Chapitre 21 : Camarade ?
Hmm ça sent bon le chocolat.
« Il est l'heure de se lever. »
Trafalgar est assis sur le lit avec une tasse de ma boisson préférée et un sourire chaleureux. J'ai rarement connu des réveils aussi agréables que ça.
« Est-ce que c'est un rêve ? demandais-je encore endormie avant de me prendre une serviette de bain sur la figure.
- Nan. Dépêche-toi de te préparer il est 11h, on va faire un tour sur l'île après manger.
- Ah je me disais que c'était bizarre que tu sois si gentil.
- Oh, tu veux me vexer ? Ne me mets pas de mauvaise humeur.
- Pardon, tu m'as laissé dormir et apporter un chocolat alors merci. Capitaine.
- Je préfère ça, dit-il d'un air satisfait. »
Il pose mon chocolat sur un plateau et va s'occuper de papiers sur son bureau. Je l'observe tranquillement, la tasse chaude dans mes mains. Il s'attarde sur une feuille et sort ses lunettes. La forme rectangulaire au contour noir fait ressortir ses yeux gris bleu et lui donne un air encore plus sérieux et attirant.
« Tu aimes mes lunettes on dirait ? dit-il sans lever les yeux de son travail.
- Hein ? Non. Et puis t'as des yeux derrière la tête ou quoi ?!
- Je te surveille juste.
- Je n'ai pas besoin d'être surveillée !
- Je n'ai jamais dit que tu avais besoin de l'être. C'est moi qui ai besoin de le faire.
- Pourquoi ?
- Tout simplement parce que je t'aime. Je dois vérifier que tu ne t'éloignes pas de moi. Je n'aimerais pas que quelqu'un d'autre s'approche de la gamine arrogante qui m'appartient.
- Je t'appartiens ?! Dans tes rêves. »
Je me lève en essayant d'ignorer mes muscles douloureux et toutes les courbatures qui traversent mon corps. La journée va être longue si je dois avancer comme une vieille dame !
« Recouche-toi, me demande Trafalgar.
- Non, je vais me préparer.
- Quand vas-tu apprendre à obéir ? »
Un instant lui suffit pour me repousser sur le matelas.
Couchée sur le ventre, il pose ses mains sur mes épaules. J'allais protester avant qu'il ne commence à exercer des pressions sur mes muscles douloureux.
« Ne bouge pas, ordonne-t-il. »
Un soupir de plaisir s'échappe de ma bouche alors qu'il touche des points délicats sur le côté de mes omoplates. Ses mains expertes parcourent mes épaules et mon dos en me faisant frissonner puis passent à mes cuisses, mes mollets, pour remonter jusqu'à mon cou. Cette sensation est exquise, je me rendormirais presque.
« Hm pourquoi tu t'arrêtes ?! râlais-je.
- Je ne vais pas te masser toute la journée, c'était pour soulager tes courbatures. »
Je fais une mine boudeuse pour montrer mon mécontentement et il sourit tout à coup d'un air inquiétant.
« Tu n'es pas la seule à vouloir continuer... »
Il repose ses mains dans mon dos et les fait glisser le long de ma colonne vertébrale. Ses lèvres se posent délicatement dans mon cou et suivent le parcours de ses doigts. Une vague de chaleur se déverse en moi lorsqu'il atteint le bas de mon dos. Le massage se transforme en caresse qu'il intensifie sur tout mon corps…
Point de vue Trafalgar :
Ça recommence, mes mains ne peuvent plus s'arrêter de parcourir sa peau douce. Les pressions exercées à la base de sa colonne vertébrale la font tressaillir de plaisir. Sa respiration se fait plus irrégulière, elle se cambre sous mes baisers. Je caresse ses hanches et l'aide à se retourner sur le dos.
« Aïe-aïe-aïe… ! grogne-t-elle. »
La douleur de ses courbatures me rappelle à l'ordre. Qu'est-ce que je comptais faire ?! Il est hors de question que j'aille plus loin tant qu'elle ne m'a pas avoué ses sentiments, je me le suis promis !
Point de vue Niyal :
« Prends une douche bien chaude, ça décontractera tes muscles. » dit-il en enlevant ses lunettes et en se passant la main sur le visage comme pour se calmer.
Une douche chaude ?! Je meurs déjà de chaud ! Mais je me dépêche d'aller vers la salle de bain et ferme la porte derrière moi. Mon cœur bat encore la chamade et j'ai l'impression d'avoir un nœud dans le ventre, comme une frustration intérieure suite à l'arrêt subit de ce 'massage'. J'aurais aimé qu'il continue et même si je ne veux toujours pas l'avouer, je crois savoir pourquoi.
[…]
À table, tous les hommes me tapent dans le dos pour ma prouesse d'hier. Je retiens les grognements de douleurs qui risquent à tout moment de sortir. Trafalgar s'en aperçoit et s'en amuse. Je lui jette des regards noirs.
« Capitaine, le groupe qui est parti exploré l'île hier en fin d'après-midi à fini son rapport. Il y a une petite base marine située à l'Est comptant un colonel et plusieurs troupes de soldats.
- Très bien. Qu'en est-il des informations rassemblées sur l'île elle-même ?
