacité à les protéger, et il y a ceux qui ne supportent pas l'idée qu'elle puisse avoir contracter une empreinte avec Clarke, un semi-démon. Pour ces derniers un tel lien avec un ennemi est impensable pour une personne qui est censé être leur alpha. Sans oublier les nombreux conflits qui gonflent un peu plus chaques jours, ça peut paraître bénin mais comme elle est la chef de meute, ils viennent tous la voir pour des petites choses qu'elle n'a ni le temps, ni l'envie de gérer.

Je vois Anya froncer les sourcils avant de s'approcher. Elle entre un peu trop dans l'espace personnelle de Lexa qui semble répondre à cet affront par un grognement. Comme je viens de le dire, elle est sur les nerfs et perpétuellement sur ses gardes. Elle en oublie même de se sentir en sécurité avec sa meilleure amie.

- Qu'est-ce que tu as au visage, demande Anya durement.

- Rien de plus qu'une égratignure, balaye t-elle d'un geste de la main.

Anya saisit rapidement le menton de Lexa et l'oblige à tourner la tête vers moi. Elle semble analyser une blessure qui m'est invisible. Sa lèvre supérieur tressaute. Oh-oh… ce n'est jamais bon ce genre de micro-expression. J'essaye de voir les yeux d'Anya et j'y lis alors une rage folle.

- Une égratignure, répète t-elle avec colère. Tu crois que je ne vois pas que, malgré la cicatrisation, presque toute ta peau au niveau du cou a été arrachée ? À quel point c'était proche de la jugulaire ? C'est pas vrai, je t'avais demandé de me prévenir pour que je sois présente à tous tes duels, sans exception. Qui t'a fait ça ?

- Anya, soupire Lexa en essayant de repousser sa main, je peux parfaitement gérer ce genre de chose seule, conclu t-elle alors qu'elle ne parvient pas à l'éloigner.

- Tu peux en effet, mais tu n'as pas à le faire.

- Écoute, je te préviens pour tous les duels comme tu me l'as demandé. Là… j'ai été prise par surprise mais je vais bien.

- Quel fils de p… quel putain de couard a osé t'attaquer de dos ? Je vais le tuer !

- C'est précisément pour ça que je ne voulais pas t'en parler. Personne ne va tuer personne. Je viens déjà de me disputer avec Clarke, je n'ai pas envie de recommencer avec toi.

La mâchoire serrée, Anya acquiesce doucement avant de lâcher le menton de Lexa. Elle semble toujours furax mais mieux contrôler sa colère. Elle soupire avant de reprendre :

- Dis-moi au moins de qui il s'agit pour que je le garde à l'œil.

- Non.

- Non ? Comment ça non ? Ne m'oblige pas à le demander à Clarke !

- Très bien, soupire-t-elle, c'est Titus.

- Titus, s'étrangle t-elle. Ce gars est censé te protéger, pas essayer de te tuer. C'est la sixième fois, s'énerver t-elle. Je vais le…

- Non ! Je suis sérieuse Anya, personne ne sera tué.

- Personne sauf peut-être toi, lance t-elle avec colère.

- Ça n'arrivera pas. J'ai été bien entraînée, par une espèce de psychorigide du contrôle.

- C'est moi la psychorigide du contrôle ?

- Je crois bien que oui.

- Tu fais chier Lexa.

C'est infime mais la brune sourit doucement. Finalement Anya a réussit à l'apaiser un peu. Je ne peux m'empêcher de repenser à ma vision. Si la situation continue d'empirer de la sorte, Lexa aura bientôt la sensation d'être complètement seule.

Ma vision ! Je me tourne brusquement vers Echo mon geste n'échappe ni à Anya, ni à Lexa. Cette dernière demande immédiatement si quelque chose ne va pas alors que la blonde me demande si son état empire. Je m'appuie sur le matelas et me penche sur le visage de la jeune femme. Je la fixe de longues minutes et lorsque je parviens de nouveau aux mêmes conclusions, je ne peux m'empêcher de me demander comment j'ai pu manquer ça. J'ai cru qu'elle n'était apparu qu'une fois dans ma vision mais maintenant, je suis certaine qu'elle était présente à deux moments. Pour la partie qui concernait Lexa mais aussi celle des Blake. C'était elle la jeune femme dont le visage me reste inconnu, celle qui tenait la main de Bellamy.

- Je suis tellement stupide.

- Raven dis-moi tout de suite ce qu'il se passe, exige Lexa.

- J'ai manqué quelque chose d'énorme, je souffle alors que je peine encore à réaliser.

- Énorme comment ? Demande Anya plus calmement.

- Énorme comme, ce n'est pas Echo qui est en train de lutter pour sa vie. Si je ne peux pas atteindre le poison, c'est parce qu'il n'est pas dans ses veines.

- Tu comprends quelque chose toi ? Interroge Lexa à l'intention d'Anya.

- Pas vraiment.

Je me retourne avec un sourire gigantesque en assurant :

- Je sais comment retrouver les Blake !

- Vraiment ? Je peux entendre tout l'espoir que vient de procurer mon annonce dans la voix de Lexa. Je t'écoute, comment ?

- Il faut que je sorte.

