Après que Mme Pomfresh eut examiné Granger, cette dernière dût rester à l'infirmerie pour la nuit. Quand à Ron, Harry, Drago et moi, nous fûmes renvoyés dans nos dortoirs respectifs.

Le lendemain matin, Drago et moi avions décider de rendre visite à la Gryffondor, et ainsi d'enterrer cette fois pour de bon la hache de guerre. Une fois à l'infirmerie on se dirigeât vers le lit de Granger où se trouvait déjà Weasley et Potter.

- Salut. Dit Drago une fois au chevet de la malade.

- Qu'est ce que vous faite là ?! S'exclama Weasley à notre vue

- Calme-toi Ron, l'interrompit Hermione. Merci Dumbledore pour ton aide. Me remercia-t-elle.

- J'espère que ça te passera l'envie de recommencer. Lui conseillais-je froidement.

- Si c'est pour faire des reproche, vous pouvez vous barrez. S'excita Ron en pointant la porte du doigt.

- Ça va vous deux, on a compris. C'était normalement, sans crainte, et tu vois bien que ce n'est pas très grave. S'expliqua Hermione en montrant son visage.

- Ça aurait put finir plus mal que ça, Granger. Tu aurai pus rester comme ça pour toujours ou même finir déformée par la métamorphose. Ce genre de potion n'est pas le mieux pour jouer.

- On jouait pas ! Harry dit que quelque chose ! Demanda Ron en se tournant vers le survivant.

Qui, quand à lui était partit sur Mars avec Drago aurait on dit. Car ils était perdus dans les yeux l'un de l'autre. Franchement je ne comprenais vraiment plus rien. Ils se battent, s'insultent et la minute d'après ils sont perdus dans la contemplation de l'autre.

- Hé, Drago. L'appelais-je doucement en lui prenant le bras.

Drago sortit de sa transe et me regarda comme s'il ne savait plus où il se trouvait.

- Hé ça va mec ? Demanda le roux à Potter de son côté.

- Oui, oui. T'inquiète pas. Répondit Harry tout aussi confut que Drago.

- Bon, sinon vous savez qu'au lieu de faire du Polynectar vous auriez pus nous demander ce qu'on savait sur la chambre des secrets.

- Pour que vous nous mentiez ? Et puis quoi encore ! Répliqua Ron toujours sur les nerf.

- Vu ce qu'on a fait pour vous l'année dernière. Je pensais que la confiance régnait un minimum au moins.

- Désolé s'excusa tout à coup Harry vraiment confus de cette situation.

Je m'assis au pied du lit d'Hermione pour discuter et surtout essayer de comprendre ce qu'il se passait.

- Bien quand aux infos de la chambre et l'héritier des Serpentards. Je vous ai tout donné.

Ron allait répliquer à nouveau, mais mon frère le coupa dans sa lancée.

- Quand à Leslie, elle ne sait rien. Me défendit Malefoy.

- Merci, on repart a zéro ? Demanda Harry en tendant la main. À Drago qui la serra en retour.

Le plus dur était fait à présent. Je me tournais vers Hermione et vis son sourire énigmatique. Je ne comprenais pas. Mais je tenais à savoir et saisir le sens de ce qui se passait entre les deux garçons. Nous étions restés ensemble à l'infirmerie jusqu'à midi. Ensuite Drago et moi nous sommes séparés, lui pour les révision à la bibliothèque et moi pour mes entraînements avec Hagrid.

Tous le reste des vacances se passa comme ça.

Quand à Hermione, elle resta plusieurs semaines à l'infirmerie. Lors de la reprise des cours, elle y était encore. Lorsque les autres élèves revirent de vacances, toute sortes de rumeurs coururent sur les raisons de sa disparition. Tout le monde pensait qu'elle avait été à son tour victime d'une agression. Les curieux se précipitaient à l'infirmerie en espérant apercevoir quelques chose, mais madame Pomfresh avait entouré de rideaux le lit d'Hermione pour lui épargner la honte d'être vue avec son visage couvert de poils.

Les deux garçons de Gryffondors passèrent à L'infirmerie chaque jours pour lui remettre les cours, et les devoirs. Chose que Ron ne comprenait pas, flemmards comme il était. Quand à Tyson et moi on passait de plus en plus de temps ensemble depuis que les Gryffondors et nous, nous entendions mieux. Même si Harry, Ron et Drago passaient plus leurs temps à se disputer, qu'à chercher la solution au problème de l'héritier de Serpentard et de son monstre caché quelque part dans le château.

Les garçons passaient leur temps libre à faire des recherche à la bibliothèque et quand à moi j'établissais une liste de tout les passages secrets que j'avais pus trouver au sein de l'école.

Plus le danger se rapprochait plus j'essayais de me tenir loin de Marie et son frère. Et surtout du Kitsune, que je n'avais plus vu depuis l'incident dans les toilettes des filles.

Mais un soir, alors que le couvre feu était largement dépassée. Je n'arrivais pas à dormir malgré la présence de Drago à côté de moi. Je décidais alors de sortir me balader dans le château.

