Ce fut le doux chant des pleurs d'un bébé qui réveilla Drago ce matin-là. Blotti sous les couvertures, la tête enfoncée dans son oreiller, il poussa un gémissement de désespoir. Sa fille avait au moins le mérite de s'être réveillée après le lever du soleil…
Soupirant fortement, il se motiva à se lever et rejeta les couvertures sur le côté. Il enfila simplement un jogging et se dirigea vers la sortie de sa chambre. Celle de sa fille n'était qu'à un pas de la sienne et il y entra une seconde plus tard.
Il se dirigea tout de suite vers le lit et ne put s'empêcher de sourire en voyant la merveille qui y était installée –aussi bruyante soit-elle– et qui tendit les bras vers lui dès qu'elle le vit arriver.
- Bonjour, petit ange, chuchota-t-il en la prenant dans ses bras. Tu en fais du bruit ce matin, dis-moi.
Elle arrêta directement de pleurer une fois dans ses bras et se mit à gazouiller gaiement. Quelques mèches blondes recouvraient son crâne et ses yeux gris, tout aussi orageux que ceux de son père, le fixaient entre ses longs cils blonds. Une vraie merveille.
- Tu es bien bavarde ce matin, rit-il doucement en se dirigeant vers la table à langer.
- Paba bapa, répondit-elle seulement en se blottissant contre son torse.
- Papa, répéta-t-il plus clairement.
- Paba, gazouilla-t-elle, tandis qu'il l'allongeait sur la table.
- C'est presque ça, s'amusa-t-il en la déshabillant précautionneusement.
Elle était habillée d'un petit pyjama jaune, sur lequel des animaux étaient dessinés. C'était Drago qui l'avait choisi en allant faire des courses avec sa mère, deux semaines plus tôt. Il avait eu un coup de cœur et avait tout de suite imaginé sa fille dedans. Il semblait lui plaire aussi puisqu'elle battit des pieds avec joie.
- Tu te rappelles du programme du jour ? lui demanda-t-il avec tendresse en commençant à la changer. Grand-mère Narcissa va venir te chercher tout à l'heure, pour que Papa puisse aller travailler, et tu vas passer la journée avec tes grands-parents au manoir.
Il ne reçut que d'autres syllabes en réponse, alors que sa fille essayait d'attraper ses pieds lorsqu'il changea sa couche. Il lui enfila ensuite un simple body bleu, sur lequel se trouvaient quelques petites étoiles.
- Et ce soir, ta marraine viendra dîner à la maison, qu'en penses-tu ? continua-t-il en la reprenant dans ses bras, la calant contre son torse.
Elle poussa un petit cri joyeux et il ne put s'empêcher de rire légèrement. Elle avait toujours le don de réagir aux bons moments et de manière joviale, égayant ses journées.
- Je prends ça pour un oui, s'amusa-t-il en se dirigeant vers la cuisine de son appartement. Est-ce que Mademoiselle a faim ? Que pensez-vous d'un biberon sur son lit de lait, accompagné d'œuf de caille et d'une moitié de votre muffin préféré ?
- Aaaaah !
Prenant son exclamation joyeuse pour un autre oui, il sourit et se mit au travail. La tenant d'un bras, il s'occupa de préparer son biberon, des œufs brouillés, le muffin anglais et de la compote, de l'autre grâce à quelques mouvements de baguette. Si les premiers temps n'avaient pas été des plus faciles, il avait fini par prendre le coup de main.
Elle ne cessa pas une seule fois de bavarder et d'émettre quelques onomatopées incompréhensibles. Elle n'articulait pas correctement certaines syllabes, mais Drago faisait de son mieux pour l'y aider.
Une fois prêt, il s'installa dans un fauteuil du salon, sa fille bien calée dans ses bras et lui donna le biberon, le regard attendri par la vision qu'il avait. Ses yeux presque identiques aux siens le fixaient comme s'il était la chose la plus impressionnante de la Terre. De son côté, il n'était pas beaucoup mieux, regardant sa fille comme si elle était l'une des sept merveilles du monde. Et elle l'était sans aucun doute. La merveille de son monde.
