Hey ! Me voilà avec enfin un petit OS ! Je suis content d'avoir enfin réussi à refaire un texte court. Enfin. XD Ça fait plaisir ! Puis vous me pardonnerez pour le titre, j'avais pas d'idée. ':)
Et voici un Vanixel, première fois que j'écris sur ce ship. Mais ça s'est bien passé lors de la rédaction ! Et ça se passe dans le cadre du théâtre, car j'adore le théâtre. Et je trouve qu'Axel ferait un bon comédien. x)
J'ai écrit cet OS pour Leptiloir ! C'est pour te remercier de toutes les gentilles reviews que tu m'as laissé et des OS que tu m'as écrits ! Et de plus ou moins d'autre chose. J'espère que ça va te plaire ! Et aux autres , aussi !
Bonne lecture !
Vanitas avait réussi à traverser la marée de jambe qui s'étendait sur le sol et lui bloquait la route jusqu'à sa place. Il avait cogné un ou deux tibias, mais rien qui lui suscitait un soupçon de culpabilité. Il retira sa veste en cuir, avant de baisser l'assise du fauteuil en velours. Le corbeau s'installa au fond de son siège, posant son vêtement sur ses genoux, à défaut d'autre endroit possible. Il tourna sa tête à gauche, puis à droite, cherchant un accoudoir pour poser au moins un de ses bras. Mais les deux étaient déjà occupés par ceux de ses voisins… Ça commençait déjà à le saouler.
Franchement, déjà que ça ne le tentait pas d'aller au théâtre… On lui avait dit qu'il y aurait des sandwichs à la fin de la représentation. La raison de sa venue en ce lieu. Ce qui tombait bien, car il avait la flemme de cuisiner – et son frigo était certainement vide, en plus. Mais, il était aussi venu pour Axel. Surtout pour lui, même si le noiraud ne le lui avouerait jamais. Question d'égo et d'honneur. C'était le rouquin qui l'avait invité, d'ailleurs, à voir son spectacle. Son premier seul en scène.
Il avait tellement insisté auprès du noiraud, que ce dernier n'avait pu refuser longtemps. Axel avait peu de chose qui lui tenait à cœur, et cette représentation en était une. Du moins, de ce que Van savait. Et même s'il était un célèbre briseur de cœur, il ne voulait pas lui réserver le même sort. Le roux se distinguait des autres, avait ce goût intéressant d'une vie légère et remplie. Ce n'était ni sa taille de perche ou ses cheveux flamboyants qui le faisait sortir du lot. Mais ses sourires aussi bien placés qu'ils étaient fourbes, qui lui permettait par une magie obscure de toujours arriver à ses fins. Accompagnés de ses gestes finement mesurés, orchestrés, d'une vivacité lancinante, marionnettiste aux fils invisibles qui manœuvraient parfaitement les personnes qui l'entouraient. Puis son regard absinthe qui le perçait et l'enivrait aussi puissamment que la boisson éponyme. Tout ceci réveillait, éveillait les sens et les émotions du corbeau.
Mais Van ne se faisait pas avoir par le faux air de Saint qu'affichait le comédien ! Ce dernier savait faire briller les mots, amener les étoiles dans le cœur de sa cible. Sauf que le noiraud n'était pas en reste lui aussi, niveau drague. Une proie et un prédateur. Le prédateur et la proie. Les rôles s'inversaient, se mélangeaient, se confondaient. Une esquisse de sourire apparut sur le visage de celui aux yeux d'or, quand il pensa qu'il allait tout faire pour gagner.
Il prit son téléphone et regarda s'il avait de nouveau message. Derrière lui, à quelques rangs plus loin, se trouvait un groupe de lycéens un peu trop bruyant à son goût. Ils se prenaient en photo, se moquaient de leur prof de philo, et riaient comme des demeurés. Ils devaient sûrement l'être, demeurés. Le corbeau était sûr qu'il pourrait en effrayé un ou deux. Il reporta son attention sur le SMS de son jumeau, qui lui demandait désespérément de l'aide pour le sauver du repas de famille qui l'attendait. C'est sûr qu'entendre les mêmes questions sur le mariage et les enfants n'avaient rien de plaisant. Dommage que Ventus ne veuille pas amener son mec, préférant le préserver, plutôt que de rabattre le caquet de ses proches…
Le noiraud ne se gênerait pas avec Axel. Surtout que celui-ci aimait rajouter de l'huile sur le feu. La bouteille entière d'huile. Van se souvenait encore de sa première rencontre avec le renard, et de cette envie de meurtre qui s'était emparé de son corps. Ça remontait à un mois et demi, à peu près. Il sortait d'un plan cul pas terrible, rencontré la veille, avec une gueule de bois terrible. Et une faim qui ne demandait qu'à être assouvi. Arrivé devant la caissière d'une boulangerie, et commandant une part de pizza, il avait remarqué qu'il avait oublié son portefeuille chez celui dont il n'arrivait déjà plus à se remettre son visage. Laissant échapper des jurons, il était parti dépité.