- Hors de question, explosent-t-elles d'une même voix.

- Tu n'as pas vu ce que j'ai vu il y a trois jours, se justifie Lexa, dès que tu es sortie, pour aider Echo, un dragon t'as foncé dessus. J'ai tout de suite remarqué qu'il ne voulait pas te tuer mais te faire prisonnière. Tu restes ici.

- C'est trop dangereux dehors, la soutiens sans surprise Anya.

- Juste le temps de lancer un sort, c'est une question de minutes, j'assure.

- Non, s'entête Lexa.

- Les dragons sont toujours collés à la barrière, nous avons déjà du mal à sortir furtivement pour essayer de retrouver les Blake alors le faire avec toi… autant, se trimballer avec un panneaux lumineux gigantesque en leurs demandant gentiment de venir nous tuer et de te capturer.

- Il y a sûrement une autre solution… Essaye de se convaincre Lexa.

- Ça va faire trois jours que je suis enfermée dans cette infirmerie avec une fille dans les vapes.

- L'infirmerie est sécurisé, m'assure l'alpha.

- Et tu resteras là le temps que je dois m'absenter, complète Anya.

- En plus, Clarke vient te voir au moins deux fois par jour.

- Non mais c'est pas vrai, vous êtes infernales quand vous vous y mettez toutes les deux. Je ne suis pas une petite chose fragile. Et, je vous dis que je dois sortir pour vous aider à retrouver les Blake. Vous avez conscience que si je demande l'autorisation, c'est par simple politesse ?

Elles semblent toutes les deux vouloir contrer mes derniers arguments mais se rétractent au dernier moment en se lançant mutuellement un regard disant un truc comme : "très bien laissons lui au moins le temps de s'expliquer". La blonde plonge ensuite ses iris dans les miens. Je peux sentir son inquiétude mais elle me pousse d'un signe de tête à exposer mon plan.

- C'est très simple, je sors, je lance un sort de localisation pour…

- … je croyais, me coupe Lexa, qu'il fallait oublier les sors de localisations, que les dragons avaient pour habitude de cacher leurs prisonniers dans une ombres que même toi tu ne peux pas atteindre.

- Lexa, je soupire, si tu me coupes avant même que je finisse ma phrase, nous n'allons pas nous en sortir. Je disais donc : je sors, je lance un sort de localisation pour retrouver Echo, je fais en sorte que vous puissiez la suivre à la trace et je rentre.

- Euh, Anya fronce les sourcils en essayant de comprendre mon raisonnement.

- Tu as conscience que Echo est… juste là, n'est-ce pas ? M'interroge l'alpha.

- Okay, je m'explique. Je ne sais pas quand, ni comment mais Echo semble avoir été en contacte avec les Blake et plus particulièrement Bellamy. Et, de toute évidence sa vie dépend de celle de cet imbécile heureux.

- Je ne comprends pas, souligne Lexa.

- Une empreinte, comprend la blonde. Tu ne peux pas atteindre le poison parce qu'il n'est pas dans ses veines. Mais comment tu pourrais retrouver les Blake de la sorte ?

- Parce que si je n'arrive pas à ramener Echo malgré la magie, c'est parce qu'elle n'est plus vraiment dans son corps. Elle s'évertue de protéger celui de Bellamy. Donc, elle est avec eux ou son énergie du moins, et personne ne peut cacher ce genre de chose. C'est censé être indétectable mais j'ai déjà, je me stoppe net en fixant Anya, j'ai déjà réussi à le faire, à retrouver quelqu'un grâce à ce lien si particulier. Si tu veux nous pouvons faire un teste avec toi et Clarke mais ça serait un perte de temps. Ça va faire trois jours, combien de temps encore les Blake vont-ils résister aux tortures que leurs inflige certainement Nia qui doit-être plus dingue qu'avant depuis la trahison d'Echo.

- Je suis pour, souffle Anya contre toute attente, mais je ne te lâche pas d'une semelle, je sors avec toi et je rentre avec toi. Lexa il faut que tu demandes à d'autre personne de t'accompagner, des personnes en qui tu as vraiment confiance, pas Titus et j'insiste sur ce point.

- Indra, Costia et Niko vont venir avec moi. Je te laisse Gustus pour protéger Raven. Je, elle fait une courte pause, je vais demander à Clarke si elle souhaite nous accompagner, ses pouvoirs pourraient nous être utiles.

- Clarke ? Souligne Anya avec étonnement.

- Ne dis rien sinon je t'encastre dans un mur porteur et je laisse le bâtiment s'effondrer sur toi.

- Okay, je n'ai rien dis.

- Arrête aussi de sourire, c'est agaçant.

- Je suis juste contente que tu puisses compter sur une autre personne que moi en dehors de la meute et que tu acceptes de demander de l'aide.

- Le mur Anya, pense au mur.

- Très bien, je ne dis rien de plus.

- Laissez-moi vingt minutes, nous nous retrouvons au point de rendez-vous nord-est.

Lexa sort de l'infirmerie sans se retourner. J'imagine qu'elle appelle mentalement sa garde rapprochée et leurs donne les mêmes indications que les notre avant d'aller demander de l'aide à Clarke. Je sens que Jack va adorer ça. J'en rirai presque.

