Disclaimer : Magnificent Century Kösem est l'oeuvre de Yılmaz Şahin .
Résumé : Ahmed est en deuil. Il souffre. Et pourtant, pour la première fois, quand Kösem frappe à sa porte pour l'aider, il refuse d'ouvrir. [Magnificent Century : Kösem]
Note de l'auteur : Cet écrit a été réalisé dans le cadre de l'atelier d'écriture du Discord «La Fabrique à Plumes» du 16/05/2022. 30 minutes sur le thème des expressions françaises. A utiliser au sens littéral comme figuré – N°3 : Rentrer dans sa coquille
Liste des dettes du Discord « Défis Galactiques » : 50 nuances de personnages historiques (01/50)
Une porte close
C'est ridicule d'en parler à un bébé, Kösem le sait très bien. Soit parce qu'Osman, du haut de sa première année, ne comprend rien et entend juste sa voix. Soit parce qu'à sa manière, il comprend et elle n'a pas à lui transmettre ses angoisses quand son seul devoir, c'est de grandir.
Mais c'est plus fort qu'elle.
Ahmed est parti pour le palais d'Edirne.
Depuis le suicide de sa mère, il s'est complètement refermé sur lui-même et elle le conçoit aisément : elle est morte dans ses bras, il l'a vue s'en aller et il se doute que l'exécution de Dervish y est pour quelque chose. Il se blâme. Il n'a pas été des plus tendres avec elle dans ses derniers jours, il n'a pas entendu son malheur alors que ce qu'il est aujourd'hui, il le lui doit. Partout où il pose les yeux, il voit son visage, entend sa voix... s'éloigner est une bonne idée. Mais la sultane ne comprend pas pourquoi il ne les a pas emmenés avec eux. Dans cette perte si lourde, son amour lui est nécessaire. Ses deux petits princes, même encore au berceau, lui apporterait de la joie. Elle a peur que dans sa détresse, il ne se rende malade, qu'il se fasse du mal... et surtout, elle se sent impuissante.
Pour la première fois, alors qu'il ne va pas bien, quand elle frappe à sa porte, il ne la laisse pas entrer.
Et elle ne peut rien y faire.
Osman, ignorant tout de ce drame, s'amuse du bruit de la bille contre la raquette de bois, profite des baisers de sa belle-mère, n'entendant pas ses pleurs discrets.
FIN