Un mec aux cheveux rouges vifs l'avait alors interpellé. Le corbeau avait cligné plusieurs fois des yeux pour s'habituer à la teinte capillaire unique, un peu comme quand il revoyait la lumière du soleil après plusieurs nuits blanches passées sur des jeux vidéos. Et franchement là, il avait pas besoin qu'on l'emmerde et qu'on lui abîme ses iris. L'inconnu ne semblait pas effrayé par le regard noir que lui lançait Van, ni par sa tête de macchabée, tant ses traits étaient déformés par la fatigue et les cernes sombres.
« Oh, tout doux ! Même si j'avoue que les regards tueurs c'est sexy, j'aimerais ne pas mourir maintenant. s'enquit le grand roux, mesquin et avec un clin d'œil charmeur. Je peux pas laisser un agneau comme toi affamé. Tiens, c'est moi qui offre. celui aux yeux verts tendit sa main au dessus de celle du corbeau et lui lâcha plusieurs pièces dans sa paume. Tu peux me passer ton num... »
Sans l'écouter, le noiraud avait fait chemin inverse. Doublant ceux qui faisaient la queue. Il y avait eu quelques murmures d'indignations, mais aucune plainte audible. L'aura ténébreuse qui émanait de Van devaient les dissuader. Pas sa faute si quand il avait faim, il était de mauvaise humeur. Et il n'avait pas la patience d'écouter les disquettes d'un dragueur de bas étage, non plus. S'il croyait franchement que lui payer son repas suffirait à avoir son numéro ou à le mettre dans son lit, il se la mettait bien profonde. Puis, le roux devrait le remercier, il était en train de lui apprendre une leçon de vie basique ne pas donner son argent à n'importe qui.
Atteignant le comptoir, il l'avait frappé de sa main ouverte, laissant tomber les pièces dans un tintement métallique, puis avait réclamé son met. La vendeuse, après un court instant à compter la somme avait relevé la tête, perdue.
« Je ne peux pas accepter… Il manque un centime. »
Oooooh... Le con. Un amas de haine, de colère, s'était concentré dans sa gorge. Ses doigts remontaient sur sa paume, essayant de se canaliser. Il avait laissé l'argent sur la vitrine en verre, et avait foncé vers la sortie, à la recherche du renard. Ce dernier se trouvait à l'extérieur, à droite de la porte, et quand Vanitas était sortit, il s'était mis à rigoler. En pleine rue, devant les passants, se tenant les côtes, hilare.
Et putain, qu'il était attirant ce con. L'envie de meurtre que le corbeau avait s'estompait au fur et à mesure qu'il le fixait. Le roux s'était relevé, avait porté son index à son œil pour essuyer une larme, et s'était adossé au mur de la boulangerie. Van en réponse avait croisé ses bras, sérieux. Puis après un long silence, le renard avait pris une pièce de un centime et jouait avec, la faisant passer entre ses doigts.
« Alors, ce numéro ? »
Et voilà désormais Van assis dans un théâtre pour la deuxième fois de sa vie, juste pour faire plaisir à Axel. Ils en avaient fait du chemin depuis leur rencontre. Peut-être même qu'ils passeront à l'étape supérieure d'ici la nuit. Vanitas pianota rapidement un message d'encouragement à son frère.
Peu de temps après, les lumières s'éteignirent. Hormis les projecteurs qui éclairaient la scène. Le noiraud mis son téléphone en mode avion, et le rangea dans sa poche. Comme s'il allait éteindre son portable, lui ? Celui qui avait sorti cette connerie voulait faire couler les théâtres, probablement. Celui aux yeux d'or remua dans tous les sens, essayant de trouver une meilleure position. Qu'est-ce qu'il était mal assis sur ce siège ! Ce dernier n'avait de velours que le nom.