Alors que je pensais que nous allions directement nous mettre en route, Anya sort son portable et écrit un rapide sms avant de s'adosser contre un mur et de s'asseoir. Elle est pensive et surtout inquiète. J'ai aussi remarqué lors de ces rares visites éclaires de ses derniers mois qu'elle semble plus fatiguée, fragile. Je me demande si c'est à cause de sa décision de ne plus se transformer.

Je peine encore à croire qu'elle ait pu tenir cinq ans sans laisser son loup sortir. Elle devrait être au bord de la folie ou pire en train de dépérir. Je n'ose imaginer ce qui se passera le jour où elle ne parviendra plus à le contenir. Il y a des chance qu'il rejette sa rage de ne pas avoir pu jouir de liberté sur tout ce qui l'entoure, n'être rien de plus qu'une bête sauvage.

Je comprends mieux pour quelle raison elle pense que je ne pourrai jamais voir son loup. Elle croit, et moi aussi, que si elle doit de nouveau le laisser prendre sa place, elle s'effacera alors complètement. Mais je ne laisserai pas ça arriver, ni le fait qu'elle puisse mourir à force de le contenir, ni qu'elle puisse lui succomber en lui laissant entièrement sa place. Je trouverai une solution pour qu'elle puisse de nouveau être lui sans peur.

J'entends la porte de l'infirmerie s'ouvrir mais je ne reconnais pas l'énergie de la personne qui vient d'entrer. Je quitte alors Anya des yeux et découvre une jeune femme que j'ai souvent aperçu sans jamais vraiment savoir de qui il s'agit. Je suis surprise de la voir là. Il faut dire que Lexa a restreint au maximum les personnes pouvant entrer dans cette pièce. Elle a usé de son pouvoir d'alpha, même sur sa garde rapprochée, pour infliger des maux insurmontables à celui ou celle qui voudrait s'en approcher. Je me demande en quoi cette fille peut-être plus digne de confiance que Indra en qui Lexa à une grande confiance ou Costia à qui elle confie certaine chose que même Anya ignore.

- Salut Gaïa, prononce Anya en se redressant.

- Je ne suis pas sûre que je sois la personne la plus adaptée pour surveiller cette fille, prononce-t-elle timidement.

- J'ai confiance en toi Gaïa, tout comme Lexa et ta mère.

- Mais… je commence à peine à réussir à me transformer volontairement. Je ne suis pas encore parvenue à résister à l'ascendant de la lune bleu et je pense encore échouer pour les lunes sang et dorée.

- Est-ce que nous sommes en décembre ou en avril ?

- Non…

- Et bien, il n'y a pas de problème alors, sourit Anya.

- Mais…

- Tu es bien plus forte que ce que tu imagine Gaïa. Ce n'était que ta quatrième lune, personne n'arrive à se maîtriser aussi rapidement. Tu es la meilleure élève d'Indra et pourtant, nous savons tous qu'elle est bien plus dure avec toi que n'importe qui d'autre. Je le répète, j'ai confiance en toi. Et puis, Anya sourit de nouveau, tu es peut-être une des seules à avoir qualifié Echo de fille et non de monstre.

- Je sais reconnaître un monstre et, elle détourne le regard pour fixer Echo, ça n'en est pas un.

- J'espère que d'autres le verront bientôt. Je te la confie.

- Mais…

- Tout va bien se passer. Je reviens très vite, promis. Mais si elle se réveille avant, parle lui comme tu le ferais avec n'importe qui d'autre mais n'attends pas de réponse.

- Pourquoi ? Elle ne parle pas ?

- Elle peut le faire mais elle n'en a pas eu le droit pendante presque toute sa vie. Je pense que ça va lui prendre du temps avant d'utiliser de nouveau sa voix.

- Je comprends.

- Sois forte Gaïa.

Anya tend son bras vers la jeune femme dans ce geste de confiance absolu que je ne l'ai vu avoir avec personne d'autre qu'avec Lexa. Gaïa écarquille les yeux, secoue sa tête avant qu'un magnifique sourire étire ses lèvres. Elle s'approche un peu plus et glisse ses doigts jusqu'à la pliure du coude de la blonde qui fait un signe de tête pour lui assurer silencieusement une dernière fois qu'elle a toute sa confiance. Le geste ne dure pas excessivement longtemps mais de par l'importance du geste, j'ai presque la sensation que tout se déroule au ralenti.

Lorsque la pression est relâchée, Anya se tourne vers moi et je peux voir son regard pétiller de fierté. Elle me sourit et je comprends qu'il existe un lien plus fort que l'amitié entre elle et cette jeune fille, plus grand que la confiance qu'elle vient de lui accorder. Elle me fait signe et nous nous mettons en route. Je réfléchis à ce que je viens d'être témoin. Gaïa a agit comme si…

Non, je dois me tromper. Si cette relation est vraiment celle que je crois Lexa l'aurait remarqué et elle en aurait parler à Anya. Enfin, je suppose. Je fixe le profile de la belle blonde, elle sourit toujours. Je demande :

- Quel âge à Gaïa ?

- Bientôt 20 ans.

