Oh, oh, ooooh ! Joyeux… printemps ? -BAM- Je suis immensément désolée, je suis très en retard pour ce secret santa, mais la bataille avec le Père Noël pour te négocier un 2ème cadeau fut très rude, Didi ! Heureusement, j'ai pu le lui arracher et fuir les rennes en colère avant de me faire bouffer èué (mais je pense qu'il y a des lutins en planque qui veulent reprendre le cadeau D : ) J'espère que tu l'aimeras malgré tout ce temps (et spoiler : je suis en plein bras de fer pour t'obtenir un 3ème cadeau).
Vous l'aurez sûrement compris, voici le secret santa de Zodiaaque :D Il s'agit d'un prequel à l'un de mes OS de mon recueil Brasier d'été (le chapitre 9/Défi 8 : Shigaraki sur l'UA « Shigaraki est un héros »). Je vous conseille de le lire pour mieux comprendre ce OS, mais ce n'est pas obligatoire.
Et merci à la superbe Moira-chan pour sa bêta et sa patience infinie, tu assures TuT
Warning : R.A.S.
J'espère que vous l'aimerez ^u^
Tenko n'aimait pas être touché et ce, depuis qu'il avait compris que les surveillant et enfants de l'orphelinat rejetait ses câlins par peur de son alter. Après tout, il pouvait les réduire en poussière. Heureusement, il n'avait plus à se souciait d'eux. Ça faisait quelques semaines qu'il était arrivé dans cette maison. Ça faisait quelques semaines que ce grand monsieur blond était venu le chercher à l'orphelinat comme le faisaient les futurs parents.
Tenko le connaissait, il l'avait déjà vu à la télé. All Might, le numéro 1 des super-héros. Ce n'était pas son père, il n'avait plus de père depuis qu'il avait découvert son alter. Il était parti en poussière lorsque ses cinq doigts l'avaient frôlé. De toutes les manières, il s'était présenté comme un ami de sa mamie.
Mensonge ou vérité, Tenko n'en avait aucune idée. Il n'était même pas au courant qu'il avait une deuxième grand-mère. En tout cas, le garçon n'avait pas tardé à repartir avec lui dans sa nouvelle maison. Il n'avait pas eu le choix, on ne le lui avait jamais donné, malgré son gentil sourire et ses grandes mains qu'il avait rejetées.
Tenko n'aimait toujours pas être touché, il ne voulait pas se bercer d'illusion insensées. Déceler dans le regard des éducateurs, derrière l'hypocrisie de leurs sourires, un fond de peur et de pitié, ça l'énervait lorsqu'ils tentaient de l'approcher. Il se souvenait encore de l'expression mi-étonnée et mi-blessée de son nouveau… Son nouveau parent ? Heureusement, les éducateurs l'avaient rassuré, ce grand blond à l'air benêt, sûrement trop soulagé qu'il s'en aille pour risquer de compromettre l'adoption en motionnant l'attitude solitaire de l'enfant.
Les premiers jours avaient été difficiles. Tenko lui avait crié dessus (littéralement, il ne lui avait pas dit un mot, il avait juste crié comme une alarme incendie) lors de la première douche, lorsqu'il avait voulu l'aider à se déshabiller. Il avait fui son nouveau lit lorsqu'il avait tenté de le border, le premier soir. Il avait ignoré le bol de céréales qu'il lui tendait au petit-déjeuner et faisait tout pour le garder en visuel pour esquiver un câlin surprise qui n'arrivait jamais.
Il rejetait ses câlins, ses caresses, ses baisers. Il fuyait ses gestes tendres, mais hochait la tête timidement à ses gentils mots pour le remercier.
Tenko n'aimait pas être touché.
Une routine bizarre s'était alors installée. Son nouveau parent ne tentait plus de lui prendre la main lorsqu'ils allaient se balader mais lui demandait de ne jamais s'éloigner. Il le laissait se laver seul même s'il gardait la porte entre-ouverte au cas où Tenko aurait besoin d'aide (« crie si tu as besoin », lui avait-il dit). Il lui racontait des histoires avant de dormir mais ne s'asseyait jamais sur son lit, préférant se poser sur le tapis. Il lui souriait souvent (tout le temps, même) et le félicitait pour tout et n'importe quoi, mais jamais il ne lui tendait les bras ou ne lui effleurait les cheveux pour les ébouriffer. Il l'emmenait même voir un drôle de médecin qui ne faisait que l'écouter lui et lui parler, même s'il ne comprenait pas trop le rapport avec son aversion pour les gens.
Lorsqu'il voulait lui donner quelque chose, comme un livre, une cuillère ou un savon, il les posait sur la table du salon pour tranquilliser Tenko qui détestait même les contacts indirects. Lorsqu'ils passaient du temps ensemble (il ne voulait pas encore dire ou penser « en famille » malgré le fait que c'était ainsi que le grand blond nommait leurs moments à deux), il ne lui proposait plus d'aller jouer dehors avec d'autres enfants ni de jouer avec lui (trop risqué !).
À la place, ils passaient leur temps devant la télé, très rarement devant des dessins animés, souvent devant des reportages super-héroïques, pour le plus grand bonheur de l'enfant qui s'était créé une nouvelle obsession : EraserHead et son pouvoir trop cool qui pouvait effacer les alters, même celui du petit garçon. Son nouveau but était de le rencontrer, mais il n'avait toujours pas osé le demander à Toshinori (il lui avait dit de l'appeler par son prénom), malgré son regard pétillant à chacune de ses apparitions. Il ne voulait pas se créer de nouvelles désillusions.
Tenko n'aimait pas être touché, bien qu'il en rêve. Et ça, All Might l'avait bien compris.
C'est pour ça qu'aujourd'hui, au bout de plusieurs semaines de cohabitation, Tenko le vit rentrer à la maison avec un gros sachet qu'il déposa sur la table du salon. Tenko se détourna de la télé lorsque Toshinori l'appela. Il découvrit alors une grosse peluche, de sa taille à peu près, qui ressemblait à un ver jaune fluorescent. A la place de la tête du ver, il découvrit celle de son héros préféré : EraserHead, son regard rouge si semblable au sien lui indiquant que son alter était activé. Il sentit aussitôt une boule d'émotion se former dans sa gorge, l'empêchant de parler.
« J'ai remarqué que tu aimais bien Aizawa à la télé, je t'ai acheté ça si jamais tu as besoin d'un câlin. Tu veux le mettre dans ta chambre ou tu préfères le garder avec toi au salon ? »
Les petites mains de l'enfant s'approchèrent prudemment de la peluche avant que ses doigts ne s'y accrochent férocement, l'enfermant de ses bras pour ne plus le lâcher de la soirée. Le regard ému, à moitié perdu, qu'il rencontra et le sourire tordu que lui offrit le garçon valurent toutes les embrassades du monde pour le numéro un des super-héros.
Tenko n'aimait pas être touché, sauf lorsqu'il s'agissait de câliner sa peluche préférée.
Qu'en avez-vous pensé ? N'hésitez pas à me le faire savoir en commentaire ;)