Vanitas se surprit à éprouver de l'impatience pour que la pièce commence. De voir surgir le renard, tapit dans la pénombre, sous les lumières chaudes de la scène. Redécouvrir sous un nouvel angle le rouge feu de sa chevelure. Se noyer dans le vert obsédant de ses iris. Le corbeau tapait son genou avec ses doigts, de manière irrégulière, pour chasser l'attente qui le lacérait. Il était un enfant un peu trop excité par l'idée de déballer ses cadeaux de Noël. Sachant qu'il savait très bien quoi déballer chez le… Des images peu chastes lui vinrent à l'esprit, et il dut les réprimer.
Sa raison fondait inéluctablement à la seule pensée d'Axel. Afin que le brasier dans le corps du noiraud se calme, il repensa au synopsis que lui avait expliqué le comédien. L'histoire prenait place dans les années 2010, et le personnage-narrateur, la mère, racontait sa vie de famille et personnelle durant cette époque. Le hic, comme aimait dire le roux, était que la femme allait devenir une chrétienne de plus en plus radicale dans sa façon de penser et d'agir… C'était tout ce que savait le spectateur, puisque son ami n'avait rien voulu rajouter. Ah si, le renard et son équipe avait fait quelques modifications sur le texte pour que la mère devienne le père, et inversement. Par souci de réalisme, disaient-ils.
Le roux lui avait assuré que la pièce allait lui plaire, et Van était bien curieux de savoir pourquoi. Nan, car toutes ces conneries… Allez, Axel, dépêche-toi. Le temps semblait tellement long qu'il avait arrêté d'exister, remplacé par l'attente. Le silence avait beau résonner dans le théâtre, le chaos était le seul écho que le corbeau percevait à l'intérieur de lui. Son sang pulsait autant que les battements de son cœur était puissant, l'incendiait autant que son intérêt pour le comédien était vivant.
La salle plongea dans le noir, son cœur arrêta de battre. La scène se refit éclairer après quelques secondes, et en son centre, assis sur une chaise, verre à la main, tout de noir vêtu, se trouva Axel. Van en eut déjà le souffle coupé, son palpitant reprenant une course effrénée, dès que ses pupilles ambrées se firent happer par l'animal devant lui. Le renard avait coiffé sa tignasse, qui tombait en cascade dans son dos, malgré quelques mèches rebelles. Son costume de jais mettait en valeur ses lèvres finement rosées.
Les projecteurs semblaient inutiles. Axel, de par sa prestance, illuminait le théâtre à lui seul. Faisait naître des feux d'artifices dans tout le corps du noiraud, dans son ventre, dans ses mains, sur ses lèvres, dans ses iris, dans son cœur. Depuis quand était-il à ce point addict au comédien ? Pourquoi ne le remarquait-il que maintenant ? Alors qu'ils ne se parlent même pas, que le roux ne doit même pas le voir. Qu'il paraissait si inatteignable, avec la frontière qu'instaurait la scène. C'était ça, se sentir petit face à un ange, une créature divine ?
Puis, le corbeau ne saurait dire comment le renard faisait pour dégager cette effluve de vérité qu'il sentait. Là, assis sur un fauteuil brun, son verre au liquide rosé à la main, ses cheveux enflammés inspirant le ciel aube, ses iris verts corrosifs, le jais de sa tenue qui absorbait la lumière, Axel paraissait tellement sincère. L'était ? Pour la première fois, le noiraud avait l'impression que le renard ne jouait pas de rôle, ne se jouait pas de lui. Fou. Pourtant, il était dans un rôle, non ? La limite entre le réel et le fictif devint floue, ils déteignaient l'un sur l'autre, imitant les sentiments de celui au regard d'or.
Le comédien se leva de son assise, déclenchant une détonation sourde dans l'âme du noiraud. Le premier se rapprocha, majestueusement et les yeux brillants, du bord de la scène. La lumière le suivit, mais même sans ça, il avait toute l'attention du corbeau. Axel releva la tête, et regarda tout et chacun dans la salle. Avec son regard perçant, son regard de fauve. Puis il demanda, avec un froid incisif, où des lames de glace venaient s'enfoncer dans la peau :
« Vous savez… Vous savez ce que sait d'être parent ? »
Puis le roux continua son monologue, racontant la naissance de ses deux fils. Les mots explosaient tout autant qu'ils implosaient, dans une harmonie tout aussi relative. Vanitas était déjà pris dans le courant du phrasé lascif et abrupt du roux. Chacune des paroles de celui-ci faisait plonger le corbeau dans un univers presque familier au sien, aux décors presque tout fait dans sa tête. L'invitait dans le partage de cette histoire.