- 20 ans ? Mais tu as dis qu'elle n'avait vécu que quatre lunes.

- Sa transformation a été très tardive, ça arrive de temps en temps.

- Par toute la magie, dis-moi qu'elle était ici quand s'est arrivé et pas dehors.

- Gaïa est restée après son seizième anniversaire. Elle n'a jamais souhaité quitter la meute mais elle faisait des études, hors de Polis. Elle revenait toujours pendant les périodes de lune pour aider sa mère à organiser le confinement. Elle était dehors quand c'est arrivé.

- Dis-moi que Lexa est arrivée à temps.

- Non. Personne n'a senti sa transformation, il y en a eu trop ce jour là, une vague énorme une trentaine le même jour. Lexa était complètement débordée.

- Elle s'est fait, je déglutis, violée ?

- Non. Je suis arrivée à temps. Je ne sais pas pourquoi mais depuis que je vis ici Gaïa a toujours eu tendance à traîner par chez moi. Sa présence était normal mais pas celle des sept mâles qui ont surgi subitement, je me suis inquiétée pour notre sécurité alors je suis sortie voir. Elle se battait comme une cheffe avant même que je n'arrive, j'ai fini le travail pour elle. J'ai appelé Marcus pour qu'il se cache avec Blue dans le grenier et je l'ai ramené chez moi en prévenant Lexa. Elle a détruit mon salon. J'ai dû attendre qu'elle se calme et redevienne humaine pour soigner ses quelques blessures. Je me suis réveillée en sursaut vingt minutes après m'être endormie par une Indra qui tambourinait à ma porte. Elle était tellement inquiète, je ne l'avais jamais vu dans un tel état. La plupart des parents qui enfante un latent les rejettes, mais Indra a toujours eu un amour inconditionnel pour sa fille. Elle a continué à l'aimer et la protéger même après la dernière lune de sa seizième année.

- Je n'avais pas réalisé que Gaïa était la fille d'Indra.

- Elles arrivent parfaitement à le cacher sauf si l'une d'elles est en danger. Indra était tellement démunie ce jour là. Je pense qu'elle s'attendait à pire que les quelques égratignures sur le corps de sa fille et la morsure un peu plus grave sur son flanc. Gaïa porte encore la cicatrice de cette attaque. Indra aussi a pensé qu'elle s'était fait violée, elle était effondrée. Elle a eu du mal à croire sa fille quand elle lui a dit ce que j'avais fait pour elle. J'avais encore plus tendance à me tenir à l'écart de la meute à ce moment là et Indra avait une méfiance énorme envers moi.

- Que sont devenu les sept mâles qui s'en sont prit à Gaïa ?

- Indra les a presque tués, bien que j'avais déjà pas mal mâché le travail mais Lexa est intervenue. Elle ne tolère aucun meurtre au sein de sa meute pas même de la part de la cheffe de sa garde rapprochée. Elle l'a arrête et les a bannis en faisant d'eux des omégas.

- Elle les a bannis… ils ne faisaient plus partie de la meutes alors Indra a pu… les tuer ?

- Elle n'en a rien fait, ne voulant pas avoir de ce sang répugnant sur les mains, se sont ses mots, pas les miens. Honnêtement, elle sourit de nouveau, je plains le pauvre fou qui voudrait de nouveau s'en prendre à Gaïa, Indra le réduirait en miette enfin si Gaïa n'en a pas déjà fait son affaire, elle est en train de devenir une très grande guerrière, peut-être même plus puissante que sa mère.

- C'est parce qu'elle a quelqu'un à protéger, je comprends.

Anya fronce les sourcils sous l'incompréhension de ma dernière phrase. Je secoue la tête. Je n'arrive pas à croire qu'elle n'ai rien remarqué. Je suis maintenant sûre de moi, il ne s'agit plus d'une supposition mais d'une certitude. Gaïa a fait son choix, je me demande juste pour quelle raison Lexa n'a pas cherché à en parler à Anya.

Je vois que la blonde est prête à me poser une question lorsqu'elle se retourne. Imperceptiblement, elle soupire avant de forcer un sourire alors que les deux colos Gustus et Niko apparaissent sous leurs forme animal. Par instinct, elle se met un peu plus en avant comme pour faire une barrière entre eux et moi. Je trouve ça vraiment touchant tous les petits gestes qu'elle peut avoir afin de parvenir à me protéger.

Je cligne des yeux alors que ma propre voix semble raisonner dans ma tête. Un nouveau souvenir est en train de refaire surface. Sans maîtriser mon geste, j'agrippe la veste d'Anya. Je me doute que mon geste doit l'alerter parce qu'elle pivote rapidement sa tête sur le côté pour essayer de m'apercevoir. J'imagine qu'elle comprend que c'est simplement ma mémoire qui me joue des tours et semble se calmer immédiatement. Mais les choses ne s'améliore pas vraiment de mon côté, je suis presque fragmentée entre des images tellement floues et rapides que ça paraît irréelle et cette promesse qui semble maintenant que je la revis marquée au fer rouge dans mon âme.