- Nous nous trouvons sur Gridja qui comporte une grande ville au centre reliée à un petit village modeste. Il n'y a rien de particulier à exploiter mais nous avons de quoi nous ravitailler ici.
- Parfait. Bino, Drep et Niyal viendront avec moi après manger pour acheter le nécessaire. Nous nous ferons aussi discrets que possible en évitant le côté Est. Vous avez fait du bon boulot sur cette mission, repos pour tout le monde aujourd'hui.
- Cool ! Merci Capitaine ! »
Ce n'est pas la première fois que je le remarque mais, il occupe parfaitement son rôle de chef. Ses hommes l'adorent, le respectent et lui vouent parfois un véritable culte, il est toujours à l'écoute. Il peut se montrer dur mais c'est uniquement pour le bien de son équipage.
« Tu es dans la lune Princesse, constate Bino en me caressant doucement la tête. Mange avant que ça ne refroidisse.
- Oui pardon papy ! »
J'engloutis mon assiette, pressée de partir à l'aventure.
[…]
« Alors ?! On y va ?!
- Oui, oui, calme-toi, râle mon capitaine. Est-ce que tout le monde est prêt ? »
Bino et Drep confirment leur présence par un « Oui Capitaine ! » tandis que je sautais littéralement sur place. Au top départ, je suis la première en bas à piétiner dans le sable. La terre ferme ! J'adore naviguer c'est vrai mais je préfère la sensation du sable sous les pieds, l'odeur de l'herbe et de la nature !
J'attends mon capitaine sur le sol dur en sachant qu'il se téléportera avec son fruit du démon pour éviter la plage.
« Allez Trafalgar ! On y va !
- Deux minutes, Drep et Bino sont en train de descendre du bateau.
- Mais ils sont loooongs ! DREP ! BINO ! VITE ! Oh, j'entends du bruit ! Il y a de la musique là-bas ! »
Trafalgar me retient par le bras avec difficulté pour que j'attende nos compagnons. Lorsqu'ils arrivent, il me lâche et je cours devant, traversant ainsi le petit bosquet. Je tombe sur une énorme place, décorée par des fleurs gigantesques et des guirlandes multicolores répandues partout. Les habitants dansent, jouent de la musique, chantent et rigolent. Ils ont tous des vêtements avec des formes incroyablement volumineuses qui paraissent pourtant très souples et légers.
« Ils ont l'air de fêter quelque chose, constatais-je.
- Waah t'es perspicace, plaisante le mécano. »
Je lui tire la langue et Trafalgar avance.
« Essayons de savoir ce qui se passe ici mais restons discrets. Drep, tu vas chercher des matériaux pour réparer la porte. Bino, trouve-nous de bons ingrédients comme toujours. Niyal, tu viens avec moi. »
Mes équipiers partent chacun de leurs côtés après les ordres alors que moi je suis toujours mon capitaine.
« Et nous ? Qu'est-ce qu'on fait ?
- On va chercher des renseignements.
- Où ça ?
- Un peu partout. Mais tu restes avec moi, tu vas encore nous créer des ennuis sinon alors ne cours pas partout.
- Ok ! Je serais sa-… Oh ! Regarde ses femmes là-bas ! Qu'est-ce qu'elles font à leurs cheveux ?!
- Elles se coiffent, ça s'appelle des tresses. Reviens là ! Grogne-t-il en me rattrapant par la bretelle de mon tee-shirt.
- Je veux essayer !
- Non.
- Et ça, je peux goûter ?!
- Non, on n'est pas là pour faire du tourisme.
- Mais ça a l'air trop bon !
- On va chercher des infos sur ta bague, on peut peut-être trouver quelque chose. »
Pourquoi faut-il qu'il soit si sérieux ?! Il n'est pas sérieux quand il joue avec moi et… Des pensées me reviennent en tête, je rougis. Oh et puis zut ! Je n'ai pas besoin de lui obéir tout le temps, il ne va rien m'arriver !
Nous nous rapprochons du cœur de la ville, la foule devient dense. J'en profite pour m'éclipser alors que Trafalgar essaie de se frayer un chemin parmi les gens. C'est pratique d'être plus petite, on peut passer inaperçue et se faufiler partout ! Suivons donc cette bonne odeur qui me tente depuis quelques minutes déjà ! Je traverse des rues énormes, toutes aussi colorées que la place centrale mais plus j'avance et plus les rues se rétrécissent. Elles perdent leurs éclats et leurs beautés printanières pour laisser apparaître des murs fissurés, se dégradant davantage au fur et à mesure que je continue mon chemin. Les fleurs ont disparu ici mais des rires se font entendre. Ça tombe bien, ils sont dans la même direction que l'odeur de nourriture ! Les ruelles débarquent sur une autre place, cette fois-ci beaucoup plus petite et mal entretenue que la précédente.
La fête paraît d'un autre genre. Oh ! BINGO ! Un énorme bout de viande grillé ! Je saute dessus et me retrouve en peu de temps avec trois couteaux sous la gorge.
« Qui es-tu ?! Tu crois pouvoir nous voler de la nourriture comme ça ?! cri un des hommes.
- Lâche ce morceau tout de suite. Il est pour le capitaine Bonney ! cri un autre.
