Hello tout le monde !

C'est le dernier chapitre de cette fanfiction ! Merci à tous de l'avoir lue et de m'avoir donné votre avis en review ça m'a fait trop trop plaisir, je suis contente que ça vous ai plu et j'espère que ce dernier chapitre sera à la hauteur de vos attentes :)

Et bonne nouvelle ! J'ai prévu d'écrire une fanfiction quasiment pareille que celle-ci (même ambiance, les fêtes, les personnages de Blaise et Pansy...) donc la même ambiance, mais beaucoup plus développée et longue pour respecter le trope ennemy/lover, donc je la posterai très bientôt et j'espère que vous serez toujours là pour la lire aussi !

Voilà, merci beaucoup pour vos reviews et je vous souhaite à tou(te)s une bonne lecture! :)

Le couloir des cachots semblait interminable. Combien y avait-il de salles de classes différentes avant le putain de bureau de Slughorn ? Drago marchait à toute vitesse, la colère, la jalousie et le désir d'éclater le crâne de McLaggen résonnaient en lui à chacun de ses pas. Il sentait sa propre respiration défaillir tandis qu'il arriva -enfin- devant le bureau de Slughorn où s'était déroulé le repas de son "club". La porte était ouverte. Il hésita à entrer et à faire un scandale avant de revenir quelques secondes à la raison et de se rappeler qu'il n'avait aucune légitimité à faire ça, étant donné que personne n'était au courant de la relation qui l'unissait avec Hermione. Frustré, il donna un coup de pied à un tabouret qui se trouvait là de toutes ses forces pour se défouler. Ça ne changea rien.

Au moment où il se dirigea d'un pas décidé vers la porte, Hermione en sortit. Elle releva la tête et croisa son regard, et aussitôt, elle fut prise de panique. Elle lui intima silencieusement de partir avec des petits gestes, les yeux écarquillés. Drago ne comprit pas ce qu'elle voulait jusqu'à ce qu'il aperçoive les cheveux de Potter derrière elle qui sortait à son tour. Putain ! Avec tout ça, il avait complètement oublié que Potter accompagnait Hermione à ce club de merde. Il pesta entre ses dents et alla se cacher derrière un pilier des cachots, en face du bureau. Heureusement, Potter n'avait pas l'air de l'avoir vu. Tout le monde sortit silencieusement et partirent dans différentes directions pour rentrer dans leurs dortoirs. Drago tendit l'oreille pour écouter la conversation entre Hermione et Potter, un peu plus loin :

"Tout va bien, Mione ?" demanda l'Élu.

"Oui, parfaitement bien, merci Harry."

Drago ne pouvait pas voir Hermione depuis sa cachette, mais il entendait l'inquiétude dans sa voix d'ici. Potter insista.

"Tu es sûre ? Je veux dire, la manière dont Cormac te regardait était un peu gênante, non ?"

Hermione ne répondit pas. Drago sentit une nouvelle vague de jalousie éclater en lui, il fut tenté de sortir pour aller confronter Hermione et ce "Cormac" directement. Il resta cependant caché et continua d'espionner ce que disait Potter :

"Si tu as des problèmes avec ce mec, tu n'hésites pas à me le dire d'accord ?"

"Ne t'en fais pas, il ne m'avait jamais parlé jusqu'à maintenant et je ne compte pas le revoir de sitôt." dit-elle en riant.

"Tu as bien raison, il me met vraiment mal à l'aise. Je veux dire, la manière dont il te regardait... vraiment étrange."

Drago risqua un coup d'œil et aperçut Weasley fille, Ginny, passer devant eux en leur disant bonne nuit et retourner aux dortoirs des Gryffondors. Il n'entendit pas ce que dit Hermione, mais il comprit la fin de sa phrase :

"... rentre avec elle, ne t'inquiètes pas pour moi. A demain !"

Potter la remercia et courut derrière Ginny pour la raccompagner au dortoir. Drago attendit qu'ils quittent les cachots pour sortir de sa cachette et ne pas se faire remarquer, mais il entendit de nouveau une voix qu'il ne reconnaissait pas :

"Salut Hermione. Je voulais savoir si tu voulais que je te raccompagne à..."

Ah non. Ça, il ne le laisserait pas passer. Il venait d'essayer de se calmer pour ne pas se faire voir par Potter, mais entendre McLaggen draguer Hermione à quelques centimètres de lui, c'était au-dessus de ses limites. Il fonça sur eux, ignorant le reste des personnes qui restaient attroupées devant le bureau de Slughorn.

"Dégage." dit-il simplement à McLaggen sans le regarder.

Hermione lui fit encore une fois les gros yeux, elle avait l'air complètement paniquée. Honnêtement, il n'en avait rien à foutre. Il venait de traverser toutes les émotions possibles qu'un humain pouvait ressentir, et il trouvait qu'il avait réussi à se contenir jusque là.

McLaggen regarda Drago avec un mélange d'incompréhension et de colère.

"Pardon ?"

Il était grand, plus grand que Drago, mais ça ne lui faisait absolument pas peur. Avec toute la colère qu'il avait en lui depuis les dix dernières minutes, il serait ravi de se battre avec lui maintenant et lui casser le nez pour lui apprendre à ne pas toucher à ce qui lui appartenait. Il le toisa :

"Tu m'as bien entendu, je t'ai demandé de dégager, et si tu ne le fais pas dans les cinq prochaines secondes je te jure que je vais me faire un malin plaisir à t'éclater..."

Hermione hoqueta de surprise et le coupa en se tournant vers Cormac :

"Cormac, tu veux bien nous laisser cinq minutes ? Je dois parler avec Dra... Malefoy, un truc de préfets."

Elle le suppliait presque de s'en aller, et ça énervait encore plus Drago. En réalité, le simple fait qu'elle l'ignore pour parler à McLaggen le rendait fou. Cormac arqua un sourcil vers Hermione mais ne dit rien de plus, peut-être trop choqué, et il partit en jetant un rapide coup d'œil en arrière.

Hermione se tourna vers Drago, elle était toute rouge, mais il ne savait pas si c'était de la colère ou de la honte. Elle lui prit le bras et l'emmena de l'autre côté du couloir, derrière le pilier où il s'était caché. Il sentait encore la rage bouillir dans ses veines, mais le fait de sentir Hermione à côté de lui l'apaisait un peu.

Elle se retourna et étudia son visage quelques secondes. Elle avait l'air vraiment énervée. Mais quand elle fixa le regard de Drago, une ombre passa dans ses yeux et elle mit sa main devant sa bouche pour étouffer un cri :

"Drago ! Qu'est ce que tu as sur le visage ?"

Elle porta sa main et la posa sous l'œil de Drago. Il apprécia ce contact, mais le fait qu'Hermione soit aussi furieuse ne lui permettait pas d'en profiter autant qu'il voulait.

"On s'en fout de mon œil. Raconte moi."

"Pardon ?"

Elle enleva sa main et croisa les bras sur sa poitrine. Putain, elle était énervée. Mais lui aussi.

"Ce connard de McLaggen t'as draguée !"

"Quoi ? Mais qu'est ce que tu racontes ?"

"McLaggen ! Je sais qu'il t'as draguée pendant tout le repas de Slughorn !"

Hermione haussa les épaules.

"Et ?"

Ce simple mot fit grogner Drago, il attrapa des mèches de cheveux rebelles entre ses doigts et tira dessus de frustration. Hermione le regardait, confuse. Il arriva finalement à se calmer suffisamment pour lui répondre sans hurler :

"Blaise m'a dit qu'il n'avait pas cessé de te mater pendant le repas, et t'avais même draguée. J'ai cru que tu voulais... coucher avec lui, alors je suis venu, et je te vois avec Graham, et ça me rend fou, Hermione ! Il veut coucher avec toi, et tu l'écoutes et tu lui parles, tu es tellement naïve, tu ne connais pas les intentions des mecs autour de toi !"

Hermione interrompit sa tirade en lui attrapant les mains, qui étaient toujours dans ses cheveux. Il voulut se dégager de son étreinte, mais elle tenait fermement ses poignets.

"Drago. Regarde moi."

Il céda, plongeant son regard dans celui, réconfortant, d'Hermione. Sa voix était calme et son geste était doux, elle prit ses mains dans les siennes et lui murmura presque :

"Calme toi. Prends des grandes inspirations."

Il fit ce qu'elle disait. Après plusieurs inspirations, son corps se détendit tout seul, mais les battements de son cœur étaient toujours aussi effrénés. Hermione reprit la parole toujours aussi calmement :

"Tu es en train de paniquer, Drago. Tu confonds tout, pourquoi tu me parles de Graham ? Il n'était pas là, ce soir."

"Je voulais parler de McLaggen, je me suis trompé de mec parce qu'ils..."

"Stop. Écoute moi. Cormac m'a draguée, oui, c'était très gênant, il m'a demandé si je voulais sortir avec lui à Pré-Au-Lard le week-end prochain devant tout le monde, j'ai rougi et j'ai refusé poliment. Et oui, il m'a regardée, un petit peu, Harry a remarqué aussi. Je ne vois pas pourquoi tu en fais tout un plat."

Drago voulut répondre, mais elle lui intima de se taire et il obtempéra. Elle continua sur sa lancée :

"Je ne vois pas en quoi le fait que Cormac me drague te mette dans un état pareil. Pourquoi as-tu réagi comme ça quand Blaise te l'a dit ?"

"Parce que... j'ai eu peur que tu veuilles coucher avec lui."

Hermione soupira en baissant la tête.

"Tu perds la tête, Drago. Ça fait six ans que je suis à Poudlard, si j'avais voulu coucher avec quelqu'un, je l'aurais déjà fait. Je n'en ai pas envie, c'est tout. Tu deviens paranoïaque, et pour être honnête, ça me fait un peu peur."

La tension de Drago baissa considérablement.

"Peur ?"

"Oui ! Tu arrives comme un fou pour hurler sur McLaggen, devant tout le monde, devant Harry ! Tu sais qu'il va probablement le raconter autour de lui ? Si tu étais aussi stressé, pourquoi tu n'as pas attendu qu'on soit seuls pour en parler ?"

Drago savait que la colère l'avait fait agir spontanément, mais il ne voulait pas l'admettre.

"Parce que j'en ai rien à foutre que les gens sachent. Au contraire, ça m'empêchera d'être aussi furieux à chaque fois qu'un mec pose le regard sur toi. Au moins, maintenant, les mecs sauront que tu m'appartiens."

Hermione leva les yeux au ciel.

"Je ne t'appartiens pas, Drago."

"Ne dis pas ça." dit-il du tac au tac.

"Tu es visiblement encore énervé, ça te fait dire n'importe quoi. Essaye de te calmer, s'il te plait."

Drago regarda autour d'eux, et même si personne ne pouvait les entendre, il se sentit soudain mal à l'aise d'être aussi exposé. Il tira sur la main d'Hermione qui le tenait toujours et lui demanda :

"On peut aller dans ma chambre ? S'il te plaît."

Hermione soupira encore une fois.

"Je ne sais pas, Drago..."

"Allez, viens, on ne s'arrête pas à la fête, personne ne va te reconnaître."

Elle sembla hésiter quelques secondes, pesant le pour et le contre dans sa tête. Drago espérait de tout son cœur qu'elle dise oui, mais n'afficha aucune expression sur son visage pour ne pas montrer sa déception si elle refusait.

"Est-ce que tu me promets d'être calme quand on sera arrivés ?" demanda-t-elle d'une petite voix.

"Oui."

En réalité, il aurait pu dire oui à pratiquement n'importe quoi tant qu'elle le suivait. Sa promesse finit de convaincre Hermione et ils marchèrent côte à côte pour rejoindre la Salle Commune. Elle lâcha sa main et Drago tenta tant bien que mal d'être aussi calme que possible une fois arrivés. Étrangement, quand elle était là, c'était bien plus facile de ne pas faire de conclusions hâtives et donc de réaliser que McLaggen n'était pas une aussi grosse menace qu'il ne l'avait cru.

Il murmura le mot de passe et la porte s'ouvrit. Ils s'engouffrèrent tous les deux discrètement, et heureusement, les corps des danseurs autour d'eux parvinrent à les dissimuler pendant les quelques secondes de traversée de la Salle. Drago ignora les regards de Pansy et Blaise qu'il sentait sur lui et descendit les escaliers en suivant Hermione le plus près possible.

Quand ils arrivèrent devant la porte, il l'ouvrit et Hermione entra rapidement dans sa chambre pour se poster au milieu, toujours avec cet air énervé sur le visage. Drago s'assit sur son lit, attendant qu'une dispute explose entre eux.