Je te fais le serment par ces mots de te protéger toi et aucun autre envers et contre tout. Au-delà de ma propre vie, tu es mon tout, mon sang même et ma magie. Ton âme, ton cœur, ton corps et ton loup sont maintenant sous bonne garde, la mienne. Je jure d'apporter la lumière au milieu de tes ténèbres et l'espoir quand tu en auras le plus besoin. Je suis ta gardienne, pour toujours et à jamais.

L'accalmie. Des larmes de joies et un baiser sur le front. Les douceur des mots résonnent en moi comme un chant éternel. Une main minuscule se glisse dans la mienne. Anya a fait le serment de me protéger en devenant ma gardienne, on dirait bien que j'en ai fais de même, il y a très, très longtemps. Je souris alors que je finis par lâcher le vêtement de la blonde en me disant que nous étions vraiment faites pour nous rencontrer. Et ça continuera encore et encore, plus rien ne pourra nous séparer, pas même cette entité dont ma mère semble avoir si peur. Je me battrais pour garder Anya près de moi, à jamais. La perdre une fois m'a presque fait sombrer dans la folie, je ne peux pas permettre que ça se reproduise.

Si elle devait de encore m'être hors d'atteinte, je n'aurai de répit que le jour où je pourrais de nouveau la voir sourire ou encore… la toucher. Ma magie, mes mains semblent tellement à leurs place alors qu'un contacte peau contre peau qui m'effrayait dans le passé me semble maintenant indispensable.

- C'est bon, la voix de Lexa me fait sursauter, nous sommes tous là. Anya, si ça tourne mal, je me fiche de comment tu dois t'y prendre mais tu ramènes Raven du bon côté de la barrière.

- Tu peux compter sur moi Lexa.

- Bon, l'alpha semble encore hésitante, faites attention.

- Attends, l'arrête Anya, où est Clarke ?

- Déjà en position, bougonne-t-elle, elle n'a pas voulu "attendre"…

- Et tu l'as déteste pour ça, s'amuse la blonde.

- Tellement… Allez, Indra reste humaine, nous pourrions avoir besoin de bras. Costia part devant, Niko tu assures mes arrière et Gustus celle d'Anya, je n'ai pas besoin de préciser que s'il lui arrive quoi que ce soit sous ta garde je…

- C'est bon Lexa, il a comprit. Pars. Maintenant.

- Okay. Raven…

- … tout va bien se passer, je lui assure.

Alors que Lexa part en courant avec sur les talons Indra, Niko attend quelque minutes avant de les suivre comme la ordonner son alpha. Le temps s'écoule encore, c'est presque oppressant. Dès que j'observe Anya c'est pour la voir fixer un point devant elle avec une concentration qui semble à toute épreuve. Puis soudain, Gustus s'approche. Il tourne autour de nous, il semble nous flairer puis il bondit hors de la barrière, se cachant rapidement dans les bois. Si je n'avais pas ma magie, je serai incapable de dire où il se trouve en ce moment.

Anya semble acquiescer, elle fait un pas en avant. Elle lève sa main pile à l'endroit où la barrière commence. Son contacte éveille ma magie. Le geste se reflète presque en moi, pendant un instant c'est comme si elle me touchait, pas un endroit précis, non c'est bien plus vague mais cela me rassure. Je n'en avais pas besoin, je me sens en sécurité. Je sais qu'Anya veille sur moi. Et pourtant, je suis de nouveau troublée par ce sentiment d'appartenance. Je ne peux plus avoir de doute, elle et moi, nous sommes liées depuis toujours et à jamais.

- Tu vas bien ? Demande-t-elle sans me regarder. Les souvenirs… quand ils reviennent ça peut parfois être… troublant.

- Je vais bien, je lui assure.

- Tu crois que ça va durer encore combien de temps ? Cette sensation d'avoir eu deux vies bien différente.

- Je ne sais pas.

Elle se voûte légèrement, observe ses pieds avec une attention trop grande puis lentement elle se tourne vers moi. Et si j'ai pu l'entendre dans sa voix tout à l'heure, je le vois maintenant dans ses yeux. Sa fragilité. J'ai aussitôt l'envie presque irrépressible de la prendre dans mes bras pour éradiquer cette vulnérabilité. Mais je me retiens parce que c'est encore trop étrange d'avoir ce genre d'envie, que ça me trouble alors que plus je suis proche d'elle plus je semble accro à sa présence.

- Sois prudente dehors, murmure-t-elle, j'ai un mauvais pressentiment.

- Seulement si tu l'es aussi, je souffle en réponse.

- Deal, sourit-elle.

- Je suis sérieuse, ne fais rien de irréfléchis.

- Je vais faire de mon mieux.

Elle conclut en me faisant un clin d'œil et traverse la barrière. Je secoue la tête amusée mais aussi inquiète, elle semble vraiment vivre comme dans un ascenseur émotionnel en ce moment. Il faut que je trouve un moyen de la rassurer.

J'attends qu'elle me fasse signe et je la rejoins, elle vient immédiatement se placer à côté de moi. J'observe les alentours. J'ai besoin de quelque chose de fort auquel me rattacher sans trop m'éloigner de la barrière. Pour un tel sort, j'aurai tendance à me rapprocher d'un plan d'eau mais il ne me semble pas qu'il y en ait dans le coin. La terre est trop enracinée, pas assez volatile. Je ferme les yeux, il n'y a pas assez de vent, le sort mettrait trop de temps à retrouver Lexa puis les Blake. Ne reste plus que le feu.

