Noté M au cas où, autant être sûr.

C'est ma première fic, j'espère que ça vous plairas.

Harry se trouvait dans sa chambre, ça ne faisait que 2 semaines que les vacances avaient commencé et déjà il avait des envies de meurtre. Il avait déjà imaginé une centaine de façons de mettre fin à la vie des Dursley, ainsi que de toutes les personnes qui méritait de subir les pires atrocités. C'était plutôt satisfaisant et son imagination débordante de tortures et de mises à mort l'avait empêché de passer à l'acte. Enfin, de peu, car il avait bien failli craquer une bonne dizaine de fois. La seule chose qui l'empêchait de le faire était l'idée que le ministère n'aurait aucun problème à lui faire subir le baiser du Détraqueur et qu'il perdrait toute chance de se venger des idiots qui pensaient à lui comme une marionnette.

Quand Harry lui avait dit qu'il ne considérait pas du tout les Dursley comme une famille, Dumbledore avait insisté pour le renvoyer chez eux TOUT l'été afin de resserrer les liens et d'empêcher la protection de sa mère de tomber. Quelle excuse pathétique, ce vieux bouffeur de bonbons au citron savait comment il était traité là-bas.

Harry savait d'une source sûre que le Directeur avait des comptes rendus de son traitement chez les Dursley et que Miss Figg avait soumis plusieurs demandes à Dumbledore afin qu'il le retire de sa… Enfin, de ce qui lui servait de famille. De plus il avait toujours empêché Harry de passer la visite médicale obligatoire à Poudlard, chaque année. Si ce n'était pas une preuve qu'il cherchait à cacher l'abus qu'il subissait à la… « maison », Harry ne savait pas ce que c'était.

Le pire dans toute cette situation était que la vieille chèvre avait rendu les barrières de détection à la magie plus sensibles et qu'il n'avait donc même plus la possibilité de soigner son corps couvert de bleu, même avec la magie sans baguette, ce qui lui aurait permis de guérir d'au moins quelques plaies.

S'il commençait à utiliser la magie sans baguette maintenant, Dumbledore se rendrait compte qu'Harry possédait plus de contrôle qu'il ne le pensait sur sa magie, et deviendrait donc méfiant.

Le fils de Lily Potter ne pouvait donc que compter sur les potions qu'il avait réussi à chaparder dans les réserves de Rogue. Au moins son oncle semblait avoir abandonné l'idée de le battre avec la ceinture lorsque sa magie accidentelle avait décidé de riposter lors de sa 2ème année. C'était la première et dernière fois qu'il avait essayé quelque chose de si radical.

Il se rappelait avoir eu une grande satisfaction en voyant le corps de son oncle projeté contre le mur, même si la nourriture était devenue rare après ça. Heureusement, sa tante avait rappelé à son oncle que les humains se retrouvais gravement affaiblie avec le manque de nourriture, être magique inclut. Elle avait dit, de sa voix aigüe si désagréable : « S'il y passe maintenant, le vieux fou débarquera ici et nous n'aurons plus accès à l'allocation pour s'occuper de ce morveux ».

Au cas où ils ne l'avaient pas remarqué, il pouvait toujours entendre, même à 2 doigts de s'évanouir. Et aller, encore une chose sur le dos de ce très cher Directeur. D'ailleurs il espérait que l'argent avec lequel sa famille était payée ne venait pas de ses coffres. Maintenant il avait une visite à Gringgots à prévoir, super.

Harry sortit de ses pensées quand il entendit plusieurs bruits qui ressemblaient à des bruits de transplanage. L'Ordre n'avait pas prévenu d'une visite surprise (dommage, il aimerait bien voir la tête de Rémus s'il voyait les barreaux à sa fenêtre, et celle de Sirius devant les cadenas sur sa porte) donc il supposa que les arrivants n'avaient pas de bonnes intentions. Un grand cri de son oncle confirma son hypothèse (enfin pas vraiment étant donné qu'il criait sur tous ce qui est bizarre).

« Avec un peu de chance, ils tueront ce qui me sert de famille. » fut la pensée joyeuse de Harry

« À moins qu'ils ne les gardent pour les torturer plus tard. Dans ce cas, je serai plus que ravi d'aider. Enfin si je suis encore en vie quand ça arrivera. »

« Pour ça je vais devoir convaincre le grand méchant pas beau que je ne cherche absolument pas à le tuer, ni à aider la lumière. ».

« Ça va pas être simple » pensât-il en soupirant.

Avec cette pensée en tête, Harry se retourna pour voir un stupefix venir vers lui, et tout devint noir.

Il se réveilla dans une cellule avec son corps douloureux. Les blessures que son oncle lui avait infligées n'était pas encore guéries et il avait besoin d'une assistance médicale s'il voulait survivre aux deux prochains jours. Ou même la nuit, ça dépendait si les dommages internes qu'il était sûr d'avoir étaient vraiment mauvais.

