La journée de Drago avait été exécrable, comme souvent ces derniers temps. Après l'annonce que lui avait faite Hermione le matin même, il s'était beaucoup renfermé sur lui-même. Avec les événements des dernières semaines, le fait que son amie cherche aussi un appartement lui était complètement sorti de la tête.

Elle s'était enfermée de nombreuses fois dans son laboratoire et ce pendant des heures, et Drago n'avait pas une seule fois songé qu'elle en avait aussi profité pour continuer ses recherches de logement.

Hermione avait trouvé un appartement à quelques rues de King's Cross, dans un quartier sorcier. Après avoir compris qu'elle ne trouverait aucun appartement convenable dans le monde moldu en si peu de temps, elle s'était tournée vers le monde sorcier et avait trouvé très rapidement. Probablement grâce à son nom.

Ils n'en avaient pas discuté pendant longtemps. Drago avait posé tout un tas de questions et même tenté de la faire changer d'avis, mais rien n'y avait fait. Elle était décidée à prendre son propre logement, répétant ne pas vouloir abuser de son hospitalité et ne pas vouloir s'immiscer dans sa vie de famille.

Il n'avait pas osé lui dire qu'elle en faisait partie.

Ainsi, ils étaient partis travailler dans une ambiance assez lourde. Drago lui en voulait plus qu'il ne l'aurait pensé et Hermione était agacée qu'il tente de la faire changer d'avis.

Les tensions s'étaient apaisées au fil de la journée, mais cela n'avait pas empêché Drago d'y penser. Il s'était déjà habitué à sa présence qui, malgré tout, était un véritable soutien pour lui, ne serait-ce que pour sa fille. Sans parler du fait qu'elle jouait un rôle important dans toute la situation avec Narcissa et Lucius.

Elle revenait tout juste du bureau du directeur lorsque Drago fut appelé en urgence pour aider sur une opération à l'étage des traumatismes. D'après ce qu'il comprit, la majorité des médicomages généraux étaient réquisitionnés.

- Est-ce que tu peux…

- Je m'occupe d'Alhena, ne t'en fais pas, le coupa Hermione, juste après qu'il ait reçu son appel.

- Merci. Scotch devrait pouvoir t'aider, lui souffla-t-il avant de se précipiter à l'étage supérieur.

Il lui faisait confiance. Alhena s'entendait bien avec elle. La petite s'était beaucoup attachée à Hermione en si peu de temps et il n'avait aucun doute que son amie s'occuperait d'elle à merveille en attendant son retour.

En seulement deux semaines, Alhena avait intégré Hermione à sa vie tout autant que ses autres amis. Voire plus, au point où elle la réclamait, ce qui était rare pour la petite fille. Bien qu'elle soit désormais dans un environnement stable et bien entourée, il lui arrivait encore de pleurer lorsqu'elle passait trop de temps en dehors des bras de son père, de sa grand-mère ou bien de Scotch. Mais ce n'était pas le cas avec Hermione.

Drago sourit en y songeant.

oOo

Lorsque Drago rentra chez lui, il était vingt heures passées. L'opération avait été lourde, beaucoup de médicomages avaient été réquisitionnés, ainsi que des infirmiers, dont Henry, avec qui Drago avait passé presque toute l'opération.

En sortant, il avait aperçu Moore et n'avait pas pu s'empêcher de lui sourire narquoisement. Heureusement pour lui, il se trouvait à l'opposé du hall d'entrée, ce qui lui avait permis de marcher jusqu'au point de transplanage juste avant qu'il ne l'atteigne.

Moore portait encore les cicatrices des pustules du sortilège de Drago. Sa beauté légendaire était défigurée. Mission accomplie.

Les sorts qu'ils avaient utilisés étant principalement ses créations, il devait avouer avoir ressenti un élan de fierté en voyant à quel point Moore était ainsi changé. Il était même hideux.

Il ne put d'ailleurs pas s'empêcher d'éclater de rire en arrivant dans son séjour. Cela avait eu le don d'apporter une étincelle de joie dans sa journée pourtant si désagréable.

Il déposa sa mallette et retira sa blouse de médicomage. Il avait eu particulièrement chaud durant l'opération, mais avait préféré rentrer directement, plutôt que de passer dans la salle de bain du bureau qu'il partageait avec Hermione pour se rafraîchir. Sa fille lui manquait déjà trop.

Alhena et Hermione n'étant pas là, il se dirigea vers la chambre de la petite, espérant qu'elle serait déjà couchée considérant l'heure.