"Ça ne va pas être possible, Drago. Tu ne peux pas arriver comme une tornade dès que tu penses que je suis en train de draguer la Terre entière. Je pensais que tu me connaissais un minimum pour savoir que je ne vais pas coucher avec n'importe qui !"

"Je le sais ça." il grognait plus qu'il ne parlait, soudain un peu penaud. "Je savais que tu ne voulais pas coucher avec lui, c'est la colère qui me fait imaginer des choses."

"Pourquoi ?"

"Parce que... parce que je sais pas ! Je pense toujours au pire, c'est tout."

"Et tu ne crois pas que ta réaction était un peu exagérée ?"

"Non ! Il n'a aucun droit de te draguer comme ça devant tout le monde !"

Hermione s'assit à côté de lui dans son lit, et posa sa main sur son épaule.

"Arrêtons de parler de ça. Je t'ai expliqué ce qu'il s'était passé, et vraisemblablement, tu n'as aucune raison d'être jaloux. Premièrement parce que Cormac n'a rien fait, il n'a pas agi contre mon gré comme Graham, et je l'ai repoussé. Deuxièmement, parce que je ne suis pas ta propriété. Tu ne peux pas clamer que tu me possèdes ou je ne sais pas quoi."

"J'ai dit ça sous le coup de la colère."

"Je sais bien."

Drago sentit ses épaules se relâcher tandis que la pression qui s'était accumulée en lui diminuait de plus en plus. Hermione lui caressait silencieusement le dos pour le calmer. Au bout de plusieurs minutes, elle lui demanda d'une voix douce :

"Je ne t'appartiens pas, mais je te promets que je ne veux pas de McLaggen. Je ne veux que toi, Drago, j'ai pensé à toi pendant tout le repas."

Il vit du coin de l'œil qu'elle se leva et, à sa grande surprise, elle vint se mettre devant lui. Il la regarda, se demandant si elle n'allait pas partir tout à coup de la chambre. Au lieu de ça, elle mit ses deux genoux de chaque côté de ses cuisses et s'assit doucement sur ses genoux, passa ses bras autour de son cou et lui caressa tendrement les cheveux. Il enfouit machinalement sa tête contre son épaule, respirant son odeur dont il avait besoin.

Ils restèrent de longues minutes dans cette position, Drago avait attrapé ses hanches et la tenait pour ne pas qu'elle rompe ce contact qui le rassurait tellement.

Drago brisa finalement le silence :

"Je ne veux pas que tu partes."

Elle resserra son étreinte autour de lui.

"Je ne vais nulle part."

"J'ai passé la journée à essayer de me convaincre de rester loin de toi, mais je n'y arrive pas. Je pense tout le temps à toi et je deviens fou quand j'apprends que quelqu'un t'as regardé. Qu'est ce qui ne va pas chez moi ?"

"Je pense que tu es bien trop endommagé, que tu n'as pas confiance en toi et que tu te perds dans l'alcool pour ne pas faire face à la réalité."

Il sourit contre les cheveux d'Hermione. Elle avait le don pour mettre le doigt sur tous ses sentiments qu'il avait du mal à démêler.

"Tout allait bien jusqu'à ce que tu viennes faire le bordel dans ma tête."

Elle se détacha assez de lui pour qu'elle puisse l'observer. Son regard était chaud, apaisant.

"Je pense que ce n'est pas vrai. Je pense que grâce à moi, tout change, mais que tu étais tellement habitué à ton "bordel" que tu es en fait étonné que quelqu'un puisse s'intéresser à toi de la sorte."

Il acquiesça doucement.

"Personne n'a jamais essayé de me connaître, avant."

Elle sourit.

"J'aimerais beaucoup le faire, si tu me le permets, et si tu te comportes assez normalement au lieu de me rendre folle."

"Je suis désolé d'avoir fait un scandale pour cet enfoiré de McLaggen."

Elle arqua un sourcil, sa bouche pulpeuse se tordit dans un autre sourire et elle hocha la tête pour accepter son excuse piteuse. Elle était tellement belle. Pour la centième fois de la semaine, il se demanda comment il n'avait jamais remarqué à quel point cette fille était belle. Il l'avait toujours trouvée insupportable, même encore maintenant parfois, mais il n'avait jamais posé les yeux assez longtemps sur elle pour la voir comme il l'a voyait maintenant.

"Tu n'as pas tenu ta promesse." dit-elle en perdant son sourire.

Elle fronça les sourcils et posa de nouveau ses doigts sous son œil enflé. Il avait presque oublié.

"Non..."

Elle soupira.

"On avait un accord. Aucun de nous ne devait parler à Graham. Tu as tenu combien de temps, vingt minutes ?"

"Non ! C'est lui qui est venu me parler, je te jure. Il m'a provoqué, il m'a dit des choses pour m'énerver... Il m'a dit que j'avais fait la même chose que lui pour me venger."

Elle leva les yeux au ciel.

"Tu sais que c'est faux !"

"Maintenant oui, mais quand il me l'a dit ça m'a fait vrillé et je me suis battu avec lui."

"Battu à quel point ?"

Il baissa les yeux pour répondre, ne voulant pas croiser son regard quand il lui dirait la vérité.

"J'lui ai... cassé le nez. Et l'arcade sourcilière. Et je crois qu'il a craché du sang."

"Merlin, Drago..."

Elle essaya de partir de ses genoux mais il la força à rester.

"Je me suis laissé emporter, mais je ne le referai pas. Promis."

"J'ai du mal à te croire."

"C'était la dernière fois que je lui parlais, je te jure."

Elle pinça les lèvres et ne dit rien. Drago ne savait pas comment interpréter ce silence.

Finalement, après plusieurs minutes, elle lui demanda de nouveau :

"Tu veux faire la fête en haut ?"

"Non, je préfère être ici avec toi."

Ce n'était même pas comparable. Le sentiment de plénitude qu'il avait ressenti en buvant ne représentait même pas la moitié de ce qu'il avait quand elle était assise comme ça dans ses bras. Il la serra encore plus contre lui pour lui prouver et il la vit sourire.

"Tu as bu, ce soir ?" demanda-t-elle.

"Assez de questions." dit Drago, peu enclin à lui révéler une de ses autres conneries. "Raconte moi ta journée, plutôt."

En réalité, il avait peur que s'il lui dévoilait encore un peu plus, elle finirait par abandonner et partir, et il ne pouvait même pas imaginer être seul alors qu'elle était aussi proche de lui.

Heureusement, Hermione ne lui posa pas plus de questions et commença son récit de la journée. Elle avait été tellement longue, quand il repensait au scandale de Graham au petit déjeuner il avait l'impression que ça faisait des semaines. Il écouta attentivement. Elle lui raconta ses révisions à la Bibliothèque, sa balade avec Ginny dans l'après-midi, ce qu'elle voulait acheter à Pré-Au-Lard la semaine prochaine, et enfin, le dîner du club de Slughorn, en évitant soigneusement de parler de Cormac McLaggen. Le Drago d'il y a quelques années aurait sauté sur l'occasion pour rappeler à Hermione qu'elle ne méritait pas sa place à ce genre de dîner privilégié à cause de son statut de sang. Aujourd'hui, il le comprenait totalement, c'était même la personne qui le méritait le plus dans l'assemblée. Elle était brillante, elle deviendrait une femme célèbre sans le moindre doute, probablement dans la défense contre les gens comme lui. Elle méritait bien plus sa place que lui, même si c'était un Sang Pur avec une lignée puissante.

Il analysa chacune de ses expressions pendant qu'elle racontait, il souriait quand elle riait.

Mais Hermione Granger était curieuse, et sa curiosité rattrapa rapidement son récit et elle commença à lui poser des questions. Sur ses parents, sa vie chez lui, ses amis, ses passions. Au début, il feignait d'être ennuyé par tous ses questionnements, mais en réalité, il adorait ça. Il se sentait tellement important quand elle s'intéressait à lui. Il lui racontait juste pour la voir suivre son histoire avec ses mimiques et ses exclamations exagérées. On ne l'avait jamais écouté comme ça, même Pansy qui pourtant était la personne la plus proche de lui.

"Quand as-tu eu l'idée de devenir alchimiste ?"

Elle n'avait aucun jugement dans sa voix. Elle ne le savait pas, mais c'était la seule personne à savoir sa vraie ambition, et pourtant, il lui avait dévoilé en seulement quelques heures pendant leur ronde.

"Depuis la troisième année."

Elle hocha la tête, comme si c'était une réponse logique alors qu'elle ne l'était pas du tout. Il savait qu'elle connaissait bien sa famille, son passif, ce qu'il était supposé devenir. Mais elle ne lui demanda pas. Le fait qu'elle croie en lui sans l'ombre d'un doute lui donnait confiance en lui.

"Et toi ?"

"Je voudrais travailler au Ministère, mais je ne sais pas encore dans quoi exactement."

Elle haussa les épaules. Pendant tout ce temps, elle était restée sur ses genoux, il refusait de la laisser partir, il voulait encore sentir son corps contre lui jusqu'au lever du jour. Il ne s'était jamais senti aussi bien avec quelqu'un de toute sa vie, il ne comprenait pas comment il avait pu penser pouvoir l'ignorer alors qu'il était déjà tombé aussi fort pour elle. Il la regarda s'étirer lentement, elle bailla et il fut certain qu'elle allait lui demander l'heure.

"Quelle heure est-il ?"

Il sourit pour lui-même, et regarda le réveil derrière lui.

"Quatre heures du matin."

Elle ouvrit grand les yeux. Il avait l'impression qu'à chaque fois qu'elle était avec lui, elle était choquée de l'heure. Elle dut se faire la même réflexion car elle lui dit :

"Pourquoi à chaque fois que je suis avec toi je me couche tard ?"

"Parce que je vis souvent plus la nuit que le jour." répondit-il.

"Et moi, c'est le contraire."

Elle regarda de nouveau le réveil, comme pour vérifier qu'il ne mentait pas, et sortit de l'étreinte de Drago. Il fit retomber ses mains sur ses cuisses en la regardant se lever et étirer son corps courbaturé. Il lui demanda dans un souffle :

"Reste dormir avec moi."

Elle plongea son regard dans le sien et ébaucha un sourire.

"C'est évident, non ?"

Il sourit, soulagé de savoir qu'il ne fallait pas la convaincre de rester. Il ôta son pull et son t-shirt pour s'allonger sous la couette. Hermione, comme à chaque fois qu'il se déshabillait, évitait de le regarder et rougissait légèrement, mais en réalité, il voyait bien qu'elle le matait discrètement. Il ne pouvait pas nier qu'il faisait la même chose quand elle osait retirer le moindre vêtement. Même après avoir joui contre lui la veille, elle était encore trop timide pour le regarder.

"A chaque fois que je dors ici je n'ai pas de pyjama..." constata-t-elle.

"C'est pas grave, j'aime bien quand tu portes mes vêtements."

En disant ça, il lui lança son t-shirt et elle hésita quelques secondes avant de retirer son pull et son t-shirt en dessous. Elle passa sa tête dans l'encolure de son t-shirt mais Drago interrompit son geste en lui ordonnant :

"Retire ton soutien-gorge."

"Quoi ? Mais je ne vais pas me mettre toute..."

"Tu ne vas pas dormir en soutien-gorge, ça doit être désagréable. Si tu veux, je ne regarde pas."

Elle ne lui demanda pas, et dégrafa son soutien-gorge qui tomba sous les yeux ébahis de Drago. Il sentit son caleçon le serrer juste en la regardant se mettre en pyjama. Il s'éclaircit la gorge pendant qu'elle retirait son pantalon et se mettait en culotte, puis elle s'allongea innocemment dans le lit. Il enleva ses vêtements à son tour et se retrouva en caleçon, et il se glissa rapidement sous la couette. Il s'approcha d'Hermione dès qu'il s'allongea et passa son bras autour d'elle pour la sentir contre lui. Les effets de l'alcool s'étaient un peu dissipés, mais il fut quand même content d'être allongé et espéra que la nuit le ferait décuver. Hermione prit la main de Drago contre sa poitrine et enlaça ses propres doigts autour des siens. La pièce était plongée dans le silence, mais Drago savait qu'elle ne s'était pas encore endormie, il sentait ses respirations contre lui. Au bout d'un moment, elle lui demanda doucement :

"Je peux te poser une question ?"

"Tu ne t'es jamais gênée de le faire avant." répondit-il malicieusement.

Il sentit un petit rire secouer son corps et elle continua :

"Est-ce que tu as déjà été proche de quelqu'un comme ça avant ?"

"Non." dit-il sans hésiter une seconde.

Elle hocha la tête.

"Et toi ?" demanda-t-il, espérant qu'elle répondrait non aussi.