Une fois à l'extérieur, Vanitas s'adossa au premier lampadaire qu'il vit, qui par chance était juste devant le théâtre. Il sortit une cigarette de son paquet, l'alluma assez facilement le vent n'étant pas de la partie, et la porta à sa bouche. Ça avait le mérite de calmer le lion blessé qui était à l'intérieur de lui. Il expira de tout son saoul, faisant s'élever un nuage de fumée autour de lui. Dès que la représentation s'était terminée, le noiraud s'était précipité vers la sortie, ne jetant même pas un coup d'œil pour les sandwichs dans le hall.
La pièce était… Wow. Elle était très bien, incroyable. L'écriture, le jeu d'acteur du roux. Mais le fils gay, l'homophobie, la violence, le mal-être, la Manif pour Tous, la religion, l'autre frère, l'injustice, le… Le corbeau ne s'était pas préparé à ça. De l'air frais c'était ce qu'il lui avait fallu. Tout cela avait paru si réel. Était réel dans une certaine mesure. Et cette histoire résonnait-elle d'une certaine manière avec celle d'Axel ? Ils ne se connaissaient pas encore très bien, mais Van ne pouvait s'empêcher de faire un parallèle avec leur situation. Il voulait fendre le masque de sourire et d'attention qu'offrait le renard au monde, la soirée avait attisé cette envie.
Les premières personnes quittaient le théâtre, sous le regard absent du noiraud qui avait toujours sa clope en bouche. Les gestes souples mais toujours maîtrisés d'Axel étaient imprimés sur ces iris, revoyant des bouts de scène dans le désordre. Les soubresauts de colère, les plaintes de tristesse, l'exaltante joie, l'amère dégoût, la voix du rouge qui les exprimait si bien pour le transmettre à son public, celui aux yeux d'or les revoyait aussi.
Les sentiments qu'il avait pour Axel s'étaient embrasés. Ou en tout cas, il en était venu à ce constat qu'en cette soirée. S'il avait su ce que le théâtre lui causerait comme remous dans le corps, le cœur, il ne serait peut-être… Ou ne serait-ce que par la simple présence du renard qu'il réagissait ainsi ? Rhaaa, il n'arrivait plus à réfléchir !
Ce fut au tour de Saïx, l'ami du rouge et son metteur en scène, de sortir du bâtiment. Un grand brun arriva vers lui, et l'embrassa. Tiens, Van ne savait pas qu'il avait déjà un mec. Ce qui l'arrangeait bien, se méfiant de la forte complicité des deux opposés. Même s'il fallait lui expliquer pourquoi tous les mecs de cette ville était des colosses ?! Car il était évident que ce n'était pas le noiraud qui était petit. Axel apparut dans la rue et s'approcha du duo d'amoureux, échangeant certainement un au revoir avec eux. Le corbeau tira une nouvelle fois sur sa clope, pour apaiser la tempête teintée de rouge qui malmenait son cœur.
Puis le renard s'approcha de lui. Il s'était changé, arborant désormais un jean simple et un pull rouge où il était écrit LA et d'autres trucs en anglais. Il avait aussi deux gobelets en carton dans ses mains. Il s'arrêta devant lui, lui offrant son parfait sourire, le sournois, celui qui laissait entrevoir ses dents blanches. Son rictus joueur, manipulateur, toujours calculé. Celui qui mettait en feu les sens de Vanitas. Comme si le roux avait su qu'il trouverait le noir dehors, fumant une cigarette.
« Ça me fait plaisir que tu sois venu. Je t'ai fait trop attendre ? Plein de gens sont venus me parler, je ne pensais pas que ça leur plairait autant… »
Le corbeau fournit comme seule réponse à son ami un nuage de fumée qu'il expira de sa bouche. La brume recouvrit l'entièreté du visage d'Axel, mais ses pupilles menthes luisaient à travers le manteau vaporeux tels des astres dans la nuit. Lorsque le noiraud put de nouveau voir complètement le renard, il remarqua qu'il ne s'était départi de son sourire. Ah ah, alors il voulait s'amuser ? Van était de la partie dans ce cas, et ses lèvres remontèrent dans une joie mauvaise.
« Et toi, ça t'as plu ?
- Hmm… C'était… Pas mal. avoua à demi-mots le noir, dans un ton qui se voulait le plus neutre, pour déstabiliser l'homme en face de lui.
- Je vois, je vois. murmura le roux, s'étant penché rapidement vers l'oreille du corbeau. Je t'ai pas vu vers les sandwichs, donc je t'ai pris du vin chaud. Je me suis dit que ça te ferait du bien, après la soirée. »
Se remettant des frissons que lui avait provoqué les paroles du roux, Vanitas se saisit d'un des gobelets. Il regarda le liquide brun dansait dans le verre, et sentit ses mains se réchauffaient peu à peu. Mais ce n'était rien face à l'ébullition de son corps que provoquait le regard du comédien.
