PEACEFUL DAYS SAISON 3 – KIZUNA
Base: Saint Seiya (les personnages ne m'appartiennent pas)
Genre: Amitié
Personnages: Black Saints entre autres
Notes: Bonjour, bonsoir! Voici une nouvelle série de OS en période de paix, cette fois-ci consacrée à une caste trop oubliée: les chevaliers noirs. Elle sera un peu plus courte que les précédentes, mais j'espère qu'elle vous plaira. Celui qui ouvre le bal est le Pégase noir. Je vous souhaite une bonne lecture
Mon Rival
Yokohama, quartier chinois.
Un jeune homme trainait dans la grande artère où les bonnes odeurs de nourriture torturaient son estomac. Les nikuman, ces pains de viande à la vapeur typiques de la Chine avaient l'air si délicieux, il en aurait mangé des dizaines jusqu'à ce que son estomac explose.
Il ne résista pas longtemps.
Malgré son japonais approximatif et son incapacité à parler chinois, présenter son index pour indiquer qu'il voulait un pain était compris par tout le monde.
Il attendit deux minutes trop longues, avant que le marchand lui tende ce précieux mets encore fumant, qu'il prit à pleines mains, sans ressentir la chaleur, et partit, remerciant l'homme d'un sourire timide mais sincère.
Cependant, à peine eut-il tourné le dos, qu'on lui criait dessus. Le marchand le prenait en poursuite.
Zut! Il n'avait pas payé! Et surtout, il se baladait sans le moindre argent en poche.
En plus, à l'origine, il ne songeait même pas à commettre un larcin, mais... Pas d'autre moyen, il devait s'enfuir, quitter cette longue rue interminable et trouver une cachette pour manger son nikuman en toute tranquillité... se faire oublier de tous...
Il fut arrêté dans sa course par une puissante poigne, manquant lui faire lâcher dans les airs son repas. Il était fait. Il allait se faire punir par tous les commerçants du quartier chinois pour avoir eu simplement faim. Comme dans une autre vie où il avait dû voler pour survivre.
De lointains souvenirs qui revenaient d'un coup, comme si tout recommençait. Cet embarquement en bateau vers une cité antique hors du temps, cet apprentissage insurmontable au cours duquel il avait cru perdre la vie, cette rencontre avec un oiseau incandescent, et cette mort face à...
LUI?!
Encore lui!
Toujours lui!
Ce Japonais dont le corps émanait une puissante aura, le saisissait par le bras et l'empêchait de bouger, alors que le marchand dupé approchait, rouge de colère, de la même couleur que le tshirt de l'autre garçon, d'ailleurs.
« Jeune homme, merci d'avoir attrapé ce voleur, fit le vendeur de nikuman. Tu peux repartir, je m'occupe de son cas.
-Qu'a-t-il fait?
-Il m'a acheté un nikuman et est parti sans payer!
-Ah... ça lui arrive. Je le connais, répondit le Japonais. Puis-je régler son achat à sa place? J'ai de quoi payer, rassurez-vous.
-Eh bien... ma foi... si tu te portes garant de ton ami... Mais qu'il ne revienne plus ici tant qu'il n'aura pas d'argent! »
Avant de partir, le Japonais s'inclina bien bas pour remercier et s'excuser auprès du marchand. Bien typique de ce pays oui...
L'autre garçon profita de cette liberté gagnée pour partir très vite et surtout manger son pain de viande.
« Attends!
Il n'allait pas le lâcher, un peu?!
-Tu me reconnais, continuait le Japonais. Je suis Seiya, le chevalier de Bronze de Pégase. Tu n'étais pas le Black Pegasus?
-... si, murmura le jeune homme.
-Donc, c'est bien vrai? Vous êtes donc vivants, les chevaliers noirs, que nous avions affrontés autrefois?
-... oui.
-Comment ça se fait? Je veux dire, vous étiez sensés être morts et ensevelis sous le grand tremblement de terre du mont Tateyama et...
-Et quoi? On n'était pas tout à fait morts, apparemment, vu que des hélicoptères de la fondation de la Kido nous ont retrouvés et des médecins nous ont soignés.
Seiya s'appuya contre un lampadaire, en pleine rue, comme pour réfléchir.