"Je ne pense pas. Les deux personnes avec qui je suis le plus proche n'ont jamais été aussi tactiles et autant préoccupés par moi."

Il sourit, il était heureux de savoir qu'ils étaient pareils dans ce sens-là. Elle se tourna doucement et fit face à Drago sans lâcher sa main. Ses cheveux bouclés tombaient parfaitement autour de son visage, et ses grands yeux chocolat étaient posés sur lui.

"J'ai peur que tu répondes "non" pour me donner des faux espoirs, et que tu as dit pareil aux autres filles." avoua-t-elle dans un souffle.

"Non, Hermione." Il soupira et se repositionna pour se retrouver pile en face d'elle pour qu'elle puisse voir la sincérité sur son visage. "Je ne me suis jamais senti aussi bien que depuis que je suis avec toi, tout est soudainement plus facile, je réalise que toutes les personnes à qui j'ai parlé jusque là m'utilisaient pour quelque chose et tu es la seule qui me croit."

"Mais tu as déjà couché avec d'autres filles, avec Pansy par exemple..."

"Ça n'a rien à voir, je te promets. Je l'ai fait en pensant ressentir quelque chose, mais ce n'est rien comparé à toi, c'est incomparable. Rien que de te donner du plaisir hier était la meilleure baise de toute ma vie !"

Elle se cacha le visage avec ses mains en entendant ça, pourtant, Drago ne ressentait aucune honte en le disant, uniquement de la fierté.

"Et qu'est ce que tu as avec Pansy ?" dit-il en riant.

"Je ne sais pas..."

"Si, tu le sais, tu ne veux juste pas me le dire."

"Pourquoi tu as quelque chose contre Viktor Krum, Fred, Graham, Cormac...?" énuméra-t-elle pour se défendre.

"On ne parle pas de moi, là. Je t'ai déjà dit pourquoi je réagissais comme ça, mais tu ne veux pas admettre que tu es jalouse de Pansy !"

"Je ne suis pas jalouse !"

"Hermione Granger, je pense que vous mentez."

"Non ! C'est juste que... je ne sais pas, c'est mon opposé. Elle a confiance en elle, dans ses vêtements, son attitude, elle n'est pas timide ou coincée, on dirait que tout est plus facile avec elle. Elle est belle..."

"Toi aussi tu es belle, bien plus même."

"Je ne pense pas. Je veux dire, elle est tout le temps sexy !"

"Justement, tu n'as pas besoin de porter des vêtements vulgaires pour te faire remarquer, tu es encore plus belle qu'elle naturellement !"

Hermione lui tapa légèrement la main comme pour le gronder :

"Non, ce n'est pas gentil ça Drago. Je ne veux pas que tu l'insultes pour me faire paraître meilleure, c'est un horrible compliment, et c'est faux en plus."

Il leva les yeux au ciel. Il serait incapable de lui faire cette remarque si elle le comparait à un autre mec, il prendrait tous les honneurs sans aucune culpabilité. C'était peut-être ça, la différence entre eux deux, elle s'intéressait aux autres et lui ne pensait qu'à lui, et maintenant à elle.

Elle sembla réfléchir à quelque chose, les yeux perdus dans le vide, avant de reparler :

"Je pense que je vais devoir le dire à Harry et Ron..."

"Quoi donc ?"

"Bah ça, ce qu'on a. Ils se doutent que quelque chose a changé et je ne veux pas leur mentir plus longtemps. Il faut qu'ils l'apprennent de moi et non pas d'un autre Serpentard comme Graham, ça les détruirait."

"Hein ? Tu veux le dire à Potter et Weaslaid ?"

Elle arqua un sourcil, interloquée :

"Oui ?"

"Non, hors de question."

Drago essaya d'imaginer ce qu'il se passerait si le fait qu'Hermione Granger et Drago Malefoy étaient "ensemble", mais il n'y arriva pas. Tout le monde en parlerait, les Serpentards se foutraient de sa gueule, les Gryffondors ignoreraient Hermione, peut-être que ses parents seraient mis au courant... ça serait l'apocalypse, probablement.

"Pourquoi ça ?" demanda Hermione, soudain un peu révoltée.

"Parce que tu imagines le bordel que ça serait ? Rien ne serait plus pareil."

"Plus pareil ? Mais on vit cachés !"

"Et alors, si ça marche ? En plus, qu'est ce qu'on leur dirait ? Qu'on a baisé une fois et que tu as dormi dans mon lit deux week-ends de suite, qu'est ce que ça leur apporterait de le savoir ? Non, ça ne sert à rien."

Il sentit le corps d'Hermione se tourner de nouveau et elle se mit dos à lui. Il essaya de repasser les paroles dans sa tête pour voir s'il l'avait blessée mais il ne trouva pas. C'était la vérité, non ?

"Hermione ? Tu m'en veux ?"

Elle ne répondit pas, mais elle était blottie contre lui dans ses bras, ça devait vouloir dire qu'elle ne l'avait pas mal pris. Il décida d'arrêter d'y penser et se rapprocha d'elle en la serrant dans ses bras et en enfouissant son visage dans ses cheveux et sur son épaule. Il la berça légèrement et elle s'endormit en quelques minutes, et il la suivit juste après, aspirant son odeur citronnée.

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.
.

Le lendemain, Drago fut soulagé de sentir le corps d'Hermione dans ses bras. Ils avaient bougé pendant la nuit, la couette était presque tombée du lit, Drago était allongé et Hermione avait posé sa tête sur son torse en dormant. Il ouvrit péniblement les yeux et regarda la jeune femme, toujours endormie, elle avait l'air complètement détendue et apaisée, tout le contraire de la veille quand elle l'avait vu devant le bureau de Slughorn. Il profita quelques minutes de cette vision avant qu'elle ne papillonne des yeux et croise son regard fatigué.

"Bonjour." dit-il en souriant.

"B'jour..."

Elle regarda le réveil sur la table de nuit et sursauta, s'échappant de l'éteinte de Drago en se relevant brutalement :

"Drago, il est neuf heures !"

Elle avait l'air complètement paniquée, maintenant. Il faillit rire mais se retint de peur qu'elle s'énerve contre lui, et préféra lui demander calmement :

"Tu dois être quelque part ? On est dimanche."

"Non, mais j'ai raté le petit-déjeuner, Harry et Ron vont se demander où je suis..."

Il soupira.

"Ça ne t'es jamais arrivé de manger sans avoir Weaslaid et Potter à côté de toi ? Putain, on est dimanche ! Ils peuvent te laisser dormir après neuf heures, non ?"

"Ce n'est pas vraiment mon genre... mais tu as raison, ils vont probablement penser que je suis à la Bibliothèque."

Il n'avait jamais vu quelqu'un d'aussi stressé de sa vie. Elle se leva, et le lit fut soudainement plus froid :

"Reviens te coucheeer..."

"Drago il est déjà 9h ! Je dois me préparer et aller réviser."

Il avait l'impression d'avoir entendu cette phrase mille fois en une semaine. Il l'ignora et tapota doucement le lit pour la faire revenir :

"Viens, profite encore de ta grasse matinée avant de partir s'il te plait."

Elle laissa échapper un murmure plaintif mais se rallongea tout de même dans le lit. Il en profita pour l'enlacer et la souleva pour la poser sur son torse, puis baissa la main sous le lit et attrapa la couette pour les couvrir tous les deux.

"Maintenant que tu es sobre, peut-on reparler de ce qu'il s'est passé hier ?" demanda-t-elle.

Il grogna en enfonçant sa tête dans un oreiller :

"Si je t'ai demandé de venir te recoucher, c'était pour te faire des câlins, pas pour reparler d'hier..." maugré-t-il.

"Tu ne peux pas faire comme s'il ne s'était rien passé."

"J'étais bourré."

Elle ne le croyait pas, il le voyait bien. Il soupira et tenta de s'expliquer :

"Je n'étais pas dans mon état normal, j'ai pété un plomb."

"Et tu vas réagir comme ça à chaque fois qu'un mec m'approche ?"

"Pourquoi, il y en a d'autres ?"

Elle leva les yeux au ciel pour la centième fois depuis vendredi dernier. Elle essaya de choisir précautionneusement ses mots pour ne pas le froisser, et Drago l'admirait pour ça car il en était incapable, il disait toujours la première chose qui lui venait en tête sans faire attention aux conséquences.

"Non, il n'y en a pas d'autres, mais ce que tu as fait hier, ça m'inquiète. Comment je suis censée pouvoir vivre normalement en sachant que tu peux débouler comme ça en hurlant sur tout le monde dès que quelqu'un essaie de me parler ? C'est totalement contradictoire, tu refuses catégoriquement de rendre "ça" public, (elle imita des guillemets avec ses doigts pour ne pas nommer l'étrange relation qu'ils avaient), et en même temps tu refuses que je parle à d'autres garçons. Tu es jaloux et tu veux dire à tout le monde que je t'appartiens, alors que ce n'est visiblement pas le cas."

Elle avait raison, comme d'habitude. D'un côté, il n'arrivait pas à s'imaginer admettre la vérité à tout le monde, et de l'autre il ne pouvait pas concevoir qu'un garçon puisse s'approcher d'Hermione, ça n'avait pas de sens.

"Et si on continuait de vivre "ça" cachés, sans le dire à personne, et vivre heureux ?"

La Gryffondor hocha négativement la tête, l'air tout à coup très sérieuse.

"Pourquoi tu refuses de le dire aux gens ? On s'en fiche de ce qu'ils en pensent, ça sera un choc les premiers jours et puis ils finiront par s'habituer." dit-elle en haussant les épaules.

"Comment tu peux dire ça ? Tu imagines si on apprenait que les deux ennemis jurés que nous sommes censés être baisent secrètement ensemble ?"

"Baisent ? C'est tout ?" dit-elle, et la colère surgit dans sa voix. "On a même pas fait l'amour, je te signale."

Il ricana en entendant l'expression et la mine d'Hermione s'assombrit davantage. Putain, il avait l'impression de tout faire de travers.

"Pardon, mais on a même pas encore décidé de ce qu'on était, on est complètement perdus dans nos sentiments et tu veux l'annoncer ! Annoncer quoi ? Qu'on est ensemble ? On ne se l'est même pas dit officiellement !"

"C'est trop pour moi Drago ! Je ne sais pas ce qu'on fait tous les deux, j'ai l'impression de toujours jongler entre tes émotions et c'est vraiment fatiguant. Un jour tu me dis que tu tiens à moi et que je suis spéciale, et le lendemain tu agis comme si tu n'en avais plus rien à foutre. Et j'oubliais que pratiquement tous les soirs tu es bourré ! Je ne sais plus quel Drago croire, tu es tellement contradictoire."

"Pourquoi est-ce que tu as besoin de mettre des étiquettes sur absolument tout ce qu'il t'arrive ? Tu ne veux pas juste laisser faire le destin et arrêter trois secondes de t'inquiéter pour Potter et Weaslaid ?"

"Tu as honte de moi, c'est ça ?"

Cette phrase lui coupa le souffle.

"De quoi tu parles ?"

"Tu ne veux pas le dire aux autres parce que tu as honte qu'on puisse penser que toi, le grand Drago Malefoy, tu sois tombé amoureux d'une Sang de Bourbe ?"

"Amoureux ? Mais qu'est ce que tu racontes, amoureux ? Ça fait tout juste une semaine qu'on se parle normalement ! Et je n'ai pas honte de toi, sinon personne ne t'aurait acceptée à la soirée de vendredi dernier, mais il y a un grand fossé entre dire que je t'ai acceptée et dire que je sors avec toi, tu n'as rien à voir avec les filles avec qui je traîne ! On est censés se haïr je te rappelle ! Tu veux annoncer quoi ? Que je t'ai fait jouir un soir dans mon lit ? Super, t'as qu'à dire ça à Weaslaid, il sera trop content."

Elle se releva soudainement et il n'eut pas le temps de la rattraper avant qu'elle ne se mette debout, dos à lui. Il se releva légèrement en s'appuyant sur ses coudes :

"Quoi ? Hermione ?"

Elle ne répondit pas tout en s'habillant à la hâte. Elle jeta le t-shirt de Drago qu'elle portait pour dormir au pied du lit et remit ses propres vêtements.

"Tu es fâchée ?"

Toujours pas de réponse. Elle enfila son pull et se dirigea d'un pas rapide vers la porte. Putain, ils ne pouvaient même pas parler trente secondes sans qu'elle s'en aille en courant ! Ça le rendait fou, il l'avait tant énervée que ça ?

Juste avant qu'elle ne parte, il lui lança :

"Je te rappelle que tu as pris ma baguette, et que j'ai la tienne."