Le corbeau but d'une traite la boisson, et une chaleur confortable, semblable aux rayons de soleil, se diffusa dans son intérieur. Grisé par le sentiment de légèreté qui s'était emparé de ses muscles, il pencha la tête en arrière, contre le lampadaire, dévoilant sa nuque au rouge. Il vit ce dernier portait sa langue sur sa lèvre supérieur, ce qui le fit rire. Intéressant !
Axel se rapprocha du noiraud, le bloquant contre le réverbère dans son dos. Cependant, ce n'était pas Van qui était piégé, et il eut un rictus fier. Leur visage n'était plus que séparé par d'infimes centimètres, et même la nuit n'osait les déranger dans leur récente proximité.
Le renard avait toujours ses cheveux dans le dos, une mer de feu qui le rendait éclatant. Van voyait l'ocre de ses iris se fondre dans le vert de ceux du comédien, leur donnant une carnation sensuelle. Et surtout, enfin, Axel avait troqué son habituel sourire pour un autre plus prédateur, moins contrôlé. Ce qui plaisait énormément au corbeau.
« Tu as vraiment très bien joué. se risqua à dire Vanitas, étirant son bras, avant de le laisser retomber sur l'épaule du roux, tout en s'approchant de lui. Mais je me demandais… Si j'avais le droit à un rappel privé ?
- Ah ah ah ! T'as le droit à autant de rappel que tu veux. Tu sais pourquoi ce soir le ciel est dénué d'étoile ? Parce que tu brilles trop fort pour elles. »
S'enquit le renard, d'un air charmeur. Le noiraud ne savait pas s'il devait se lamenter de cette phrase de drague ou s'en moquer. Il décida d'opter pour le plan C. Pour éviter au roux de sortir d'autres conneries. Il franchit la dernière distance qui le séparait des lèvres d'Axel pour l'embrasser.
Ce dernier fut surpris, mais très vite il se joignit à l'acte, assuré. Il passa son bras derrière le dos du noiraud pour le maintenir près de lui, en retour du geste de celui-ci, qui avait passé son bras derrière sa nuque. Leur langue se rencontrèrent, dans la même fièvre ardente que les deux hommes se partageaient. Le baiser n'imposait aucune hégémonie sur l'un des deux, le rapport de force s'inversant continuellement, s'équilibrait dans un tempo amoureux.
Axel rompit le contact en premier, légèrement essoufflé. Certainement dû à sa prestation de tantôt. Le corbeau eut un sentiment de fierté à voir qu'il avait réussit à enlever le sourire du renard. Il l'avait peut-être embrassé en premier, ouais, mais c'était pas le plus important. Vanitas savait au fond de lui qu'il avait été le premier à faire disparaître la maîtrise parfaite qu'avait le roux sur son corps, son sourire. Et il adorait cette sensation, en plus de l'amour qu'il éprouvait pour lui.
Dans le regard du comédien, les braises du baiser luisaient toujours. Le corbeau voulut les enflammer de nouveau, alors il approcha une nouvelle fois son visage vers celui de son comparse. Ce dernier posa ses mains sur les épaules du noiraud, et portant sa bouche à son oreille, lui murmurant :
« On devrait pas continuer ça chez moi ? Fin, avant, va prendre des sandwichs. Mon frigo est vide, lui aussi. »
Les deux partagèrent un rire bon enfant. Le roux le connaissait bien, il était vrai. Vanitas partit vers le hall du théâtre, pour glaner quelques mets, suivit du renard. Il avait hâte d'être à l'appart d'Axel. Pour lui faire perdre encore plus de sa maîtrise parfaite qu'il avait sur lui, pour découvrir des nouvelles mimiques, des nouveaux gestes, que seul Vanitas connaîtrait.
Et c'est un happy ending ! Je dis ça, car j'avais cru comprendre que le Vanixel n'avait souvent pas bonne fin, chez certains auteurs. Et mes lectures ne montrent pas le contraire. XD
La pièce que joue Axel en est tiré d'une vraie. C'est Le fils de Marine Bachelot Nguyen. Je ne l'ai pas lu, mais j'en ai vu une représentation il y a deux ans et demie. Et j'avais adoré ! Dans toutes les pièces que j'ai vu, c'est celle-ci ma préférée.
Je me suis bien amusé à écrire les relations d'Axel et Van ! J'espère vous avoir fait rire, et que vous avez aimé la romance ! À bientôt !