Rasant les murs, me faufilant d'ombre en ombre pour me faire aussi invisible que possible, c'est là que je le vis à nouveau, ces yeux jaune orangé et ces cheveux blond foncé juste là dans la cour extérieure, près des serres. Il me regardait droit dans les yeux malgré que nous nous trouvions à trois étage d'écart et au moins deux kilomètres de différence.

J'étais prête à faire demi-tour pour l'éviter quand j'entendis des bruits de pas à au moins sept mètres de moi. Vu la cadence, il s'agissait sans aucun doute de Rusard. J'étais dans un couloir sans croisement pour changer de direction, ma seule échappatoire était de prendre les escaliers soit pour monter au risque qu'il suive le même chemin ou bien descendre et sortir en attendant qu'il se soit éloigné de la sortie.

Mais j'avais des risques là aussi de voir le Kitsune dans les jardins. Je n'avais pas beaucoup de chance ce soir.

Rusard se rapprochait de plus en plus et mon temps de décision diminuait dangereusement.

Il était juste au début du couloir, plus le temps. Sans réfléchir je déguerpis en bas et couru jusqu'à la porte Est de l'école. Une fois sortie je me tapis dans un buisson en attendant de voir s'il descendait lui aussi où s'il allait monter.

Au bout de dix minutes, Rusard n'était toujours pas là et je n'entendait plus ses pas traînant. J'allais sortir de ma cachette quand je sentis une odeur de Soleil et de chèvrefeuille caractéristique.

- Belle nuit pour se balader, ne trouvez vous pas ? Murmura SA voix à mon oreille.

Je bondis de mon bosquet pour m'éloigner de cette créature et me rendis compte qu'il s'était joué de moi, car malgré mon impression de sentir son souffle dans ma nuque et l'avoir entendu distinctement. Il était en réalité au moins à deux mètres de ma position initiale.

- Tu te fous de moi, sale renard. Grognais-je prête à me jeter sur lui si il réitérait un coup comme ça.

- Comprenez ! Au vu de la dernière fois où nous nous sommes retrouvés seuls, lorsque je vous ai approché, j'ai eu droit à une baffe. Tempéra-t-il en s'approchant doucement.

- Cette fois là aussi tu m'as bien eue en me faisant ressentir des sensation que je ne connaissais pas, ce qui m'a fait reparaître mes appendices lycanthrope. M'exclamais-je toujours sur mes gardes.

- Je vous jure que ce jour là je n'ai rien fais, ces sentiments venez vraiment de vous. Tout ce que j'ai fait est de vous embrasser la joue. M'expliqua-t-il tout en continuant d'avancer vers moi. Il me montrait ses mains bien à hauteur de mes yeux comme si il affrontait un animal sauvage.

Je le regardais progresser, toujours mes muscles tendu prête à bondir si la situation se faisait trop dangereuse.

- Je vous le jure. Je ne me jouerais jamais de vos sentiments. Au contraire de mes congénères.

Je pris une grande inspiration pour me calmer et pouvoir ainsi écouter ses battements de cœur. Je fermais les yeux et tendit mes oreilles pour les entendre. Ils était assez rapide et leur cadence qui montrait que malgré son air calme, il était comme moi sur le qui-vive.

- Dites... Entendis-je encore une fois trop près de moi.

Je rouvris les yeux précipitamment pour lui crier encore dessus. Je voulais qu'il arrête sa magie d'illusion des Kitsune. Mais je tombait face à face avec des yeux jaune orangé qui me firent ravaler mes reproches.

- M'accompagnerez-vous ? Me demanda Zephyr en ce décalant sur le côté pour me montrer le petit chemin qui menait jusqu'au lac.

Curieuse et méfiante, je lui emboîtais le pas, bien que son comportement ait relativement changé depuis la dernière fois. Le renard cala son pas sur le mien, ce qui fit que nous descendions le chemin côte à côte sans échanger une parole. Mais je sentais son regard sur moi, ce qui commençait à m'agacer.

Au bout de dix minute de ce petit manège je craquais et m'arrêtais pour me poster face à lui.

- Qu'est-ce qui y à la fin ?!

- Rien. Je vous assure. Me répondit-il en souriant gentiment.

- Arrête ! Tu me mens ! Tu te met tout a coup à me vouvoyer et à me traiter comme si j'étais une princesse ou une autre de ces pimbêche ! M'énervais-je.

- Vous ne connaissais pas votre position ? Me demanda-t-il, étonné.

- Déjà tu va arrêter tes ronds de jambes. Et si, je sais, merci... je suis une métisse du peuple loup et sorciers ! Rien d'autre. Tempêtais-je intérieurement. Comme si je ne savais pas où se trouvais ma place. Nulle part.

- Intéressant. Sourit Zephyr amusé.

- C'est bon je rentre. Bonne nuit le renard. Lui dis-je en rebroussant chemin jusqu'à la porte d'où j'étais venue.

Je n'attendis pas de réponse et passais la porte. Je montais un étage pour aller le plus vite possible dans les cachots. Et me recouchait dans mon lit le plus discrètement possible.