Note :
Cet OS se passe dans un univers alternatif en mode sirène. Et en plus de ça j'ai décidé de casser le principe fondamental d'Hurley pour le bien de la fanfic. Je me suis posé la question suivante : quel serait l'opposé de ce qu'il pourrait ressentir vis à vis de l'eau en vue du contexte donné ?
Voilà ! Bonne lecture !
Cela faisait quelques années que les étendues marines composaient quatre-vingt dix pourcents de notre chère planète. Le réchauffement climatique avait été tel que les glaciers n'existaient presque plus. La surface habitable de la terre avait considérablement été réduite.
Une bonne partie de l'humanité avait décidé de créer des habitations sous-marines, cependant cette tentative avait été sans succès. La science n'était pas assez avancée, de plus les océans s'avéraient être mortels pour les êtres humains. Le manque d'oxygène, la pression, les profondeurs inconnues... Rien de tout cela n'était exploitable pour eux. D'autant plus que ces eaux n'étaient pas exploitables. Ils étaient voués à disparaître.
D'après certains chercheurs, il ne leur restait qu'une poignée d'années avant que les Hommes s'éteignent sur cette planète. Celle-ci reprendrait aisément ses nouvelles habitudes sans eux.
La planète bleue était en train de devenir un véritable paradis pour les nouvelles espèces marines qui s'y développaient.
Parmi celles-ci se trouvaient les sirènes. Des créatures mi-humaines mi-poissons qui s'avéraient être une forme de vie bien plus évoluée des êtres humains. De par leurs capacités hors-normes, elles domineraient la planète quand les dernières terres seraient submergées.
Les espèces maritimes, victimes depuis trop longtemps de la cruauté humaine, auraient enfin la place qui leur revenait de droit.
Du haut de la falaise, Hurley contemplait l'océan. Il était fasciné et effrayé. Il avait toujours connu ces étendues d'eau azurées. Né sur une île, le jeune homme ne s'était jamais demandé s'il existait d'autres endroits que ce petit paradis où il s'épanouissait. Entouré de ses amis et de sa famille, ils vivaient bien. Leurs cultures étaient suffisantes pour le nombre d'habitants sur l'île et l'entraide était de mise.
Les anciens contaient aux plus jeunes comment ils avaient connu la terre. Comme un endroit régi par la technologie et l'économie. Des immeubles à perte de vue, des milliers de gens dans les rues. Le monde était rapide, il fallait vivre vite pour profiter de toutes les possibilités que cette planète avait à offrir. Les catastrophes naturelles avaient été un mal pour un bien. Elles avaient permis à certaines personnes de comprendre que les humains ne valaient rien face à la nature.
Alors que les plus riches souhaitaient partir à la conquête de l'espace, les civilisations plus modestes s'étaient regroupées dans des endroits assez hauts pour éviter la montée des eaux. Les morts de masse avaient été inévitables, une bonne partie de la population mondiale s'était retrouvée noyée.
Les survivants s'étaient répartis sur les rares îles encore habitables, en ayant conscience de n'avoir plus beaucoup de temps devant eux. Pourtant il s'était passé vingt ans entre les plus grosses catastrophes et leur situation actuelle.
Hurley était âgé de dix-sept ans. Chaque fois qu'il écoutait les histoires des anciens, il avait un pincement au cœur. Toutes ces perdues, la destruction d'un monde si différent et pourtant, il vivait dans un endroit où tellement de choses s'étaient passées. Rien que le fait de marcher sur une terre meuble relevait du miracle.
Malgré son âge, certains questionnements enfantins persistaient. Alors, son grand-père était toujours là pour y répondre.
