Salut à tous ! :)

Je suis heureuse de vous retrouver pour ce nouveau chapitre !

Quelque mot sur ce chapitre : Alors à votre avis où allez-vous vous retrouvez ? Avec Lexa et Raven sur l'île ou nos quatre naufragés du temps ? ;)

Mara n'a pas encore corriger ce chapitre mais je vous l'envoie avant de dormir et le reuploderai quand il sera corriger. Donc ne faites pas attention aux fautes d'orthographe.

Les personnages de la série The 100 ne m'appartient pas, seule l'histoire est à moi.

Je vous souhaite une bonne lecture et je vous retrouve en bas ! :)


Ne me regarde pas

Partie n° 2 : Retour au noir

I can't breathe Je ne peux pas respirer

My lungs are burning Mes poumons brûlent

But I can feel Mais je peux sentir

The air around me L'air autour de moi

Pressing in S'appuyer

Overwhelming Écrasant

Everything Tout

It's just a dream C'est juste un rêve

I'm drowning Je me noie

Wake me up, wake me up Réveille-moi, réveille-moi

I'm dreaming Je rêve

I can't swim Je ne sais pas nager

Wake me up, wake me up Réveille-moi, réveille-moi

AgainEncore

Noah Gundersen - Wake Me Up, I'm Drowning


Chapitre n°27 : Respirer

Un pas lourd qui se fait une place au milieu de la cendre. Un sourire sur les lèvres, il apprécie avec joie cette désolation. Le sang macule jusqu'à la moindre partie de sa peau. Pourtant, ce n'est pas assez il ne sera pas en paix tant qu'il ne l'aura pas vu de ses propres yeux. Il ne pourra apprécier ces ravages qu'une fois qu'il aura pu découvrir de lui-même son corps sans vie. Il attend depuis si longtemps. Il veut la voir tel une poupée désarticuler joncher le sol sans aucun souffle de vie, juste le sang qui s'écoule encore de son corps et sa magie qui s'éteint. C'est son seul souhait, son seul désir, que la dernière part d'humanité de Morgane s'éteigne. Il veut voir sa fille morte. Il a tellement hâte de la voir s'effondrer. Il n'en pouvait plus d'attendre que ce jour arrive celui où Raven Rayes allait mourir de ses mains. S'était encore plus grisant que la fois où il avait achevé le garçon, Raphaël avait été une proie facile, trop peut-être. Il était presque attristé de perdre son jouet. Mais il était temps que les réjouissances s'achèvent. Oui, il était temps.

Une fois que Morgane sombrerait, les entraves s'affaiblirait jusqu'à disparaître et il retrouverait sa place, celle qui lui avait été si violemment arracher. Il se débarrasserait de toutes ses marionnettes et pourrait se déchaîner sur le monde à nouveau. Plus personne ne pourrait jamais l'arrêter. Il se délecterait des ravages qu'il allait causer, provoquerait ruine, mal et tourment comme bon lui semblerait. Il retrouverait avec plaisir les lamentations du monde et rirait à nouveau de la détresse de tous. Il serait libre enfin. Plus aucune magie ne le retiendrait et la souffrance régnera, tout ce qui lui fallait c'est trouver cette enfant, morte de préférence.


-Raven, je hurle en haletant, Raven, je répète à bout de souffle en pleurant.

Je sens une main minuscule se glisser dans la mienne. J'apprécie d'abord le contacte avant qu'une énorme décharge électrique nous oblige à lâcher prise. Je gémis. Je ne parviens pas à ouvrir les yeux, mes paupières sont comme coller et j'ai si mal. La douleur est insupportable. Dès que j'essaye de prendre une inspiration, tout mon corps se tend et tremble.

J'aimerai bouger, faire quelque chose, n'importe quoi mais tout mouvement me semble interdit. Je suis comme piéger dans du ciment. Par moment des spasmes oblige mes bras ou mes jambes à bouger alors je hurle. Je suis piégée dans un monde bâtit de peine et de ténèbres. J'ai froid, j'ai tellement froid… à croire que je suis entrain de mourir.

Je sens la neige avant de la voir. Beaucoup pense qu'il n'y a aucune odeur qui puisse signaler cette arriver et pourtant ils se trompent lourdement. Je me redresse et colle mon museau contre la fenêtre. Je clapit pour attirer l'attention de Marcus. Je veux sortir. Je veux courir. Je veux… je me recule brusquement et cours me cacher derrière un meuble en apercevant une boule de poile noir s'approcher de la baie vitrée. Je couine effrayer et une main rassurante se pose délicatement entre mes oreilles avant de me caresser en douceur.

Marcus s'éloigne, j'aimerai le retenir mais il ne s'arrête qu'une fois devant l'intrus. Il s'assoie en tailleur devant la fenêtre et observe cette étrange créature. Je tente un premier pas mais le petit monstre me regarde alors je m'enfuis dans la pièce d'à côté. Je suis tellement effrayée. Je fini par sortir mon museau au bord de la porte, il est toujours là. J'approche ventre contre terre. Je me cache derrière Marcus et observe ce bleu foncé avec fascination en penchant la tête sur le côté.

Un linge humide est placer sur mon front, c'est apaisant. Je perçois comme des murmures sans parvenir à saisit le moindre mot. C'est tellement frustrant. Je suis tellement faible. Je ne me souviens pas m'être déjà sentit aussi insignifiante de toute ma vie. Je dois être entrain de vivre mes derniers instants, il ne peut pas y avoir d'autre explication. Je meurs.

Une main se pose doucement au niveau de mon cœur, elle s'y attarde et semble vérifier les battements. Je me demande s'il y a un problème avec cet organe si important. Je ne serai pas étonner que se soit le cas, je suis si démunie. Mon sens du toucher semble en revanche incroyablement intacte puisque que je sens que la peau de cette main est sèche, presque rêche, particulièrement froide ce qui n'arrange pas mes frissons. Je perçois aussi deux boursouflure au milieu de la paume, certainement des cicatrices. La première fend toute la longueur en partant de l'annulaire et semble continu sa course jusqu'au poignet, peut-être même plus loin. La seconde est plus discrète et se trouve entre le pouce et l'indexe.

Au milieu de mes respirations chaotique, je reconnais cette odeur qui m'est si familière, celle de l'air oxydée par l'air marin. Raven… ces effluves me ramène au près de Raven. J'ai toujours trouver que ses cheveux renfermaient les senteur de l'océan. C'est inexplicable mais c'est une sorcière, il y aura toujours du mystère autour de sa personne.

La main s'éloigne doucement, j'ai la sensation d'être en porcelaine et que le moindre mouvement brusque pourrai me briser. Il y a de nouveau du bruit, des paroles prononcer. Je reste incapable de saisir quoi que se soit. Puis, je sombre. L'inconscience semble bien plus accueillant que la réalité.

La traque à commencer. Je hume l'air en trottinant gentiment. J'économise mes forces. Je ne sais que trop bien que ma proie est plus entraîner et plus endurante que moi. Je dois donc être plus maline. Je trouve une flaque d'eau gadouilleuse ou baigne des feuilles automnales qui commence tout juste à tomber. Je plisse le museau, l'odeur est abominable. Je m'approche lentement, j'approche ma patte avant de renoncer. Non, je ne peux pas me plonger là-dedans, mes poiles vont empester pendant des mois, si ce n'est des années. Je perçois un bruit sur ma droite, je me mets tout de suite en position de défense et plonge mes deux pattes arrière dans ce bouillon d'immondice mais je ne m'en préoccupe pas vraiment, tous mes sens sont aux aguets. Je laisse mes cils se rabattre sur mes yeux. Je sais pertinemment que se fier seulement à la vue est une erreur de débutante et je suis loin d'en être une, plus maintenant.

J'enfonce mes coussinets dans la terre humidifier par ce début octobre. Je sens mon cœur ralentir. Mes oreilles bougent en fonction des bruissements qu'elles entendent. Je n'ouvre les yeux qu'une fois certaine de l'avoir trouver. Si je le pouvais, je serais entrain de sourire mais c'est un exercice impossible lorsque je suis sous la forme d'un loup. Je suis pourtant si fière de moi. C'est la première fois que je la trouve aussi rapidement. Maintenant, je n'ai plus qu'à l'attraper ! Une fois fait, je pourrai rentrer chez moi. Elle me laissera retourner au sein de ma meute, là où est ma place.

Je fonce. En moins d'une seconde, je franchis les cinquante kilomètre par heure. Je slalome entre les arbres sans perdre de vitesse. J'analyse chaque botte de terre, chaque trou, chaque tas de feuille, chaque brindille. Rien ne m'échappe, je suis attentive à tous les petits détails que je croise et je me promets de ne plus me faire surprendre. Cette fois… oui, cette fois c'est la bonne, je vais enfin parvenir à attraper Anya.

Je peux entendre son souffle alors qu'elle commence à courir. Je sens son adrénaline monter en flèche mais aucune hormone de peur. Il y a aussi l'odeur de son shampoing et je suis blesser dans mon égaux par ce détail. Jamais, je dis bien jamais nous ne nous sommes retrouvées à arme égale pour ces entraînements. Elle reste humaine, toujours. Et, je dois bien avouer que d'être battu encore et encore par une simple humaine est assez frustrant alors aujourd'hui se sera différent, oui aujourd'hui, je vais gagner.

Nous courons maintenant l'une à côté de l'autre. Elle est rapide, presque plus que moi mais je ne vais pas la laisser me distancer. Elle n'a que deux jambes alors que j'ai quatre pattes. Je prends encore plus d'appui sur mes coussinets. Je commence à sentir la fatigue me gagner mais je n'abandonnerai pas, non je n'abandonnerai pas ! Je prends un virage un peu plus serrer sans même déraper, j'en suis la première surprise. Je vois le sourire d'Anya. C'est ce qu'elle cherchait à obtenir avec ces courses poursuite quotidienne que je renforce ma dextérité, ma force et ma rapidité. Je bondis et à mon plus grand étonnement, je parviens à plaquer violemment ma sœur au sol.