- C'est qui celui-là ? demandais-je la bouche pleine après avoir arraché un morceau. »
Les hommes resserrent leurs lames sur mon cou. Je les fais voler d'un geste de la main et grogne : « Dégagez, j'ai trop faim ! ». Les trois froussards partent en courant. J'entends, peu après, un hurlement de colère :
« QUOIII ?! QUELQU'UN OSE MANGER MA BOUFFE ?! QUI C'EST ?! »
Une jeune femme arrive devant moi, une énorme cuisse de porc dans la main. Mes crocs plantés dans la nourriture, je l'observe attentivement. De longs cheveux roses, des yeux violets, des gros seins et des formes parfaites. Son tee-shirt blanc dévoile son ventre bronzé et son mini short met en valeur ses grandes jambes. J'aimerais bien en avoir des comme elle, pensais-je en continuant à manger. Cette femme est sublime ! Jusqu'à temps qu'elle ouvre la bouche.
« T'es qui toi ?! Pourquoi tu manges ma bouffe ? lance-t-elle nonchalamment en me regardant, les sourcils froncés.
- Bah parce que j'ai faim. Partage un peu, tu as l'air d'en avoir plein ! Et puis toi t'es qui d'abord pour avoir autant à manger ?! C'est toujours comme ça ? C'est cool ! Moi aussi j'aimerais avoir ça tout le temps ! Sur le bateau je dois partager avec mes camarades alors les portions sont réduites… Mais ça c'est pour toi toute seule ?! T'as d'la chance ! »
Je finis le morceau devant moi pour en demander d'autres. Elle lance une fourchette juste devant ma main au moment où j'allais me servir dans un plat. Elle veut m'empêcher de manger … ?
« Ah. Je crois que ta fourchette a glissé. »
Je lui renvoie le couvert qui vient se planter dans un arbre derrière elle. Tous les hommes se jettent devant leur amie pour la protéger. Elle semble être quelqu'un d'importante visiblement. Trois d'entre eux possèdent des armes blanches. Je n'ai besoin que d'un couteau pour les mettre hors d'état de nuire. Grâce à l'entraînement de Zayn, les lames me semblent beaucoup plus faciles à manier maintenant. Les deux autres hommes se battent à mains nues et je me sers de ma bague pour les projeter ailleurs.
« Oh noooon ! La nourriture ! Je suis désolée j'voulais pas les envoyer sur la nourriture ! Pardon pardon pardon ! criais-je. »
Elle me fixe immobile et se met à rigoler.
« T'as l'air de prendre la bouffe au sérieux, c'est bien ! Tu m'plais, t'es drôle ! Allez viens !
- Je peux manger ? C'est vrai ?
- Ouais, viens j'te dis ! Profite ! »
Elle retourne s'asseoir et je me précipite à ses côtés pour engloutir autant que possible. Les hommes n'en reviennent pas : « Le Capitaine Bonney invite quelqu'un à manger ?! C'est une première ! » Alors c'est elle le fameux Capitaine Bonney ? Elle n'a pas vraiment l'air d'un capitaine mais plutôt d'une simple fille avec un appétit démesuré par rapport à sa taille. Pendant quelques secondes, j'ai l'impression de la connaître depuis toujours. Étrange sentiment. Nous continuons à nous goinfrer sans cesse tout en parlant :
« Alors, comment tu t'appelles ?
- Niyal. Et toi ?
- Jewelry Bonney.
- Bizarre comme nom.
- HAHAHA !
- Qu'est-ce qu'il y a de marrant ? articulais-je (enfin essayais d'articuler) la bouche pleine.
- Personne n'avait osé me parler comme ça depuis longtemps ! Tu viens d'où ? T'as un bateau avec un équipage c'est ça ?
- Nan c'est l'équipage d'un mec sadique, mon capitaine.
- Pourquoi tu n'es pas avec eux ?
- On était sur la grande place et j'ai vu plein de choses géniales, des femmes qui faisaient des jolies choses avec leurs cheveux, des gâteaux arc-en-ciel gigantesques et des habits bizarres ! Mais il n'a jamais voulu que j'essaie quoique ce soit alors j'ai filé en douce pour suivre l'odeur de votre banquet et voilà.
- Il a refusé de t'acheter à manger ?! Il n'a pas l'air marrant ! Comment il s'appelle ?
- Trafalgar. »
Un long silence suivit ma déclaration.
« Trafalgar Law ? demande Jewelry.
- Oui, tu le connais ?
- Une vieille connaissance on va dire, sourit-elle en me fixant, un os de poulet dans la bouche. Tu ne vas pas retourner avec lui ? Avec son sale caractère, tu risques gros.
- Si, si, mais ça va, la fête est juste à côté, en deux secondes j'y suis, marmonnais-je avec tout de même un soupçon de culpabilité.
- Plutôt en dix minutes. Tu n'es plus dans les beaux quartiers de la ville ici, tu t'es enfoncée dans le petit et miteux village parasite de Gridja.
- Hm j'avais vu juste alors, sur le chemin l'entourage devenait de plus en plus sombre et glauque. Même ici, les maisons alentour sont tellement pauvres par rapport au centre.
- C'est normal. Les personnes dans la ville sont des nobles. Ici, il y a tout le reste.