Hermione se retourna, furieuse, pour s'agenouiller près des vêtements de Drago qu'il avait jeté par terre la veille. Elle retira sa baguette de sa poche et l'échangea contre la sienne, puis, jeta celle de Drago sur son lit à côté de son t-shirt froissé au pied du lit.

"Tiens, la voilà, ta baguette, Malefoy."

Il croisa son regard et vit qu'elle pleurait.

Quoi ? Comment ça avait pu partir en couilles aussi rapidement ? Il voulut dire quelque chose, mais voir les larmes couler sur ses joues était si inattendu que ses paroles restèrent bloquées au fond de sa gorge, juste avant qu'Hermione n'ouvre la porte du dortoir et s'enfuit à toute vitesse. Drago resta là, immobile, toujours torse nu et allongé dans son lit. Il essaya de se remémorer les cinq secondes précédentes qui s'étaient passées bien trop vite pour qu'il puisse les saisir complètement. Il hésita à se lever et courir derrière elle, mais il avait peur de se faire voir par les Serpentards. Il repensa aux paroles d'Hermione : "On s'en fiche de ce qu'ils en pensent"... Oui, mais voilà, il ne s'en fichait pas du tout. Malgré son attitude, il avait peur de ce que les autres pensaient, de comment ils allaient réagir. C'était un Serpentard après tout, il était lâche, tout l'opposé d'Hermione qui arrivait à trouver du courage et du positif dans chaque situation. Putain !

Il se leva et se précipita sous la douche. Les premières secondes, l'eau fut glaciale, mais il apprécia l'effet sur sa peau qui finit de le réveiller. Pourquoi finissaient-ils toujours par s'engueuler ? Il devait admettre que c'était souvent de sa faute, mais pas cette fois. Il avait raison sur toute la ligne, Hermione était juste trop fragile pour endurer des mots pareils.

Il repensa aux larmes sur ses joues et il ressentit un sentiment de culpabilité qui lui serra le cœur quelques secondes. Il avait déjà fait pleurer des filles, putain, il ne pouvait même pas les compter. Mais cette fois-ci, c'était vraiment douloureux de savoir qu'il avait infligé de la peine à Hermione. Pourquoi fallait-il qu'il soit tombé sur elle ? Il n'aurait pas pu juste se taire au lieu d'essayer de la convaincre de venir à cette maudite fête des Serpentards ?

L'eau coula bien trop longtemps tandis qu'il se repassait toute la conversation qu'ils venaient d'avoir. Comment un moment si parfait pouvait être brisé en seulement quelques secondes ?

.

.

.

Plus la journée du dimanche passait, plus Drago regrettait ce qu'il avait dit. Il ne comprenait pas comment Hermione avait pu se mettre dans cet état, mais il comprenait seulement maintenant que ses paroles pouvaient en être la cause. Il avait dit ce qu'il pensait impulsivement, et elle l'avait mal pris, elle avait même pleuré par sa faute. La réalité, c'était que Drago s'en voulait. Et il détestait cette sensation. Toute sa vie, il avait balayé les émotions des autres pour se focaliser que sur son propre bien-être, et pour la première fois, il regrettait d'avoir causé du mal à quelqu'un.

Il repensa à ce qu'elle avait dit plus tôt en boucle. Elle avait dit qu'il était amoureux... Non, il ne le pensait pas. Il n'avait jamais été amoureux de sa vie, mais il savait qu'il n'en était pas capable, on lui avait répété bien trop de fois qu'il était incapable d'aimer pour croire à ce genre de propos. Certes, Hermione l'avait changé, mais ça faisait si peu de temps ! Comment pourrait-il penser qu'il avait des sentiments pour elle ? Il était jaloux quand quelqu'un éprouvait de l'intérêt pour elle, mais ça se terminait là. Il la trouvait brillante, belle, et il avait envie de passer plus de temps avec elle. Il ne voulait pas non plus devenir son ami, mais pas son petit ami non plus... Il ne comprenait plus rien. Il était perdu dans toutes ces pensées et son imagination qui tourbillonnaient dans son esprit encombré.

Il se leva, résolu à faire quelque chose de sa journée avant de devenir dingue. Il voulait voir Hermione, s'expliquer avec elle, mais en même temps il avait l'impression qu'il devait lui donner un peu d'espace. A dire vrai, il se demandait même si elle allait lui reparler un jour. Il n'arrivait pas à imaginer devoir laisser passer cette chance qu'il a eu de pouvoir la connaître réellement. La voir sourire, ce sourire parfait qui lui faisait plisser les yeux. Le son de son rire. Son air faussement indigné quand il lui disait des choses osées alors qu'il savait qu'elle adorait ça.

Il avait l'impression que tous les jours, il craignait que cette relation s'écourte. Tous les jours, il se réveillait avec la boule au ventre qu'elle ne veuille plus lui parler, qu'elle ne s'intéresse plus à lui. Il ne savait pas pourquoi, mais cette pensée l'obsédait, le préoccupait plus que n'importe quoi. Pourtant, il ne pouvait toujours pas imaginer révéler la vérité au grand jour et devoir faire face aux regards des autres. En avait-il honte ? Peut-être bien.

Il s'imagina retourner à sa "vie d'avant", devoir enchaîner les soirées et coucher avec Pansy, mais il n'y arriva pas. Depuis qu'il avait vu ce qu'était sa vie quand elle était avec lui, il ne pouvait pas se résoudre à la perdre. Sa vie d'avant lui semblait fade désormais.

Il soupira et sortit précipitamment de sa chambre. Il ne savait pas vraiment où il allait, mais il marchait d'un pas décidé. Il sortit de la Salle Commune, fraîchement rangée de la soirée de la veille, et se dirigea vers le bureau des Préfets. En arrivant dans la salle, il lit les différentes annonces accrochées sur le mur, avant de trouver le planning :

Rondes du soir :

Dimanche 22 novembre : Pansy Parkinson et Hermione Granger.

Drago maugréa silencieusement. Il avait envie d'échanger avec la personne qui faisait la ronde du soir pour qu'Hermione soit obligée de lui parler, mais Pansy était la seule personne avec qu'il ne pouvait pas négocier sans qu'elle lui pose des questions. Sauf peut-être Weaslaid.

Il fit demi-tour brusquement et marcha vers la Grande Salle. La matinée avait été tellement déroutante qu'il n'avait aucune idée de l'heure qu'il était, mais quand il entra, il vit que le déjeuner était déjà entamé sur les tables. Un coup d'œil vers la table des Gryffondors compléta sa déception : Hermione n'était pas là. Il s'assit à sa place habituelle et regarda autour de lui pour voir si quelque chose le tentait. Il se servit et commença à manger, perdu dans ses pensées.

Au bout d'un moment, il sentit un regard persistant sur lui alors il leva la tête et croisa le regard mauvais de Graham. Drago faillit sursauter en voyant son visage : bleuté, rouge par endroits, son nez était visiblement cassé, il avait un pansement à côté de son œil et sa lèvre était ouverte. Drago lui répondit avec son regard le plus provocateur, le mettant au défi de lui parler, mais il n'en fit rien et continua de manger avec difficulté. Drago éprouvait du regret d'avoir mal parlé à Hermione, mais absolument aucun d'avoir défiguré Graham, il n'avait eu que ce qu'il méritait.

Quand Drago se servit en dessert, Pansy s'assit à côté de lui. Il ne l'avait pas vue entrer, il la détailla et jugea à ses cheveux légèrement ébouriffés et la même tenue que la veille qu'elle était encore en gueule de bois. Elle s'empressa de se servir un grand verre d'eau en grommelant quelque chose que Drago ne comprit pas. Il se moqua gentiment :

"Encore claquée d'hier ?"

"Ouais... passe moi un fruit ou quelque chose avant que je dégueule."

Drago lui tendit une clémentine d'un saladier à côté de lui et elle enleva la peau doucement, les yeux à demi-fermé. Drago savait que Pansy était très fêtarde, mais il ne l'avait jamais vue enchaîner autant les fêtes depuis quelque temps. Elle avait l'air vraiment mal en point, peut-être même encore alcoolisée.

"Je ne t'ai pas vue de la soirée." admit-il tandis qu'elle avalait les tranches de clémentine une par une.

"Logique, tu es parti en plein milieu."

Il ne fit pas de commentaire, ne voulant pas lui expliquer où il était allé. Elle était habituée à ce que Drago se lasse et s'en aille sans dire au revoir pour aller dans sa chambre. Pansy, elle, restait toujours jusqu'à la fin de la soirée.

"Tu as beaucoup bu hier ?" demanda-t-il.

"Ouais, pourquoi, tu vas me demander si j'ai pleuré comme tous les soirs ?" répondit-elle du tac au tac, avec un sourire en coin.

Il ne savait pas vraiment si elle riait, elle avait l'air plutôt blessée par ses paroles de la veille. Il leva les yeux au ciel et marmonna :

"Désolé d'avoir dit ça."

Pansy le regarda, visiblement surprise.

"Ouah, je dois encore être en gueule de bois, je viens d'entendre Drago Malefoy prononcer des excuses."

Il sourit malgré lui. Ce n'était pas vraiment son genre de s'excuser, surtout auprès de Pansy, mais après avoir vu les larmes sur les joues d'Hermione il se dit qu'une pathétique excuse pouvait peut-être donner un peu de sourire à Pansy et la réconforter. Elle haussa les épaules. Ils n'étaient pas très forts pour parler de ce qu'ils ressentaient, mais il savait qu'elle était secrètement touchée par ce qu'il venait de dire.

Il attendit qu'elle finisse de manger et ils se levèrent ensemble pour rejoindre la Salle Commune des Serpentards. Elle marchait à côté de lui, avec une mine agressive sur le visage pour les gens qui osaient la regarder de travers.

Drago hésita à lui parler de la ronde de ce soir, mais il décida de ne pas le faire. Si Hermione ne voulait plus le voir, il ne voulait pas la mettre mal à l'aise en se retrouvant coincée avec lui. Il avait déjà échangé la ronde de la préfète des Poufsouffles pour se retrouver avec Hermione le dimanche dernier, il ne voulait pas attirer encore plus les soupçons.

Drago et Pansy entrèrent dans la Salle Commune, qui était pratiquement déserte. Il fallait dire que cette salle ne donnait pas particulièrement envie de rester, elle était même le contraire de chaleureuse avec ses pierres froides et son manque de luminosité.

Pansy se jeta dans l'un des canapés émeraude et tira un paquet de cigarettes de sa poche. Elle en prit une qu'elle coinça entre ses lèvres et sortit son briquet. Drago tendit la main, sans dire un mot, et elle comprit qu'il en voulait une aussi. Elle lui tendit le paquet et alluma sa cigarette, puis, se pencha en avant pour allumer celle de Drago avec l'aide de la sienne. Les deux s'embrasèrent un peu et il profita de la sensation de la fumée dans sa gorge avec délectation. Il ne fumait pas souvent, mais il adorait le faire, il avait l'impression que cet objet arrivait à le calmer instantanément.

"Tu vas venir à la soirée de ce soir ?" demanda Pansy au bout d'un moment en expirant sa fumée, formant des "O" parfaits.

"Ouais, je pense. J'en sais rien."

Il n'avait pas envie de boire, même si son corps le suppliait de le faire pour oublier tout ce qu'il le tracassait. Il avait envie d'y voir plus clair et de trouver une explication logique à ce qu'il se passait dans sa vie actuellement.

"Beaucoup de monde ce soir, grosse ambiance de ce que j'ai cru entendre." l'informa Pansy.

Elle avait toujours les infos avant tout le monde, il se demandait souvent comment. Il y avait beaucoup de choses de Pansy qu'il ne savait pas, comme le fait qu'elle avait toujours un paquet de cigarettes dans sa poche ou qu'elle ne dormait pratiquement jamais dans son dortoir à elle. Elle avait toujours gardé une part de mystère, mais il se dit qu'il devait le faire aussi sans s'en rendre compte.

Ils restèrent toute l'après-midi dans la Salle Commune. Drago appréciait la compagnie de Pansy, qui était toujours facile, surtout en lendemain de soirée. Ils enchainèrent les cigarettes et discutèrent de tout et de rien, puis, Blaise et Théodore rejoignirent leur conversation et Drago ne vit pas les heures passées. Au bout d'un moment, la Salle commença à se remplir, des bouteilles d'alcool s'entassèrent peu à peu sur les tables et de la musique se fit entendre. Pansy se leva paresseusement et lança au petit groupe qui s'était formé sur le canapé :

"Je vais faire ma ronde." L'ironie perçait clairement dans sa voix. Drago savait qu'elle détestait être préfète, mais ses parents lui avaient mis la pression pour qu'elle le devienne. "Je reviens tout à l'heure, gardez-moi des bouteilles."