Une douleur sans nom me tire de mon état entre rêverie et souvenir. Je hurle. Je sais que je le fais, je sens mes cordes vocale vibrer dans ma gorge mais encore une fois, je n'entends rien. Je me plis en deux. Je ne sais pas comment je parviens à bouger chaque petit mouvement provoque un nouveau mal qui me pousse à crier encore plus. Deux mains forte m'obligent à me rallonger alors que ma peau semblent être charcuter de part en part, elles m'empêche de bouger.

Le mal grandit encore et encore. Je perçois des petites lumières blanches scintiller sous mes paupière. C'est semblable à des étoiles. La peine que je ressens est trop grand, insupportable. La dernière fois que j'ai souffert de la sorte, je me noyais. Non… la dernière fois Raven mourait. Je sens des larmes dévaler sur mes joues. Raven… c'est en pensant à ma belle sorcière qu'encore une fois, je me détache de la réalité et sombre dans un monde où je ne souffre pas.

Je cours en laissant ma main glisser sur l'air et cet élément semble me répondre. J'accélère. Je souris en sentant la terre renforcer la plante de mes pieds nu. J'arrive au bord de la falaise. Je m'arrête pile au bord de celle-ci.

La tempête gronde au loin. J'observe le spectacle avec fascination puis je ferme les yeux. Je compte jusqu'à cinq. Et, je hurle à le seconde même où une vague gigantesque s'écrase sur les parois rocheuses. C'est tellement violent que l'écume, monte, monte et monte encore jusqu'à me dépasser entièrement. J'ouvre les yeux et tends la main au moment où les particules d'eau sont de nouveau attirer par le sol, elles m'éclaboussent au passage. Si je m'approchais trop, elles pourraient très bien m'emporter. Puis tout s'arrête et j'éclate de rire en me laissant tomber sur le sol.

Je détaille alors le ciel noircit et moutonner de nuage gris. Il gronde. J'inspire profondément. Je connais cette odeur par cœur. Je ferme les yeux alors que je sens comme un manque, juste là au niveau de mon cœur. Ma main se dirige seule jusqu'à cet endroit qui semble de plus en plus vide. Mes doigts se resserrent sur le tissu l'arrachant presque. J'aimerai tellement ne plus ressentir ce trou béant dans ma poitrine. Je laisse mes paupières s'ouvrirent et une lumière blanche éclaire tout ce ciel pourtant nappée de ténèbres. Je laisse mon esprit vagabonder alors que le tonner explose dans un retentissement qui pourrait faire saigner mes tympan.

Ce qui me manque, c'est eux, les Cieux, c'est lui, mon père.

-Raven, je souffle doucement, Raven, je répète en sentant à nouveau mes larmes dévaler mes joues.

Je perçois enfin quelque chose qui ressemble à de la lumière. Je crois… oui, je crois que c'est la lueur faible d'une bougie. Pourtant, même cette toute petite flamme semble d'une trop forte intensité. Je lève ma main droite pour m'en protéger. Je suis surprise en réalisant que j'ai réussis à exécuter un geste. Je ne tiens pas longtemps puisque ma main s'écrase presque aussitôt sur mon abdomen. J'en ai le souffle couper et je tousse pour essayer de chasser cette sensation. Je déglutis à plusieurs reprises pour essayer de chasser ce goût métallique dans ma bouche.

J'enfonce un peu plus ma tête en arrière en sentant un élancement plus violent dans mon épaule gauche. Non… se n'est pas l'épaule mais plutôt la clavicule. Je perçois des petits pas et je suis tente d'affronter de nouveau cette lumière pour découvrir qui est à mes côtés. Je soulève vraiment difficilement mes paupière. Je ne distingue alors que des formes floue. Je tourne lentement la tête vers la droite sans faire le moindre geste brusque. Je crois que c'est une enfant, avec de long cheveux blond mais je ne suis pas capable d'en savoir plus.

C'est alors qu'une lumière bleu encore plus aveuglante apparaît de nul part. Je ronchonne contre cette agression. Je ne comprends pas d'où provient cette lueur bleuté. Puis subitement la main à la cicatrice se dépose délicatement sur ma joue puis sur mon front avant de retirer ce qui doit-être un pansement de ma clavicule. Je tente de nouveau d'ouvrir les yeux mais cette intensité azur n'a toujours pas disparu.

-Repose toi Anya, murmure une voix masculine que je ne reconnais pas et pourtant elle me semble si familière, tellement rassurante.

Je veux à mon tour utiliser ma voix pour tenter d'en savoir plus sur mon état seulement ma gorge est sèche et comme entravé. Je ne pense pas que le moindre son voudra en sortir.

-Encore quelque jour et tu pourras de nouveau faire appel à ton loup, tout ira beaucoup mieux alors.

Mon loupmais de quoi parle t-il ? Mon loup est là. Il est toujours là.

C'est sur cette pensée que je sens ma tête tomber sur le côté. J'essaye de lutter mais je suis de nouveau happée dans un autre monde. Je tente de m'en détacher. Je veux des réponses mais il n'y a rien à faire.

J'observe cet homme de loin. Il est torse nu, me laissant voir avec plus de précision l'étendu des blessures qu'il a subi. Son dos est complètement ruiné. Il ne semble plus y avoir la moindre parcelle de peau intacte. Il ne reste plus que de la chaire à vif et du sang. Je m'approche lentement. Je ne voudrais pas l'effrayer. Ses mains sont accrochées si fortement à la rambarde du balcon en bois que ses jointures sont devenu blanche, je vois même un léger enfoncement sous ses doigts. Il semble avoir une force phénoménale mais ce qui m'intrigue le plus, c'est son regard. Ses iris d'un noir aussi profond que la nuit la plus sombre semble complètement prisonnier du ciel. Il le regarde comme si à force de le fixer, celui-ci viendrait à lui.

-Pourquoi regarder vous le ciel avec une telle mélancolie ?

-Ce n'est pas le ciel, dit-il sans que son regard ne s'en éloigne avec un sourire triste, mais les Cieux. Ils m'appellent. Perpétuellement. Il n'y a qu'eux qui puissent calmer mes tourments mais je suis cloué au sol.

-Vous êtes décidément bien étrange.

-Pas plus que vous, Morgane.

-Je ne connais toujours pas votre nom.

-Je doute que vous puissiez un jour le prononcer sorcière. Je suis Misik'ilik'ili mais puisse que vous semblez destiné à me venir en aider, je vous autorise à m'appeler Misael.

-Oh je vois si j'y suis autoriser, je souris en m'accoudant contre la rambarde, je vous appellerais Misael et je ferai en sorte que vous n'ayez pas à vous lamentez de l'absence des Cieux trop longtemps.

-Vous êtes tellement arrogante.

-Pas plus que vous.

-Contrairement à vous j'ai raison de l'être, il soupire. Je ne serai jamais venu quémander votre aide sans l'intervention de Jeda.

Je secoue la tête amuser. Je me laisse à mon tour emporter par la beauté du ciel -oh pardon, les cieux-, je dois bien avouer que c'est magnifique mais l'océan est bien plus attirant. Je détourne le regard pour fixer son visage. Il est magnifique dommage que ces traits soit enlaidit par un caractère aussi exécrable. Je vais rapidement le soigné et m'en débarrasser. Si se n'était pas pour Jeda, je n'aurais jamais accepter de l'aider. Jamais.

Cette fois mon réveille est plus doux. Je parviens même à ouvrir parfaitement les yeux. Je semble être dans une pièce entièrement construite en bois. Avec précaution, je me redresse. Je grimace et me mords la lèvre pour ne pas laisser un son trahir ma douleur. Je tourne lentement la tête sur mon bras gauche. Je ressens toujours des élancements très désagréable mais c'est devenu supportable. J'avance ma main vers le cataplasme mais j'arrête mon geste à quelque centimètre de celui-ci. Ma peau est collante, voir même poisseuse. Je remarque que le sang semble imprégner sur ma peau bien plus haut. Je remonte alors mes doigts à la base de mon cou et frôle les quatre lacérations et suit son avancer jusqu'au pansement que je décolle doucement.

Je soupire en voyant les points de suture. Il y en a tellement. Nia ne m'a pas raté. Je replace doucement le cataplasme et descends ma main vers mon flanc gauche. Je ne peux pas constater les dégâts puisque d'imposant bandage de tissus s'enroule de mes hanches jusqu'à ma poitrine. C'est donc cette chose qui me comprimait les côtés et m'empêchait de respirer convenablement. Merveilleux ! Je ressemble vraiment à une petite chose chétive.

Je me réinstalle dans le lit, je me sens tout de même plus à l'aise allonger. Je frotte mes paupières en me demandant depuis combien de temps je suis dans cet état. Je perçois un bruit sur ma droite. Je tourne alors la tête et découvre une petite fille blonde qui doit avoir à peine trois ans. Je fronce les sourcils. Elle me semble si familière.

Sans prononcer le moindre mot, elle s'approche, elle semble se méfier de moi. Elle baisse les yeux avant de laisser son bras glisser de derrière son dos. Sa main enserre un verre en terre remplit d'eau. Elle me le tend en tremblant légèrement. Je m'apprête à le récupérer, je dois bien avouer que j'ai super soif mais avant que je ne puisse l'atteindre, elle dit d'une voix minuscule et avec un léger cheveux sur la langue :

-'tention 'faut pas s'toucher.

J'acquisse doucement avant de prendre le verre avec beaucoup de précaution en évitant soigneusement les doigts de la petite. Mon premier instinct est de me dire que c'est une sorcière et qu'elle a peur pour ses mains sauf que tout en moi me pousse à croire le contraire.

Je la connais. Cette petite fille, je la connais. Elle me sourit avant de placer son indexe sur ses lèvres.

-Pas de bruit, chuchote t-elle, maman arri've.

-Ta maman, je parviens à prononcer très difficilement.

-Chuuu', souffle t-elle alors que son doigts est toujours sur ses lèvres. 'pas savoir que t'es là.

Puis, elle recule et semble traverser une sorte de bouclier invisible. L'air se déforme sous son petit corps, il vacille avant de se replacer comme si de rien n'était. Je tends doucement la main vers ce phénomène pour le comprendre et alors que j'allais l'atteindre la main à la cicatrice apparaît de nul part et me stop net. Ma surprise manque de se manifester par un cri mais la personne qui vient d'arriver plaque sa seconde main sur ma bouche.