« Au moins c'est plus grand qu'un placard et pas de Dursley en vue, ce sont les petits miracles de la vie » pensât-il sarcastiquement.

10 minutes plus tard, un elfe de maison apparu avec un plateau de nourriture qu'il déposa devant lui. Harry n'eut même pas eu le temps d'ouvrir la bouche pour le remercier qu'il disparût.

« C'est vraiment amusant de penser que je suis mieux traité par un meurtrier psychotique que par ma famille, au moins ils me nourrissent ici ! » Pensa-t-il.

Harry se jeta presque sur la nourriture mais se retint au dernier instant, se demandant s'il y avait des risques d'empoisonnement. Après tout, il avait quand même été kidnappé. Est-ce que ça valait la peine ?

Après avoir pesé le pour et le contre, il décida qu'il n'avait rien à perdre et ferait mieux de manger. De toute façon il serait mort d'ici ce soir s'il n'était pas soigné, au moins il aurait le ventre plein. Quelque chose qui arrivait très peu souvent avec les Dursley. Le ventre plein hein, pas la possibilité de mourir de blessures.

Plusieurs heures plus tard selon son horloge biologique et son instinct, il entendit des bruits se rapprocher. Quelqu'un venait le voir, enfin. Pourquoi pas avant me direz-vous, et bien Harry avait déduit qu'ils essayaient de le faire paniquer avec la disparition de sa famille moldue. Pendant ces quelques heures ils auraient très bien pu les tuer ou les torturer, et son kidnappeur avait dû penser que cela atteindrait Harry. Cela aurait marché si seulement Harry se souciait de ce qui pouvait leur arriver, et ce n'était pas le cas. La seule chose qui aurait pu l'embêter dans tout ça serait le fait qu'il ne les aurait pas vu souffrir de ses yeux. Ou mieux, les torturer lui-même. Il n'était pas du genre à pardonner, pas du tout, il fallait le comprendre, il avait grandi dans la douleur et avait quelque rancœur contre ses gens qui était censé l'élever.

Les pas se rapprochaient de plus en plus et avec eux il commençait à entendre (à sa plus grande déception) les voix ou plutôt les cris d'indignation de ses proches. Leurs cris auraient pu les faire tuer une bonne dizaine de fois, ils n'avaient jamais fait preuve d'auto-préservation de toute façon. Avec eux s'ajoutèrent des gloussements fous qu'il attribua à Bellatrix, qui (il fallait bien se l'avouer) était plutôt amusante bien qu'un peu folle. Enfin, selon les normes de la folie, il était sûr de pouvoir être classé fou aussi. Il aurait pu l'apprécier si elle n'avait pas rendu les parents de Neville fous et dépendants de l'hôpital St Mangouste.

Quand les pas, et les cris notons-le, s'arrêtèrent, sûrement grâce à un sort, il releva la tête. Il avait bien deviné, devant lui se trouvaient les trois Dursley dont son oncle qui était d'une couleur violette très malsaine. Il espérait toujours qu'il fasse une crise cardiaque, que toute la colère se concentre dans son cœur et le fasse exploser.

Bellatrix était là ayant l'air tout aussi folle que la dernière fois qu'il l'avait vu, et avec elle le Lord Voldemort en personne se tenait sur le seuil de la porte. Il esquissa un sourire en pensant au surnom qu'il lui donne depuis quelques années déjà : Voldy, ou encore Voldychou. Le père Malfoy le suivait comme à son habitude. Harry retient un soupir, Lucius aurait pu être tellement plus que le chien de Voldy, il était plutôt talentueux.

En voyant l'homme ici, il déduit qu'il se trouvait au manoir des Malfoy. Des rumeurs circulaient déjà sur le fait que ceux-ci hébergeaient le seigneur des ténèbres chez eux, mais avec le ministère qui niait toute l'existence de Voldemort jusqu'ici, aucune descente n'avait été faite sur le manoir, et ses habitants n'avaient pas été inquiétés, ce qui allait bientôt changer avec l'attaque au ministère.

« Potter » le salua Lord Malfoy en faisant un signe de tête en sa direction.

Harry ne dit rien, se contentant de fixer les personnes présentes. Il ne savait pas vraiment comment agir, hésitant à garder le masque du Sauveur de la Lumière ou à dévoiler sa véritable personnalité. Décidant qu'il était plus prudent de d'abord comprendre leur motivation avant de se révéler (ils ne l'avaient pas encore tué, c'était quelque chose !), il se mit sur la défensive tout en observant leurs réactions.

« Que voulez-vous, crachat-t-il en colère, laissez-moi partir ! Dumbledore va venir. » dit-il, sachant pertinemment que c'était un mensonge.

Malfoy serra les lèvres avec une expression irritée sur le visage malgré ses efforts pour le cacher.