- Mais je ne vois personne ?
- Ils sont tous au service des riches. Les habitants de cette partie de l'île sont extrêmement pauvres, ils n'ont pas beaucoup à manger en général donc ils travaillent pour ça.
- Bah, d'où vient cette nourriture alors ?
- On a volé ça dans le stock de la ville pendant qu'ils faisaient la fête. On en a aussi profité pour approvisionner le village. Imagine la tête de ses riches arrogants quand ils vont voir qu'on les a dévalisés, jubile-t-elle. »
Je termine mon plat et me lève le ventre rebondit.
« Bon ! Bah merci pour le repas Jewy !
- Jewy ?
- Ouais, ton prénom est trop long, c'est plus pratique Jewy, argumentais-je simplement. Sinon, euh… la place c'est par où ?"
Elle rigole encore plus fort que les fois précédentes.
"Je n'ai jamais rencontré quelqu'un comme toi ! Aaaaah ! Je n'avais pas ri comme ça depuis longtemps. Tu me rappelles moi il y a quelques années ! Bon, je vais te raccompagner jusqu'à ton capitaine bien-aimé.
- Ce n'est pas mon bien-aimé ! Il est sadique et arrogant, je n'ai jamais vu un pire caractère que lui ! En plus il n'arrête pas de jouer avec moi, il me punit tout le temps, me donne des entrainements horribles et des corvées !
- Hmm, une lueur dans tes yeux à pourtant l'air heureuse, devine-t-elle.
- N-non. Pas du tout. Bon, on y va ! »
Je partais mais …
« C'est de l'autre côté !
- Oh. Je savais.
- C'est ça Nini !
- Nini ?
- Ton nouveau surnom. Moi aussi j'ai le droit de t'en donner un, non ?
- Hm. Si tu veux, acceptais-je en haussant les épaules. »
Les ruelles lugubres se retransformaient peu à peu en galeries marchandes lumineuses. Je recommençais à sauter dans tous les sens.
« Qu'est-ce que c'est ça ?! Et ça ? Oh regarde là ! Il souffle dans un tube et ça fait du bruit !
- C'est le principe d'une flûte oui, plaisantait Jewy. Mais d'où est-ce que tu viens ?
- J'ai vécu pendant 11 ans seule sur une île déserte, je ne suis sur les mers que depuis quelques mois alors je ne connais pas tout, avouais-je en rougissant. Mais Trafalgar m'apprend !
- Pourquoi es-tu partie de ton île ?
- À la base, c'est Trafalgar qui m'a kidnappé parce que je me suis fait mordre par un serpent, par sa faute, donc il m'a soigné et puis il voulait ma bague aussi mais bon ça c'est fini.
- Intéressant. C'est avec ta bague que tu as mis mes hommes KO n'est-ce pas ?
- Oui mais je ne la maîtrise pas encore très bien. On cherche des informations avec Trafalgar. Ne penses même pas à me la prendre, je suis la seule à pouvoir l'utiliser !
- T'inquiètes chaussette, t'es trop marrante pour que je m'attaque à toi ! T'es comme une petite sœur pour moi maintenant ! J'te ferais jamais de mal mais je buterais celui qui t'en feras ! D'ailleurs, attend-moi, j'reviens ! »
Son langage masculin et sa gestuelle disgracieuse ne vont pas du tout avec son physique plantureux mais c'est sûrement ce qui fait son charme. Après un certain temps, elle revient avec une flûte dans les mains.
« Tiens c'est pour toi. Trafalgar t'aurais jamais offert ça n'est-ce pas ? Alors voilà, casse-lui les oreilles pour moi, dit-elle gaiement. Allez, retournons à ton navire ! »
À peine sorties du bosquet, Drep et Ash crient mon nom en courant vers moi.
« Drep : Bordel Niyal t'étais où ?! Le capitaine te cherche partout ! Il est furieux et hyper inquiet, ça fait trois fois qu'il fouille la ville et fait des allers-retours !
Niyal : Oups … J'étais avec Jewy, elle m'a offert son banquet et acheté une flûte, regarde !
Drep : Jewy ?
Niyal : Oui, elle est là.
Jewy : Bonjour, fit-elle avec un signe de la main.
Drep : Vous- vous êtes Jewelry Bonney ?!
Jewy : Oui mais ne t'inquiètes pas, je ne suis pas ici pour le provoquer, je viens juste ramener la petite.
Drep : Ah… Ok… Merci, je pense que le capitaine ne va pas tard- ! »
Un énorme choc à côté de moi crée une violente vague de sable. Je m'écarte pour apercevoir, Jewelry plaquée dans le sable, mon capitaine tenant fermement sa gorge en pointant sa lame au-dessus de son cœur.
« Trafalgar : Alors c'est toi qui l'avait ?! Si tu lui as fait quoi que ce soit je-
Niyal : Attends, arrête ! Elle m'a aidé à retrouver la route ! Elle m'a offert un repas et même un cadeau ! C'est moi… qui suis partie suivre l'odeur du buffet… C'est de ma faute… Je suis désolée… »
Il me regarde étrangement mais ne lâche pas pour autant ma nouvelle amie.