Son visage est alors si près de moi que je peux déterminer chaque détail de ses traits. C'est un garçon, il ne doit pas encore avoir quinze ans. Je suis quelque peu fasciner par ses cheveux ébène qui semble se mouvoir d'eux-même alors que son corps lui ne bouge pas. D'un regard, il me fait comprendre que je ne dois pas faire de bruit et retire doucement sa prise. J'ai presque envie de le retenir. Ses yeux… j'ai besoin de… d'un geste maladroit je tente de saisir son poignet mais sa peau semble se disloquer comme si je tentais de saisir de l'eau.

Il se retourne lentement en me souriant. Par toutes les lunes… ses yeux… sans que son sourire ne quitte ses lèvres il avance son indexe et m'intime une nouvelle fois de ne pas faire de bruit. Puis, il croise ses bras avant de me tourner de nouveau le dos, observant ce qui doit-être entrain de se passer avec la petite blonde. Personnellement, je ne parvient pas à détacher mon regard de sa personne. Se sont… ses yeux… je secoue la tête. C'est stupide mais j'ai vraiment cru que s'était Raven.

D'ailleurs, je me demande où elle se trouve. Elle doit m'en vouloir d'avoir été blesser ou pire pour mes derniers mots. J'ai conscience que je n'aurais jamais dû l'influencer seulement, je ne voulais pas qu'elle puisse s'inquiéter pour moi alors qu'elle était entrain de jeter un sort lourd de conséquence. Je suis tellement certaine qu'elle va me reprocher de lui avoir demander ou plutôt ordonner de ne pas me regarder.

Je me redresse à nouveau dans le lit en réalisant que je peine à sentir sa présence. Je fronce les sourcils. Raven semble tellement loin, hors d'atteinte. Je sens une panique folle s'emparer de moi. Et si elle aussi avait été blesser ? Je ne l'ai peut-être pas assez bien protéger. Se serait terrible, je ne me le pardonnerais jamais. Je ne veux plus jamais la revoir blesser. J'ai encore cette image dans la tête, celle de son corps sans vie. Je sens les larmes s'accumuler dans mes yeux. Je suis entrain de perdre le contrôle. Qu'est-ce qui m'arrive ? Je suis vraiment entrain de paniquer ?

La main du garçon se pose sur mon épaule droite. Je me sens trembler. Son regard est soucieux. Je me plonge dans son regard. Par toutes les lunes… se sont vraiment ses yeux. Le contacte prolonger parvient à m'apaiser légèrement mais se n'est pas assez. Je ne me sens pas bien, pas bien du tout. La dernière fois que je me suis réveiller sans Raven à mes côtés, elle était morte.

-Calme-toi, me demande la voix étrange du garçon. Rae va bien, je te l'assure.

Quoi ? Comment ça il me l'assure ? Non ! Je ne veux pas le croire, je ne peux pas le croire. Je dois m'en assurer, le voir de mes yeux, le sentir avec mon loup, avec notre lien.

Mon loup ! J'ai besoin de lui ! Je l'appelle mais il ne se passe rien du tout. Je déglutis difficilement, c'est exactement comme la fois où Raven est mort, il n'est pas là. Non, non, non, je ne peux pas revivre cette situation à nouveau, il se doit d'être là ! J'ai vraiment besoin de lui. Il n'a pas le droit de disparaître à chaque fois que le destin de Raven est incertain.

-Calme toi, me demande de nouveau le jeune homme.

Je secoue la tête, je ne peux pas… je ne veux plus jamais revivre cette situation. Je ne peux pas… je n'arrive plus à respirer. Je suffoque. Je tremble.

-C'est pas vrais, Anya, reprends-toi. Regarde-moi, exige t-il en saisissant mon visage m'obligeant à plonger mes yeux dans les siens, regarde-moi, souffle t-il plus doucement, cale ta respiration sur la mienne. Tu n'as rien à craindre, Raven va bien, je te le promets.

Ses yeux… pourquoi sont-ils aussi semblable à ceux de ma belle sorcière ? Se n'est même pas la couleur des iris qui est chez lui bien plus foncer. Non c'est autre chose, c'est dans la profondeur du regard, cette déchirure qui est sans nul doute infiniment profonde et qui semble être dû à un manque terrible. Plus je me plonge dans la noirceur de ces orbes plus j'ai cette sensation de reconnaissance. Il m'est tellement familier, je me sens en sécurité et pourtant je jurerai ne l'avoir jamais rencontrer.

Ma respiration se calme doucement, je copie chacune des inspirations et des expirations de mon vis-à-vis. J'ai la sensation d'être aussi faible que le jour où je suis redevenu humaine après qu'il ait bien faillit m'effacer. Je suis blesser, je l'ai bien compris mais ce qui me rend aussi démunie c'est bel et bien l'absence inexplicable de Raven.

Elle va bien, je veux bien le croire mais je n'y arrive pas. C'est bien au-dessus de mes forces que de me fier seulement aux paroles d'un inconnu, qu'importe que ses prunelle couleur nuit me fasse penser à celle de Raven. Elle va bien, elle va bien, elle va bien… elle va bien… peut-être que si je me le répète assez, je finirai pas m'en convaincre, elle va bien.

Un bruit sourd me fait sursauter. Il y a vraiment quelque chose qui ne va pas chez moi. Depuis quand est-ce que je suis autant sur les nerfs ? C'est n'importe quoi ! Je reprends de forteS inspirations en m'obligeant à reprendre le dessus. Je tremble comme une feuille et j'ai tellement froid. Je ferme les yeux alors que la douleur se réveille. Je croyais qu'il allait s'occuper de ce désagrément comme toujours ou qu'il prendrait ma place, étant donner mon état se serait un jeu d'enfant pour lui de m'évincer ? Où est-il ?

-Ma'an est pa'ti, s'exclame la petite en courant vers nous.

Le regard du garçon s'attendrit alors que la blondinette court vers lui. Il sourit et je note que ce dernier son comme ses yeux, très ressemblant à ceux de Raven. Il s'accroupit et l'enfant fini accrocher à son cou. Je fronce les sourcils, pour quelle raison arrive t-elle à le toucher contrairement à moi.

-Tu es revenu, souffle t-elle.

-Toujours, murmure t-il.

Le petit étirement que je peux lire sur les lèvres de l'enfant m'attendit et je me surprend à sourire à mon tour. Je me sens beaucoup plus apaiser depuis qu'elle est revenu. Je ne saurai l'expliquer, c'est un fait.

Subitement, elle relâche ses petit bras pour les mettre contre ses hanches, comme si elle était en colère. Elle fait une moue boudeuse et le jeune homme semble déjà amuser alors qu'elle n'a pas encore prononcer un seul mot. Un duel de regard début et je suis surprise par l'intensité de celui de la fillette quand elle demande :

-Et Morgane ? C'est quand qu'elle revient ? Elle me manque.

-Je le sais, assure t-il en se redressant. Ne t'inquiète pas, dit-il en déposant sa main sur le haut de sa tête, elle va bientôt arriver.

-Toujours bientôt, bougonne t-elle.

-Tu sais qu'elle devait faire un long voyage, elle te l'a expliquer avant de partir.

-Oui, répond-elle tristement.

Je ressens un pincement au cœur et dirige instinctivement ma main gauche vers cet organe qui semble déchirer par un accablement que je ne sais expliquer. J'ai comme un étrange sentiment d'abandon. C'est très déstabilisant. Je sens les larmes s'accumuler dans mes yeux et j'ai bien du mal à les retenir. Lorsque je fixe la petite fille blonde, je remarque tout de suite ses joues humide. Comment… ?

D'instinct, je tends ma main libre vers elle pour essayer de la rassurer. Je suis tellement perdu mélancolie inexplicable que je n'entends pas la voix du jeune homme. Les sons semble de nouveau hors d'atteinte. J'ai seulement envie d'effacer ces larmes, de prendre cet enfant dans mes bras et d'essayer de la rassurer.

Puis subitement, mon poignet est saisit avec vitesse et force. Je sursaute en sentant la douleur. Le regard du garçon est devenu clairement menaçant et je frissonne. J'entends les pas de la petite reculer, s'éloigner de ma main. Je ne comprends pas. Je n'ai rien fais de mal. Je voulais juste tenté de l'apaiser, elle semblait si triste.

-Tu ne peux pas la toucher Anya, me sermonne t-il avec un regard si noir que je frissonne. Tu lui ferais du mal, ajoute t-il, tu te ferais du mal.

-Je ne comprends pas.

-Tu veux aller t'amuser dehors, demande t-il à la petite, il faut que je parle à Anya.

Elle secoue la tête de droite à gauche en guise de réponse. Elle baisse les yeux alors que je sais qu'elle ressent une sorte d'oppression qui comprime son cœur. Elle est terrifier. Si elle sortait, elle pourrait suffoquer, elle ne s'y sent pas en sécurité pas depuis… depuis… depuis que Morgane est partit.

Comment je peux connaître le ressentie de cette petite fille ? Et pourquoi j'ai la sensation que la mère de Raven m'est a ce point indispensable ? Qui est-elle ? D'où me vient cet instinct ? Et pour quelle raison elle me semble si familière ?

Je me reconnais en elle. Elle me ressemble mais je ne m'explique pas que je puisse lire en elle aussi facilement. Et puis pourquoi ces deux-là parlent de Morgane comme si elle était toujours en vie ? Le jeune homme se met à la hauteur de la blondinette et je me redresse pour observer la scène. Je grimace et un gémissement m'échappe alors que la douleur se réveille une nouvelle fois. Le regard paniquer de la petite se plonge dans le miens et j'écarquille les yeux. Ses iris… je ne peux que les reconnaître, se sont les miennes, enfin se sont celle que je vois dans mon miroir tout les jours. Cette nuance de chocolat mélanger avec un vert foncé quelque peu oxydée.

J'en mettrait ma main à couper, se sont mes yeux !

J'aurai presque envie qu'elle puisse se transformer pour en avoir la confirmation mais elle est beaucoup trop jeune. Et pourtant, j'aimerai voir son loup. Je ne sais pas pourquoi mais j'ai cette certitude que si elle se transformait, je découvrirait cette même tâche rectiligne étrange près de sa pupille, tout comme moi. Je secoue la tête. Comment puis-je subitement être certaine que c'est une lycanthrope ?