- Tu n'as pas un briquet sur toi par hasard ?

- Un quoi ? Tu ne peux pas… créer du feu ?

- Bien sûr que si mais les dragons repèrent plus vite ma magie et j'aurai moins de temps pour le sort.

Anya fouille dans toutes ses poches mais semble faire chou blanc. Je m'apprête donc à appeler le feu mais elle m'arrête en récupérant un bout d'écorce, des feuilles morte et deux pierres. Je la regarde s'installer avec étonnement avant qu'elle ne se fasse s'entrechoquer la surface des pierres. Sans que je ne lui demande, Anya répond à ma question silencieuse :

- J'ai fais l'armée, tu te souviens ? Et avant ça j'avais un père qui était obsédé par ma survie. S'il n'avait pas eu peur que je me transforme au milieu des enfants, j'aurai appris tout ça avec les scouts, j'imagine.

- En parlant de Marcus, j'ai remarqué, j'hésite avant de reprendre, son bras.

- Ce n'est pas vraiment un sujet que nous abordons souvent, c'est douloureux pour lui. Il a perdu toute sa famille.

- Tu es sa famille.

- Aujourd'hui oui, mais ça n'a pas toujours été le cas. Avant, il avait un grand-père qu'il adorait, des parent, trois frères aîné et une nièce qu'il vénérait. Ils sont tous morts, à cause d'une guerre, souligne t-elle avec tristesse.

- Les humains peuvent être cruels.

- Nous le sommes tout autant Raven, prétexter le contraire est stupide. Nous sommes peut-être même pire qu'eux, juste parce que certain d'entre nous se prennent pour des dieux vivants.

- C'est pour cette raison que tu ne veux pas entendre parler de guerre ?

- Entre autre.

- Mais tu as été soldat.

- Pour sauvegarder la paix. Je voulais essayer d'apporter un peu d'espoir, c'est difficile à trouver ou même à reconnaître alors que tout semble perdu et pourtant c'est vitale. Certain on besoin de cette conviction.

- Quelle conviction ?

- Que des jours meilleurs arriveront, conclu-t-elle alors qu'une étincelle s'embrasse. Voilà, tu as ton feu, sourit-elle.

- Merci.

Elle se redresse alors que je m'installe près des flammes. Je place mes mains à bonne distance pour qu'elles ressentent la chaleur sans que la sensation soit pour autant désagréable. J'appelle ma magie. Je l'appelle lui. Je nous lie au feu pour le temps du sort en murmurant lentement la formule. Alors les filets écarlates semblable à de la fumée opaque, se lie avec l'élément. Mes psaumes s'accélèrent, ma voix s'éteint bientôt pour continuer à murmurer intérieurement. C'est enivrant. Je me perds presque dans cette sensation, c'est tellement bon d'utiliser la magie.

Je perçois un début d'agitation. J'entends parfaitement les grognements de Gustus. Les feuilles qui se lèvent, s'envolent puis s'écrasent de nouveau au sol, sous les pas stressés d'Anya. Des battements d'ailes lourdes, la voix inquiète de la blonde qui appelle mon prénom. Alors je le laisse sortir entièrement, Gustus se retourne brusquement vers lui toutes dents dehors près à attaquer. Je le sens presque sourire sous cette menace vide de sens. Je lui ordonne de nous protéger. Il fonce dans les airs, traverse rapidement les nuages pour finalement trouver trois dragons, il se divise pour mieux les attaquer.

J'ouvre mes paupières. Je remarque alors qu'Anya est accroupie devant moi le regard rivé dans son dos, vers le ciel. Elle est prête à bondir pour me ramener en sécurité derrière la barrière. Une bulle de feu se forme, je l'attrape entre mes deux paumes que j'attire vers ma bouche. Je murmure doucement des mots dans ma langue natale et puis lentement, je lui demande de retrouver Echo et d'indiquer la chemin à suivre à l'alpha des Trikru. Je libère la magie qui implose en un feu d'artifice ocre et carmin.

J'observe la manifestation se propager rapidement elle semble indiquer toutes les directions. C'est impossible à lire, même pour moi. La seule qui puisse en comprendre les signes, c'est Lexa. Je me redresse et alors que je m'apprête à le rappeler dans mon corps, je sens comme une pression au niveau des muscles de mon cou. Je passe mes doigts dessus alors que compression s'accentue. Anya éteint le feu mais en remarquant ma détresse silencieuse me rejoint rapidement.

- Qu'est-ce qu'il se passe ?

Je secoue la tête de droite à gauche pour signaler que je n'en ai pas la moindre idée. Personne ne pourrait le blesser, nous blesser, en passant par lui. Personne. Il n'y a que…

J'écarquille les yeux subitement paniquer. Non !

- Raven, Anya semble hurler.