Point de vue Trafalgar :
J'ai passé deux heures à la chercher partout. J'étais terriblement inquiet qu'il lui soit arrivé quelque chose, mon cœur s'est arrêté de nombreuse fois en imaginant tous les scénarios possibles et la voilà qui me dit qu'elle était à un buffet avec Jewelry ?! Je ne peux m'empêcher de hurler :
« Bordel Niyal j'étais inquiet ! J'ai même failli me rendre à la base Marine pour faire un massacre en croyant qu'ils étaient encore responsables !
- Je suis désolée… Vraiment. Je ne le referais plus… »
Je ne peux m'empêcher non plus de la prendre dans mes bras. C'est comme si je retrouvais mon monde. Une lueur dans l'obscurité. Mon front contre le sien, j'attendais que les battements de mon cœur se calment.
Point de vue Niyal :
Ses mains tremblent. Non, c'est son corps tout entier qui tremble. Les yeux fermés, il semble avoir eu la peur de sa vie. C'est de ma faute. Je le prends dans mes bras et lui chuchote :
« Je suis désolée… vraiment… je suis désolée… »
Il me serre encore plus fort et commence à se pencher dans un mouvement similaire à ceux qu'il fait lorsqu'il veut m'embrasser. Jewy nous interrompt.
« Désolée de vous déranger les amoureux mais je crois que tu m'as oublié Law. Tu m'en dois une ! »
Jewelry se jette sur Trafalgar qui, dans un simple mouvement, la ramène à terre.
« Ne me dérange pas, lance mon capitaine avec un regard glacial.
- Ne lui fais pas de mal ! Elle m'a offert à manger et m'a ramené, lui rappelais-je.
- Hm…hésite-t-il un moment avant de souffler. Ok. Ça va pour cette fois. »
Il relâche la pression et j'aide Jewy à se relever. Elle n'abandonne pas pour autant son objectif.
« Tu me dois quelque chose Law ! Je sais que tu t'en rappelles.
- Non, je ne sais pas de quoi tu parles.
- I ans. Sur l'île d'Allos. Tu m'as piqué mon gâteau préféré ! Exprès pour me faire enrager !
- Tu dois confondre, je ne ferais jamais quelque chose d'aussi 'cruel', dit-il avec un sourire en coin. Et puis tu as commencé en me volant mes onigiris et en me donnant du pain à la place ! »
J'empêche Jewy de se jeter sur lui une nouvelle fois et tente de calmer les deux côtés.
« Stop ! hurlais-je. Tout ça pour une histoire de nourriture d'i ans ? Vous avez quel âge ?
Drep : C'est toi qui leur fais la moral Niyal ? J'y crois pas, chuchote le mécano.
Niyal : Tais-toi. Donc, vous avez quel âge ?!
Trafalgar : 24…
Jewy : Moi aussi…
Niyal : Il est temps de faire la paix non ? »
Ils se jugent tous les deux en silence.
« Jewy : Pff. J'imagine que si Nini le demande, je n'ai pas le choix. Faisons la paix. Qu'en dis-tu ? propose-t-elle en lui tendant la main.
Trafalgar : Comment l'as-tu appelé ?
Jewy : Nini. C'est mignon non ? C'est entre nous tu ne peux pas comprendre. »
Je vois les yeux de mon capitaine tiquer brutalement et essaye de rattraper les choses.
« Allons-allons c'est fini maintenant ! souriais-je en attrapant la main de Trafalgar pour la mettre dans celle de Jewy.
Trafalgar : C'est vraiment pour toi, me dit-il. »
J'ai cru que je n'y arriverais jamais ! Ces deux-là sont de vrais gamins ! Soudain, une idée me traverse l'esprit :
« Et si on faisait un grand banquet ce soir ?! Jewy tu apportes des onigiris et Trafalgar des gâteaux ! Comme ça le problème est résolu ! »
Les deux chefs acceptent. Ash hurle dans le bateau :
« Ce soir on fait la fête ! Préparez tout ! »
[…]
Jewy est donc partie avec son équipage chercher des onigiris au village tandis que Trafalgar attend sur le pont le retour de Bino pour lui dire de préparer des pâtisseries. Quelque chose me trotte dans la tête. Je n'avais jamais vu mon capitaine avoir une attitude aussi puérile que ça, il avait l'air nostalgique… Quel genre d'histoire ont-ils eu tous les deux ? Je dois lui demander.
« Trafalgar.
- Hm ? Qu'est-ce qu'il y a ?
- Je voulais savoir…
- Oui ?
- Ça fait… longtemps ?
- De quoi ?
- Que tu connais Jewy ? dis-je en me triturant les doigts.
- …Serais-tu jalouse ?
- Non ! »
Il me fixe avec des yeux étonnés avant de sourire de toutes ses dents.
« Ne t'inquiète pas, Jewelry n'est pas une menace pour toi.
- Je sais ! Mais je voulais juste en apprendre plus. »
Point de vue Trafalgar :
Cette fille ne se rend pas compte à quel point elle est adorable. Ou alors elle le fait exprès. Pff. Jewelry ne lui arrive même pas à la cheville. Je lui caresse la tête.