- Aujourd'hui, je commence mon nouveau travail. Tu sais, celui dont je t'ai parlé l'autre jour. Je vais être assigné à un nouveau coéquipier, dans l'aile pédiatrique de l'hôpital. Je vais m'occuper des enfants, mais aussi des petits bébés comme toi, lui expliqua-t-il alors qu'elle le regardait attentivement en tétant goulûment son lait.
Il lui sourit tendrement, caressant sa joue du bout du doigt, avant de regarder pensivement par la fenêtre du séjour.
Il prenait réellement un nouveau départ aujourd'hui. Depuis plusieurs années, il voyageait entre les différents services, prêtant main forte là où il le fallait.
La première année avait été plus compliquée. Il avait dû convaincre ses collègues les plus anciens de sa bonté et de son envie de rédemption. Cela avait mis un certain temps, mais ils avaient fini par comprendre qu'il n'avait jamais eu l'intention de redorer son nom grâce à la médicomagie ou de venir perturber les services de l'hôpital.
Il s'était créé ensuite une bonne réputation à Sainte-Mangouste et ses collègues étaient désormais toujours ravis qu'il se joigne à eux pour les différents patients dont ils s'occupaient.
Cependant, depuis l'arrivée de sa fille, un mois plus tôt, il ne pouvait plus se permettre de maintenir un tel rythme de travail. En effet, l'inconvénient de garder un poste de médicomagie générale était que ses horaires n'étaient pas fixes. Il arrivait parfois qu'il passe la nuit à l'hôpital, voire plusieurs jours consécutifs. Ce ne serait plus possible désormais. Bien que ses parents ou ses amis se proposent régulièrement pour garder sa fille, il n'accepterait pas de la laisser pendant plusieurs jours d'affilée. Il avait pris un mois de congé pour gérer l'arrivée de sa fille et passer du temps avec elle, mais désormais, il lui fallait retourner travailler.
Ainsi, il avait postulé au nouveau projet de l'hôpital : créer des duos de médicomages reconnus, aux spécialités complémentaires, pour l'aile pédiatrique. L'idée était de combiner leurs talents afin de rendre plus efficaces les consultations. Drago avait donc sauté sur l'occasion, souhaitant en plus de ça travailler avec les enfants depuis quelque temps.
Il n'avait pas encore été informé de l'identité de son coéquipier, mais ce n'était pas quelque chose qui l'inquiétait, sachant que l'hôpital ne rassemblait que des sorciers et sorcières talentueux. Il l'apprendrait dans la journée de toute manière, puisqu'ils investiraient le bureau qui leur serait réservé dans la matinée.
Alors qu'il tentait d'imaginer de quoi aurait l'air son coéquipier –espérant secrètement qu'il s'agirait d'une femme– sa fille termina son biberon et commença à jacasser pour le sortir de ses rêveries.
- Oh, pardonne-moi, petit ange, lui dit-il en quittant son fauteuil pour l'accompagner jusqu'à la cuisine, où le reste de son petit-déjeuner l'attendait.
C'était leur petit rituel le matin. Ils commençaient toujours par s'installer dans le séjour, où Drago donnait le biberon à sa fille, puis retournaient dans la cuisine pour le reste du petit déjeuner.
Tout en lui donnant la becquée, Drago se prépara un café serré. Contrairement à la croyance populaire, ne pas manger le matin n'était pas si grave si on ne ressentait pas la sensation de faim, le blond avait d'ailleurs gardé cette habitude du temps de Poudlard. Il ne mangeait jamais le matin.
Alors que sa fille s'attaquait à son muffin, la cheminée du salon s'activa et Narcissa Malefoy en sortit. Elle était vêtue d'une longue robe noire et d'un manteau blanc, parfaitement ajustés.