Elle leur fit un clin d'œil effronté et sortit de la Salle. Drago la suivit du regard, espérant secrètement qu'elle n'embête pas trop Hermione qui avait déjà pas mal enduré aujourd'hui. Et pas qu'aujourd'hui, d'ailleurs... Il fut interrompu dans ses réflexions par Blaise qui lui proposa un verre qu'il refusa, et il arrêta de penser à Hermione.

.

.

.

Pansy avait raison, la Salle Commune était blindée et la musique était plus forte que jamais. Aucun des élèves, mis à part le groupe de Serpentards dont Drago, n'était assis. Tout le monde était debout et dansait autour d'eux, Drago ne percevait que des corps s'entremêler autour de lui sous le rythme de la musique. Cette dernière ressemblait plutôt à des sons forts qui faisaient trembler les murs et le sol. Seuls les néons verts disposés aux coins de la pièce éclairaient l'ensemble, ils bougeaient comme des spots pour illuminer le plafond ou les visages autour de lui le temps de quelques secondes. L'ambiance était à son maximum, Drago ressentait la musique asséner des coups contre ses tympans, et malgré sa réticence du début, il buvait son second verre de xérès en fermant les yeux pour savourer la délicieuse brûlure familière dans sa gorge.

Il sentit quelqu'un s'asseoir à côté de lui et se tourna vers la personne qui venait de prendre une place dans le canapé. C'était Pansy, qui avait trouvé le temps pour se changer et se maquiller, donnant l'impression qu'elle n'avait pas fait la fête du tout la veille. Il lui demanda en parlant très fort pour dominer la musique :

"Ça va ?"

"Ouais, Granger n'était pas aussi insupportable que d'habitude. Je lui ai proposé de revenir pour rigoler, elle ne le fera jamais mais ça m'a fait rire de l'imaginer ici."

Pansy ricana en se servant un verre de whisky, avant de se lever pour aller danser. Elle disparut très vite de la vision de Drago, emportée par les corps déchaînés. Il ne savait pas trop quoi penser de ce qu'elle venait de dire, il aurait aimé plus de détails. Il hésitait même à lui demander exactement ce qu'elle voulait dire par "elle ne le fera jamais", elle l'avait déjà fait avant, qu'est ce qui avait changé ? Peut-être lui ? Lui avait-elle raconté ce qu'il s'était passé entre elle et lui ? Non, Pansy l'aurait baratiné de questions à peine aurait-elle passé la porte. Il sirota son verre, songeur. Il imagina Hermione lorgner les vêtements trop courts de Pansy, mi-scandalisée mi-admiratrice de sa confiance en elle. C'est sûr qu'elle n'oserait jamais porter ce genre de robe, ça n'avait rien à voir avec son style de Miss Parfaite. Elle devait être rentrée à cette heure-ci, en train de lire son énorme livre qu'elle emmenait partout avec elle avant de s'endormir dans son lit. Elle avait probablement déjà tiré une croix sur sa courte liaison avec Drago Malefoy, se promettant intérieurement de ne jamais en reparler à personne. Cette pensée l'irrita. Il avait tout gâché, comme d'habitude.

Drago inspecta ce qu'il se passait autour de lui. Théodore était en train de se resservir un autre verre, pensif lui aussi. Blaise était assis sur l'un des fauteuils en train d'embrasser le cou d'une jolie fille, une Serdaigle, qui gémissait pour l'encourager. Les néons éclairèrent une autre partie de la pièce, et Drago reconnut quelques Serpentards boire des shots en dansant. Il ne vit pas Pansy dans la foule, elle était probablement en train de danser au centre de la pièce.

Il vit une silhouette passer devant lui. Il n'arrivait pas à voir qui c'était à cause de l'obscurité, il n'y fit pas vraiment attention et continua de boire dans son verre de xérès. Soudain, un des néons illumina la silhouette quelques secondes, et Drago vit une jeune femme qu'il ne reconnaissait pas. Elle avait des cheveux légèrement ondulés qui tombaient sur ses épaules et qui cachaient son visage.

Drago se concentra sur la silhouette qui bougeait sans arrêt. Elle se frayait un passage gracieusement parmi les danseurs, et se mit à remuer au rythme de la musique à quelques mètres du Serpentard. Soudain, un des néons l'éclaira de nouveau, et Drago fut frappé par le choc. C'était Hermione. Elle se tourna vers lui, comme au ralenti, et lui sourit. Mais ce n'était pas le sourire qu'il s'était habitué à voir ces derniers jours, non, c'était un sourire provocateur, presque... érotique. Il regarda le fond de son verre et essaya de se souvenir du nombre de verres qu'il avait pris. Il était ivre, c'était obligé, il hallucinait et imaginait le visage d'Hermione partout autour de lui. Quelqu'un avait peut-être mis quelque chose dans son verre ?

Il le reposa et se frotta les yeux pour voir plus clair. Quand il reposa son regard sur l'hallucination, il vit de nouveau Hermione qui dansait parmi les autres élèves, ou plutôt bougeait sensuellement en le fixant droit dans les yeux. Drago crut défaillir un instant. Il lâcha des yeux son visage et fit glisser son regard sur sa tenue, et il écarquilla grand les yeux. Elle avait une robe noire, très courte, qui embrassait parfaitement ses formes, avec un décolleté qui laissait voir pratiquement toute sa poitrine. Drago n'avait jamais vu une robe aussi sexy de toute sa vie, et encore moins portée par Hermione Granger, qu'il avait vue uniquement vêtue de chemises et de pulls trop larges. Elle le regarda en battant des cils, tout en continuant sa danse lascive devant lui, se baissant dangereusement et faisant ainsi remonter sa robe qui moulait parfaitement bien son cul. Drago remarqua qu'à cet instant qu'il était littéralement bouche-bée, Hermione eut un petit rire et se retourna.

Sa robe exposait tout son dos, et l'ouverture s'arrêtait pile à la cambrure de ses fesses. Ce fut trop pour Drago, qui sentit son érection grandir en une seconde et qui se compressait dans son caleçon. Il eut soudain chaud, très chaud, il voulut ouvrir sa chemise mais n'arrivait pas à faire le moindre geste, il était cloué sur place. Il fixait Hermione qui continuait de danser, ignorant presque Drago. Elle avait les yeux fermés.

Drago ne pouvait plus détourner le regard d'elle, de son corps de déesse qui bougeait lentement au rythme de la musique. Elle illuminait la pièce sans le savoir. Drago voulut se lever, aller lui parler, mais il était tellement captivé par cette danse qu'il resta assis, pétrifié.

Il sentit de nouveau Pansy s'asseoir à côté de lui, mais ne se tourna pas vers elle.

"Putain ! C'est Granger ?!" s'exclama Pansy.

Drago hocha lentement la tête, elle venait de confirmer que ce n'était pas seulement une hallucination. C'était bien Hermione Granger, Miss Je-Sais-Tout, préfète en chef, amie de Potter et Weaslaid, dont il s'était moquée toute sa vie, qui dansait langoureusement dans la Salle Commune des Serpentards. Il n'en croyait pas ses yeux.

Pansy continua de parler fort pour qu'il puisse l'entendre :

"Elle est super bonne !"

Cette réflexion réussit à l'arracher de sa contemplation d'Hermione pour regarder Pansy, qui était pantoise, les yeux arrondis. Elle matait Hermione ! Il lui donna un coup de coude dans les côtes et elle cessa de regarder Hermione, mais affichait maintenant un grand sourire presque salace :

"Quoi ? Tu bandes sur Granger ?"

Elle n'en avait aucune idée. Contre toute attente, elle ajouta :

"J'avoue que je comprendrais... t'as vu ce corps de chaudasse !"

Drago n'en revenait pas, il était scandalisé, et apparemment muet. Il fit de nouveau dévier son regard vers Hermione, qui cherchait maintenant un verre d'alcool sur la table. Elle était penchée en avant pour verser le liquide dans un grand verre, ses longs cheveux tombaient des deux côtés de son visage, laissant apparaître tout son dos, voire presque ses fesses. Drago laissa échapper un son étranglé, qui passa inaperçu grâce à la musique tonitruante.

Il finit par se lever maladroitement. Il s'approcha d'Hermione qui portait son verre à ses lèvres. Quand il fut à sa hauteur, elle avala sa gorgée et le regarda avec ses yeux de braise.

"Hermione ?" demanda-t-il dans un souffle.

"Oui ?"

Elle avait l'air parfaitement détendue, se fondant dans l'environnement autour d'elle comme si elle y avait toujours appartenu. Drago se racla la gorge, n'ayant aucune idée de ce qu'il était censé dire.

"Qu'est ce que... qu'est ce que tu fais là ?"

Il couvrait suffisamment la musique pour se faire entendre mais Hermione dut se rapprocher indescriptiblement et il sentit d'ici son odeur acidulée et douce de ses cheveux.

"Je fais la fête, ça ne se voit pas ?"

Elle lui montra son verre et en prit une grande gorgée. Cette fille allait le rendre fou, littéralement. Ce matin elle partait comme une furie en pleurant, et le soir-même elle dansait devant lui en souriant. Hermione avait le don de faire valser toutes ses émotions.

"Oui mais... pourquoi tu es habillée comme ça ?"

Elle haussa les épaules, comme si elle n'avait pas fait attention à ce qu'elle portait alors que ça obsédait Drago qui ne cessait de faire glisser son regard sur sa poitrine et son dos nu.

"Tu n'aimes pas ?" demanda-t-elle avec un sourire espiègle.

"Euh, si, si... Je..."

"Etant donné que tu as dit que je n'ai rien à voir avec les filles avec qui tu traînes, j'ai voulu te prouver que tu avais tort. Et j'ai réussi, apparemment. Maintenant, laisse-moi profiter."

"Non, Hermione !" Il lui attrapa le poignet pour la retenir juste avant qu'elle ne reparte dans la foule des danseurs. "Hors de question, tu as vu comment tu danses ? Tous les mecs de cette soirée..."

"Et alors, qu'est ce que ça peut te faire ? On est pas ensemble, je crois bien. Tu me l'a dit plusieurs fois ce matin, et si je me souviens bien... on ne fait "que baiser". Alors, je ne te dois rien, compris ?"

Drago fit tomber son bras le long de son corps et Hermione en profita pour s'éclipser avec un grand sourire malicieux. Il contracta la mâchoire et les poings pour se contenir de la mener de force dans sa chambre, et à la place, tourna les talons et se rassit lourdement sur le canapé. Il prit son verre et le finit d'une traite, les yeux toujours rivés sur Hermione qui s'était remise à danser au centre de la pièce.

"Qu'est ce que tu lui as dit ?" demanda Pansy.

"Pas maintenant, Parkinson..."

"De là où j'étais, je dirais qu'elle t'as rembarré. Et vu ta gueule maintenant, je dirais que tu n'as pas l'air d'apprécier."

Elle eut un petit rire moqueur et se leva en continuant :

"Ces Gryffondors vont finir par te faire péter un plomb mon pauvre Drago..."

Elle éclata de rire et partit de nouveau dans la foule des danseurs, et son rire se volatilisa dans la foule et le bruit ambiant.

Drago se retrouva assis, furieux qu'Hermione refuse de l'écouter, et en même temps terriblement excité. Elle était captivante, chaque geste qu'elle faisait accélérait les battements de son cœur. Elle avait décidé de se venger de ce qu'il avait dit en le torturant, et il n'avait pas encore saisi si ça lui plaisait ou pas.

Drago scanna la foule du regard et vit que la moitié des mecs la regardait. Il sentit la jalousie et la colère monter en lui instinctivement, il voulut se jeter sur Hermione pour la protéger des regards des autres, et en même temps, il ressentait une certaine excitation à cette idée. Il était à la fois bouillonnant et électrisé de savoir qu'il avait eu la chance de l'avoir dans son lit, lui, et personne d'autre. Les autres la regardaient en imaginant ses courbes sous sa robe alors que lui les connaissait. Il avait envie d'emmener Hermione dans sa chambre et de la faire hurler son prénom encore et encore pour que chaque homme de cette pièce sache qu'il était le seul à la posséder.

Il continuait à la regarder danser, son sang bouillonnant dans ses veines. Un mec s'approcha d'elle en regardant son cul de dos et voulut se placer derrière elle, mais Drago l'en empêcha en se levant précipitamment et en prenant sa place. Elle n'avait pas vu cet échange, mais leva les yeux au ciel dès qu'elle vit que Drago était derrière elle, menaçant du regard chaque homme qui osait poser son regard sur son dos nu.

"Lâche-moi Malefoy !" dit-elle en cachant un sourire.