J'observe les lieux avec beaucoup, beaucoup plus d'attention. Je fronce les sourcils dès qu'un objet me semble familier. Je sens de nouveau une angoisse monstre oppresser mon cœur. Tout. Absolument tout ce qui se trouve dans cette pièce me parle, comme si j'avais vécu ici. Mon regard s'empresse de retomber sur la blondinette. Mon cœur manque un battement ou deux alors qu'elle refuse encore de sortir.

C'est moi… cette petite fille blonde et moi-même ne formons qu'une seule et même personne.

Subitement, tous les événements qui m'ont conduit à cet instant me revienne en mémoire. L'attaque des dragons, le bouclier de Raven qui vacillait, sa magie qui semblait se consumer bien trop vite, ma décision d'aller au combat. Je ferme violemment mes paupière et retient de justesse un juron. Pourquoi diable est-ce que je suis aller me battre ? C'est évident… Raven avait besoin de plus de temps et je lui en ai donner. C'était stupide de ma part, sans qu'il ne prenne part aux hostilités, j'allais forcément m'en prendre plein la figure. La preuve, je me suis fait lacérer par les griffes pleine de poison d'un dragon. Je suis vraiment stupide !

Mais après… que s'est-il passer après ? Comment je me suis retrouver ici ? De toute évidence, je suis dans le passer, mon passer, c'est vraiment possible ? Très bien, je sais que les voyages dans le temps sont possible, j'en suis la preuve vivante, mais Raven est-elle capable de provoquer un tel merdier ?

Non, pas Raven. Se n'est pas sa magie qui a provoquer cet incident, du moins pas entièrement. Il y a eu une collision entre son pouvoir et celui d'une fée noir. Je me souviens parfaitement avoir été projeter en arrière. Je me suis cogner la tête et quand je me suis réveiller, il n'y avait plus de bataille, seulement des corps de dragons inanimée et Echo… merde, Echo !

-Où est Echo, j'interroge légèrement paniquer.

Le garçon se retourne vers moi, il semble surprit par ma question, peut-être même contrarier. Je jure que s'il m'annonce qu'il est arriver malheur à ma protéger, je fais un scandale ! Je lui ai promis… je ne supporterais pas d'avoir faillit à l'une de mes promesse ! Je lui ai assurer qu'elle n'aurait plus jamais à avoir peur, que je la protégerai.

-Qui est Echo ?

-Comment ça qui est Echo ? Elle était avec moi et elle était blesser. Elle va bien, n'est-ce pas ?

-Tu as été séparer des quatre autres. Mais je te le redemande qui est Echo ? Et pourquoi tu semble aussi inquiète pour elle ?

-Je m'inquiète pour elle parce qu'elle est importante.

-Je croyais que tu étais amoureuse de ma sœur.

Je fronce les sourcils. Sa… sœur ? J'imagine que ce lien pourrait expliquer la ressemblance et ces yeux si similaire. Je me maintiens la clavicule alors que la douleur est de plus en plus forte. Je prends une forte inspiration et je me lève. Mes jambes semblent n'être faite que de coton pourtant je parviens à m'avancer pour combler l'espace qu'il existe entre moi et ce garçon.

Je me plonge une nouvelle fois au fond de ses iris. J'en pleurai presque. Je serre mes poings en m'intiment de ne pas craquer. J'ai la gorge sèche. Je peine à déglutir. Je sais exactement où je l'ai déjà rencontrer. Je reconnais sa prestance ou tout au plus son animosité. C'est lui… c'est lui, le monstre que Raven cache dans son corps. Jamais, je n'aurai pu croire que s'était son frère.

-Je n'aime pas Raven, j'affirme en soutenant son regard qui semble s'embraser à cette déclaration, c'est bien au-delà de l'amour, je poursuis, bien au-delà. Tu n'as pas idée de ce que je pourrai faire pour elle.

-Dans ce cas, qui est Echo ?

-Quelqu'un qu'il faut protéger, si elle est ici, elle est en danger.

-Que je me souviennes, murmure t-il en caressant doucement les cheveux de la blondinette, il y avait une blonde qui n'arrêtait pas de hurler pour un oui ou pour un non, une rousse mais elle était humaine et… une fille très discrète aux cheveux bruns et bouclées.

-C'est Echo, j'explose, où est-elle ? Elle va bien ?

-Avec ma mère et Rae, elles arriveront bientôt. Morgane va les protéger tous les quatre parce que père lui a demander de le faire et… elle te cherche.

-Morgane me cherche ? Moi, je me montre de l'indexe, ou elle, je retourne mon doigt vers l'enfant.

-Tu as compris… c'est bien, Rae avait raison tu es très réfléchis. Du coup, je n'ai pas besoin de t'expliquer pour quelle raison j'ai emprisonné ton loup.

-Tu as fais quoi ?

-Personne ne doit savoir qui tu es, insiste-t-il en souriant à la petite blonde. Je te rappelle qu'aux yeux de tous, tu es morte. Tu ne pourras pas te balader dans la meute de ta mère avec un loup alpha plus puissant que le sienne et que celui de ta sœur sans que sa passe inaperçu.

-Il va vraiment falloir que les Reyes arrête d'endormir mon loup, ça devient une très mauvaise habitude. Il est à moi et c'est à moi de décider si je l'enferme ou non.

-Je ne suis pas un Reyes, affirme-t-il en hochant les épaules, Rae porte le nom de notre père et moi celui de ma mère.

-Se n'était pas le plus important, je veux que tu me le rende !

-Je ne peux pas faire ça.

-Tu as pu me l'enlever alors tu peux parfaitement me le rendre !

-Non, je ne peux pas.

-C'est pas vrais, je m'énerve, j'en ai besoin !

-Et bien tu devras t'en passer jusqu'à ce que Rae arrive à te rejoindre.

-C'est un blague j'espère parce que là, je pourrai mourir ! Je me suis fait lacérer la peau par un dragon, sans lui je vais certainement succomber au poison.

-Si tu avais dû mourir se serai déjà arriver, soupire t-il, crois-moi en sept semaines, si le poison avait dû t'achever, il l'aurait fait. Il faut croire que tu es coriace même en simple humaine.

Sept semaines… ? Non, c'est impossible, j'ai forcément mal entendu. Je ne peux pas être blesser depuis sept putain de semaines, même pour une humaine, c'est anormalement long pour une convalescence. Et puis… pour quelle raison Raven n'est pas à mes côté après sept longue semaines ?

Je me sens de nouveau paniquer. C'est pire que la première fois que je suis redevenu humaine. C'est comme si les murs se rapprochaient de ma personne. Je suis entrain de suffoquer. Je vais mourir.

Je n'en peux plus, je suis vraiment à bout. A croire que je suis incapable de vivre normalement. C'est comme si plus je m'approchait du bonheur plus j'étais vouer à souffrir. Je n'arrive plus à respirer. Je me sens tomber en arrière, heureusement il y a toujours le lit. Non, non, non. Je sens les larmes noyer mes yeux alors je ferme fortement mes paupières pour essayer de les retenir.

Et alors que je suis entrain de perdre le contrôle de la situation, je me rends compte que je n'ai aucune raison de me retenir. J'ai le droit d'être en colère et je peux la laisser exploser. Il n'est pas là, il ne guette pas chacun de mes points faible. Je n'ai plus besoin d'être constamment forte, je peux parfaitement m'effondrer, hurler, pleurer et frapper un mur sans prendre le risque qu'il puisse se frayer un chemin et qu'il avale mon humanité pour la détruire.

Alors, je me repli sur moi-même, je glisse mes mains sur mon visage et je hurle. Je laisse toute ma frustration, ma douleur et mon manque imploser en un cri qui s'étend jusqu'à ce que je n'ai plus assez d'air. Je bascule d'avant en arrière alors que les larmes dévalent mes joues sans contrôle. Je ne me souviens pas de la dernière fois que j'ai laisser mes émotions me contrôler de la sorte, certainement jamais. Je ne peux pas les laisser s'exprimer, si je le faisais, il me dévorait, il m'effacerait.

Je veux rester humaine pour des raisons évidente. Il y a d'abord Marcus et je n'imagine pas une seule seconde devoir le laisser seul. Il a besoin de moi. Je suis tout ce qui lui reste, sa seule famille. Je veux pouvoir continuer à prendre Blue dans mes bras, le caresser et le remercier quand il veille sur moi. Évidemment, il y a Lexa, ma petite sœur… je n'ose même pas imaginer ce qui lui passerait par la tête si je devais disparaître. Elle deviendrait certainement folle. Pour Echo, c'est différent, elle est différente, de plusieurs manières je me reconnais en elle et j'espère sincèrement que je vais pouvoir l'aider. Et… Raven… par toutes les lunes Raven ! Je ne supporterais pas qu'il me l'arrache, plutôt mourir.

Je sens quelqu'un approcher et je recule, je ne veux qu'on me touche, pas maintenant. Je suis si fragile à cet instant, n'importe qui pourrait me briser. J'ai la sensation qu'un simple effleurement pourrait me fissurer définitivement. La douleur semble prend un peu plus de place alors que je me libère de ces émotions hors de contrôle. J'ai tellement mal mais se n'est pas seulement physique. Si on m'annonçait que mon cœur était déchirer comme du papier se ne serait pas étonnant, je n'aurai aucun mal à le croire.

La peine ne cesse de grandir encore et encore, tout ce que j'ai pu retenir jusqu'à ce jour implose et je n'ai plus la force de les retenir. Rien ni personne ne peut m'apaiser. Enfin si… il y aurait Raven mais elle n'est pas là. Je donnerai n'importe quoi pour me réfugier dans ses bras, j'ai tellement besoin d'elle. Seulement je ne peux pas car encore une fois, elle m'a été violemment arracher. Je souhaite juste que tout ce cercle vicieux autour de notre relation s'arrête une bonne fois pour tout. Tout ce que je désir c'est enfin l'aimer sans me demander quel sera le prochain coup bas de cette foutue fatalité.