Un sourire étira ses fines lèvres en voyant son fils à travers le bar de la cuisine ouverte et sa petite-fille, ainsi installés.
- Bonjour, Maman, la salua Drago alors qu'elle s'approchait d'eux. Tu tombes à pic, Alhena finissait justement de manger.
Cette dernière poussa une exclamation de joie en voyant sa grand-mère.
- Nana, Nana ! s'égosilla-t-elle en lâchant le morceau de muffin qu'elle tenait, pour tendre les bras vers elle.
- J'avais peur que vous ne soyez pas encore réveillés, sourit tendrement Narcissa en embrassant son fils sur la joue. Comment va ma merveilleuse petite-fille ? demanda-t-elle ensuite, en attrapant la petite avec un sourire tendre.
- Mademoiselle m'a réveillé il y a une vingtaine de minutes, donc je peux te dire qu'elle a parfaitement dormi, répondit le blond en s'adossant sur le plan de travail.
- Eh bien, tu en as de la chance ! A son âge, tu ne dormais jamais plus tard que six heures du matin, rit Narcissa, sans quitter sa petite-fille des yeux.
- J'étais un enfant parfait ! s'indigna-t-il en commençant à nettoyer et ranger la vaisselle utilisée par Alhena.
Narcissa leva les yeux au ciel et se pencha vers l'oreille de sa petite-fille.
- Il croit encore avoir été le petit garçon le plus parfait, mais crois-moi, nous sommes loin du compte, s'amusa-t-elle en caressant sa joue potelée, faisant rire Alhena.
- Je t'ai entendue !
La sorcière pouffa légèrement, en jouant avec les petites mains d'Alhena, alors que Drago se retournait vers elles.
- J'ai préparé son sac hier soir, il y a normalement tout ce qu'il faut pour que tu puisses la changer. Il y a aussi des biberons propres, des vêtements de rechange et quelques jouets. Je ne savais pas si tu en aurais assez au manoir. Si jamais elle se met à pleurer, je t'ai fait une liste de…
- Drago, l'arrêta calmement sa mère, sa petite-fille calée contre son cœur. Je sais comment m'occuper d'un bébé, surtout d'Alhena, ce n'est pas la première fois que tu me la laisses, mon chéri.
Il soupira et passa une main dans ses cheveux en bataille.
- Désolé, grimaça-t-il en regardant sa fille jouer avec le col de la robe de sa grand-mère, tout en pépiant doucement. Je n'aime simplement pas l'idée de la laisser si longtemps, avoua-t-il ensuite en allant chercher le fameux sac, posé dans l'entrée de l'appartement.
Si ses parents l'avaient parfois gardée, il s'était toujours arrangé pour ne pas que cela dure trop longtemps. Il ne supportait pas de laisser Alhena seule avec d'autres. Pas après tout ce temps perdu.
- Je sais, Drago, mais tout ira bien, je t'assure. Ton père et moi allons nous occuper d'elle à merveille, tu n'as pas de souci à te faire. Et puis tu sais qu'au moindre problème, nous pouvons te contacter rapidement, mais mets ça dans un coin de ta tête, tu as une journée importante aujourd'hui.
Il hocha la tête et tendit nerveusement le sac de sa fille à sa mère.
- A quelle heure termines-tu ta journée ?
- Dix-sept heures. Je transplanerai directement de l'hôpital jusqu'au manoir. Nous dînons avec Pansy et Londubat ce soir, ajouta-t-il en caressant tendrement la joue d'Alhena.
- Tu la récupéreras à ce moment-là alors, sourit-elle en attrapant son menton pour qu'il la regarde dans les yeux. Détends-toi, mon chéri, tout ira bien. Alhena va passer une bonne journée avec ses grands-parents, d'accord ?
Il prit une grande inspiration et hocha la tête.
- Mince, j'ai oublié de lui laisser son doudou, je reviens, fit-il avant de se précipiter dans la chambre de la petite.