— Dis Papy, est-ce qu'on est les seuls à être, euh, comment on dit déjà ? Ah oui les seuls à vivre comme ça, en société ! demanda Hurley
— Je ne pense pas mon beau. Nous n'avons plus les moyens de vérifier cela, du moins des moyens sans dangers. C'est pour cela que nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes. Néanmoins nous ne sommes pas les seuls êtres intelligents de cette belle planète. Il existe beaucoup d'animaux marins fascinants. Ils vivent en groupe pour survivre. D'autres sont plus individualistes et survivent ainsi. J'ai ouï dire qu'il existait des sortes d'animaux qui nous ressemblaient. Ils auraient un buste semblable au nôtre mais au lieu de posséder des jambes ils auraient une queue de poisson. Je n'ai jamais pu en voir de mes propres yeux mais il paraît qu'ils sont magnifiques. expliqua le vieil homme d'un air rêveur.
— Un humain avec une queue de poisson...
Hurley fronça les sourcils, comme pour activer sa réflexion. Il avait déjà vu une personne comme ça la dernière fois. Elle était sortie de l'eau et s'était assise sur la plage. Le jeune homme en avait déduit que c'était une femme de part sa poitrine apparente. Elle avait de longs cheveux mauve, une peau rosée et de grands yeux bleus. Sa queue de poisson était violette et entourée d'algues marines. Elle n'était pas restée suffisamment longtemps sur la plage pour qu'il discute avec elle, mais assez de temps pour qu'Hurley l'observe.
Il était vrai qu'elle était magnifique. Il n'arrivait pas à oublier cette créature. Si mystérieuse, si intrigante. Hélas pour lui, elle côtoyait sa pire phobie : l'eau.
Le jeune homme ne s'expliquait pas cette peur. D'aussi loin qu'il s'en souvienne, il était angoissé par les profondeurs marines. Qui y avait-il vraiment là-dessous ? À quel point ces eaux étaient profondes ? Et s'il se noyait ?
Il n'avait jamais osé mettre un pied dans l'océan de peur de se faire emporter.
Il enviait secrètement ses amis qui profitaient de l'eau.
Pour surfer sur d'immenses vagues ?
Non, c'était trop dangereux, il pourrait se retrouver submergé s'il faisait ça.
Pour ramasser des petits animaux qui se trouvaient cachés dans les cailloux ?
Non jamais il ne le ferait, ce genre d'endroit était trop sombre, qui sait s'il n'y avait pas une autre cavité marine dessous.
Pour nager et flotter dans l'eau en fermant les yeux ?
Même pas en rêve ! L'océan l'emporterait loin de la rive sans qu'il ne puisse lutter.
Le jeune homme aux cheveux roses déglutit, rien que d'y penser le rendait anxieux.
— Merci Papy pour cette histoire ! À bientôt ! dit le jeune homme en partant chez lui.
Sa curiosité s'était éveillée vis-à-vis de la fameuse créature de la plage. Il aimerait la revoir. Juste comme ça.
Ce soir-là, il se posa à la fenêtre de sa chambre. Observant la plage, le remous des vagues qui le terrifiait tant. Bien qu'il en ait peur, il aimait l'odeur qui s'en dégageait. Cette brise marine était si douce.
Alors que le soleil commençait à se coucher, Hurley vit une silhouette s'échouer sans grâce sur la plage. Cette fois elle n'était pas assise, quelque chose ne semblait pas normal.
Le jeune homme sauta de sa fenêtre pour rejoindre la rive.
Elle était là, la jeune femme qu'il avait vu la dernière fois. Allongée sur le sable, elle ne bougeait pas. Son torse bougeait, elle était donc vivante.
Hurley n'osait pas trop s'approcher d'elle. Et si elle était dangereuse et qu'elle l'attaquait ? Après tout ce que son grand-père lui racontait à propos des mi-hommes mi-poisson n'était que des légendes.
Soudainement, les yeux de la créature s'ouvrirent. Elle se redressa à l'aide de ses avants bras pour constater où elle était. Son regard se dirigea vers Hurley. Elle était magnifique. Son regard bleu comme le ciel était envoûtant.
— Est-ce que ça va ? commença Hurley en essayant d'avoir l'air le plus cool possible.
— Je crois ? Urgh...je n'y arriverais jamais... répondit-elle en arborant une moue déçue.
— Que se passe-t-il ?
— Je me suis perdue. Sérieux c'est le comble pour une sirène de ne pas avoir d'orientation dans l'eau !