Harry se sentit fier d'avoir pu tirer une émotion à un homme aussi impassible qu'une porte de prison ayant reçu un enseignement militaire au FBI.

Voldemort intervint calmement et sans le crucifier, à sa plus grande surprise « Si j'étais toi je ferais attention à ce que je dis Potter, tu es plutôt compromis en ce moment et ta chère famille est entre nos mains. Un seul geste de ma part et les trois rejoindront tes parents. » Il termina sa phrase avec un sourire cruel sur les lèvres tandis que Harry pâlissait de façon assez convaincante. Il ne pouvait tout de même pas leur faire savoir que c'était exactement ce qu'il voulait.

« Vous ne le feriez pas... » dit Harry avec un soupçon de peur dans la voix. Même si c'était exactement ce qu'il voulait, après leur avoir fait ressentir toute la douleur qu'ils lui avaient fait subir au fil des ans si possible.

« Bien sûr que je le ferais, dit Voldemort, à moins que tu ne coopère pas avec moi et ne me donne pas les informations dont j'ai besoin. » continuât-il.

« Je ne dirais rien peu importe ce que vous voulez savoir. » cria Harry avec l'espoir que cela fasse tuer un des abrutis de Dursley.

Voldemort plissa les yeux dangereusement :

« Je n'aime pas que l'on m'interrompe monsieur Potter. Crucio (endoloris en fr) ! » cria-t-il en direction de la tante de Harry.

Bellatrix gloussa à la vue de la femme au sol avec une lueur quelque peu folle dans les yeux, Harry aurait bien voulu la rejoindre mais bon, ça aurait cramé sa couverture.

Pendant un cours laps de temps, Voldemort cru voir passer une lueur de satisfaction malsaine dans les yeux du gamin qui regardait sa tante se tordre au sol en criant. Cependant celle-ci disparu si rapidement qu'il pensa avoir rêver. Et puis pourquoi l'enfant serait-il heureux de voir sa tante torturée ? Cela n'avait aucun sens.

« Arrête ! S'il te plaît ! », supplia l'enfant avec une lueur d'impuissance et de peur dans les yeux, bien plus appropriée au Garçon d'or que les sentiments qu'il avait pu voir.

« Oh, serais-tu donc prêt à m'écouter sans m'interrompre cette fois ? » demanda Voldemort sans pour autant arrêter le sort, le corps de la moldue se tordant à ses pieds. Les deux autres essayaient tant bien que mal de disparaître, chose plutôt difficile vu leur masse, et ne prenaient même pas la peine d'essayer de défendre celle qui était leur épouse et leur mère. Assez pathétique, suffisamment pour qu'il soit dégoûté de ces êtres.

Le garçon intervint, entravant ses réflexions « Je suis désolé, je vais répondre, juste arrête. » implora-t-il avec un air désespéré, se tordant les mains.

Voldemort leva le sort puis fixa l'enfant avant d'annoncer :

« D'après des sources, que je sais fiable, tu serais devenu le nouvel héritier du titre de Lord Black après la mort de ton parrain, Sirius Black. » A la mention du parrain du gamin, celui-ci devint pâle et son expression fut bien plus sombre.

Faisant semblant de ne pas remarquer le changement d'humeur, le seigneur des ténèbres continua son monologue :

« Je sais aussi que le siège de l'Ordre se trouve dans une des maisons qu'avait Black. Cependant, le charme Fidelius empêche mon espion de me fournir l'adresse. » Commençant à comprendre où il voulait en venir, l'enfant leva la tête et le fixa avec une horreur grandissante tandis qu'il continuait de parler :

« Grâce à ta nouvelle position, je sais que tu peux me la fournir. Mais étant donné que le charme m'empêchera de trouver l'information par la force, il faut que tu me la donne par toi-même. »

Le garçon le fixa avec un air vide avant de se déchaîner, « Je ne dirais rien » crachat-il, sa voix déformée par la colère. « Je mourrais avant de dire quoi que ce soit, peu importe combien tu me torture. »

Le seigneur des ténèbres rendit son visage aussi froid que possible et regarda l'enfant têtu avant que son visage se torde en un rictus cruel, « Je ne doute pas que tu préfèrerais crever plutôt que de les trahir ». Le visage de l'enfant devint confus. « Mais dis-moi, que ferais-tu si ta chère famille était impliquée. » Le visage de Potter ainsi que celui des trois moldus devinrent pâles. Avant que le gros moldu n'eut le temps de dire quoi que ce soit, le seigneur des ténèbres se tourna vers Bellatrix et lui ordonna « Occupe-toi de leur cas, je suis sûre qu'après quelques séances de torture sur sa famille, la langue de Potter deviendra plus lâche. »

Il partit, Lucius le suivant comme un bon toutou, sans prendre la peine de se retourner aux supplications de Potter.