« Jewelry a été ma première rivale sur les mers. On avait 15 ans quand on s'est rencontré pour la première fois. On a combattu ensemble pour échapper à la Marine sur une île. À cette époque je débutais, j'étais jeune et assez impulsif. Je m'attaquais à tous les Marines que je croisais.
- Pourquoi ?
- Parce que je hais la Marine. »
Point de vue Niyal :
A ces mots, sa mâchoire se serre mais il continue :
« Ils sont responsables de la moitié des problèmes de ma vie, dit-il avec un rictus. »
Maintenant que j'y repense, tout à l'heure, il a dit qu'il avait « failli se rendre à la base Marine pour faire un massacre en croyant qu'ils étaient encore responsables » pourquoi ce encore ? Je ne connais pas grand-chose sur son passé mais je veux en savoir plus.
« Je peux te redemander pourquoi ?
- Hm. J'imagine que pour toi, je peux bien raconter ça, ricane-t-il. Je viens de la Ville Blanche qui se situe sur la mer de North Blue. C'était une ville magnifique et comme son nom l'indique, tout était blanc, les arbres, les pierres… Ce phénomène était dû à la présence de plomb dans le sol, les gens s'arrachaient les produits issus de notre ville car ils étaient d'une qualité et d'un blanc aussi pur que la neige. J'ai grandi là-bas avec mes parents médecins et ma petite sœur. Malheureusement, tous les habitants sont tombés malades à cause d'une intoxication au même plomb qui faisait la richesse et la fierté des habitants de la Ville Blanche. On appelait ça le Saturnisme et à l'époque, personne ne savait comment le guérir. Le gouvernement a décidé de raser la ville en faisant croire que la maladie était contagieuse mais en réalité, ils voulaient simplement s'approprier les trésors de la ville. La Marine a donc exterminé tout le monde y compris mes parents et ma sœur avant d'accomplir leur mission. J'ai réussi à m'échapper en me cachant dans un tas de cadavres. »
Sa voix d'habitude posée et calme, tremble légèrement, laissant paraître des sentiments de toutes sortes que je ne discerne que trop bien.
« Qu'as-tu fait après ? demandais-je.
- Eh bien, j'avais perdu le goût de vivre. Je me battais dès que je le pouvais contre tout le monde et contre cette vie qui m'avait tout pris. Je pensais que de toute façon la maladie allait m'emporter. Je suis arrivée dans une ville dirigée par un grand pirate qu'on disait redoutable. Il s'appelait Doflamingo. Je suis allé le trouver, voulant profiter du temps qu'il me restait à vivre pour tout détruire. C'est là que j'ai rencontré son frère, Corazon. Il a été le seul à vouloir me sauver, il n'a jamais abandonné. La maladie me consumait mais pendant un an, il a continué à faire tous les hôpitaux pour trouver un docteur qui me soignerait. Malheureusement, chaque fois c'était la même rengaine, « On ne veut pas du saturnisme ici ! Allez-vous-en ! ».
- Comment as-tu guéri alors ?
- Corazon était un marine infiltré dans la bande de pirate de son frère pour les surveiller et les arrêter s'ils allaient trop loin. Grâce à son poste, il a entendu dire que la Marine allait transporter un fruit du démon puissant, l'Ope Ope No Mi.
- C'est ton fruit.
- Oui. Un fruit qui donne accès à des pouvoirs permettant des chirurgies plus poussées que n'importe quel génie de la médecine pourrait l'imaginer. Cora s'est donc mit en tête de me le faire manger. Il est parti le voler pour moi, trahissant ainsi la marine mais aussi Doflamingo qui comptait s'en emparer également. Ce dernier a découvert toute la vérité le soir même et est parti à la recherche de Corazon… »
Il s'arrête un instant, inspirant et soufflant en regardant au loin.
« Cora était déjà blessé et ne voulait pas s'enfuir avec moi mais j'ai refusé de le laisser seul alors, juste avant que Doflamingo arrive, il m'a enfermé dans une caisse avec le fruit pour m'empêcher de subir le même sort que lui. On savait tous les deux ce qui l'attendait mais je ne pouvais pas sortir, je n'ai rien pu faire. Son frère l'a trouvé et tué de sang-froid. J'étais complètement choqué, je suis resté plusieurs heures dans cette caisse, rigole-t-il nerveusement. Quand j'ai réussi à sortir, j'ai trouvé le corps sans vie de mon ami, gisant dans la neige teintée de rouge. J'ai mangé le fruit et me suis guéris avec les compétences en médecine que je possédais déjà. Après tout ça j'ai pris la mer, cherchant un moyen d'arrêter Doflamingo comme Cora le voulait. Et puis, me voilà ici. »
Un silence s'installe et je l'enlace sans réfléchir en essayant de le réconforter.
« Si on croise Doflamingo, je t'aiderais à le tuer ! Promis ! »
Point de vue Trafalgar :
Il lui suffit de m'enlacer pour faire disparaître mes angoisses et mes peurs. Si seulement j'avais pu te rencontrer plus tôt… Je la prends dans mes bras à mon tour, souhaitant faire durer ce bien-être.
« Voilà, je ne peux vraiment plus te laisser partir maintenant, déclarais-je.
- Hein ?
- Tu es la seule à savoir tout ça. Maintenant que tu connais mon passé, je ne te laisserais plus partir. »
J'ai de nouveau envie de jouer … Cette gamine me redonne l'envie de profiter de la vie.