— Une sirène... pensa-t-il à voix-haute.
— Dis, humain. Tu n'aurais pas un gros truc qui flotte sur l'eau ? Je ne sais pas du tout comment vous appelez ça.
— Un...bateau ?
— Oui c'est exactement ça ! le regard de la jeune femme s'illumina. Est-ce que tu en as un ?
— Pas du tout, je suis désolé...
— Oh.
Elle baissa les yeux, triturant le sable en espérant trouver une solution à son problème.
— Je m'appelle Hurley Kane ! dit-il d'un coup, en essayant de briser le silence qui s'était installé entre eux.
— Euh...d'accord ? Enchantée Hurley ! elle lui offrit un sourire. Je te demande pardon pour tout à l'heure. Je ne me suis même pas intéressée à toi. Je n'ai pensé qu'à moi et...voilà. Pardon, je n'ai pas l'habitude de côtoyer des humains mais je n'ai rien contre vous, je te l'assure !
Elle était si belle.
— Ce n'est pas grave. Tu as perdu ta famille ou quelque chose du genre ?
— Pour faire simple oui. La vérité étant que je me suis égarée à cause des courants. Je suivais des calmars géants, ils migraient vers le sud afin de chasser leurs proies. C'était avant de réaliser que j'avais un événement important le soir-même. J'ai essayé de retourner chez moi mais ce fut sans succès. C'est la deuxième fois que je me pose ici en pensant être sur le bon chemin. Je ne suis pas très douée et contrairement à mes comparses je n'ai pas de don de communication avec les autres habitants des eaux. Donc j'erre seule depuis quelques jours, sans moyen de retrouver mon foyer...
— Ça a l'air compliqué en effet.
— Désolée je me suis encore apitoyée alors que ton espèce vit pire. Voir le déclin de sa population c'est bien plus terrifiant que de se perdre comme une idiote.
— Non non pas besoin de comparer ! Je comprends tout à fait ta tristesse et j'aimerais sincèrement t'aider. Tu as le droit d'être triste pour ça mais tu n'es pas idiote, j'en suis sûr. Tu fais de ton mieux pour retrouver ton chez toi.
— Merci... Tu es la seule personne qui a fait preuve de compréhension envers moi. J'ai demandé de l'aide à de multiples personnes, qu'ils soient sur des terres ou sur des bateaux mais ils ne voulaient qu'une chose. Me tuer pour m'examiner ou me manger.
— Pourquoi ils feraient ça ?
— Tu es bien naïf Hurley... elle rit doucement. Les humains se pensent toujours supérieurs alors qu'une créature marine, infiniment plus grande qu'eux, pourrait tous les exterminer en un coup de nageoire.
Hurley rougit de honte. Effectivement il n'avait pas bien réfléchi à la question. Ayant toujours vécu en autarcie, certaines choses lui paraissaient plus compliquées que d'autres, notamment au niveau des comportements passés. Les atrocités qu'avaient pu provoquer ses ancêtres le mettaient bien souvent en colère.
— Enfin bref, je pense que je vais retourner dans l'eau. Après tout, je n'ai rien à faire d'autre que de rentrer chez moi sinon je n'ai pas d'autre maison.
Elle haussa les épaules.
— Attends ! Est-ce que je pourrais savoir comment tu t'appelles ?
— Si tu veux, je me nomme Camellia. Mais mes amis m'appellent Camilou !
— Wow, c'est magnifique comme prénom !
— Merci, le tien aussi est joli, je me souviendrai de toi, Hurley Kane.
Le jeune femme glissa sur le sable pour se diriger dans l'eau.
— Est-ce que tu penses qu'on se reverra ? demanda Hurley avec un pincement au cœur.
— Je ne sais pas. J'espère que je reviendrai volontairement sur ton île en tout cas, pas en m'égarant comme une sardine solitaire.
Elle lui adressa un dernier sourire avant de plonger.