Non ! Ce… ce n'est pas possible. Je dois me tromper. Il faut que mes conclusions soient mauvaises. Parce que sinon, sinon…

Je fixe l'horizon. Je ne sais pas ce que j'espère. Je sais. Je le sens. Il n'y a que… Je secoue la tête, j'ai promis à Anya de ne pas me mettre en danger. Il faut que j'agisse et vite. Je le rappelle et il fonce vers moi, aussitôt la sensation d'étranglement me quitte.

- Les dragons sont là, affirme Anya en saisissant mon poignet, cours !

Mes pieds décollent sans que je ne le contrôle vraiment mais ce n'est pas un problème parce que je ne souhaite qu'une chose : fuir. Je ne veux pas encore comprendre ce qu'il vient de se passer. J'ai besoin de temps pour assimiler un impossible que j'aurai préféré reste enterrée à jamais. En fait non, je ne veux même pas l'assimiler, je crois… non, je suis certaine de préférer le déni.

Anya me tire tellement que je peine à la suivre, elle est beaucoup plus rapide que moi. Je suis obnubilée par ses cheveux qui, détachés, volent dans un mouvement totalement fascinant.
Encore une fois, je me dis que son loup doit être sublime. Je fixe son dos et j'oublie de me retourner pour avoir la confirmation de la seule menace que je puisse prendre au sérieux.

Anya. Je ferme les yeux alors qu'elle semble encore accélérer. Anya. Penser à elle me calme. Anya. Alors que je suis à bout de souffle, je semble trouver un second souffle. Anya. Elle saura me protéger, je le sais. Anya. C'est la seule qui compte, qu'importe le danger tant que je suis près d'elle tout ira bien. Anya. Je me sens vivante. Anya. Je souris parce je sens au plus profond de mon être que tout ira bien.

Je ferme les yeux me laissant guider sans la moindre peur. Je suis en sécurité alors même que nous n'avons pas encore franchis la barrière. Je me concentre sur ce qui a vraiment de l'importance : elle. Tout le reste est futile, sans le moindre intérêt. À mes yeux, il n'y a qu'Anya qui compte !

Je sais que comme ça, cette révélation qui n'en est pas vraiment une, semble manquer d'intérêt, mais pour moi, à cet instant, alors que je ressens encore sa présence, ça me procure une sentiment de délivrance unique.

Le moment où nous franchissons la barrière est définitivement libérateur. Nous aurions pu nous arrêter à la seconde même où nous l'avons passée mais Anya continue de courir alors je la suis, encore et je le ferai toujours. C'est terrible d'avoir conscience de la présence de cette menace alors que je viens juste de la retrouver. Ça me semble tellement injuste. Mais en même temps, j'ai cette confiance démesurée comme si cette fois, rien ne pourrait nous séparer. De toute façon, je ne le permettrait pas. J'ai… Oui, j'ai besoin d'elle. Anya est mon monde.

Je sens quelque chose entrer en collision avec mon dos. Anya desserre subitement ses doigts de mon poignet. Je sens plus que je ne vois ses mains se plaquer près de mon visage. Je m'appuie un peu plus contre mon support alors que je cherche à retrouver une respiration normal. Je n'entends pas Anya en faire de même. Alors j'ouvre les yeux pour la découvrir qu'en effet, elle n'est pas essoufflée le moins du monde. En revanche, elle est toujours sur ses gardes en regardant un coup à droit, un coup à gauche mais rien pour moi. Elle semble se sentir, nous sentir en danger alors que rien ni personne ne pourrait franchir cette barrière sans que je l'autorise.

Je passe ma langue sur mes lèvres alors que j'ai de nouveau cette envie folle de l'embrasser. Elle est tellement proche et si belle. Dès que je la regarde, je me sens un peu plus tomber amoureuse d'elle. Je l'aime. C'est une certitude et encore une fois, je suis rassurée par ce constat. Rien n'a changé, je suis toujours profondément éprise d'Anya. Je la choisirais elle entre tous.

Alors, je glisse ma main sous son menton, mon geste n'est pas tremblant, mes mains aiment la retrouver. Son regard plonge enfin dans mes yeux et je m'y perds tout en me trouvant. Rien que pour ça, ce simple échange silencieux, je sais que je vais me démener. Je me dresserai et me battrai contre tous les pauvre fous qui voudraient nous séparer. Pour la simple et bonne raison que je n'ai besoin de rien de plus. Juste de ses yeux ancrés dans les miens pour avoir une raison d'exister.

- Qu'est-ce que c'était, souffle-t-elle, là dehors, qu'est-ce que c'était ?

- Rien d'important.

- Ne dis pas ça, m'ordonne t-elle la voix tremblante, tu étais terrifié, paralysée complètement apeurée et la dernière fois que tu as ressenti ça c'était, elle ne fini pas sa phrase écarquillant les yeux sous la compréhension, c'est… c'est impossible, n'est-ce pas ? Dis-moi que je me trompe.

- Ce n'est pas important, je répète. Tout ce qui l'est, c'est toi.

- Mais…

- Toi, Anya. Je ne te laisserai pas fuir. J'ai besoin de toi, de personne d'autre.