Tout ce que je souhaite, tout ce que je désir…

Je suis obliger de secouer la tête alors que des images étrange me revienne en mémoire. C'est flou comme si ces événements était piéger dans un brouillard épais. Mes larmes redouble alors que je revois cet homme, s'avancer au milieu des cadavres, les yeux brillant d'une joie immense et son sourire tout aussi ravi. J'en ai la nausée. Je sais ce qu'il cherche ou plutôt qui il a envie de trouver. Je plaque mes mains sur mes oreilles pour ne pas entendre son rire satisfait. Je presse un peu plus mes paupières pour chasser cet homme de mon esprit. Je ne veux pas le voir. Je me remets à hurler en espérant enfin l'éloigner.

Et alors que c'est tout à fait impossible puisque je suis dans une sorte de souvenir étrange, il est attirer par ma voix, se retourne et semble me voir. Il penche la tête sur le côté et je jurai voir une sorte de contrariété. Je fais mon possible pour éviter d'affronter son regard mais je ne vois pas ce que je peux faire de plus, mes yeux sont déjà fermer dans la réalité. Je jure que cette fois, je vais véritablement vomir. Ses iris… je pleure un peu plus, il n'y a aucune vie. C'est très déstabilisant. Je suis encore plus égarer, il est comme ce montre tapit dans la nuit, il ne semble représenter rien d'autre que la mort, le chaos et la guerre.

Il s'approche, je dois fuir, c'est une question de survie d'autant plus sans lui. Plus il s'avance plus son visage semble changer. C'est comme le fond d'écran d'un portable qui bugge et qui passe de la photo d'accueil à un blanc éblouissant. Sauf que les flashs s'accélère et que ses traits ne sont jamais les même. Je me plonge de nouveau dans ses iris, je frissonne, bleu, rouge, noir, violet, marron, jaune, vert, blanc, toutes les couleurs y passe mais il y a toujours ce mal infini qui se lit sans le moindre mal. Il faut que je m'échappe !

Et alors qu'il allait m'atteindre, un éclaire de lumière écarlate foudroie le ciel et vient s'écraser entre nous. Je cligne des yeux une bonne centaine de fois mais je suis incapable de distinguer quoi que se soit. À ce stade là, je suis certaine qu'une grenade aveuglante aurait fait moins de dégâts. Je réalise que je ne suis plus du tout en sécurité quand deux mains terriblement rassurante sert mes épaules. Je parierais que cette personne me parle seulement je ne distingue aucun son. Je semble être piéger entre deux mondes.

Je suis subitement projeter en arrière. Ou peut-être que c'est en avant ? Sur la droite ? À gauche ? Je suis complètement perdu, mes sens m'ont abandonner et il ne peut pas m'aider puisse qu'il est endormi. Je suis complètement perdu comme prise dans un tourbillon. Et puis, tout s'arrête subitement.

Je me relève, de toute évidence, j'étais tomber. Je tangue, le sol semble se mouvoir sous mes pieds. Je plisse les yeux alors que la luminosité me brûle la rétine. Je recule alors que je sens que je vais m'effondrer. Je crois reconnaître les strie de l'écorce d'un arbre qui pourrait bien être centenaire. Je soupire en passant une main dans mes cheveux puis comme un levé de soleil, j'aperçois une silhouette apparaître au milieu d'une lumière oranger pastelle. Je me sens sourire alors que je reconnais sans mal ma belle sorcière.

Si je le pouvais, je me serais redresser vivement pour la rejoindre mais quelque chose me dit que je serait incapable de tenir debout alors je lui tends la main. Je me sens sourire alors qu'elle me rejoint sans la moindre hésitation. Elle s'approche doucement mais je sais qu'elle va arriver à ma hauteur. Elle se penche quand elle arrive à ma hauteur. Ses doigts glissent sur ma joue avant qu'ils ne se dirigent dans mes boucles blonde. Je suis incapable de la quitter des yeux. Elle est si belle. Puis avec une lenteur indécente, elle vient m'embrasser. Qu'il est bon de retrouver ses lèvres.

Elle s'éloigne mais nos fronts restent coller l'un à l'autre. Je ne supporte pas l'idée qu'elle va bientôt s'effacer. J'ai conscience que rien de tout ceci n'est réel, du moins pas totalement. Je me perds dans ses yeux. Je pourrai rester ici pour toujours quand elle murmure :

-Nous n'avons pas beaucoup de temps.

-Le temps semble être le fond du problème, je soupire.

-Je vais parvenir à t'atteindre, je sais que je vais y arriver.

Je détourne les yeux, je crois que je n'arrive plus a soutenir sont regard. J'observe les alentours. C'est plutôt jolie. Je penche la tête en arrière et l'arbre dans mon dos semble finalement bien plus que centenaire.

La main de Raven prend un peu plus appui sur ma joue et je me force à affronter son regard. Je ne veux pas qu'elle me voit aussi peu sûre de moi. Je suis si fragile. Je pourrai me briser. Je le sais et elle aussi doit le savoir.

-Qu'est-ce que c'est ? Une bulle de Noss ?

-Non, elle secoue la tête, rien à voir. S'était dangereux de t'attirer ici mais j'avais besoin que tu sache que je vais bien et je fais mon possible pour te rejoindre.

-Je ne peux pas le faire, je souffle avec dépit.

-Bien sûre que si, tu es la personne la plus forte que je connaisse.

-Non, je ne peux pas…

Ses lèvres viennent s'appuyer sur mon front avec une douceur infini. Ce simple geste semble réanimer mon cœur. Je la sens sourire avant qu'elle ne murmure tout bas :

-Crois ce que tu veux.

Je fronce les sourcils en me plongeant un peu plus dans ses iris. Un sourire étire mes lèvre alors que des larmes se forment dans mes yeux. Je fais claquer ma langue contre mon palet alors qu'un petit rire amuser m'échappe quand je demande :

-Est-ce que tu viens de me voler ma répartie ?

-Peut-être…

-Tu n'as pas le droite de faire ça, je bougonne.

-Je fais ce que je veux, sourit-elle. Je sais que tu peux surmonter cette épreuve, que tu peux m'attendre. Tout va bien se passer.

-Je me sens tellement… démunie.

-C'est à cause de son absence, me confirme t-elle.

-Comment tu peux…

-Raphaël ne ferait rien d'aussi lourd de conséquences sans m'en parler avant.

-Tu es d'accord avec ça, je l'interroge en sentant une larme m'échapper.

-Pas vraiment, dit-elle en essuyant ma joue de son pouce, mais tu te trouve au sein de ton ancienne meute, c'est pour te protéger. Tu vas t'habituer à son absence. Tu n'as jamais eu besoin de lui. Tout va bien se passer, répète t-elle alors qu'elle commence à disparaître. Les corbeaux, prononce t-elle très vite, tu peux faire confiance aux corbeaux, surtout les blanc. Et… je… enfin la moi du passer, elle… je vais avoir besoin de toi. Je vais te retrouver, me promet-elle en scellant de nouveau nos lèvres l'une contre l'autre avant s'évaporer dans le vent.

Je laisse ma tête tomber contre le tronc. Je ferme les yeux pour essayer de garder l'image de Raven dans mon esprit le plus longtemps possible. Puis en une fraction de seconde, je suis de nouveau bousculer dans tout les sens. Mon corps tangue d'un endroit à un autre sans la moindre logique avant qu'il ne s'écrase violemment. Je me redresse rapidement, je suis à bout de souffle et je remarque immédiatement la petite blonde entrain de me fixer.

-Je vais bien, je dis une première fois, je vais bien, je répète, je vais bien, je murmure comme pour m'en convaincre, je vais bien.

-Mince, soupire la voix de Raphaël, j'ai cru que cette fois, tu n'allais pas te réveiller.

-Je vais bien, je continue ma ritournelle.

-Anya, prononce t-il avec inquiétude.

-Je vais bien, ma voix tremble de plus en plus.

-Mais qu'est-ce qui t'arrive ? Rae m'a assurer que tu étais la personne la plus forte qu'elle connaisse ! Et ce que j'ai sous les yeux, c'est… c'est…

-Quelqu'un de briser, je demande en croisant son regard. Je suis typiquement le genre de personnes qui deviennent forte pour affronter les événements, je me démène pour ceux que j'aime mais si je me retrouve seule, je suis capable de m'effondre sans jamais me relever.

-Et c'est toi que ma sœur à choisie ?

Je n'aime pas du tout sa façon de croire que je ne suis pas assez bien pour Raven. Je ne sais pas comment je vais faire mais d'une façon ou d'une autre, je vais finir par lui prouver que je suis le seul choix pour sa sœur. Et puis, il n'a pas son mot à dire, Raven est mon monde et je sais qu'il en est de même pour elle. Nous n'avons pas besoin de son consentement.

Je soupire en plaçant ma main derrière ma nuque. Je jette un œil à mes blessures, je ne porte plus de cataplasme, ni de bandage. Je place mes doigts sur la cicatrice qui s'est former sur ma peau. Et dire que je venais tout juste de me débarrasser des marques sur mes bras. À croire que je suis condamner à porter des cicatrices.

-Combien de temps, je demande, combien de temps il s'est écouler cette fois ?

-Ma mère est arriver si c'est ce que tu veux savoir.

-Combien de temps depuis que je suis arrivée, j'insiste.

-Un peu plus de quatre mois en tout, dix semaines depuis la dernière fois que tu t'es réveiller.

-Merde, je soupire. Morgane m'a vu ?

-Non. Mais elle te cherche toujours tout comme les quatre autres et avant que tu me le demande, Echo se porte bien.

-C'est bien, je suis rassurée, je souffle de soulagement en apprenant que la jeune héritière va bien.

Je me relève lentement, mes jambes ne sont pas des plus stable mais je crois que je vais réussir à ne pas m'effondrer. La petite blonde se recule alors que j'effectue quelque pas. Je ne sais pas ce qui se passe lorsque nous nous touchons mais à la vue de sa réaction, j'imagine que se n'est pas des plus agréable. Je ne m'arrête qu'une fois en face de la fenêtre, je vois le soleil se lever. Je passe une main dans mes cheveux et par instinct, je le cherche, évidemment il n'est pas là. Je peine à croire que Raven puisse être d'accord avec cette situation mais je suis bien obliger de l'accepter.

Je me dois de lui faire confiance, de l'attendre et de croire qu'elle va finir par m'atteindre, même si être loin d'elle me fait un mal de chien.