-C'était donc vous, dans l'hôpital de la fondation, fit-il. Saori-san nous avait parlé de guerriers trouvés entre la vie et la mort, dans un piteux état, et grâce à son cosmos divin, elle a pu aider les médecins à vous ramener parmi les vivants.
-''cosmos divin''? C'est quoi cette ânerie, railla le Black Pegasus.
-La vérité. Kido Saori est la réincarnation de la déesse Athéna, et représentante de la paix sur cette terre. Celle que nous, chevaliers, devons protéger, grâce à notre force et nos armures sacrées.
-Je connais ce baratin, ne me le ressors plus.
-Comment ça? Les chevaliers noirs sont une organisation criminelle composée de guerriers bannis par Athéna. En tant que Black Pegasus, tu n'es pas sensé...
-Qu'en sais-tu, Seiya? Connais-tu au moins mon histoire, mon parcours?
-... non, pardon. Je ne t'avais rencontré qu'à l'époque de ces combats pour récupérer l'armure du Sagittaire.
-Faux! Mais comme beaucoup, on a été mis à l'écart, parce qu'on a rallié les chevaliers noirs.
-Attends... ça te dirait qu'on se prenne à manger, et qu'on aille chez moi? C'est à cinq minutes à pied. Et je paye tout. »
Black Pegasus ne pouvait refuser. Le nikuman était bien loin, désormais, disparu dans son estomac, mais il avait malgré tout pu en savourer le goût. Et puis, il connaissait l'adresse de ce Seiya à présent...
馬
A l'intérieur de cet appartement, la chaleur de la journée pénétrait agréablement, et le jeune homme observait un peu tout, ce lit mal fait, les piles de livres qui menaçaient de chuter du bureau, ces posters de voiliers... Un lieu où Seiya pouvait revenir. Sa maison à lui.
Dans un coin, l'urne de l'armure de Pégase qui scintillait timidement sous les rayons de soleil, et le Japonais qui revenait avec un plateau qu'il tenait maladroitement, duquel il posa sur la table basse deux bols fumants et aux parfums délicieux.
« Ramen, annonça le chevalier de Bronze. Bon les pâtes sont instantanées, mais j'ai tenté de garnir avec des restes de légumes. J'espère que ce sera bon. Bon appétit, ajouta-t-il en prenant les baguettes et saisissant des nouilles avec.
Voyant que le Black Pegasus ne mangeait pas, il s'arrêta dans son élan.
-Ca ne va pas? C'est trop chaud? Ou bien tu préfères des couverts pour manger?
-Pourquoi?...
-Pardon?
-Pourquoi t'es gentil avec moi? On s'est battus, je t'ai infligé le Ankoku Ryu Sei Ken, dont tu as du très certainement souffrir atrocement. Et là, tu payes mon vol, et tu m'offres un repas. Ou tu es stupide ou tu ne penses pas que je pourrais t'attaquer sans crier gare...
-Athéna vous a pardonnés et soignés. Elle a fait de même pour des chevaliers qui s'étaient opposés à tort. Cela peut paraître naïf, inconscient, même, surtout venant d'une riche héritière, mais elle est aussi une déesse puissante qui sait pardonner et donner une nouvelle chance en ceux en qui elle croit. Les quatre chevaliers noirs qui accompagnaient Ikki à l'époque en font partie. C'est pour cela que je ne crains pas de partager un repas avec toi, chez moi. Seiya avala des nouilles, et reprit: au fait... ne t'offense pas, mais vous devez avoir des prénoms, non?
Black Pegasus laissa échapper un petit rire alors qu'un rictus se dessinait sur la peau mate de son visage.
-Je vais te poser une seule fois cette question, Seiya. Te rappelles-tu d'un Simon, quand tu étais apprenti au Sanctuaire?
Le Japonais s'arrêta de manger pour réfléchir.
-Je crois... Mais ça date d'il y a si longtemps. Il n'a pas été tué à cause d'un éboulement ou quelque chose du genre?
-C'était ce qu'on racontait en effet. Mais il n'est pas mort. Il est devant toi, Seiya.
-Quoi? Non attends, tu plaisantes? Comment tu aurais pu survivre?
-Non. Je suis bien ce Simon. J'ignore comment j'ai atterri sur Death Queen Island, mais j'étais bien vivant et j'ai pu obtenir l'armure noire de Pégase grâce au peu de notions que j'avais du Sanctuaire.