Le jeune homme regardait l'horizon, en espérant au moins la voir au loin. Mais rien, elle avait disparu dans les profondeurs de l'eau. Hurley détourna le regard de l'océan, il se sentait nauséeux rien que de penser à tout ça.
Quel était ce sentiment qui l'animait ?
Il n'en savait rien.
Il devrait sans doute y penser longtemps avant de réaliser ce que c'était.
Quelques années plus tard, la situation des êtres humains ne s'était pas arrangée. L'île sur laquelle habitait Hurley était désormais réduite de moitié. Les plus âgés étaient partis dans un monde meilleur. Il ne restait qu'une petite partie de la jeune génération.
Hurley était le pilier émotionnel des habitants de l'île. Toujours à rendre service, à prendre soin des autres. Il était leur lumière, leur soleil ambulant tant il était rayonnant.
Ceci dit, sa phobie n'allait pas en s'arrangeant. L'avancée des eaux ne faisait qu'empirer ses peurs. Cela lui en créait même de nouvelles. Néanmoins il avait trouvé une ancre à cette peur. Chaque jour, depuis leur rencontre, il espérait retrouver la sirène avec qui il avait conversé au bord de la plage. C'était d'ailleurs la première fois où il avait osé se rapprocher à ce point de l'océan.
Penser à elle était sa seule accroche au bonheur sinon il se sentait terriblement seul. Il n'était pas dupe sous ses airs de grand naïf. Il se doutait bien qu'il finirait par être emporté par les océans, lui et tous ceux qui vivaient sur cette modeste île.
Il aurait aimé la retrouver une dernière fois avant de rejoindre le reste des êtres humains. Noyés dans l'oubli.
Il soupira, les cheveux dans le vent. Il devait se faire à l'idée que ses sentiments n'étaient que passagers. Et pourtant, il espérait quand même qu'elle sorte de l'eau pour lui dire au revoir.
Hurley aperçut au bord de la plage une silhouette se dessiner. Elle s'était assise sur des rochers. Sans doute une de ses comparses qui avait décidé de faire une petite balade. Hurley avait besoin de compagnie alors prit l'initiative de la rejoindre.
Discuter de tout et de rien pour se changer les idées, il ne demandait que ça.
— Bonjour Hurley ! dit la jeune femme.
Ces cheveux mauves, si longs et lisses. Cette peau rosée couleur pêche, ces yeux aussi bleus qu'un ciel étoilé. C'était elle, la sirène de ses rêves.
Hurley ne pût retenir son émotion.
Il arbora un sourire accompagné de larmes à l'adresse de la femme dont il était tombé amoureux.
— P-pourquoi tu pleures ? Est-ce que tu as besoin de quelque chose ? demanda Camellia un peu paniquée.
Elle ne s'attendait pas à un accueil larmoyant.
— Non j'ai tout ce dont j'ai besoin actuellement, merci Camilou. Je suis juste tellement heureux de te revoir !
La sirène rougit légèrement.
— De même Hurley. J'aurais aimé te retrouver plus tôt. Je n'ai pas cessé de penser à notre rencontre, au fait que tu ais été aussi sympathique. Tu m'as écouté alors que tu avais l'air effrayé. Sans doute à cause de mon apparence très différente de la tienne. Mais je suis heureuse de voir que tu es toujours ici. Cette île a beaucoup changé...
— Il y a méprise je n'ai jamais été effrayé par toi. Je te trouve sublime.
Hurley marqua une pause pour regarder Camellia. Celle-ci avait l'air embarrassée. Il reprit alors la conversation.
— Je... J'ai peur de l'eau. J'ai peur de l'océan plus généralement.
— Mince mais je t'ai fait t'approcher sans le réaliser du coup ! Je peux aller un peu plus loin sur la rive, tu as les pieds dans l'eau tu sais...
— Avec toi c'est différent. Oui j'ai peur de l'océan. Cet océan est immense quand on est seul on ne sait pas ce qu'il peut nous arriver, nous sommes livrés à nous même. Quand je te vois, j'ai quand même peur c'est évident ! Cependant je me sens un minimum rassuré et épaulé... Je ne sais pas pourquoi mais j'aimerais t'accompagner. Je peux bien vivre avec ma peur si c'est pour vivre avec celle qui me fait ressentir des palpitations dans l'intégralité de mon corps !
