Disclaimer : Downton Abbey est l'oeuvre de Julian Fellowes.
Résumé : Après tout, faire est défaire, c'est toujours travailler et le travail n'est-il pas la santé ?
Note de l'auteur : Cet écrit a été réalisé dans le cadre de l'atelier d'écriture du Discord «La Fabrique à Plumes» du 21/03/22. 30 minutes sur le thème des sens et du mouvement. Ecrire sur le prompt proposé, sur la citation proposée ou décrire l'image proposée. N°2 : "Si nombreux que soient les travaux finis, ceux qui restent à faire sont plus nombreux." (proverbe bambara)
Liste des dettes du Discord « Défis Galactiques » : 50 nuances de Downton Abbey (35/50) + 50 drabbles – Anna Smith et John Bates (14/50)
Une rénovation qui n'en finit pas
Anna est de nature optimiste, il est vrai. Elle se veut réaliste mais toujours avec cette once de positivité, de sourire, d'espoir, parce que cela rend la vie, souvent si dure et cruelle, plus juste. Elle sait que c'est en partie ça qui a fait fondre John. Le cottage que Monsieur le Comte leur a offert est superbe, ils apprécient ce présent à sa juste valeur et oui, ils ont tous les deux eu vite conscience des travaux à faire pour le rendre habitable.
Mais là, elle l'avoue, elle n'en voit pas le bout.
Quand la peinture est finie, il faut nettoyer le sol. Quand on perce, il faut épousseter. Et quand on améliore ou répare, on constate d'autres petits défauts parce que l'on a le nez dessus.
-Si nombreux que soient les travaux finis, ceux qui restent à faire sont plus nombreux. Soupire-t-elle
Le valet de chambre du Comte de Grantham lui sourit avec tendresse.
-Assieds-toi et prends une tasse de thé, tu l'as méritée ! Nous avons bien avancé ! Nous pensons comme ça parce que nous avons hâte d'y vivre, c'est tout.
Ils s'installent, profite des feuilles bon marché achetées au village, la chaleur de la boisson leur procurant du réconfort.
-Et puis, une fois la restauration terminée, d'autres travaux nous attendent. Ajoute son époux
La femme de chambre s'inquiète. Son mari a-t-il repéré une tuile fugueuse ? Une gouttière percée ? Son air taquin la rassure à peine.
-Quels travaux, John ?
-Faire de cette maison un foyer qui vit, par exemple. Et le plus bel ouvrage de tous : un ou une bébé Bates.
La jeune femme se déride. Elle s'imagine aisément ses enfants jouer ici. En soi, la moitié du travail est accompli. Et puis, après tout, faire est défaire, c'est toujours travailler et le travail n'est-il pas la santé ?
FIN
