Disclaimer : Magnificent Century Kösem est l'oeuvre de Yılmaz Şahin .
Résumé : Un jour, il a dit à Kösem que la trahison, c'était de faire que quelqu'un fasse une chose qu'il a toujours dit qu'il ne ferait jamais. Alors, pourquoi Osman a ce sentiment pensant d'être dans ce cas de figure ? [Magnificent Century : Kösem]
Note de l'auteur : Cet écrit a été réalisé dans le cadre de l'atelier d'écriture du Discord «Défis Galactqiues» du 24/04/2022. 30 minutes sur le thème de la description des sentiments. N°2 : Manipulé
Liste des dettes du Discord « Défis Galactiques » : 50 nuances de personnages historiques (32/50) + Osman II
La marionnette
Aujourd'hui, Mehmed est mort. Il est mort, sous ses yeux, à portée de ses oreilles, parce qu'il a tenu à être là quand cela se produirait, une maigre consolation, plus pour lui que pour son frère qui l'a maudit dans son dernier souffle.
Aujourd'hui, Osman a fait ce qu'il a dit qu'il ne ferait jamais.
Selon Omer Effendi, son Lala en qui il a toute confiance, son cadet cherchait à le détrôner, à prendre sa place et certains actes dans le passé, du temps où ils n'étaient encore que des princes, pouvaient appuyer cette idée qu'il puisse un jour le poignarder dans le dos. Son professeur lui dit qu'il a fait la chose juste. Il l'a fait pour éviter un régicide, pour éviter une guerre civile, pour protéger son fils ! Qui lui dit qu'il ne s'en serait pas pris à son neveu qui vient de naître !
Sauf que même après que l'exécution ait eu lieu, le sultan n'est pas convaincu de la culpabilité de Mehmed.
Une part de lui ne cesse de lui hurler qu'il n'avait rien fait, qu'il était innocent, qu'il a écouté les mauvaises personnes, qu'on s'est servi de lui pour atteindre celle qui l'a élevé et aimé comme une mère.
Un jour, il a dit à Kösem que la trahison, c'était de faire que quelqu'un fasse une chose qu'il a toujours dit qu'il ne ferait jamais.
Et lui, il avait promis de ne jamais faire verser le sang de ses frères lors de son accession au trône, comme son père avant lui.
Qu'il ne ferait jamais verser le sang d'un prince innocent.
Sauf que c'est là que le bas blesse : il ne sait pas si Mehmed était innocent. Tout au fond de lui, il n'en sait rien. Et quand il a demandé à avoir du temps, on n'a eu de cesse de le pousser, à lui dire que le temps allait armer le bras du rebelle.
Mais au final, l'ordre, si on lui en a donné l'idée, c'est bien lui qui l'a demandé.
C'est lui qui l'a signé.
C'est lui le responsable.
Il ne peut que vivre avec ce doute dans le cœur jusqu'à la fin de ses jours, expier comme il le peut ce péché en cette vie et espérer qu'Allah lui pardonnera, tout comme il apaisera l'âme tourmentée de son cadet.
Aujourd'hui, Mehmed est mort.
Et une partie d'Osman est morte avec lui, trahie par la partie de lui qui se dédie à l'Etat, celle qui écoute peut-être ceux qui ne veulent pas que son bien.
Cela, il ne l'emportera pas au Paradis.
FIN