Je prends une forte inspiration. Je revis mon moment avec Raven. Je souris en sentant encore le fantôme de ses lèvres contre les miennes. J'expire en refermant mes paupières, elle m'a assuré qu'elle allait avoir besoin de moi. Il ne me reste plus qu'une chose à faire, rester aux aguets et rester attentive à la moindre menace, même si je dois bien avoir une idée de ce qui pourrait lui faire du mal. Si je me fis à l'âge de la petite blonde qui est mon alter égo, Lyssa doit-être dans les parages.

Je grimace en me souvenant que c'est à cet époque que Raven à le plus souffert. Elle est entrain de vivre les pires moments de sa vie. Je serre les poings avec tellement de force que la douleur se réveille dans tout mon corps. Je sais que lorsque je tomberai sur ma sœur ainée, je ne devrais en aucun cas, sur-réagir. Il va falloir que je porte un masque et pas un petit. Je vais même devoir faire semblant de l'apprécier, cet exercice me semble impossible. D'autant plus en sachant ce qu'elle a fait subir à ma belle sorcière. Merde ! C'est ce monstre qui a tué Raven !

-Anya, tu te sens prête pour rencontrer ma mère.

-J'ai déjà eu l'occasion de rencontrer Morgane.

-Pour elle se sera la première fois.

Je ne peux m'empêcher de soupirer, je déteste cette situation. Je n'arrive pas à comprendre comment j'en suis arriver là. Cette situation me semble complètement folle. Je suis revenu à la case départ, à un moment, un endroit où je n'ai jamais été en sécurité. Je me demande si l'ombre dont nous a parler Morgane est ici en ce moment. Je dois être prudente. Son absence ne suffira peut-être pas. Si je devais le rencontrer, il serait certainement capable de me reconnaître sans mal.

Sans oublier que même si elle n'est pas ma Raven, je serai incapable de rester insensible. Après tout, elle est l'amour de ma vie et je n'en ai rien à faire qu'elle n'est pas encore dix-huit ans. Si quelqu'un ose lui faire du mal, je ne réponds plus de rien, même si c'est Lyssa. Enfaite, surtout si c'est Lyssa. Je meurs d'envie de me venger depuis ce qu'elle lui a fait.

-Tu peux aller chercher Morgane.

-Tu en es certaine ?

-Je vais bien me comporter, parole de scoute.

-Je ne vois pas ce que ça veut dire. Qu'est-ce que s'est un scout ?

-Tuer-moi, je murmure tout bas, rien, ce n'est rien, je soupire. J'imagine qu'il y a peu de chance pour que je puisse avoir un smoothie à la fraise.

-Je ne sais pas ce que c'est.

-Ça craint !

-Mais si tu as faim, ta mère a ramenée de la viande pour la mini-toi tout à l'heure, elle doit encore être chaude.

J'ai un haut le cœur à l'idée de manger une viande qui a été chasser par Luna. Oui… je crois que je vais vomir. Lexa a raison, je suis complètement végétarienne. Je n'ai absolument pas envie de me résoudre à croquer dans un pauvre animal. Je donnerai n'importe quoi pour un plat préparer, un bol de céréales ou même une pomme !

-Il n'y a pas des fruits plutôt ?

-Des fruits, répète-t-il avec une certaine hésitation, mais tu es… carnivore.

-Tu as emprisonné mon loup, je te rappelle.

-Il ne devrait pas y avoir d'influence sur tes habitudes alimentaire, souligne-t-il.

Et merde ! Cette situation commence sérieusement à me courir ! Sérieusement pour quelle raison tout le monde me regarde comme un monstre de foire dès que je mange normalement. C'est fatiguant de toujours devoir se justifier. Je m'apprête tout de même à le faire pour la simple et bonne raison que je tuerai pour pouvoir manger. Mais alors que je me tourne vers Raphaël, une détonation des plus assourdissante éclate. Il y a une onde de choc et je me retrouve à terre. Je plaque mes mains sur mes oreilles en percevant des acouphènes.

Dès que les petits bruits aigus se calme, je m'appuie sur mes paumes pour me redresse. Je grogne en sentent encore cette douleur qui semble se diffuser dans toute mon épaule gauche. Je passe mon indexe son mes narines, un liquide chaud glisse et je n'ai pas besoin de laisser mes yeux glisser jusqu'à ma peau pour savoir que je saigne. Foutue condition d'humanité !

Je place ensuite ma main gauche au niveau de mes cervicale et fait bouger ma tête un peu dans tout les sens pour m'assurer que je n'ai aucune douleur. Je ne vois Raphaël nulle part mais je me redresse rapidement bien que le sol semble tanguer lorsque je vois la mini-moi inconsciente. Je m'approche lentement et me souviens que je ne dois pas la toucher. Je tends tout de même la main vers elle, je ne peux pas la laisser dans cet état. J'arrête subitement mon geste alors que alors que je suis qu'à quelque centimètre de sa peau en sentant un violente décharge électrique. Je rabats ma main vers moi et la secoue pour faire passer la sensation désagréable.

Je me recule en me disant qu'il n'a rien pu lui arriver de grave. Si c'était le cas, je serai impactée moi-aussi. Je me dirige donc de nouveau vers la fenêtre pour comprendre ce qui s'est passer. J'espère juste que se n'est pas une attaque. Je ne suis pas vraiment capable de me défendre, pas sans lui. C'était bien plus facile lorsque j'avais le choix, je pouvais le faire apparaitre quand bon me semblait. Je n'arrive toujours à croire que Raven puisse être d'accord avec cette situation.

Je stop net toutes mes réflexions en découvrant ce qui a provoqué l'explosion. J'en reste bouche bée. Je me suis déjà retrouvée devant ce genre de spectacle. Je déglutis en me dirigeant vers la porte. Je fais quelque pas à l'extérieur et je ne peux plus avoir aucun doute, c'est bel et bien la magie de Raven. Elle semble hors de contrôle, comme toute ces fois où elle a détruit ma maison. Sauf que là… la puissance est encore plus grande. Je peine à mesurer sa puissance, c'est pourtant une magie que je commence à bien connaître mais je ne parviens tout de même pas à savoir où elle commence et où elle s'arrête. Raven a complètement perdu le contrôle.

Je m'avance un peu plus quand des doigts se referme sur mon poignet. Je n'arrive pas à quitter la manifestation des yeux. Le ciel n'a plus rien de naturel, ni bleu, ni gris, c'est la couleur du sang qui a prit place. L'écarlate est partout.

-Tu ne peux pas y aller, me prévient Raphaël.

Je m'apprête à lui dire que je comprends et que je vais rester ici bien sagement, même si ça ne me ressemble pas. Mais s'était avant… bien avant que je ne perçoive la détresse infinie de Raven. Son sentiment d'insécurité m'envahie et je réalise que je n'ai d'autre choix qu'agir. Elle est tellement effrayée. Je dois trouver un moyen de l'aider.

Je force sur mon poignet et oblige son frère à me lâcher. Je crois qu'il hurle mon prénom pour m'incite à ne rien faire de stupide. Pourtant, il devrait le savoir que je suis incapable de rester impassible devant la souffrance de sa sœur. J'avance jusqu'au bord de la barrière. Je tends la main et laisse mes doigts rebondir sur la magie. Le tout maintenant c'est de trouver un moyen de passer.

Je laisse glisser mon indexe sur le bouclier, la magie réagit aussitôt en essayant de me repousser. Morgane a créé cette barrière, rien que pour moi. J'imagine que le seul moyen de la passer c'est qu'elle m'autorise à la franchir. Mais je ne peux pas attendre. Je dois sortir, maintenant.

Cette fois, j'écrase ma paume avec force et des filets qui pourrait ressembler à des reptiles se forment. Les bras magiques, se dirige vers moi. D'instinct, je sais qu'ils ne doivent sous aucun prétexte me toucher. Je ne sais pas ce que sont ces choses mais quelque chose me dit qu'elles n'ont qu'un seul but : m'éloignée de Raven.

C'est hors de question, hors de question, hors de question !

-Ça suffit Anya, arrête de jouer à l'enfant.

-D'après toi, je joue à l'enfant ?

-Tu ne fais qu'aggraver les choses.

-Raven a besoin de moi alors je vais passer cette foutue barrière, qu'importe ce qui m'en coûte.

-Ma mère te fera sortir après, Rae va se calmer comme toujours. Se n'est ni la première, ni la dernière crise qu'elle va affronter dans sa vie.

-Je n'en ai rien à foutre, je grogne en lançant un regard noir à Raphaël, je ne la laisse pas dans cet état, plutôt mourir !

Je crois qu'il me sermonne encore une fois mais je ne l'écoute plus. Je dois passer et le plus vite sera le mieux. Je me précipite vers le bouclier en évitent les serpentins de magie. Je m'écrase une nouvelle fois contre la barrière qui me projette violement en arrière. J'atterris sur le dos, ça fait un mal de chien. Je grogne avant de me relever rapidement. Je ne vais pas abandonner pour si peu. Je recommence encore et encore.

Je rejoins une nouvelle fois le sol. Je soupire en me redressant sur les coudes. Je jure en serrant les poings. Du coin de l'œil, je vois Raphaël s'approcher. Non ! Je refuse d'abandonner ! Je ferme les yeux comme lorsque je cherche à l'atteindre. Je sais pertinemment qu'il n'est pas là et pourtant, je me sens tout de même fortifier. Je me relève pour la énième fois, mes paupières sont toujours clause. Je me concentre. Il n'est pas le seul à pouvoir m'aider.

Toute mon attention se dirige alors sur ce qui est le plus important : Raven. Je me fortifie dans notre lien. Lentement, je laisse mes paupières se relever et sans que je n'en comprenne la raison, je vois Raphaël avoir un mouvement de recul. Je ne m'en préoccupe pas plus. A cet instant, il est insignifiant. Tout ce qui compte pour moi c'est de pouvoir atteindre Raven, qu'importe les conséquences pour moi.

J'observe avec attention les manifestations de magie qui sont de plus en plus nombreuse aux pieds de la barrière. Cette fois, c'est la bonne. Oui, cette fois, je vais passer. Je fonce. Je ne réfléchis pas. Les bras magiques se ruent sur moi. Je ferme les yeux et cette fois, je ne me sens pas valser en arrière. J'ose ouvrir un œil et les manifestations écarlate semble implose en des minuscules feux d'artifice avant de m'atteindre, c'est magnifique. En face de moi, le bouclier semble se fortifier. Je ne dois pas réfléchir et continuer de courir, ne m'arrêter sous aucun prétexte. Je ne vais pas échouer, non, je vais passer !