"Ah parce qu'on est revenus à Malefoy ? Vraiment ?"

"Je sais pas, à toi de me le dire. Moi, je profite de la soirée, pendant que toi tu t'apitoies sur ton sort de m'avoir parlé comme ça ce matin."

"Je suis désolé de t'avoir dit ça ce..."

Elle le coupa en remuant son index pour le faire taire :

"Tu t'excuses bien trop ces derniers temps. La seule chose qui fera que tu peux rester, c'est si tu danses."

Il écarquilla les yeux.

"Quoi ?"

"Oui, tu m'as bien entendue."

"Mais je ne vais pas danser là contre toi devant tous ces gens..."

"Alors, vas te rasseoir dans le canapé, je trouverais quelqu'un d'autre." dit-elle avec une étincelle dans les yeux.

"Non ! Arrête." rugit-il par-dessus la musique.

Elle ne l'écouta pas et se retourna, probablement pour trouver un partenaire de danse. Drago pouvait voir d'ici tous les mecs qui se retournaient pour se proposer silencieusement. Il ne laissa même pas cinq secondes à Hermione, hors de question qu'un mec ne danse en collé-serré avec elle. Il la plaqua contre son torse pour l'empêcher de mettre en action ses paroles, elle aimait visiblement bien le torturer de la sorte parce qu'il entendit son rire doux contre lui. Elle se moquait de lui, et malgré sa colère, il souriait sans le vouloir. Elle était forte à ce jeu.

"Viens dans ma chambre."

Elle se décolla de lui et il dut baisser la tête pour voir son visage.

"Je ne veux pas recevoir d'ordres de ta part, laisse-moi danser ! Tu avais l'air de dire que j'étais coincée, je suis venue ici pour te montrer que ce n'est pas le cas."

Elle lui tira puérilement la langue et pencha la tête en arrière pour boire le reste de son verre, avant de retourner dans la foule. Putain, elle voulait vraiment qu'il pète un plomb devant tout le monde ! Il se prit la tête entre les mains, et Hermione dut voir sa colère car elle se tourna vers lui pour lui indiquer :

"Si tu mettais ta gêne de côté et que tu dansais avec moi, tu ne serais pas énervé comme ça."

Elle repartit dans la foule, sans remarquer les dizaines de regards de mecs en chien sur elle. Drago voulut s'avancer pour l'éloigner de nouveau, mais Pansy déboula et se retrouva entre Hermione et lui. Elle afficha un grand sourire diabolique en entendant la phrase d'Hermione et se tourna vers Drago :

"Si tu ne veux pas danser avec elle, moi je le fais !"

Et là, sous les yeux ébahis de Drago, Pansy commença à se déhancher contre Hermione qui en fit de même. Elles éclatèrent de rire toutes les deux et commencèrent une danse lascive en riant, leurs mains agrippées aux hanches de l'autre. C'était forcément l'alcool qui dominait les actions des deux filles, qui prenaient un grand plaisir à se foutre de la gueule de Drago. Ce dernier contemplait cette scène irréaliste, incapable de faire le moindre geste. Hermione se mit dos à Pansy et coulissa le long de son corps tandis que Pansy lui hurlait quelque chose que Drago n'entendit pas. Le fait de voir Hermione danser suavement et Pansy qui avait un grand sourire sur le visage n'arrivait pas à s'assembler dans son esprit. Il sentait son caleçon se serrer encore davantage, et il se rendit compte que sa respiration était hachée. Hermione continuait de remuer ses putain de fesses devant lui, faisant remonter sa robe petit à petit.

Au bout d'un moment, interminable pour Drago, elles se décollèrent l'une de l'autre et Pansy chuchota quelque chose à l'oreille d'Hermione qui émit un petit rire avant de retourner vers Drago, qui n'était toujours pas sortie de sa transe de choc et d'excitation.

"C'était quoi ça ?" arriva-t-il à demander.

"Je t'avais prévenue que si tu ne voulais pas danser avec moi quelqu'un se proposerait !"

Il essaya de détecter dans son regard et son expression faciale la moindre trace de gêne, de honte d'avoir fait ça, mais il ne trouva que l'étincelle de ses prunelles qui le défiait de rétorquer et son grand sourire. Elle n'avait jamais été aussi sexy de toute sa vie.

Pour couronner le tout, Blaise s'approcha d'Hermione, visiblement aussi choqué de sa prestation que Drago. Il arriva en applaudissant et s'écria :

"Putain Granger, tu es tellement sexy dans cette robe !"

"Ta gueule Zabini." siffla Drago immédiatement.

Blaise éclata de rire, suivi d'Hermione. Quoi ? C'était un plan pour voir en combien de temps il pouvait s'évanouir ? Ils étaient d'alliance tous les deux ? Drago ouvrit la bouche et la referma, choqué de voir que son meilleur ami et Hermione se tapaient une barre, alors qu'Hermione était vêtue de la sorte au milieu de Serpentards bourrés. Il n'arrivera jamais à effacer cette image de son esprit.

Blaise tapota le dos de Drago en guise de soutien et se perdit de nouveau dans la foule. Hermione le regardait, triomphante. Il lui demanda en criant pour couvrir la musique :

"Viens dans ma chambre s'il te plaît."

Il avait ajouté le s'il te plaît pour qu'elle ne pense pas que ce soit un ordre. Mais un spot lumineux éclaira le visage d'Hermione quelques secondes et Drago vit qu'elle hochait la tête :

"Non."

Elle le contourna et marcha derrière lui, juste assez de temps pour que Drago se retourne et regarde son cul se déhancher dans sa robe moulante. Elle s'assit dans le canapé et croisa les jambes, il la rejoignit aussitôt en prenant la place à côté d'elle.

Hermione éclata de rire en voyant son air scandalisé. Il réussit à reprendre contenance et lui demanda doucement à l'oreille :

"Tu as fini de me torturer ?"

"Je ne sais pas encore, ça a marché ?"

Elle ne savait pas à quel point. Ils se regardèrent et éclatèrent de rire ensemble. Pour la première fois, Drago s'en foutait éperdument si d'autres élèves les voyaient partager ce moment de complicité, il voulait rire avec Hermione jusqu'à ne plus pouvoir respirer. Elle avait l'air heureuse, tellement heureuse, fière de ce qu'elle venait de faire. Elle pouvait l'être, elle l'avait complètement décontenancé. Elle était tellement belle comme ça, il adorait quand elle riait.

Hermione aimait beaucoup dire que les humeurs de Drago changeaient tout le temps, mais elle était exactement pareille. Ils étaient complètement fous, tous les deux, mais il adorait ça.

Finalement, il osa lui demander :

"Tu m'en veux toujours ?"

"Non, ça va. J'ai beaucoup réfléchi à ce qu'on s'est dit ce matin et je me suis rendue compte que j'étais en tort aussi, je n'aurais pas dû te demander de rendre ça public aussi tôt. Je suis désolée."

"Non, tu n'as pas à être désolée, c'est moi, je me suis encore comporté comme un con, je n'aurais pas dû te dire ça alors que je n'en croyais pas un mot. Juste une journée sans te parler m'a fait réaliser à quel point j'étais stupide de penser ça. Si tu veux, je l'annonce maintenant, devant tout le monde, j'en ai rien à foutre !"

Il allait se lever mais Hermione lui retint le bras en riant.

"Non ! Drago, je te jure que ça va, pas besoin. Je préfère profiter de nous deux... cachés."

"On est pas vraiment cachés, tout le monde m'a vu te mater en train de danser."

Elle rit et regarda autour d'elle, comme pour vérifier si Pansy ou Blaise étaient toujours dans les parages :

"Avec un peu de chance, ils seront trop bourrés pour s'en souvenir demain." dit-elle en haussant les épaules.

"Alors, on est quittes ? On est tous les deux désolés, et on passe à autre chose ?"

Drago n'avait jamais réussi à aussi bien communiquer de toute sa vie avec quelqu'un. D'habitude, il voulait tellement avoir raison qu'il se battait corps et âme pour se défendre, même quand il commettait des erreurs graves. Mais les pupilles chocolat d'Hermione arrivaient à le faire parler plus facilement qu'il ne l'avait jamais fait.

Hermione hocha la tête avec un sourire et les épaules de Drago se détendirent un peu plus. Maintenant qu'il était apaisé, il pouvait reluquer Hermione comme il le voulait, et il ne se gêna pas pour le faire.

"Tu ne veux toujours pas danser avec moi ?" demanda-t-elle.

"Pas vraiment, j'ai plutôt envie de te prendre dans tous les endroits de ma chambre. Et même sur ce canapé, là." répondit-il en pointant du doigt l'endroit où elle était assise.

Il vit ses joues s'enflammer, mais ses pupilles étaient avides. Voilà, là il la reconnaissait mieux. La fameuse Hermione timide mais qui adorait secrètement ce qu'il lui disait.

"Cette robe..." commenta-t-il en jetant un coup d'œil à sa poitrine qui débordait presque du décolleté. "Où est-ce que tu l'as trouvée ?"

"C'est Ginny qui me l'a donnée, je lui ai raconté aujourd'hui et elle m'a dit que je devais porter une robe de vengeance pour te rendre fou."

"Et bah putain, ça a marché. C'est la première fois que j'ai envie de remercier un Weasley."

Elle lui donna un coup de coude dans les côtes en riant.

"Ça ressemble plus aux filles avec qui tu traînes ?" demanda-t-elle malicieusement.

"Non, c'est dix fois mieux. Putain, j'ai jamais rien vu d'aussi sexy de ma vie. Quand tu dansais... j'aurais pu te baiser devant tout le monde sans problème."

"Ok, ok !" coupa-t-elle en buvant une nouvelle gorgée de son verre pour cacher son embarras.

Il adorait le fait que malgré son envie de le rendre fou en venant habillée de la sorte en dansant devant lui, elle était toujours aussi timide quand il lui parlait. Ça le rassurait, il ne perdait pas complètement la fille innocente qu'il connaissait, même si elle arrivait à le surprendre. Il se faisait prendre dans son propre jeu, mais si c'était pour voir Hermione comme ça, putain, il l'acceptait.

Elle se pencha pour se resservir et Drago lui pris le bras :

"Tu ne veux pas ralentir sur l'alcool ?"

"Quoi ?"

Elle se pencha sur lui pour mieux l'entendre à cause de la musique. L'odeur si caractéristique d'Hermione, si envoûtante, lui parvint et il voulut plonger sa tête dans son cou pour la sentir davantage.

"Tu ne veux pas ralentir sur l'alcool ?" répéta-t-il.

"Culotté de dire ça quand tu es celui qui est bourré pratiquement tous les soirs."

Il tiqua en entendant cette phrase. Il ne voulait pas qu'elle imagine ça de lui, mais en même temps, il devait admettre qu'elle avait raison. Il grogna et elle but de nouveau une gorgée en le regardant droit dans les yeux, juste pour lui montrer qu'il ne pouvait pas lui donner d'ordres. Quand elle reposa son verre, ses lèvres étaient un peu humides et elle passa sa langue dessus sans s'en rendre compte. Pourtant, Drago ne remarqua que ça, et c'était comme si tout le reste de sang qu'il avait se dirigea d'un coup vers sa bite. Elle était si provocante !

Il regarda autour d'eux et remarqua que des mecs étaient encore tournés vers elle. Il fallait dire que c'était la fille la plus sexy de la soirée, sa robe dévoilait pratiquement ses seins et elle était tellement remontée qu'on pouvait presque voir ses sous-vêtements. Hermione ne remarquait même pas les regards sur elle, elle était focalisée sur son verre et Drago et ce dernier ébaucha un petit sourire en coin en se rendant compte qu'aucun des garçons n'avait son attention. Il décida de ne pas hurler sur les mecs et à la place passa un bras autour de sa taille pour la coller contre lui avec un sourire dédaigneux. Pour que tous les mecs de cette putain de Salle Commune sachent qu'elle était à lui et qu'ils n'auraient qu'un aperçu de son corps.

"Tous les mecs de cette pièce te regardent et meurent d'envie de t'avoir." commenta-t-il en remarquant les regards braqués, éclairés par les néons de temps en temps.

"On s'en fout." répondit-elle en haussant les épaules. Elle était pratiquement affalée sur lui, et une de ses jambes était enroulée contre celle de Drago.

"Je les comprends. Tu es trop belle."

"Toi aussi tu es beau... et sexy."

Elle avait dit ce dernier mot dans un souffle et il vit qu'elle rougissait légèrement en le disant.

"Vraiment ?"

"Oui."

"Tu ne le dis pas souvent, ça. C'est l'alcool qui te fait parler ?" demanda-t-il en riant.