-Mais... pourquoi tu m'en avais pas parlé alors?
-Parce que je me suis rappelé de toi, de ton côté à la fois arrogant et persévérant, malgré ce que l'autre balourd te faisait subir. Quand je fuyais les entrainements, je te voyais toujours frapper des poings dans le vide, sans comprendre pourquoi tu faisais ça et ça m'agaçait et... l'occasion s'est présentée de te montrer ma force à moi.
-Simon, n'est-ce pas? Je suis encore une fois désolé, j'ignorais que tu étais cet apprenti que tout le monde croyait mort. Et oui, c'est moi qui ai obtenu l'armure de Pégase, et même Cassios m'en a voulu très longtemps. Sans être amis, maintenant, on se parle, lorsque je retourne au Sanctuaire. On tente de cohabiter, de se tolérer dans cette ère de paix. On avance chacun sur notre chemin. Et je ne te fais pas la morale ni rien, mais profite de cette chance, la troisième pour toi.
-Pff... facile à dire. Surtout quand on n'a pas d'argent pour se nourrir...
Seiya avait arrêté de manger à nouveau.
-C'est vrai qu'on n'est pas en âge pour avoir un petit travail. Mais si la fondation vous a recueillis, ils vous aideront financièrement.
-Je veux pas de leur fric ni de leur pitié.
-Moi non plus, mais on est trop jeunes pour choisir, là. Je vais même au lycée...
-Pour de vrai?
-Pour de vrai, soupira le chevalier de Bronze
-Il y a moyen pour que j'échappe à ça? C'est vraiment pas possible de travailler?
Seiya sourit:
-Tu me demandes de l'aide?
-Pas directement, grimaça Simon. Rêve pas, non plus...
-Je chercherai, mais je pense que des commerces peuvent avoir besoin de petite main d'œuvre pour les livraisons entre autres.
-Tu dis rien à personne, hein?
-A condition que tu manges tes ramen et que tu te détendes.
Black Pegasus souffla et gouta au plat. C'était un peu tiède mais loin d'être mauvais, au contraire. Seiya l'énervait à se débrouiller dans la vie sans avoir de problème. Et il devait être bien entouré en plus. Il l'enviait presque... Il l'enviait énormément...
-Je suppose que tu n'as jamais joué à des jeux vidéos, proposa le Japonais en sortant une boite avec des manettes.
-Non... Mais si ça peut me permettre de te battre sur un plan... »
Simon rendit un sourire timide à celui, franc de Seiya. Hors de question qu'ils deviennent amis. Il apprendrait à vivre dans ce nouveau quotidien et trouverait un domaine dans lequel il gagnerait face à son rival de Pégase.
notes de fin: Merci d'avoir lu ce premier OS. J'avoue que je suis assez inspirée pour cette série, même si on ne sait quasiment rien sur les chevaliers noirs. Mais c'est quand même assez sympa de pouvoir imaginer leur histoire, pouvoir leur donner un prénom et écrire sur eux, tout simplement.
Pour le Pégase noir (et pour les autres en vérité), je me suis inspirée de leurs nationalités pour trouver un prénom (google, prénom masculin de telle nationalité!) et j'aime bien ce prénom, Simon, donc ce fut tout trouvé. J'ai voulu mettre une rivalité lointaine entre Seiya et lui parce que... j'avais rêvé une fois que tous les deux étaient futurs apprentis pour l'armure de Pégase. J'ai pu écrire ce rêve enfin.
Pour le kanji d'interlude c'est uma, cheval.
Quant au titre du recueil, j'ai rajouté Kizuna, qui veut dire lien en japonais. J'ai remarqué que pour les précédents, il y avait Peaceful Days (une chanson d'un groupe Jpop que j'adore), Plus près des étoiles pour les Gold et qui sait, selon mes idées et mon inspiration, je continuerai à me lancer un défi de faire référence à une chanson de n'importe quel pays, du moment qu'elle colle à l'idée du recueil Peaceful Days. Et donc là, pour les Black Saints, j'ai choisi Kizuna, qui est le titre de deux belles chansons japonaises, et le thème du lien entre les chevaliers noirs et les Bronze est à l'honneur.
Je vous dis à la prochaine
Des bisous.