Il ouvrit doucement la porte de la chambre et passa sa tête à travers. La pièce était plongée dans le noir et seule une petite veilleuse en forme de dragon était allumée. Cela lui permit donc d'apercevoir Hermione, installée dans un siège à côté du lit, berçant lentement Alhena.

Il sourit tendrement au moment même où elle releva la tête et croisa son regard doux. Elle était visiblement aussi attendrie que lui lorsqu'il s'occupait de sa fille.

Encore une fois, il avait surpris un moment des plus calmes et purs.

Il entra sans faire de bruit et referma derrière lui. Il s'avança vers elles et vit que sa fille dormait à poings fermés.

- Elle vient de s'endormir, chuchota Hermione. J'ai dû la prendre avec moi car elle n'arrêtait pas de pleurer. Je pense que ton absence se faisait ressentir.

- Tu as bien fait, répondit-il en s'accroupissant face à elle et en levant la main pour caresser doucement la joue de sa fille. Elle a mangé normalement ? demanda-t-il ensuite.

- Oui, oui. Scotch avait préparé une purée de carottes, une tranche de pain à l'ail et un œuf brouillé. Elle a pris son bain sans problème et j'en ai même profité pour vérifier que ses dents poussaient correctement.

Drago sourit en hochant la tête. Elle avait été parfaite, pas que cela l'étonnait. Après tout, s'il faisait confiance à Hermione pour s'occuper de sa fille, c'était bien parce qu'il savait qu'elle le ferait parfaitement.

Il était même amusé qu'elle se soit occupée de ses dents. Il le faisait lui-même tous les deux jours, mais visiblement, son amie n'avait pas pu s'empêcher d'user de ses talents de médicomage.

- Merci, Hermione, murmura-t-il sans quitter Alhena des yeux.

Celle-ci commença d'ailleurs à gigoter légèrement dans les bras de la jeune femme, avant de papillonner des yeux en gémissant faiblement. Elle croisa le regard de son père et ses yeux se remplirent de larmes.

- Tout va bien, mon ange, Papa est là, s'empressa-t-il de dire en la prenant dans ses bras. Chut, tout va bien.

Il se leva et la berça lentement, déposant quelques doux baisers sur sa chevelure blonde, alors qu'elle s'accrochait à sa chemise.

- Je vous laisse tous les deux, lui susurra Hermione en posant une main sur son épaule. Je vais préparer le dîner.

Il leva les yeux vers elle et hocha la tête.

- Merci encore, Hermione, lui dit-il avant de l'embrasser sur la joue.

Malgré la faible luminosité de la pièce, il la vit rougir légèrement, avant qu'elle ne quitte la chambre silencieusement. Cela lui fit tout drôle.

Il fit de son mieux pour ne pas la suivre du regard – du moins suivre du regard ses jambes parfaitement moulées dans ses bas noirs – et déposa Alhena dans son lit. Elle était déjà en train de se rendormir. Il patienta à ses côtés jusqu'à ce qu'elle soit complètement blottie dans les bras de Morphée, avant de quitter la chambre à son tour.

Jugeant qu'une douche lui ferait le plus grand bien après la journée qu'il venait d'avoir, il se dirigea vers la cuisine pour prévenir Hermione qu'il n'en aurait pas pour longtemps.

Elle fermait le four lorsqu'il entra.

- Je vais prendre une douche rapide, annonça-t-il en retirant déjà sa chemise, qui lui collait à la peau depuis son retour de l'hôpital.

Elle leva la tête vers lui et il ne manqua pas le regard tout sauf discret qu'elle porta sur son torse nu. Elle rougit légèrement et il vit ses pupilles se dilater.

- Parfait, fit-elle après s'être raclée la gorge. Le dîner sera prêt juste quand tu sortiras.

Il hocha la tête, mais ne bougea pas d'un poil. Il n'arrivait pas à la quitter des yeux non plus. Il était perdu loin dans ses pensées.

Il avait du mal à croire qu'après l'avoir enfin retrouvée, elle allait à nouveau partir. Certes, elle serait toujours en Angleterre et ils continueraient de travailler ensemble tous les jours, mais ils perdraient une nouvelle fois leur petite routine.

Le fait qu'il prépare leur café le matin. Le fait qu'elle choisisse un film à regarder le soir, sur sa petite télévision moldue. Le fait qu'elle les conduise parfois jusqu'à l'hôpital en voiture, lorsqu'ils avaient le temps. Le fait qu'elle ait ajouté sa brosse à dents à côté de la sienne. Le fait qu'elle laisse traîner ses vêtements dans la salle de bain…

En seulement deux semaines, ils avaient repris leurs petites habitudes. Des réflexes qu'ils n'avaient pas perdus et s'étaient surpris à retrouver sans même se concerter.