"Oui, mais je le pense tout le temps. C'est juste qu'avant je n'ai pas le courage de te le dire."

"Ah oui ? Me dire quoi ?"

Il savait qu'il l'embêtait, mais il ne pouvait pas s'empêcher de l'entendre parler.

"Te dire que tu es très beau dans ta chemise blanche et tes cheveux qui tombent devant tes yeux."

Elle avait les yeux brillants. Drago n'entendait même plus le bruit fracassant autour d'eux, il n'était concentré que sur sa voix douce.

"Et tu trouves ça sexy ?"

"Oui, je te trouve toujours sexy. J'adore ta voix grave, et tes cheveux, et tes mains..."

Elle les prit dans ses paumes et passa son doigt sur le dos de sa main, il frissonna à ce contact. Hermione continua :

"Je sais que je dis ça sous l'effet de l'alcool, mais en même temps, je pense tout ce que je dis. Tu auras oublié, demain ?"

"Non." dit-il, sûr de lui.

Il n'oublierait probablement jamais cette conversation de sa vie, c'était de loin la plus excitante. Drago ne cessait de faire valser son regard sur sa bouche, son décolleté et ses jambes exposées. Il n'essayait même pas de cacher son érection, il se demanda si elle avait remarqué à quel point elle était bandante.

"Tu sais... J'aime bien quand tu me parles comme tu le fais."

"Comment ?"

Elle leva les yeux au ciel, agacée qu'il la force à expliquer ce qu'elle disait. Elle but de nouveau une gorgée de son verre, peut-être pour se donner du courage, et débita plus rapidement :

"Comme ça, comme tu fais."

"Quand je dis à quel point tu es sexy et que j'ai envie de te baiser tout de suite, par exemple ?"

Elle hocha la tête, à la fois excitée et honteuse.

"Je sais que tu aimes ça, je peux le voir sur ton visage."

Elle voulut le cacher avec ses mains mais il l'en empêcha en lui attrapant les poignets rapidement, prévoyant cette réaction.

"Ça ne sert à rien d'essayer de te couvrir, j'ai déjà tout vu. Tu as dansé en collé-serré avec Pansy au milieu de la pièce, et c'est mes mots qui arrivent à te faire rougir ?"

"Parce que... ils me font de l'effet."

Elle insista sur le dernier mot et Drago sentit tout son corps s'enflammer quand elle le dit. Elle était aussi excitée que lui. Il le voyait, il ne l'avait jamais vue aussi fébrile de toute sa vie. Elle avait les yeux brillants et la bouche entrouverte. Il dû se contenir pour ne pas l'amener dans sa chambre tout de suite, une partie de lui voulait vérifier que c'était vraiment elle qui parlait et non pas l'alcool. Il la serra encore plus fort contre lui et elle passa distraitement une main dans ses cheveux en attrapant quelques mèches blondes pour les recoiffer.

"Si tu dis des trucs comme ça, je ne vais pas pouvoir me retenir longtemps Hermione."

Elle leva vers lui des yeux suppliants.

"Ne te retiens pas, s'il te plait."

Elle voulait vraiment le tuer ?

"C'est vraiment ce que tu veux ?"

Elle hocha la tête plusieurs fois, soudain captivée par sa bouche.

"Tu es sûre ? Tu as beaucoup bu."

"Toi aussi." fit-elle rem arquer sur un ton un peu accusateur.

"Pas autant, et je suis pratiquement sobre. Toi, tu es bourrée."

"Non, pas vrai. C'est de l'alcool de courage. Je ne suis pas du tout bourrée, pompette à la rigueur. J'ai envie de toi, Drago."

La dernière phrase le fit flancher, littéralement, il perdit tous ses moyens. La manière dont elle prononçait son prénom en faisant rouler sa langue le menait au bord du précipice. Il se pencha à son oreille et murmura :

"Alors, viens dans ma chambre."

Pour la première fois de la soirée, elle accepta. Drago lui prit la main et se leva pour la conduire jusqu'à son dortoir. Il traversa aléatoirement la foule en mettant Hermione devant lui de sorte à cacher son cul qui se trémoussait dans cette robe beaucoup trop courte et ils arrivèrent devant la porte.

Il essaya de détecter si, maintenant que l'ambiance était un peu plus calme, elle regrettait ce qu'elle venait de faire, mais au contraire, son regard était encore plus chaud qu'avant. Il ouvrit la porte et à peine furent-ils entrés qu'il se jeta sur elle pour écraser ses lèvres contre les siennes. Elles étaient mouillées et elle ouvrit la bouche dans un réflexe. Il s'empressa de passer ses mains sur son corps, en suivant la robe de ses doigts pour arriver à ses cuisses qu'il prit fermement et remonta contre lui. Elle entrouvrit les jambes pour les enrouler autour de lui tout en agrippant ses cheveux qu'elle tira légèrement.

"Putain Hermione."

Elle ne répondait qu'en gémissements et halètements. Drago savourait ces sons avec extase. Il enleva son bras de la cuisse d'Hermione pour prendre ses fesses à pleines mains et sa robe remonta jusqu'à son ventre, dévoilant sa culotte noire qui laissait entrevoir tout son cul. Le corps d'Hermione était brûlant contre lui, elle réagissait à chaque fois qu'il la touchait.

"Tu savais ce que tu faisais, non ? Tu savais que t'allais m'exciter dans cette putain de robe et que j'allais pas résister à l'envie de te plaquer contre la porte de ma chambre. C'est ça ?" demanda-t-il.

Elle lui répondit en mordant presque sa lèvre inférieure, il gémit et resserra sa prise sur ses fesses pour la plaquer encore plus fort contre lui. Dans un geste précipité, elle tenta de défaire les boutons de la chemise de Drago et réussit à lui retirer. Elle la balança à travers la chambre et s'attarda de nouveau sur leur baiser. Ses lèvres pulpeuses étaient gonflées, elle se frotta contre son pantalon pour sentir son érection. Ce fut le geste de trop pour le garçon qui laissa échapper un râle et la décolla soudainement de la porte pour l'allonger dans son lit en se plaçant au-dessus d'elle. Il prit quelques secondes pour l'observer, essayant de voir si elle était toujours d'accord. Ses grandes pupilles dilatées et ses joues toutes rouges lui indiquèrent son envie.

"Je veux te faire jouir, Hermione."

Sa phrase était à la fois affirmative et interrogative, elle hocha la tête frénétiquement. Il plongea sa tête dans son cou et la recouvrit de baisers, mordant gentiment sa peau par endroits pour entendre de nouveau ses gémissements.

"C'est ce que tu veux ?" demanda-t-il juste à côté de son oreille.

"Oui, Drago, s'il te plait..."

Il vit dans ses yeux qu'elle ne savait pas à quoi s'attendre, mais qu'elle en avait envie. L'excitation avait pris le dessus sur sa raison, elle était complètement offerte à lui. Il fit descendre sa bouche en traçant un chemin avec sa langue pour la faire frissonner et arriva à son décolleté :

"Putain cette robe est tellement sexy, je ne sais même pas si j'ai envie de te l'enlever."

Il ouvrit la robe de telle sorte à ce que ses seins débordent complètement, laissant voir son soutien gorge noir en dentelle qu'il retira sans peine. Ses seins, qui étaient comprimés jusque-là, jaillirent et il s'empressa de les prendre pour les masser. Hermione gémissait, les yeux fermés, il fit exprès de la titiller en ignorant ses tétons gonflés pour la faire languir. Elle gémit encore plus fort, le suppliant à travers ses râles de s'attarder sur eux. Il sourit en lui embrassant de nouveau le cou, profitant de sa frustration. Finalement, il la soulagea en tirant légèrement dessus.

"Drago..." dit-elle dans un souffle.

L'effet de son prénom de sa bouche était enivrant. Il se pencha sur elle pour lécher ses seins qu'il malaxait en même temps. Ses coups de langue la faisait trembler sous lui, elle en voulait encore plus. Il traça de sa langue un chemin vers son bas-ventre, sa robe était déjà complètement remontée.

"Regarde toi, t'es déjà à moitié nue."

Il déposa des baisers à l'intérieur de ses cuisses qu'elle tentait de serrer sans succès. Il voyait d'ici à quel point elle était mouillée à travers sa culotte, il était fier de voir qu'il arrivait à lui faire autant d'effet en si peu de temps. Décidé à la faire attendre encore un peu, il caressa ses cuisses avec ses doigts pour la faire trembler de nouveau.

"Drago... S'il te plaît..." supplia-t-elle d'une petite voix.

"Tu as voulu me rendre fou avec ta robe et ton putain de déhanché devant toute la Salle Commune, maintenant c'est à moi de me venger."

Il parcourut son corps de ses mains, à peine caché par la robe qui n'était plus qu'un morceau de tissu sur son ventre. Elle écarta un peu plus les jambes et le supplia, encore et encore. Il n'arrivait pas à enlever le sourire de son visage, absolument fasciné par la vue qu'il avait devant lui. Hermione, allongée, offerte, ses seins qui débordaient complètement de ses vêtements et sa culotte trempée. Il n'avait jamais rien vu de plus sexy, il grognait sans s'en rendre compte en la voyant dans cette position.

"Tu veux que je te fasse jouir ?" demanda-t-il.

"Oui, s'il te plait."

"Je vais te faire trembler sous ma langue."

Un autre gémissement lui répondit. Il lui retirait déjà sa culotte et laissa échapper une exclamation étranglée quand il vit à quel point les lèvres d'Hermione étaient enflées, une invitation pour qu'il les lèche sans attendre.

"Regarde-moi, Hermione."

Elle ouvrit les yeux et regarda Drago à travers ses cils. Ce fut à ce moment-là qu'il s'approcha et lécha son intimité de tout son long, sans la quitter du regard. Elle flancha en quelques secondes en gémissant, fort. Il faillit jouir juste en la regardant prendre du plaisir. Elle était tellement belle, c'était époustouflant, il accéléra sa langue et se concentra sur son centre de plaisir, son clitoris gonflé, ce qui la fit hurler immédiatement.

"Drago, c'est-c'est trop bon !"

"J'adore te regarder te tordre sous ma langue, t'entendre crier mon prénom, je pourrai faire ça toute la nuit..." dit-il entre deux coups de langue experts.

Elle rompit le regard quand elle balança sa tête en arrière en respirant très fort. Il caressait son clito en enroulant sa langue autour, et pour la rendre encore plus folle, il saisit ses deux cuisses et les immobilisèrent avec force. Il passa ses bras autour, de telle sorte à la maintenir et les serra encore plus fort. Empêchée de bouger, elle dû se contorsionner sous les vagues de plaisir et Drago vit ses seins bouger sous la cadence de sa bouche.

"Tu es tellement bonne... Il n'y a que moi qui te fait ça, que moi qui te fait gémir comme ça."

"Oui, Drago... Continue..."

"Regarde moi."

Elle s'exécuta et se mordit la lèvre quand elle vit ses yeux posés sur elle. Il savait qu'elle aimait ça, ce qu'il disait et la manière dont il la regardait. Ses cuisses tremblaient sous la poigne ferme de ses mains. Il agaça de nouveau son clitoris avec sa langue humidifiée par sa moiteur. En gardant ses yeux fixés sur lui, elle prit ses seins dans ses deux mains et les malaxèrent en gémissant. Il ferma les yeux quelques secondes pour se contenir et ne pas chanceler en la voyant faire ça, c'était tellement bandant de la voir s'abandonner au plaisir de la sorte.

"Je veux sentir ton orgasme contre ma langue, Hermione. Jouis pour moi, je sais que t'y es presque."

Elle acquiesça pour confirmer ses dires et il lâcha une de ses cuisses pour faire glisser un doigt entre ses lèvres, qui passa sans aucun mal tant elle était trempée. Elle arqua son dos et répéta plusieurs fois son prénom, soumise à ses gestes qui la menait au bord d'un orgasme fulgurant. Il ajouta un doigt et il sentit son intérieur se contracter de plaisir en sentant sa langue et ses doigts en même temps :

"Drago, je vais jouir, ne t'arrête pas !"

Au lieu de ça, il redoubla de vitesse et écouta le bruit de succion de ses doigts en gémissant contre elle. La friction des deux mouvements l'acheva, Drago sentit ses cuisses trembler tandis qu'elle arqua son dos une nouvelle fois, les yeux fermés, en sentant l'orgasme arriver. Quand il s'écrasa en elle, elle fut parcourue de tremblements et Drago la contempla ouvrir sa bouche pour répéter son prénom dans un souffle étranglé.

"Putain." grogna-t-il.