« Trafalgar ! Tu vas m'étouffer ! crie-t-elle.
- C'est peut-être ce que je devrais faire pour que tu ne parles de ça à personne, souriais-je.
- Non ! Je promets que je ne dirais rien !
- Tu m'as déjà promis de m'aider à tuer Doflamingo. Pourras-tu vraiment tenir tes promesses ? »
Elle arrête de se débattre et pose son front sur mon torse pour dire timidement à voix basse :
« Si c'est pour toi, je les tiendrai. »
Je passe mes mains dans sa tignasse une dernière fois et lâche ma prise.
Point de vue Niyal :
Mon capitaine me laisse quitter ses bras et me propose :
« Bon ! Que dirais-tu de faire un tour en ville ?
- Encore ?
- On peut aller chercher Bino et… visiter par la même occasion, dit-il en détournant les yeux pour cacher son embarras.
- Ok ! Allons-y ! »
Je rigole, étonnée de voir que Trafalgar pouvait aussi se montrer si mignon.
Mignon ? Hm-hm…
[…]
Cette fois, je suis mon capitaine à la trace et calmement. Je bave intérieurement devant les pâtisseries et activités qui m'intéressent mais je m'arrête une fois de plus devant les coiffeuses. Trafalgar donne alors quelque chose à ses dames et me fait signe de venir m'asseoir.
« Bonjour Mademoiselle, qu'est-ce qu'on vous fait comme coiffure ? »
Trafalgar chuchote à l'oreille de la femme qui lui sourit en guise d'accord. Elle passe une brosse dans mes cheveux, me faisant grimacer en démêlant les nœuds et commence son travail. Mon capitaine s'amuse de voir ma tête ballotée à chaque fois qu'elle prend et tire une mèche de cheveux. Une dizaine de minutes plus tard, c'était terminé. L'artiste me montre son œuvre avec un miroir. Ma tignasse est tressée en deux nattes partant des deux côtés de ma tête qui se rejoignent pour en former une seule dans laquelle sont implantées des petites fleurs blanches.
« Waaaah c'est trop joli ! Et comme ça mes cheveux ne tombent pas devant mes yeux ! Qu'en penses-tu ?
- Parfaite, comme toujours, sourit-il. »
Je rougis et nous continuons à parcourir la ville avant de croiser le chemin de Jewy.
« Hey Jewy ! On est là !
- Oh te revoilà Nini ! Tes cheveux sont magnifiques comme ça ! Tourne-toi ?!
- C'est Trafalgar qui m'a offert ça, souriais-je tandis que ce dernier détournait la tête, gêné.
- Oooh, Law deviendrait sentimental ? rigole-t-elle.
- La ferme la gloutonne ! râle mon capitaine.
- 'Me parle pas comme ça toi ! réplique-t-elle. »
Et les voilà qui recommencent. Une enfant s'arrête en face de moi pour me fixer, un cône bizarre à la main. Elle lèche la boule qui se trouve au sommet du cornet et je commence à saliver. Je tire sur la manche de mon capitaine.
« Trafalgar, je veux goûter ça … S'il te plait … »
Il souffle et Jewelry lance :
« Jewy : T'inquiètes je vais aller te chercher une glace moi puisque Monsieur ne veut pas !
Trafalgar : C'est à moi de la nourrir. Occupe-toi plutôt de ton équipage.
Jewy : Je suis sûr que je m'occupe mieux de mes hommes que toi !
Trafalgar : Bien sûr, 'rêve. »
Et ils partent en direction du marchand de glace en jouant des coudes. J'entends soudain un brouhaha un tout petit peu plus loin. J'arrive à me faufiler parmi la foule qui entoure l'action. Cinq marines se tiennent devant un vieux monsieur à terre. D'après les spectateurs, le vieil homme aurait volé de la nourriture. C'est peut-être un habitant du village isolé ? Vu ses habits usés, ça ne m'étonnerais pas.
Un homme aux cheveux rouges en pétard se tient entre le voleur et les soldats. Ces derniers complotent avant de lancer l'assaut sur le rouquin. Il ne va pas s'en sortir tout seul contre cinq et s'ils se battent, ils risquent de toucher le grand-père ! Je me jette dans l'action pour protéger le vieux mais je n'en ai finalement pas besoin. Le gars aux cheveux rouges vient, je ne sais comment, d'attirer toutes les armes des soldats à lui pour leur renvoyer. Les marines sont à terre en deux secondes. Incroyable ! C'est comme un aimant ! J'aide le vieillard à se lever et il commence à partir lentement. Je m'adresse à l'homme :
« Hey c'est gentil de l'avoir aidé, en plus t'es super fort !
- Hein ? Qui t'as dit que je voulais l'aider ? J'ai juste vu de la baston. D'ailleurs… »
Le rouquin plisse ses yeux rouges foncés entourés d'une bordure noire et ses lèvres rouges s'étirent pour dévoiler ses dents dans un sourire diaboliquement effrayant. Des lunettes de soudure sur le front, il est grand et ne porte en plus de son pantalon kaki qu'un long manteau bordeaux sur les épaules qui laisse apparaître ses abdos musclés. Il pointe sa main aux ongles vernis de rouge carmin, vers le grand-père. Je vois alors une épée se lever pour foncer en direction de sa cible. Je détourne la lame avec un coup de vent et elle vient se planter en terre.