Il remarqua qu'elle s'était changée. Elle avait retiré ses vêtements de la journée pour ne garder qu'un short de pyjama – qui laissait apercevoir son magnifique tatouage – et un grand t-shirt qui s'arrêtait juste au-dessus du bas de son short.

Cela ne le laissa pas indifférent, comme chaque fois qu'elle se promenait ainsi chez lui.

Il se laissait enfin à penser qu'elle était magnifique. Vraiment magnifique. Il ne pouvait pas mentir sur ce point. Hermione Granger était une femme incroyable, sous tous les aspects.

Son type de femmes s'il devait être honnête. Ses formes généreuses, son teint hâlé, ses yeux en amandes, ses tâches de rousseurs, ses tatouages, sa poitrine qu'il devinait sous ses vêtements, sa bouche rose, son nez en trompette, ses longs cils…

Merlin.

Son seul soulagement lié au départ de la jeune femme était qu'il ne se réveillerait peut-être plus avec la gaule le matin.

Et puis, c'était sans compter son intelligence. Salazar. S'il n'était pas si attiré par le physique des femmes, certains auraient pu le qualifier de sapiosexuel. Sa manière de réfléchir, son humour ou bien encore sa façon de voir le monde… Tout cela était aux yeux de Drago un vrai appel à la luxure…

Ce fut le rire de la jeune femme qui le sortit de ses pensées, alors qu'elle s'essuyait les mains avec un torchon.

- Est-ce que tu comptes me reluquer ainsi encore longtemps, ou est-ce que tu vas prendre ta douche ? se moqua-t-elle en haussant un sourcil.

Il se sentit rougir et se racla la gorge en se rendant compte de ce qu'elle venait d'interrompre. Il eut si honte qu'il tourna immédiatement les talons en soufflant une excuse, puis s'enfuit vers la salle de bain de sa chambre. Il sentait son érection tendre le tissu de son caleçon et pria pour qu'elle ne l'ait pas remarquée.

Il se sentait idiot. Est-ce qu'elle avait vu quelque chose ou est-ce qu'elle avait simplement dit ça pour l'embêter ? Est-ce qu'elle avait compris quelles idées il avait eues en la regardant ainsi ?

Il eut soudainement très chaud en s'imaginant qu'elle puisse mal le prendre.

Et si elle s'énervait ? Et si cela changeait quelque chose entre eux ?

Son cerveau ne cessait de tourner et retourner ce qu'il venait de se passer. Il entra dans sa salle de bain, la respiration rapide et s'empressa d'entrer dans la douche après s'être débarrassé de ses vêtements.

Il commençait à avoir chaud pour d'autres raisons. Il sentait son corps réagir aux pensées qu'il avait eues envers Hermione. Il n'arrivait pas à se sortir de la tête l'image de ses jambes à moitié nues et de ses tétons légèrement visibles sous son t-shirt.

Ces tétons qu'il avait rêvé tant de fois de mordiller, de lécher et de goûter. Cette peau qu'il avait tant envie de caresser. Ce tatouage sur lequel il rêvait de passer ses lèvres. Merlin, comment avait-il pu en arriver là ?

Il posa son front contre le carrelage de la douche et soupira en fermant les yeux. Il s'en voulait. Il s'en voulait d'avoir de telles pensées envers sa meilleure amie. Il avait l'impression de tout gâcher, de ruiner toutes leurs chances de rester amis. Comment pourrait-il faire comme si de rien n'était, alors même qu'il rêvait d'elle nue pratiquement chaque nuit ?

Et puis il s'en voulait de ne pas pouvoir empêcher ses pensées de prendre un tel tournant. Il donnait raison à tous ceux qui clamaient que l'amitié entre un homme et une femme était impossible. Il donnait raison à tous les idiots qui s'étaient moqués de lui lorsqu'il avait répété ne jamais avoir désiré Hermione lors de leurs études.

Il avait l'impression d'uniquement penser avec son pénis. L'impression que leur amitié avait toujours été un tissu de mensonges, qu'il lui avait menti pour l'obtenir autrement. Il se trouvait si malsain.

Pourtant, voilà où il en était.

À se masturber sous la douche pour empêcher son corps de réagir une nouvelle fois en sa présence. Il avait envie de vomir. Il s'en voulait tellement. Il renforçait tant de clichés. Il se détestait pour les pensées qu'il avait envers elle. C'était injuste.

Il avait un béguin pour sa meilleure amie et il ne pouvait s'en défaire.

