Disclaimer : Magnificent Century Kösem est l'oeuvre de Yılmaz Şahin .

Résumé : Après leur bagarre, Osman regrette son geste. Même si les mots de Mehmed lui ont fait mal car ils ne reflètent que la vérité, il n'aurait jamais dû lever la main sur lui. [Magnificent Century : Kösem – Siblings' May]

Note de l'auteur : Cet écrit a été réalisé dans le cadre du challenge mensuel du Siblings' May 2022, crée par DramaNantha, un challenge pour mettre à l'honneur les fratries.

Jour 19 : Bagarre

Liste des dettes du Discord « Défis Galactiques » : 50 nuances de personnages historiques (47/50) + Osman II

Ce geste que je regrette déjà

Osman regrette déjà la main levée sur Mehmed. Les mots de son demi-frère étaient horribles et il en sent encore la marque au fer rouge au plus profond de son âme, des mots qu'il pense mais relègue dans un coin de sa tête pour ne pas trop y songer.

Kösem n'est pas sa mère.

Même s'il le souhaite très fort.

Même s'il l'aime comme une mère et qu'elle l'adore comme un fils.

Même en priant Allah, rien ne changera le fait qu'il n'est pas né d'elle, qu'elle l'a pris sous son aile à la mort tragique de Mahfiruze, sa mère biologique, alors qu'il atteignait à peine sa première année de vie.

Mehmed souffre : il est toujours comparé à lui, souvent en sa défaveur, même si on ne tarit pas d'éloges sur ses propres qualités. Il se sent moins aimé que lui, alors que c'est lui, le fils né du ventre du grand amour de leur père.

Il a cédé à sa colère et leur mère a eu raison d'être déçue de son comportement : il aurait dû avoir la maturité de se retenir.

Il quitte ses appartements, se rend dans la chambre de Mehmed mais le croise dans le couloir. Dans les yeux de son cadet, une véritable haine qui lui fait mal : ses pupilles sont capables aussi de montrer le lien plus aimant qui les unit.

-Je tenais à te demander pardon, Mehmed. S'excuse-t-il. Je n'aurais pas dû lever la main sur toi. Je le regrette et m'excuse pour mon geste.

Le shezade le regarde de haut en bas, ne répond pas et s'en va, non sans un léger soupir de dédain.

Cela fait mal.

Mais Osman sait qu'il reviendra à de meilleurs sentiments et en attendant, c'est dit, c'est fait.

De loin, Kösem observe la scène, le cœur serré : elle sait pertinemment ce qu'elle a fait de mal. Si elle aime tous ses enfants de manière égale, elle a tendance à être un peu plus aimante encore, plus patiente, plus tolérante, quand il s'agit de son fils adoptif, car elle a toujours cette peur qu'il ne ressente sa différence : lui, sa mère est morte. Et si elle n'intervient pas, cela finira mal, très mal… Il va falloir qu'elle en parle à Ahmed. Elle ne supporterait pas de perdre ses deux fils, de sang comme de cœur.

FIN