- Crois-moi, ma petite chérie, ton père n'a jamais été aussi prévenant et nerveux pour qui que ce soit d'autre, chuchota Narcissa à sa petite-fille.
Alhena lui répondit avec un petit cri de joie, en posant sa main sur sa joue, faisant sourire la sorcière.
- Voilà, je crois que tout y est maintenant, dit Drago en revenant et en tendant la peluche à sa fille.
Il s'agissait d'une petite souris grise, habillée d'une salopette verte. Elle était extrêmement douce et avait été trouvée par Neville Londubat, le petit-ami de sa marraine.
- Toutou ! s'exclama-t-elle en la serrant contre elle.
- Souricette, mon ange, la corrigea automatiquement Drago avec tendresse.
- Parfait, intervint Narcissa. Maintenant, embrasse ta fille et file te préparer, Drago. Il ne faudrait pas que tu sois en retard pour ta première journée.
Le blond déglutit avant d'attraper sa fille des bras de sa mère et de l'embrasser tendrement sur le front.
- Sois sage avec tes grands-parents, mon ange, lui chuchota-t-il en la serrant contre lui.
Le regard d'Alhena était plus triste lorsqu'il la rendit à sa grand-mère, comprenant qu'elle se séparait de son père. Drago fit de son mieux pour ne pas la reprendre immédiatement contre son cœur et regarda sa mère l'emmener jusqu'à la cheminée, alors que des larmes s'échappaient des yeux de la petite.
- A ce soir, Drago, profite de ta journée, mon grand, fit-elle avant de disparaître dans les flammes.
Le blond resta figé face à l'âtre pendant quelques minutes, luttant contre l'envie de suivre sa mère au manoir. Les larmes qu'il avait vues dans ses yeux lui avaient brisé le cœur.
Il avait déjà confié sa fille à ses proches, pour quelques heures, voire pour une soirée, mais jamais pour une journée entière. Il avait entièrement confiance en ses parents, mais il ne pouvait s'empêcher de penser qu'il ratait des moments avec elle en la leur laissant.
Pourtant, il ne pouvait pas se permettre de rater d'autres journées de travail. Il était tellement investi à l'hôpital et passionné par son métier qu'en rater une seule de plus le rendrait plus malheureux que jamais. Il y était devenu complètement accro. Il lui était arrivé de tomber malade ou d'avoir une urgence personnelle l'empêchant de venir travailler, mais chaque fois, cela avait été affreux à vivre. Il ne pouvait se permettre de passer à mi-temps. C'était inenvisageable.
C'était contradictoire. Un vrai dilemme.
Il avait pensé à embaucher un elfe de maison –puisqu'ils étaient de parfaits babysitter– mais sa mère lui avait assuré que Lucius et elle seraient tout à fait aptes à s'occuper d'elle. Son père avait été contre, mais n'avait pas eu son mot à dire.
Drago avait longuement réfléchi à la question, perplexe quant au fait que sa fille passe plus de temps avec ses grands-parents qu'avec lui, mais avait fini par abdiquer. Il avait une entière confiance en eux, après tout.
Du moins, en Narcissa. Il n'était pas aussi proche de son père que de sa mère, compte-tenu du fait qu'il entretenait une relation assez pudique et compliquée avec lui. Il ne lui avait toujours pas pardonné de les avoir enrôlés dans les rangs de Voldemort.
Sa mère avait pourtant fait au mieux pour qu'ils se réconcilient, bien que le fils Malefoy n'ait eu, au départ, aucunement l'ambition de parler de nouveau à son père. Elle avait tout fait pour que Drago engage la conversation avec Lucius, sachant très bien que ce dernier serait bien trop fier pour cela. Drago avait bien fini par le faire, même si le simple fait de devoir faire le premier pas l'avait mis en rogne. Cela n'avait pourtant pas changé grand-chose.