L'eau chaude coulait sur son dos alors qu'il laissait glisser sa main autour de son érection. Il s'imaginait tout un tas de choses incluant Hermione pour en finir au plus vite.

La façon dont elle aurait pu le chevaucher. La façon dont il aurait pu la prendre sur l'îlot de sa cuisine. La façon dont il aurait passé ses mains sur son tatouage et ses lèvres sur ses seins. Toutes ces pensées se mêlaient dans son esprit, ne faisant qu'augmenter le désir mordant qu'il lui portait.

Il voulait se sortir de ce cauchemar. Un cauchemar dans lequel il était enfermé depuis le retour de sa meilleure amie.

- Drago ?

Il sursauta violemment et se cacha derrière la vitre embuée de sa douche. Il crut que son cœur s'était arrêté.

Il ne l'avait pas entendue arriver. N'avait-il pas verrouillé la porte ? Il sentit les battements de son cœur s'accélérer. Il n'arrivait pas à croire qu'elle le rejoignait à un tel moment. C'était un cauchemar. Un putain de cauchemar.

Il se sentait honteux. Si honteux.

Toutes ses appréhensions précédentes revenaient au galop. Et si elle comprenait ? Et si elle découvrait les pensées qu'il avait envers elle ?

- Oui ? répondit-il d'une voix étranglée, bien qu'il eut tenté d'être naturel.

- Est-ce que…

Elle se racla la gorge. Elle n'était qu'à quelques pas de lui. Juste derrière la vitre. Seulement quelques centimètres.

La respiration de Drago s'était accélérée. Elle était pratiquement erratique. Son cœur battait la chamade et il était complètement immobilisé, sa main entourant son membre gorgé de sang et son dos posé contre la vitre pour se cacher.

Elle ne reprit pas la parole et il attendit. C'était un véritable supplice. Il voulait qu'elle s'en aille. Qu'elle sorte de cette foutue pièce et n'y rentre plus jamais lorsqu'il était nu. Il voulait qu'elle parte. Et vite. Il voulait finir son affaire pour que tout redevienne normal lorsqu'il retournerait dîner avec elle.

Il ne savait même pas comment il faisait pour se retenir de la supplier de l'embrasser. Ses lèvres… Le simple fait d'y penser faillit le faire jouir.

Il fallait qu'elle parte. Vite.

Cependant, elle en avait visiblement décidé autrement, puisqu'elle apparut entièrement nue devant lui quelques secondes plus tard.

Elle rougissait tellement qu'il aurait pu croire qu'elle était malade. Il ne comprit même pas ce qu'il se passait. Il était sous le choc.

Elle était devant lui. Nue. Complètement nue.

Il pouvait voir son tatouage de dragon remonter jusqu'à sa hanche. Il le voyait entièrement pour la première fois.

Puis il vit ses tétons, ceux qu'il avait imaginés tant de fois dans son esprit. Ils étaient tendus, pointés vers lui et semblaient plus durcis que jamais. Il en eut l'eau à la bouche.

Elle se trémoussait, sans le quitter des yeux, semblant hésiter sur la marche à suivre. De son côté, Drago était complètement ailleurs. Il se croyait dans un rêve, du moins, il ne croyait pas ce qu'il voyait. C'était impossible.

Puis soudainement, le regard d'Hermione se fit déterminé et elle ne lui laissa même pas le temps d'appréhender ce qu'il se passait qu'elle se jeta sur ses lèvres. Elle passa ses bras derrière sa nuque, sur la pointe des pieds, et se colla tout contre lui.

Il en lâcha son érection, sous le choc.

Si Drago n'avait pas senti la chaleur de l'eau couler sur leurs deux corps et n'avait pas entendu les gémissements qu'elle produisait en l'embrassant, il aurait probablement pensé être enfermé dans un rêve éveillé.

C'était tellement surréaliste. Il n'arrivait pas à y croire.

Hermione Granger, sa meilleure amie, était entièrement nue et l'embrassait comme si sa vie en dépendait.

Ce constat sembla relancer les batteries de Drago. Il s'éveilla.

Et décidant qu'il ne laisserait pas cette occasion lui passer sous le nez, quelles qu'en soient les conséquences futures, il n'attendit pas une seconde de plus pour l'embrasser férocement en retour.

Il avait tant rêvé de ces lèvres. Elles étaient si douces sous les siennes. Elles avaient un goût de cerise. Des cerises acidulées, ces cerises qui fondent sur la langue en laissant une saveur des plus délicieuses.