Alors que mon corps aurait du encore une fois entrer dans une violente collision avec la magie, je sens que la texture de la barrière est passée de la densité de la brique, à celle de la toile de sucre. Tout se brise incroyablement facilement et je passe sans encombre. Le bruit que provoque la fissure me fait grincer des dents. Le tonner raisonne et un éclaire qui n'a rien de naturel semble foncer sur ma personne. J'accélère pour l'éviter. Le monde semble se teindre en écarlate et je frissonne en percevant un hurlement déchirant, c'est Morgane. Je ralentis avant de faire une rencontre désagréable avec un arbre.

Je reprends ma respiration. Le cri déchirant de la mère de Raven raisonne encore dans ma tête. Serait-il possible que je l'ai blessé en passant sa magie ? J'en serai désolée mais Raven passe avant, toujours.

-Qu'est-ce que tu as fait, me demande Raphaël horrifier.

Je prends à peine le temps de lui accorder un regard. Ce qui m'intéresse est juste devant moi, la magie de Raven est de plus en plus instable. Elle semble sur le point de tout détruire. Je ne sais pas ce qui a provoqué cette situation pourtant, je dois essayer de l'atteindre. Pour la simple et bonne raison que je connais ma belle sorcière, si elle devait faire du mal à qui que se soit, même si cette personne devait être Lyssa, elle trouverait un moyen de s'en vouloir. Je pense à la première fois que j'ai entendu Bellamy parler du « trépas carmin ». Je ne peux pas laisser ce surnom lui coller à la peau trop tôt.

J'inspire profondément avant de souffler sur la longueur. Je peux l'aider. Je sais que je le peux. Je serre mes poings. Je n'ai pas besoin de lui pour y arriver. Je n'ai jamais eu besoin de son intervention pour atteindre Raven. J'ai simplement besoin d'être moi-même. Je me remets à courir alors que Raphaël hurle dans mon dos :

-Anya non ! Tu ne peux pas y aller !

J'accélère, je ne l'écoute pas, pas même une seconde. Tout ce qui compte pour moi, c'est d'atteindre Raven.

-Non mais tu te fiche de moi, Anya !

Je n'ai aucune raison de prendre en considération ses propos. Ma raison est ailleurs, rien n'est plus important que de la rejoindre, rien !

-C'est dangereux !

Cette fois, je me retourne. Je suis obligée de décélérer un peu. Je le fusille du regard. Je n'arrive pas à croire ce que j'entends. Je croyais que comme moi, la personne la plus important dans l'existence de Raphaël, c'était Raven. J'ai dû me tromper.

-Ce qui est dangereux, c'est de laisser ta sœur dans cet état !

-Raven veut que je te protège, souligne-t-il, et je ne peux pas le faire si tu agis comme une enfant.

-Mais je suis une enfant, je souris. C'est un comportement qui agace ta sœur bien comme il faut d'ailleurs. A plus mini Reyes !

-Je t'ai déjà dit que je n'étais pas un Reyes, s'offusque-t-il en s'arrêtant net.

Je souris devant sa réaction, tout aussi susceptible que sa sœur, bon à savoir. Je me sens sourire. Je lui fais un clin d'œil et reprend ma course folle sans que cette fois, il ne tente de m'arrêter. Je voudrai aller plus vite. Les sentiments de Raven sont de plus en plus incontrôlables. Elle souffre tellement et ça me fait mal, tellement mal. J'en oublie même mes propres douleurs.

Je commence à distinguer un groupe de personnes agglutiner au plus près de la manifestation de magie hors de contrôle de ma sorcière. Je suis bien obligée de ralentir en remarquant que c'est bien plus impressionnant que ce que j'ai déjà eu l'occasion de voir. Qu'est-ce que cela voudrait dire au juste ? Que lorsqu'elle perdait le contrôle à mon époque, elle avait tout de même un minimum de maîtrise ? C'est insensé ! Et pourtant, ce que j'ai sous les yeux n'a strictement rien à voir avec toutes les fois où elle a détruit ma maison, avec ce que j'ai vu à l'horloge ou encore avec la prophétie de sang quand je suis revenu de chez les Griffin.

Bien malgré moi, j'ai un moment d'hésitation. Et si comme tout les autres, j'étais rejeter par la magie de Raven ? Et si elle me faisait du mal ? Et si je ne parvenais pas à passer ?

Non, non et non ! Je ne dois pas hésiter, pas même une seconde. Tout ce qui compte c'est de la rejoindre au plus vite avant que quelqu'un décide de lui faire du mal. Je ne permettrais pas que ça arrive, jamais. Je vais la rejoindre, qu'importe ce qui m'en coûte.

Je reprends de la vitesse. Je n'ai plus peur de ce mur de magie. Je fonce dessus tête baisser, sans réfléchir. Le plus important, c'est de la rejoindre, qu'importe les conséquences. Elle a besoin de mon aide et elle va l'obtenir !

Certaine personne remarque ma présence et commence à s'agiter. Le prénom de ma mère et de ma sœur commence à raisonner autour de moi. J'essaye de ne pas y faire attention mais bien malgré moi, je fini par croiser le regard de Luna. Je sais qu'il n'est plus là et que je n'ai aucune chance de l'intimidé. J'imagine que si elle décide de m'empêcher de passer, je ne pourrai pas passer… non, c'est inenvisageable !

Lyssa se place devant moi et merde ! Je cherche mes options. Comment je peux la contourner ?

-ANYA !

Cette voix, je la connais. Je quitte ma sœur des yeux pour tourner mon regard vers la gauche. C'est Bellamy, il avance rapidement vers moi alors qu'une femme à la peau chocolat que je ne connais pas tente de le retenir. A ses côtés se tient Echo plus discrète qui essaye elle-aussi de se frayer un chemin vers moi. Je suis tellement rassurée de constater de mes propres yeux qu'ils se portent bien tout les deux. Pourtant, je secoue la tête pour les inciter à arrêter de me rejoindre et je leurs intime :

-Pas maintenant !

J'ai à peine le temps de rediriger mon attention droit devant moi que je réalise que je ne suis plus qu'à quelque enjamber de Lyssa. Je cherche une solution. Il y en a forcément une. Je ferme les yeux, pas plus d'une seconde, juste le temps de retrouver ce lien si particulier entre Raven et moi. En son absence, c'est ce qui me fortifie le plus. D'autant plus que je suis humaine.

C'est alors que je sens une sensation étrange dans mes mains que je comprends ce qui a brisé le bouclier de Morgane. De la magie. Aussi étrange que cela puisse paraître, j'ai accès à la magie de Raven.

Quand j'ouvre les yeux, je dirige mon regard vers ma paume et je découvre comme des étincelles. La magie essaye vraiment de sortir de mon corps. Je n'ai pas le temps de me demander comment tout ceci est possible. Ma sœur essaye de m'arrêter en balançant son poing vers ma figure. Je pile net et me baisse pour éviter son attaque. J'évite plusieurs de ces coups avec agilité. Mon entraînement semble porter ses fruits, je ne suis pas obligée de passer par lui pour me défendre. Raven avait raison, je suis forte.

-Anya, j'entends de nouveau la voix inquiète de Bellamy.

Il faut que je me débarrasse de Lyssa avant qu'elle ne se transforme. J'ai une chance de pouvoir expliquer comment je me suis débarrassée d'elle sous sa forme humaine mais certainement pas sous sa forme animale. La magie dans mes mains est de plus en plus puissante. Cette fois, j'évite un coup de pieds et je me retrouve accroupit. Je soupire. Elle commence à me courir ! Je lui lance un regard noir, elle fonce sur moi, je me redresse, passe ma main droite sur mes lèvres en essayant de calmer ma respiration. Je suis plus rapide qu'elle ou tout du moins plus endurante. Et je ne puise pas dans l'énergie de mon loup, moi ! Je suis plus forte que Lyssa. Je ne dois pas douter de mes capacités. Et surtout, je dois rejoindre Raven au plus vite !

J'évite une nouvelle attaque, son poing frôle ma joue gauche. Elle avance vers moi en armant un nouveau coup. Je me décale un peu trop sur la droite, du moins c'est ce que je veux lui faire croire. Je fais semblant d'avoir perdu l'équilibre et quand elle se penche vers moi, je tends mon bras gauche jusqu'à ce que ma paume entre en collision avec son abdomen. J'ai à peine besoin de la frôler et pourtant, j'ai la sensation de l'avoir percuter de plein fouet. C'est la magie. Son corps vol. J'écarquille les yeux et grimace en réalisant que son corps va s'écraser contre un arbre. Je secoue la tête, se n'est pas important. Je me désintéresse de la situation avec Lyssa et me précipite à nouveau vers la manifestation de magie hors de contrôle de Raven.

-Anya, cette fois c'est la voix d'Echo, je t'en prie, ne fais pas ça ! Elle va te tuer !

Mon bras commence à traverser la magie de Raven. C'est comme de plonger dans une eau tumultueuse. Je me souviens de la première fois où elle a utilisé sa magie sur moi. Elle m'a demander d'inspirer profondément, comme si je m'apprêtais à être submerger par une eau agiter.

Je me tourne vers Echo, juste le temps de lui faire un clin d'œil. Je ne suis pas inquiète et je veux qu'elle soit rassurée. Je ne risque rien. La magie de Raven ne me blessera jamais.

Je passe sans mal et je suis surprise par le calme qui m'entoure. Je me retourne et distingue parfaitement la masse de personne qui s'accumule aux pieds de la manifestation. J'en distingue même entrain de hurler mais aucun son ne m'atteint. Raven semble avoir construit une bulle complètement hermétique autour d'elle. Je suis prête à la rejoindre quand mon regard tombe sur Morgane. Je ne peux empêcher un sourire rassurant de franchir mes lèvres. J'aimerai lui dire que sa fille n'a plus rien à craindre, que je m'occupe de la lui ramener dans les plus brefs délais.