« Nan mais ça n'va pas ?! Tu comptais faire quoi là ?!
- Le tuer.
- Mais pourquoi ?! C'est n'importe quoi, tu viens de le sauver !
- Oui même si ce n'était pas mon but. Et pour une fois que j'ai fait quelque chose de bien, on ne m'a pas remercié. Donc je vais le tuer, dit-il en haussant les épaules.
- Non ! Je te l'interdis ! criais-je.
- Alors je te tuerais aussi. »
Toutes les armes se remettent à voler dans ma direction. Il y en a trop, je vais mourir transpercée !
« Niyal, tu avais dit que tu ne bougerais pas ! grogne Trafalgar en me tendant une glace d'une main après avoir dévié les armes avec son katana de l'autre.
Jewy : Tiens, on ne savait pas quel parfum tu aimais. J'suis sûr qu'tu préfères la vanille mais Trafalgar m'a assuré qu'tu préfères le chocolat. Alors, dis-lui que j'ai raison ! râle Jewy en me tendant une autre glace de couleur différente.
Niyal : Euh … En fait, Trafalgar a raison… J'adore le chocolat, avouais-je gênée.
Jewy : Tant pis pour toi j'garde ma vanille alors ! rigole-t-elle, contente de s'être trompée. »
J'attrape la glace que me tend Trafalgar alors qu'il se retourne avec un regard noir vers mon agresseur.
« Tiens, salut Trafalgar, dit l'homme étonné tout en gardant son sourire pervers.
Trafalgar : Kid. Que faisais-tu avant qu'on arrive ?
Kid : Je m'amusais mais cette jeune fille s'est mise sur mon chemin. Tu la connais ?
Trafalgar : Elle fait partie de mon équipage.
Kid : Hm, tu as l'air de lui porter un grand intérêt… Ça m'intrigue.
Trafalgar : Tu touches à un de ses cheveux et tu meurs.
Jewy : Ouais, je confirme Kid.
Kid : Toi la gloutonne dévergondée on ne t'a pas sonné.
Jewy : Répète pour voir ?! »
Je ne comprends plus rien, ils ont tous les trois l'air de se connaître. L'un d'eux veux me tuer alors que les deux autres viennent de me sauver la vie. Je lèche ma glace et regarde les trois énergumènes se donner en spectacle. Toute la foule est suspendue au duel verbal qui a lieu au centre de la place.
« Kid : Tu parles toujours aussi mal MONSIEUR Jewelry.
Jewy : J'suis une fille, abruti !
Trafalgar : Fermez-là, vous êtes tous les deux des abrutis.
Kid : Ne me cherche pas Trafalgar.
Jewy : Ouais m'cherche pas non plus !
Trafalgar : Pff, souffle-t-il en leur faisant un doigt d'honneur sans prendre la peine de les regarder.
Kid : Tu le prends comme ça ? »
Le rouquin attire toutes les armes autour de son bras pour se créer un poing en métal, Trafalgar commence à créer une Room dans le creux de sa main et Jewy mange sa glace. Tous les trois prêts à combattre, ils se préparent mentalement avant d'être interrompus par une troupe entière de soldats qui nous entourent. L'un d'eux a un grand manteau blanc différent des autres. Il prend la parole :
« Jewelry Bonney, originaire de South Blue, capitaine des pirates de Bonney avec une prime de 140 millions de berry.
Jewy : Laissez-moi finir ma glace.
- Eustass Kid, originaire de South Blue, capitaine des pirates de Kidd avec une prime de 470 millions de berry.
Kid : Dégagez, vous dérangez.
- Trafalgar Law, originaire de North Blue, capitaine des pirates du Heart avec une prime de 500 millions de berry.
Trafalgar : Hm ?
- Vous faites tous les trois parties des onze pirates de la Pire Génération. Vous êtes en état d'arrestation !
Jewy, Kid, Trafalgar : Ben voyons. »
D'un geste de la main, Jewy transforme la moitié des soldats en enfants, Trafalgar les coupe en deux, les laissant ainsi flotter dans les airs et paniquer et Kid s'amuse quant à lui à voler les armes des marines restants pour les assommer avec.
« Jewy : On ne vous a jamais appris…
Kid : …qu'interrompre les gens…
Trafalgar : …c'est mal poli. »
Ils ont réussis à abattre tout un groupe à seulement trois !? Ils me font légèrement flipper !
« Trafalgar : Bon, il se fait tard. Niyal, retournons au bateau, j'ai fini de jouer.
Jewy : Pff, on va chercher ton riz et on arrive. Oubli pas mon gâteau.
Kid : Vous organisez une fête sans moi ? C'est pas très gentil ça. Ok je viens, n'insistez pas.
Niyal : On ne t'a pas invité.
Kid : T'es qui au juste toi ?
Niyal : Ça ne te regarde pas.
Trafalgar : Laisse-le venir Niyal, il sera sage. N'est-ce pas Kid ?
Kid : Hm, si tu le dis, sourit le rouquin. »
