Note : Non, je n'ai pas failli oublier de publier, c'est pô vrai... Voici donc l'épilogue de cette petite histoire. J'espère qu'elle vous aura plu ! Encore un très grand merci à La pomme verte pour son soutien constant pendant l'écriture de cette fic. Merci également à celleux qui ont lu, mis en follow et/ou favorite, même sans reviews, ça me fait plaisir !


Épilogue

Hajime se laisse tomber sur le canapé avec un long soupir désespéré.

– Journée difficile ? demande Seishu en passant la tête par la porte de la cuisine.

Il n'obtient comme réponse qu'un grognement maussade.

Ils ont emménagé dans un appartement plus grand depuis que Takemichi habite avec eux. Cela reste un modeste trois-pièces, mais ils sont tout de même plus confortables que dans l'ancien studio de Seishu. Ils doivent un peu plus surveiller leurs dépenses à cause du loyer plus élevé, ce qui provoque de fréquentes angoisses chez Hajime et, en conséquence, des disputes récurrentes.

Mais Hajime travaille là-dessus.

– Aller, c'est le week-end, s'exclame Take en passant par-dessus le dossier du canapé pour venir s'affaler sur lui.

Hajime râle pour la forme, mais apprécie le poids et la chaleur de son corps contre lui. Sa main vient naturellement se poser sur sa taille alors que son compagnon se tortille pour l'embrasser.

– Deux jours loin de tes abrutis de collègues ! affirme-t-il avec bonne humeur.

– Le rêve, admet Hajime.

Il travaille depuis peu dans un cabinet comptable, un emploi tout ce qu'il y a de plus légal, mais qui rapporte bien peu, à son grand désespoir. Le crime était beaucoup plus lucratif. Hajime en a tiré une grande frustration – et c'est encore parfois le cas. Son rapport à l'argent reste délicat. Il se réveille parfois la nuit, suite à un atroce cauchemar où il voit ses compagnons gravement blessés, nécessitant des frais médicaux qu'il n'est pas en mesure de payer. Il sait très bien d'où lui viennent de telles angoisses. Takemichi et Seishu s'efforcent de le rassurer, et il arrive presque à maîtriser cette peur.

Il a insisté pour que Take s'inscrive à la fac, où il étudie depuis quelque mois, pour que lui au moins obtienne un diplôme et s'ouvre de meilleures possibilités d'emplois. Et il bosse à mi-temps dans un fast-food, complétant ainsi les salaires d'Hajime et Seishu. Ce n'est pas forcément l'idéal, mais c'est le mieux qu'ils puissent faire pour le moment. Alors Hajime s'en contente et surveille de près leurs finances, essayant de ne pas trop s'en faire à ce sujet.

Ses compagnons sont heureusement doués pour lui changer les idées, Takemichi semble même vouloir s'en faire une spécialité, alors qu'il glisse ses mains sur ses côtes pour le chatouiller. Hajime lâche un petit cri et le repousse comme il peut, se servant d'un coussin comme bouclier et usant de ses pieds pour le tenir à distance, mort de rire. Son compagnon ne se décourage pas pour si peu, et entreprend de lui grimper dessus comme un alpiniste. Bien sûr, il finit par s'écrouler sur lui, sous le regard amusé de Seishu qui ne manque pas de leur faire remarquer qu'ils sont idiots et puérils.

Il ne faut à Take et Hajime qu'un seul regard pour se mettre d'accord. Puis ils se lèvent d'un bond et se jettent tous les deux sur leur compagnon qui proteste bruyamment en prétextant le repas qu'il est en train de cuisiner, mais ils ne l'écoutent même pas. Ils ne s'arrêtent que lorsque Seishu est à terre, écroulé de rire sous leurs chatouilles combinées et clamant sa reddition.

Ils l'aident à terminer la préparation du repas pour se faire pardonner.

– Vous avez préparé un itinéraire pour demain ? demande Hajime alors qu'ils mettent le couvert.

– On s'est dit qu'on pourrait rouler jusqu'à la plage. Il fait doux et Chifuyu m'a prêté sa tente, on pourra faire du camping.

– Hors de question de camper sur la plage, par contre, note Seishu.

Ses deux compagnons approuvent avec une grimace.

Ils se rappellent encore ce week-end improvisé, l'été dernier, où ils ont dormi à la belle étoile. Ils ont gardé du sable dans leurs vêtements jusqu'au retour et en conservent un souvenir désagréable.

– On trouvera bien un endroit, assure Takemichi.

C'est devenu une habitude, de partir en vadrouille un week-end par mois, avec leurs motos et un sac à dos. L'occasion de changer d'air, de se vider la tête, et surtout de profiter d'un moment de détente juste entre eux. Alors leur vie n'est peut-être pas parfaite, ni des plus aisées, mais elle leur convient. Ils ont trouvé un équilibre sain, leurs liens ne font que se renforcer avec le temps, et c'est tout ce qui importe au fond. Ils se fichent d'avoir un avenir brillant ou prospère, du moment qu'ils sont ensemble, ils peuvent faire face à n'importe quoi. Take a appris à ne plus penser au futur, seul l'instant présent compte.

– On ira se baigner, par contre ?

– L'eau risque d'être froide...

– On s'en fout !