C'était exactement le sentiment qu'il avait en embrassant Hermione. Le sentiment que quoi qu'il arrive après cela, elle lui laisserait une saveur des plus merveilleuses sur la langue. La saveur de l'interdit. La saveur du plaisir.

Leurs respirations étaient erratiques lorsqu'elle s'écarta de lui. Son regard était plein de désir et elle semblait aussi excitée que lui. Du moins, ce fut ainsi qu'il interpréta ses joues rouges, sa respiration hachée et la chair de poule qui recouvrait son corps nu.

Ils se regardèrent dans les yeux pendant de longues secondes, reprenant leurs souffles. Drago tenta de sonder celui de la jeune femme, à la recherche d'un indice expliquant ses soudaines motivations, quelque chose qui lui permettrait de comprendre ce qu'elle faisait nue, devant lui.

Cependant, il n'en eut pas le temps. Elle tomba à genoux et, avant qu'il n'ait pu dire quoi que ce soit, ses lèvres étaient autour de son érection. Ses magnifiques lèvres au goût de cerise étaient autour de sa queue. Il crut défaillir.

- Putain, gémit-il en attrapant ses cheveux pour se maintenir à quelque chose.

C'était trop bon. Il n'arrivait pas à y croire. Hermione Granger était en train de le sucer.

C'était si soudain.

Il aurait pu jouir rien qu'à cette pensée.

L'eau continuait de couler sur leurs corps, alors que l'esprit de Drago faisait son chemin jusqu'au septième ciel, grimpant les marches menant au paradis, guidé par l'ange qu'était Hermione.

Elle commença à masser ses testicules, tout en assistant sa bouche avec son autre main pour s'occuper de toute sa longueur. Il n'osa pas la faire aller plus loin, bien qu'il ait rêvé tant de fois de pénétrer sa magnifique bouche, de descendre dans sa gorge, jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus rien prendre.

Il avait l'impression d'être tenu par une corde au-dessus du vide, l'impression qu'il pouvait tomber à tout moment.

Il ne savait pas sur quel pied danser. Est-ce qu'elle voulait qu'il fasse quelque chose ? Est-ce qu'elle faisait ça parce qu'elle en avait envie ? Il avait tellement peur de tout faire échouer. De tout gâcher.

Il se sentait déjà au bord de la jouissance. Elle avait trouvé son point sensible, juste sur la veine de son membre, le faisant gémir sans arrêt.

Sa langue glissait sur sa longueur et ses lèvres suçaient son gland. Il ne savait pas comment ses jambes pouvaient encore le maintenir debout. C'était la meilleure pipe de sa vie.

Il aurait voulu ouvrir les yeux, admirer son corps nu et la beauté de ses formes, mais l'immensité de son plaisir l'en empêchait. Il se sentait sur le point de défaillir.

- Granger… Putain… Je vais…

Il n'eut même pas le temps de terminer sa phrase qu'il se répandit sur sa langue. Elle ne se retira pas et il croisa son regard ardent en baissant les yeux. Elle avait avalé sans même se poser de question.

Elle aurait sa mort, il en était certain.

Elle s'éloigna, essuya sa bouche avec le dos de sa main et se leva. Alors qu'il allait dire quelque chose, elle l'en empêcha en l'embrassant une nouvelle fois, plus rapidement.

- Je t'attends dans le salon, dit-elle avant de sortir de la douche, sans le laisser parler.

Il resta sans voix. Il n'arrivait pas à croire ce qu'il venait de se passer. Elle était partie aussi vite qu'elle était venue, au point où l'on aurait pu croire que rien ne s'était passé.

Or, Drago venait de jouir entre ses lèvres. Il venait d'avoir l'un de ses orgasmes les plus puissants grâce aux talents d'Hermione.

Il n'arrivait pas à réaliser.

Pourquoi avait-elle fait ça ? Est-ce qu'elle avait remarqué son érection ? Est-ce qu'elle était attirée par lui aussi ?

Il ne pouvait pas le concevoir. Elle avait toujours répété qu'elle ne voulait pas de relation sérieuse avec qui que ce soit, alors comment pouvait-elle risquer leur amitié si brutalement ?

Il ne savait quoi penser. Est-ce qu'elle était consciente que cela changerait tout ?

Il laissa tomber sa tête sur le carrelage de la douche et plaqua ses mains sur ses yeux. Il était complètement dépassé par les évènements. Il n'arrivait pas à mettre ses pensées au clair.

Il avait soudainement peur. Peur de la perdre, peur que cela brise leur amitié ou bien qu'elle lui dise que c'était une erreur.

Il frappa son poing contre le mur de la douche. Merlin. Il se retrouvait dans une situation bien compliquée.