Bien le bonjour !

J'espère que vous allez bien.

D'abord, mille mercis à tous ceux qui ont commenté les chapitres précédents, j'ai un milliard de retard dans mes réponses, mais ça arrivera promis, sachez en tout cas que vous illuminez à chaque fois mes journées !

Cet OS vient encore des nuits du Fof, il a été écrit sur le thème "Résister". J'ai eu la chanson de France Gall en tête tout le long et franchement j'étais obligé d'écrire là-dessus tant l'idée m'est venue naturellement.

Je ne suis pas 100% satisfaite (je sais, je me vends très bien), mais du coup j'espère vraiment que ça vous plaira !


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Danse pour les milliers de cœurs qui ont droit au bonheur

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Il y avait des matins où Adrien laissait son réveil sonner pendant deux minutes de plus que d'habitude. Il se retournait en grognant dans son lit, cherchant à profiter le plus longtemps possible de la chaleur de son lit. Ces matins-là, c'était Plagg qui le forçait à se lever, insistant pour avoir sa part de camembert matinale. Ces jours-là l'adolescent râlait beaucoup moins que d'habitude en nourrissant son kwami, pas parce qu'il le trouvait moins énervant que d'habitude mais juste parce qu'il n'avait pas le courage de protester. A quoi bon ?

Parfois quand Nathalie venait lui apprendre qu'il allait encore manger tout seul, il avait envie de tout envoyer valser. Pendant une seconde. Ensuite il se disait que ça ne valait pas le coup. Avec un haussement d'épaules désabusé, il mangeait alors du bout des lèvres, avant d'aller en cours. La plupart du temps il aimait bien apprendre, que ce soient les cours du collège, le chinois ou même l'escrime. Il décrochait tout de même certaines fois, laissant son esprit s'envoler pendant plusieurs minutes et peinant à reprendre contact avec la réalité, se faisant parfois disputer par son professeur d'escrime parce qu'il avait raté une passe extrêmement facile.

Il faisait semblant de s'en moquer, mais certaines fois cela le blessait et l'énervait vraiment que Ladybug lui reproche autant sa légèreté. Il adorait être Chat Noir et ce sentiment de liberté qui l'accompagnait… Même s'il lui arrivait quelques fois, en voyant apparaître un akumatisé, de pousser un long soupir et de se demander s'il cela valait vraiment la peine.

La plupart du temps Adrien donnait le meilleur de lui-même et s'appliquait incroyablement dans tout ce qu'il faisait.

Mais certaines fois, il avait juste envie qu'on arrête d'attendre de lui qu'il soit parfait. Il avait envie de tout envoyer promener et de tous leur hurler au visage qu'il n'était qu'un adolescent, qu'il n'était pas une machine et qu'il en avait assez qu'ils projettent sur lui toutes leurs envies et leurs espoirs.

Dans ces instants de déprime où il remettait en question sa vie entière, il trouvait un soutien inattendu en Plagg. Parce que le kwami était énervant, plutôt égoïste, incroyablement irresponsable et tout cela sans aucune honte. Et malgré ses airs distants et nonchalants, il était très attaché à Adrien… et relativement impliqué dans sa fonction de kwami. Il prenait le temps de lui raconter toutes les histoires de ses maladresses et mésaventures, insistant fortement sur le fait que malgré tout ça, il était resté lié au miraculous de Chat Noir. Il évoquait aussi les quelques défauts sur lesquels il avait accepté de faire des efforts, comme par exemple ne plus utiliser son cataclysme seul. Les jours où son porteurs était vraiment très déprimé, il acceptait même de lui donner un peu de son camembert pour le réconforter. La conclusion était toujours similaire, Adrien était le meilleur Chat Noir qu'il ait connu, il était de plus un très bon ami, un fils extrêmement obéissant et un des meilleurs élèves dans tous ses cours et franchement, il avait raison de ne pas se laisser marcher sur les pieds par le monde entier.

Son entourage ne comprenait pas toujours la tempête qui pouvait leur tomber dessus en conséquence.

« Père, Nino fête son anniversaire demain soir. Il nous invite tous à manger dans un restaurant qui fait aussi karaoké. J'aimerais beaucoup y aller.

- Je ne sais pas pourquoi tu poses la question Adrien. La réponse est évidemment non.

- Père, tous mes devoirs sont faits, j'ai même de l'avance, j'ai eu des très bon résultats en escrime dernièrement, je n'ai aucun shooting photo prévu ce week-end et mon garde du corps sera là pendant toute la soirée.

- Ça ne change rien Adrien, la réponse est non.

- Vous refusez tout comme d'habitude, mais pas une seule fois vous ne m'avez donné de raison valable ! Je supporte beaucoup de choses, je fais tout pour me plier à vos désirs et je ne crois pas donner beaucoup de raison de vous plaindre de mon comportement ou de mes résultats. Je refuse une fois de plus de m'aplatir ! Vous dirigez ma vie sans me laisser de liberté, sans me demander ce que je veux et quels sont mes rêves ! Je vous demande pour une fois de réellement réfléchir à ma demande, tout en vous rappelant, sans vouloir faire de menaces, qu'un jour je pourrais peut-être décider de m'en aller et de vivre ma vie comme je l'entends ! »

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« J'en reviens toujours pas que ton père t'ait laissé venir ! C'est méga-top, tellement le meilleur cadeau qu'on pouvait me faire pour mon anniversaire.

– Crois-moi, j'en suis le plus étonné ! Disons que je me suis un peu énervé, mais honnêtement, je m'attendais à être cloitré chez moi pendant des semaines.

- Nino, Adrien, venez chanter avec nous au lieu de rester dans votre coin, cria Alya. Aidez-nous à choisir la prochaine chanson. Marinette veut chanter « S'il suffisait qu'on s'aime » de Céline Dion.

- Non mais après je ne veux pas imposer mes choix, enfin je veux dire si Adrien préfère autre chose, marmonna à grand peine la brunette.

- Bref, reprit Alya. Et moi je voulais « Résiste » de France Gall. »

Nino éclata de rire en entendant les propositions.

« Moi franchement, mon choix est fait ! Adrien, Résiste cette chanson est parfaite, on aurait pu croire qu'elle est écrite pour toi.

– C'est vrai, sur certains points. Mais tu sais quoi, je n'ai pas envie de penser à ça ce soir, alors je veux bien du Céline Dion, mais plus dansant que ça ! Marinette, c'est parti, j'irais où tu iras ! »

Et lorsque la musique démarra tout de suite après, le jeune homme attrapa la main de son amie, toute rougissante, pour l'entraîner dans un rock totalement improvisé. Ils en oublièrent presque le karaoké avant que Nino et Alya hilares ne les rejoignent, chantant à tue-tête. Pendant qu'il dansait ainsi, comme si demain il n'avait plus de jambes, tout en hurlant plus qu'il ne chantait les paroles, il savait que de la poche de sa veste, Plagg souriait. Bien sûr qu'il allait râler qu'ils avaient fait trop de bruits et qu'il détestait quand Adrien dansait. Mais il savait aussi que son kwami était content que son porteur suive ses conseils. Il avait parfaitement raison, parfois, cela a vraiment du bon de prouver qu'on existe.


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Coeur sur vous, et prenez soin de vous !

Et dansez dans votre salon, à vous en faire mal au pied, de temps en temps !