Le visage de Camellia était devenu rouge, elle ne répondit pas à la tirade de l'homme. Elle lui fit seulement un petit signe pour qu'il se décale. Elle se déplaça de pierres en pierres pour s'asseoir sur le sable sec, loin de l'eau. Hurley la rejoignit et prit place à ses côtés.
— C'est amusant parce que j'ai les mêmes sentiments quand je pense à toi. Ce que tu viens de dire... C'était vraiment adorable. Je ne pourrais pas faire meilleure confession. Sache juste que... Tu es le plus bel humain que je connaisse.
Les deux êtres se rapprochèrent physiquement pour la première fois. Hurley fut surpris quand à la sensation de la main de son aimée. Elle était parsemée de fines écailles qui ne se ressentaient même pas s'il faisait un geste dans le sens de ces mêmes écailles. Les mains palmées de la sirène vinrent caresser le visage de l'homme à la chevelure rose.
Leurs lèvres s'approchèrent doucement. Avec délicatesse, c'était leur tout premier baiser.
Ils éloignèrent leur visage, comblés de gêne.
Une des dernières enfants nées sur l'île avait vu toute la scène. Elle s'écria.
— Huley c'est qui la joulie madame ?
Le concerné sursauta.
— Coralie ne crie pas comme ça sur les gens !
— Padon...
Sans pour autant apprendre de son erreur, la petite s'approcha des deux amants. Elle avait les yeux qui pétillaient de joie.
— Joulie Madame c'est vous l'amoueuse de Huley ?
— Je...euh... commença la femme.
— Oui c'est elle et c'est l'amour de ma vie t'entends ça Coralie !
L'enfant acquiesça énergiquement. La réponse était toute trouvée pour elle. Lors de sa petite phrase, Hurley avait collé Camellia contre son torse. La sirène enfouit son visage dans ses palmes.
— Soyez amoueux pou toujou ! s'écria-t-elle avant de repartir comme une furie.
Les deux tourtereaux restèrent médusés pendant quelques minutes. Cette situation avait été adorable et embarrassante. Hurley finit par relâcher son étreinte sur celle qu'il aimait pour la laisser respirer.
— Tu es adorable Hurley et je suis tout aussi enjouée que toi à l'idée que nous...enfin...qu'on... Qu'on se mette ensemble quoi ! Mais je veux quand même qu'on prenne notre temps. Le coup de foudre mutuel est une chose. S'engager en est une autre.
— Je comprends, désolé je me suis emballé haha. dit-il en souriant d'un air à la limite du niais.
Alors qu'Hurley se sentait terriblement stupide, Camellia sortit d'une de ses branchies une petite fleur.
— Tiens, en souvenir de notre moment passé ensemble. C'est une fleur qui a inspiré mon prénom. Celle-ci est une espèce marine que j'ai fait grandir spécialement pour ce genre d'occasion... Pour garder un lien entre nous malgré tout. Cette fleur peut vivre dix ans sans avoir besoin d'eau donc tu n'auras qu'à la garder près de toi et elle t'accompagnera tous les jours de ta vie !
L'homme se saisit de la fleur avec délicatesse. Il allait en prendre soin comme il prendrait soin de son aimée.
— Merci, c'est un magnifique cadeau...
— Avec plaisir ! Hélas il est temps pour moi de partir. Je reviendrai, sois-en sûr ! À bientôt bel humain ! dit-elle en glissant dans l'eau.
— Au revoir Camilou. Je t'aime.
Dès lors qu'il avait prononcé ces mots, la sirène avait disparu dans l'eau. Il ne saura jamais si elle avait entendu ces mots d'amour.
Il l'attendrait à nouveau, jusqu'à ce qu'un nouveau jour comme celui-ci ait lieu.
Il l'attendrait jusqu'à ce que sa fleur soit la seule survivante de cette île.