Sans vraiment le contrôler, je me glisse dans ses bras. Je la serre contre moi en fermant les yeux en priant pour qu'elle soit assez forte pour se battre contre cette nouvelle menace. Je ne veux pas la perdre, jamais. Je me sens infiniment rassurée en sentant, qu'à son tour, elle glisse ses mains dans mon dos. J'ai les larmes aux yeux quand elle commence à faire glisser ses doigts sur ma colonne vertébrale. J'inspire et je répète d'une voix tremblante et pleine d'émotions :

- Personne d'autre.

- Tu vois, je perçois un sourire dans sa voix, je ne fuis pas.

- Tu peux toujours essayer, je te rattraperai.

- C'est une menace ? S'amuse-t-elle.

- Une promesse.

Anya me serre à son tour un peu plus fort comme pour m'empêcher de disparaître puis elle s'éloigne. Je laisse alors mes mains glisser loin de son corps. Elle fait un pas en arrière alors je baisse les yeux et je sens son pouce sur ma joue. Je comprends que je n'ai pas su retenir mes larmes. Avec une douceur infini, elle vient embrasser mon front. Son geste fait gonfler mon cœur. Mais ce n'est rien en comparaison au dérèglement qu'il allait subir après ces mots :

- Je ne veux pas te perdre, je pense que j'en mourrai si ça arrivait.

- Ça n'arrivera pas, je lui assure, je suis là.

- Tu ne peux pas me faire cette promesse et tu le sais, répond-elle tristement.

- Je suis là, je répète, et je n'ai pas l'intention d'aller quelque part.

- Je…

Elle commence avant de détourner le regard. Elle se mord la lèvre inférieur un peu trop à mon goût, j'ai peur qu'elle puisse se blesser. Elle glisse sa main gauche dans ses cheveux en prenant une forte inspiration. Le geste fait remonter la manche de sa veste et je remarque à mon plus grand étonnement que ses cicatrices semble moins marquées. J'ai subitement envie de les toucher pour m'en assurer mais son regard revient subitement s'accrocher au mien et elle est de nouveau présente… cette… fragilité. Mais qu'est-ce que c'est à la fin ? Comment je fais pour éradiquer ce mal qui semble la ronger de l'intérieur ? Comment ?

- Je crois, oui, je crois que je suis en train de tomber amoureuse de toi.

J'écarquille les yeux alors que j'ai la sensation de perdre l'équilibre. Qu'est-ce qu'elle vient de dire ? Je sens mon estomac se retourner, imploser sous la nouvelle. Est-ce qu'elle le pense vraiment ? Je sens les battements de mon cœur doubler d'intensité. Anya pense tomber amoureuse de moi ? Je me sens sourire. Vraiment ?

Je m'approche. Je crois que je ne me suis jamais sentie aussi vulnérable. J'ai presque la sensation d'être démunie de toute magie. À cet instant, il n'y a qu'elle et moi, rien d'autre. Je fais de nouveau le choix de glisser ma main dans la sienne. C'est donc ça ? C'est simplement ça qui la rend si fragile ? Je ferme les yeux rien qu'une seconde quand j'ouvre les paupières, je ne vois qu'elle. De toute façon, il n'y a rien d'autre qui puisse avoir le moindre importance.

- Et bien tombe, je souffle, tombe Anya, j'embrasse chastement sa joue, je te rattraperai, jusqu'à ce que tu sois certaine de dégringoler, je souris, et là, tu réaliseras peut-être que nous avons toujours été deux à tomber.

Je crois que c'est avec cette promesse sur notre avenir que j'ai réellement su que rien, pas même la mort, ne pourrait jamais nous séparer. Qu'importe que le monde s'effondre ou se consume. Qu'importe les injustices. Le plus important était là, sous mes yeux. Un amour naissant pour elle et grandissant pour moi. Un sentiment sur lequel nous pouvions compter, nous appuyer, nous perdre sans peur. L'amour le plus parfait dans un monde qui ne l'est pas. Un amour respectueux, libre et surtout réel.

Rien. Je dis bien rien ne pourrait nous séparer, jamais. Rien. Je le répète et s'il le faut, je le criai jusqu'à en perdre mes cordes vocales. Rien. Pas même le retour incompréhensible et inacceptable de Lyssa. Non, rien.

Anya et moi, révèle un amour infini qui sera éternel.

oOoOo

Voilà pour le nouveau chapitre de cette fiction. J'espère qu'il vous a inspiré et qu'il vous a plû ! J'ai hâte de savoir ce que vous pensez et de connaître vos réactions face aux différentes discussions du Ranya et la révélation final : Anya croit tomber amoureuse. Personne ne l'avait vu venir, n'est-ce pas ? Bref… à part ça, Echo et Bellamy ont bien une empreinte comme certain l'avait deviné au chapitre dernier, Lexa doit se battre pour maintenir sa meute à flot et se dresser comme il se doit face à la menace que représente les dragons. Vous en savez aussi un peu plus sur Gaïa et sur le lien si spécial qu'il existe avec Anya.
Et… Lyssa… ouais, (pour ceux qui ne l'avait pas deviner) elle n'est pas vraiment morte… oups ? XD

Je suis évidemment ouverte à toutes les critiques, qu'elles soient positives ou négatives, à condition que le commentaire soit constructif.

En espérant vous retrouvez pour le prochain chapitre !

GeekGirlG.