Cependant aucun son ne sort de ma bouche, je suis complètement bousculée par le regard qu'elle me lancer. J'ai d'ailleurs du mal à le soutenir. Je me racle la gorge pour me reprendre avant de me forcer à me retourner. Je lève les yeux et remarque une cabane en bois tout en haut d'un arbre, évident elle à choisit un endroit surélever.

J'ai l'impression de mettre une éternité à la rejoindre. Je suis déstabilisé en découvrant une jeune fille complétement recroqueviller sur elle-même en pleure. Je voudrais m'assoir près d'elle mais quelque chose me dit que je ne serai pas la bienvenue. Je fais donc un peu plus de bruit pour signaler ma présence et sans même lever les yeux vers moi elle sanglote :

-Je ne veux pas en parler maman.

-Je ne suis pas Morgane, je lui réponds en douceur.

-Je ne veux voir personne, hurle-t-elle en se redressant.

Je sens immédiatement sa magie se fortifier. Son visage ravager par les larmes me donne envie de courir vers elle pour la prendre dans mes bras et tenter de l'apaiser. Pourtant, je me contente de lever les mains en lui assurant :

-Je ne m'approcherai pas plus.

-Je ne veux voir personne, répète-t-elle avec colère en serrant les poings.

Je m'adosse contre le mur en bois en passant ma langue sur mes lèvres. Je me dois de trouver les bons mots, aussi bien pour elle que pour moi. Sa magie est de plus en plus menaçante. Je baisse les yeux en me laissant glisser jusqu'à ce que je sois assise, je croise mes jambes en tailleur avant d'oser de nouveau affronter son regard. Je prononce avec douceur :

-Je ne suis pas une menace. Je m'appelle Anya.

-Anya, souffle-t-elle comme si elle connaissait déjà mon prénom.

-C'est bien ça, je lui souris, Anya.

Elle recule de quelque pas mais ne me menace plus. Son regard sur moi est bien étrange. Il n'y a encore aucune fascination et je dois bien avouer que ce petit détail me manque légèrement. Je remarque alors que ses mains tremblent et que sa magie semble prête à bondir si quiconque l'approche. Je n'ai pas besoin de plus. Je sais exactement ce qui s'est passer pour qu'elle perde le contrôle.

Tout compte fait, j'aurai dû être bien plus violente avec Lyssa… je serre mes poings en sentant la colère grandir. Je vais la tuer. Je ne sais pas comment, je ne sais pas quand mais je vais la tuer !

Merde ! Je savais que ma sœur l'avait fait énormément souffrir mais jamais je n'aurai imaginé que ce serait à ce point. J'ai conscience que le lien est à sens unique, que je suis la seule à avoir accès à ses émotions. Je sais déjà tout ce qui vient de se passer. Raven semble tellement… détruite.

-Elle a voulu toucher tes mains, je prononce en essayant de maintenir ma colère à distance. Lyssa, cette fois le dégoût doit s'entendre dans ma voix, elle a voulu t'obliger a…

Je ne parviens pas à finir ma phrase alors qu'un flash-back prend vie dans l'esprit de Raven. C'est encore pire d'avoir la confirmation de mes soupçons avec des images. Bordel ! Je vais vraiment tuer ma sœur !

-Pourquoi elle ne veut pas comprendre que c'est une torture pour moi, sanglote Raven.

-Crois-moi, elle va comprendre, je dis avec véhémence. Se sont tes mains, personne n'a le droit de les toucher sans ton accord, sauf si elles deviennent bleu, là c'est un cas d'extrême urgence !

-Elle ne comprend pas, répète-t-elle. Je n'en peux plus. Elle me fait tellement de mal. Je voudrai être capable de la détruire comme elle me détruit.

-Raven…

-Je sais, cri-t-elle, je ne devrais pas dire ça de la personne avec qui je partage une empreinte. Mais… je la déteste, murmure-t-elle. Je n'en peux plus.

-Raven, je prononce doucement en me relevant.

-N'approche pas, hurle-t-elle.

-Très bien, je ne bouge pas, je reste là. La souffrance, je reprends avec douceur, elle va s'estomper, c'est une promesse.

-Comment tu pourrais le savoir ?

-Je viens du futur.

-Se n'est pas drôle, m'assure-t-elle.

-C'est vrai. Je peux te le prouver, sans réfléchir aux conséquences, je retire ma chaîne militaire et la lance vers elle, regarde ma date de naissance. Je suis née en 1993.

Je suis surprise en ressentant un profond apaisement entourer Raven à la seconde même ou elle réceptionne mon médaillon. Sa magie semble elle-aussi se calmer. Je poursuis alors en espérant continuer à endormir sa souffrance.

-Là d'où je viens tu es heureuse. Lyssa ne fait plus partie de ta vie.

-Tu dis ces mots simplement pour que je tente de maîtriser ma magie mais je n'en ai plus envie, j'en ai assez de toujours devoir me contrôler.

-Je ne te mentirais jamais Raven.

-Je ne peux pas te croire, elle secoue la tête de droite à gauche pour chasser mes mots.

-Regarde-moi Raven.

-Non !

-Raven, s'il te plaît.

Ma propre fragilité dans ma voix me surprend. Je sais qu'elle n'est pas ma Raven pourtant savoir qu'elle ne me fait pas confiance est une douleur infinie. Je pourrai en mourir. Je ne peux pas vivre dans un monde où elle ne m'aimerait pas. C'est impensable.

C'est comme au ralentit que son regard s'accroche au mien, je laisse un soupire m'échapper. Je n'avais pas remarqué que j'ai retenu ma respiration jusque-là. Je me sens sourire alors que j'ajoute :

-Tu peux me faire confiance, je suis ta gardienne.

Raven ne répond pas mais elle m'observe de longues, très longues secondes. Elle penche la tête sur le côté comme pour mieux assimiler mes mots. Sa magie grandit mais cette fois elle n'est pas menaçante. Je lui souris en espérant que se soit assez qu'elle puisse avoir confiance en moi.

-Etrangement, souffle-t-elle, je veux bien te croire.

-Très bien, dans ce cas, tu te sens prête à affronter le monde à nouveau.

-Non !

-Non, je répète amuser.

-Absolument, c'est un non ferme et définitif.

Je me mordille la lèvre en sentant mon cœur battre un peu plus fort, se n'est pas grand-chose mais cette réaction ressemble tellement à ce que je connais que pendant une fraction de seconde, j'oublie qu'il ne s'agit pas de ma Raven. Je me mets doucement à rire avant de lui assurer :

-Crois ce que tu veux.

Je lui tends ensuite la main même si je sais déjà qu'elle va refuser de glisser ses doigts entre les miens. Elle ronchonne et se pleins dans sa barbe avant de se décider à sortir de sa cachette. Il passe près de moi en me frôlant, je ferme les yeux pour mieux apprécier son odeur. Elle sent l'océan et la magie, évidemment. Par inadvertance, son épaule se cogne dans la mienne.

Elle a un léger mouvement de recule avant de plonger son regard dans le miens. Je pourrai me noyer dans ses yeux. Je glisse mes mains dans les poches de mon pantalon en toile. Je suis tentée de lui tendre une nouvelle fois la main mais je ne dois pas la brusquer. Jamais ou plutôt plus jamais, elle n'est pas prête.

Sa magie commence à s'estomper, je n'ai pas besoin de mes sens surdévelopper pour savoir que plusieurs personne accourt vers nous. Elle joue avec la médaille de ma chaîne militaire, c'est à contre cœur qu'elle me tend le collier. L'objet pend entre nouveau sans que je ne fasse un geste pour le récupérer. De toute façon, je ne compte pas le reprendre. Après tout, je sais que ma Raven possède cet objet.

Je recule en lui souriant. Elle cligne des yeux un nombre incalculable de fois. Je commence à descendre et je me force à ne pas me retourner. C'est donc sans la regarder que je lui dis :

-Il est à toi.

-Mais…

-Raven, explose Morgane en me bousculant pour prendre sa fille dans ses bras.

C'est difficile pourtant, je continue d'avancer sans accorder un regard à la jolie brune. Je sens pourtant presque une brûlure dans mon dos dû a son insistance. Je sais que ses yeux sont fixés sur moi et qu'il ne me lâche pas.

Je me tiens maintenant en face de Luna qui me fusille du regard. Je soupire et ne peut empêcher un rire moqueur de m'échapper en remarquant que Lyssa ne s'est toujours pas relever. La battre en combat singulier n'était peut-être pas l'idée du siècle mais ça m'a fait un bien fou. D'autant que malgré que je semble lui avoir fait bien mal comme il faut, Raven est rester indemne. Leur empreinte n'est peut-être pas aussi forte que ce que j'imaginais.

La première femme alpha s'avance vers moi. Je pense qu'elle veut régler ses comptes. J'imagine que si une inconnue débarquait au milieu de ma meute et battait facilement ma meilleure guerrière, moi aussi je voudrais en découdre. Sauf qu'elle va devoir repousser cette entrevue, j'ai mieux à faire. Je me tourne sur la droite et voit Echo se précipiter vers moi. Elle ne s'arrête qu'une fois accrocher à mon cou. Je suis soulagée, elle semble bien se porter.

Bellamy arrive plus lentement et garde une certaine distance. Je suis surprise en le voyant lancer un regard meurtrier à Luna, ça ne lui ressemble pas. Il n'a jamais défié Lexa de la sorte. Pourquoi se permettrait-il un tel affront aujourd'hui ?

Nous allons devoir parler.


Voilà pour ce nouveau chapitre. J'espère qu'il vous a inspirer et qu'il vous a plus ! J'ai hâte de savoir ce que vous en avez pensé. Anya is BACK ! Et oui, pour ceux qui on reconnu la chanson, je savais qu'elle serait associer à ce chapitre depuis la vidéo teaser ! Alors qu'est-ce que vous avez pensez de ce grand retour ? Vous comprenez mieux pour quelle raison Mina a assurer qu'Anya était en danger ? Et oui… pour la ʺminiʺ Raven, Anya a un peu beaucoup défier Luna et… dégommer Lyssa à coup de poing ! Oups…

Je suis évidemment ouverte à toute les critiques, qu'elles soient positives ou négatives, à condition que le commentaire soit constructif.

En espérant vous retrouvez pour le prochain chapitre !