Son orgasme dura longtemps, elle garda les yeux fermés et la bouche presque ouverte, faisant ressortir sa lèvre pulpeuse. Il ne cessa pas les mouvements de sa langue, combinée à ses doigts et son autre main qu'il posa sur son sein pour agacer son téton. Elle bougea sous lui en haletant, profitant encore quelques secondes de son jouissement avant de reposer sa tête sur l'oreiller. Elle reprit son souffle, et quand elle rouvrit les yeux, l'étincelle au fond de ses prunelles n'avait pas changé.

"A ton tour." dit-elle lentement, et chaque mot qu'elle prononça donna une décharge électrique dans son bas ventre.

Elle posa ses mains sur sa braguette et retira son pantalon qu'il lança aléatoirement dans la chambre sans quitter les yeux de braise d'Hermione. Elle se leva du lit et alla s'asseoir entre ses jambes, il profita de la vue de ses seins complètement sortis du décolleté de sa robe. Quand elle commença à baisser l'élastique de son caleçon, il lui demanda :

"Qu'est ce que tu veux faire ?"

"Je veux te donner du plaisir comme tu m'en as donné." dit-elle simplement.

Elle finit par baisser complètement son caleçon et sa bite, soudain libérée, se brandit en face du visage d'Hermione qui écarquilla les yeux. Il comprit qu'elle n'avait jamais vu de sexe masculin de sa vie, et ça l'excita encore plus. Elle avait l'air un peu intimidée, mais déterminée à faire du mieux qu'elle pouvait, comme d'habitude. Il lui caressa la joue de son pouce et lui proposa :

"Tu veux que je t'aide ?"

Elle hocha la tête, toujours en fixant sa bite qui n'avait jamais été aussi dure de toute sa vie. Le fait de la voir à genoux et l'étudier de la sorte le rendait fou, comme la première de la classe qui veut réussir à impressionner les profs en cours. Il prit une grande inspiration et prit la main d'Hermione qu'il posa à la base de son pénis. Comme dans un geste automatique, elle enroula ses doigts autour de lui et commença à faire un vas et vient lent. Drago laissa échapper un grognement entre ses lèvres et pencha la tête en arrière, les yeux fermés.

"Tu aimes bien ?" demanda-t-elle, un peu hésitante.

"C'est trop bon Hermione, continue." supplia-t-il dans un murmure, profitant de sa longue caresse.

Elle prit un peu plus d'assurance à l'entendre et alla plus vite. Et, tout à coup, sans qu'il ne s'y attende, elle commença à lécher le bout et Drago gémit :

"Putain !"

"C'est bon quand je fais ça ?"

"Oui, putain oui, c'est super bon."

Elle enfonça alors sa bite dans sa bouche, il sentit chaque centimètre qu'il inséra en elle comme un écrin de velours et sa langue qui le léchait en même temps. Elle fit des allers retours dans sa bouche, d'abord doucement puis de plus en plus vite. La combinaison de la sensation de la pénétrer et de sa langue qui touchait ses endroits les plus sensibles le fit trembler sous elle, il agrippa une poignée de ses cheveux et la guida graduellement. Il ne voulait pas la brusquer, et son rythme assez lent le menait déjà au bord de l'orgasme. En s'appliquant à faire les gestes les plus langoureux possibles, Hermione saisit de nouveau la base de sa bite et pompa. Drago gémissait de plus en plus fort, il n'avait jamais eu de fellation aussi sensationnelle. Les petits bruits qu'elle faisait en s'étouffant légèrement quand elle allait trop vite se mêlaient aux gémissements du garçon dans une mélodie érotique, il ne voulait entendre plus que ce son jusqu'à la fin de sa vie. Il se baissa légèrement pour la regarder, et il faillit se décharger sans le vouloir dans sa bouche en la voyant le regarder à travers ses cils.

"Putain, Hermione... Je vais jouir si tu continues."

"Fais-le, je veux te voir jouir."

Pour appuyer cette volonté, elle accéléra le rythme et réussit à enfoncer pratiquement toute sa bite au fond, qui tapa contre l'entrée de sa gorge. Drago grogna encore, les poings serrés et dû réunir toute la force qu'il avait en lui pour ne pas jouir juste en la regardant. Elle creusa les joues pour l'aspirer encore plus, puis entreprit de le lécher sur toute la longueur.

"Hm, j'ai très envie de jouir en te baisant la bouche, crois-moi, c'est la meilleure pipe que j'ai eu, mais je veux profiter encore de toi avant de jouir." dit-il avec une voix tremblante.

Hermione retira sa bite qui jaillit d'entre ses lèvres, juste avant qu'elle ne le fasse jouir. Il ressentit une sorte de frustration mélangée à de l'excitation tellement intensément qu'il dû calmer ses respirations avant de pouvoir la regarder de nouveau. Elle était assise à côté de lui, visiblement fière d'avoir réussi à le mettre dans cet état. Elle était tellement belle avec ses longs cheveux qui tombaient en cascades sur ses épaules et ses formes parfaites, il la prit tout de suite dans ses bras et se plaça au-dessus d'elle pour la contempler de haut en bas. Elle eut un petit rire et lui dit :

"Drago... J'ai envie de toi..."

"C'est vrai ? Tu veux...?"

Elle hocha vigoureusement la tête.

"Tu es sûre que tu ne dis pas ça sous le coup de l'excitation et que tu regretteras demain ?" interrogea-t-il.

"Non, j'en ai très envie, même si nous deux ça s'arrête demain je ne regretterai pas d'avoir profité de ce moment."

Elle paraissait tellement sûre d'elle quand elle disait ça. Son érection tapotait le ventre d'Hermione au fil des respirations saccadées de Drago, ce qui la fit gémir.

"Ne dis pas ça."

"Dire quoi ?"

"Que ça s'arrêtera demain."

Elle fit la moue et posa ses doigts sur la joue de Drago pour lui caresser les pommettes :

"Non, je ne dis pas ça. C'était un exemple, je n'ai pas envie que ça s'arrête."

Il fut rassuré. Il avait besoin qu'elle le rassure en permanence, peut-être parce que sa voix était la seule à pouvoir calmer ses craintes.

"Tu es sûre ? Tu en as envie ?" demanda-t-il encore une fois.

"Oui Drago, j'ai envie de te sentir en moi, ça fait même assez longtemps que je le pense et que je savais que nous allions finir par le faire."

Il hocha la tête : il comprenait ce qu'elle voulait dire. Depuis la première soirée où il l'avait vue avec ses yeux éclatants, il avait su au fond de lui qu'il allait s'enfoncer en elle, c'était une évidence, et c'était la chose qu'il réclamait le plus à ce moment-là. Rien qu'en imaginant la sensation qu'il allait vivre, il sentit des pulsions descendre jusqu'à son gland.

"Ça va peut-être te faire un peu mal au début, mais après ça ira mieux."

Il veillerait à ce qu'elle prenne beaucoup de plaisir, il voulait que ça soit autant mémorable pour elle que pour lui, même plus. Il voulait lui faire découvrir ce que ça faisait de ressentir autant d'envie pour une personne et se sentir satisfaite à la fin. Il fit exprès de poser sa bite sur son clito et la frotta longuement, assez pour qu'elle roule des yeux de plaisir. Quand il sentit qu'elle était suffisamment trempée pour le recevoir, il s'enfonça doucement en elle. Il ressentit une résistante au début, et quand il la passa, le visage d'Hermione se crispa légèrement.

"Ça va ?" demanda-t-il tout de suite en étudiant ses réactions.

"Ça pince un peu."

"Tu veux toujours le faire ?"

Elle hocha la tête en gardant les yeux fermés. Dans un mouvement très lent, très doux, il commença à faire des petits vas-et-vient et fut guidé par les gémissements d'Hermione qui s'intensifièrent au fil de ses coups de rein. Très vite, elle écarta plus les jambes et il put s'enfoncer en elle beaucoup plus profondément. Il lâcha un son étouffé entre ses dents quand il réussit à la pénétrer entièrement. Même dans son imagination il n'aurait jamais pensé ressentir autant de plaisir. A la fois grâce aux sensations, mais aussi en la voyant réagir à chacun de ses gestes : il n'arrivait pas à détacher ses yeux du visage d'Hermione déformé par le plaisir.

"Putain Hermione c'est tellement bon, tu es tellement belle comme ça."

Ses joues étaient rouges et quand elle trouva son regard qu'elle soutient, il continua de lui parler comme elle aimait :

"Je te sens tellement bien, tu es tellement mouillée pour moi, tu attendais que ça quand tu es venue dans cette soirée... Tu voulais que je te plaque contre le mur et que je te baise toute la nuit, c'est ça ?"

Elle approuva chacune de ses paroles en hochant la tête. Elle gémissait son prénom sans s'en rendre compte, et son corps tremblait sous les assauts de Drago. Il profita de voir ses lèvres ouvertes pour l'embrasser doucement, contrastant avec la force de ses pénétrations. Il la sentait se resserrer contre lui et poussa un gémissement étouffé. Hermione l'encercla alors avec ses jambes en suivant le rythme qu'il lui imposait, lui demandant silencieusement d'y aller plus fort, ce qu'il fit sans hésiter. A travers son baiser, il la remerciait de se donner à lui de la sorte, et le fait qu'elle fasse rouler sa langue contre la sienne le confortait dans l'idée qu'elle comprenait. Ils n'avaient pas besoin de se parler pour comprendre, il ne s'était jamais senti autant lié à quelqu'un.

"Putain Hermione..."

Il accéléra le rythme et fit glisser sa main entre elle et lui pour la stimuler en même temps. Il fit rouler son clitoris entre ses doigts et la regarda arquer son dos immédiatement en réponse :

"Drago !"

Elle criait presque désormais, elle enfonça même son visage dans l'oreiller pour étouffer ses sanglots de plaisir. La voir prendre son pied était encore plus exaltant que ce qu'il ressentait en la baisant, il étudiait chacune de ses expressions et écoutait ses gémissements avec délectation, l'assénant de coups de reins répétitifs.

"Je veux sentir ton orgasme autour de ma queue, je veux te voir jouir et perdre le contrôle et que tu hurles mon prénom, d'accord ? Ça te plait quand je fais ça ?"

"Oui !" s'égosilla-t-elle en fermant les yeux, profitant des ondes de plaisir qui montaient de plus en plus.

"Jouis pour moi bébé."

Il accéléra la cadence sur ses doigts et immobilisa avec ses bras pour la retenir de partir de son étreinte tandis qu'elle ressentait les vagues de plaisir familières dans son bas-ventre. Il la sentit se contracter et la dévisagea tandis que son orgasme la frappa de plein fouet. Ses jambes, toujours en train d'entourer la taille de Drago, tremblèrent tout le long, et elle s'arc-bouta dans le lit, faisant ressortir sa poitrine que le garçon prit de l'autre main pour la stimuler encore plus.

"Drago, Drago ! C'est trop bon !"

Son corps fut secoué de soubresauts avant de s'arrêter finalement, toujours en gardant les jambes croisées autour de lui. Il continua à la pénétrer au rythme de son orgasme.

"Hermione, je vais jouir..."

Elle mit ses mains dans ses cheveux et tira légèrement dessus, et il se laissa aller. Il enfouit sa tête dans le cou d'Hermione et inspira pour sentir son odeur acidulée qu'il adorait. La friction entre leurs deux corps, son corps parfait, ses courbes, ses tremblements, son odeur, ses jambes enlacées pour le pousser à s'enfoncer davantage en elle, il ne put que succomber à l'orgasme qu'il retenait depuis trop longtemps. Quand il se laissa submerger, il se déversa en elle, lui donnant tout ce qu'il avait pour la posséder de la plus belle des manières. Il resta quelques secondes là, pantois, en essayant de reprendre son souffle tout en embrassant aléatoirement le cou et l'épaule d'Hermione. Il n'avait jamais ressenti autant de plaisir, c'était comme s'ils avaient concrétisé tous les doutes qui planaient au-dessus d'eux depuis plusieurs jours. C'était officiel, ils n'avaient pas rêvé, ils étaient tellement complémentaires que Drago se demanda, encore une fois, comment il n'avait jamais pu le remarquer jusqu'à présent.

Après plusieurs secondes de respirations saccadées des deux, Hermione desserra l'étreinte de ses jambes et il se retira rapidement pour s'allonger à côté d'elle. Elle prit la couette du lit de Drago et les recouvrit sans un mot. Ils contemplèrent tous les deux le plafond pendant de longues minutes, la main du Serpentard était posée sur le ventre d'Hermione et la Gryffondor avait une jambe enroulée autour de la sienne et la main dans ses cheveux.

Puis, soudain, comme frappé par la réalité, Drago dit doucement :

"Hermione, je crois que je suis amoureux de toi."