Il avait tout fait pour remonter dans l'estime de la population sorcière après la fin de la guerre. Il avait eu ses A.S.P.I.C.s avec pas moins de quatre O, puis avait directement commencé ses études de médicomagie. Son talent en avait étonné plus d'un et lui avait permis de rapidement intégrer l'Ordre des Médicomages de Grande-Bretagne. Tout cela en seulement quatre ans.
C'est lors de sa dernière année d'études qu'il avait à nouveau adressé la parole à son père. Les choses s'étaient faites petit à petit. Aujourd'hui, trois ans étaient passés et leur relation s'était quelque peu calmée. Disons plutôt qu'ils n'étaient plus à la limite de se sauter à la gorge dès qu'ils se voyaient.
De plus, l'arrivée d'Alhena dans leurs vies avait considérablement changé les choses. Drago avait dû faire face à la colère de son père, puis à son ignorance totale de sa petite-fille. Il avait tenté de se rassurer en se disant qu'ainsi, Alhena ne recevrait pas de remarques désobligeantes.
Ce fut la sonnerie du réveil de sa baguette qui le sortit de ses pensées. Il l'avait programmée la veille, au cas où sa fille ou sa mère ne l'auraient pas encore réveillé. Il avait visiblement eu beaucoup trop d'espoir…
Il se mit alors en mouvement et s'empressa d'aller prendre une douche et de se préparer pour partir au travail.
oOo
Drago transplana directement dans le hall de Sainte Mangouste, déjà vêtu de sa tenue de médicomage. Baguette en main et mallette dans l'autre, il salua les quelques collègues qu'il croisa avec un sourire poli, passa devant des dizaines de patients bruyants et agités, puis se rendit jusqu'aux escaliers qui menaient aux étages. Le service pédiatrique se trouvait au septième et il ne comptait pas utiliser l'ascenseur. Un peu de sport ne faisait jamais de mal, après tout.
Il ne perdit pas de temps et grimpa rapidement les marches, puisque son rendez-vous avait lieu dans seulement quelques minutes. Bien qu'il se soit réveillé en avance –du moins que sa fille l'ait réveillé en avance– il avait légèrement traîné sous la douche, profitant de sa solitude à l'appartement pour passer plus de temps sous l'eau chaude.
Il s'était donc mis légèrement en retard et arriva essoufflé dans le couloir principal de l'étage. Il avait rendez-vous avec la cheffe du service pédiatrique, qui le mettrait en relation avec son nouveau coéquipier. Ou sa nouvelle coéquipière.
- Bonjour, Malefoy, le salua l'un des infirmiers lorsqu'il passa à côté de lui. Tu n'étais pas venu ici depuis un moment, dis moi.
- Salut, Andrews, fit-il avec un hochement de tête. J'étais en arrêt pour un mois, pour raisons personnelles, expliqua-t-il ensuite.
- Content de te revoir ici alors, tu es là pour le nouveau programme de duos ?
- Exactement, d'ailleurs je dois te laisser, Doissec m'attends dans son bureau.
- Bon courage alors, on se voit plus tard, répondit l'infirmier avec un sourire encourageant.
- Merci, vieux, à plus tard.
Il offrit un sourire poli à son collègue, avant de se diriger vers le fond du couloir, où se trouvait le bureau de sa future supérieure. Henry Andrews était l'un de ses collègues les plus proches. Ils avaient collaboré de très nombreuses fois pour soigner des patients et avaient même fini par être amis. Cependant, ces derniers temps, ils n'avaient pas vraiment eu l'occasion de se voir, étant donné que Henry travaillait uniquement au service pédiatrique.
En jetant un coup d'œil à sa montre, il vit qu'il était en retard de deux minutes et jura dans sa barbe. Il détestait être en retard.
Il accéléra le pas et frappa quelques coups à la porte du bureau.
- Entrez !
La porte s'ouvrit d'elle-même et il croisa immédiatement le regard de sa –parce qu'il savait désormais qu'il s'agissait d'une femme– nouvelle collègue. Il écarquilla les yeux sous la surprise.
- Granger ?!
