2. La mare aux souvenirs
Le soleil venait de passer la colline. Gandalf était sur son cheval blanc. Lyana, qui avait abandonné sa robe pour le pantalon foncé, les bottes et sa tunique orange, montait son cheval roux. Les nains avaient enfourché leurs poneys. Tous étaient prêts.
Thorin salua Thranduil qui quittait Erebor avec sa garde.
A peine Dale passé, Thranduil demanda à Tauriel de suivre l'équipée jusqu'à la colline Tortue.
- Mais qu'attendez-vous de moi ? Que je les suive simplement ?
- Que tu les suives et que tu veilles sur la vie de la princesse comme si c'était ma vie, comme si c'était ta propre vie. Reste discrète. Ils ne doivent pas avoir connaissance de ta présence.
- Bien. Comme vous voudrez.
- Veille sur elle. C'est tout ce que je te demande.
Elrond regarda Tauriel s'éloigner.
- Mes desseins sont bons. précisa Thranduil.
- Je l'espère... Je l'espère. répéta Elrond.
Cela faisait des heures et des heures que l'équipée progressait dans le plus grand silence. Ils avaient traversé la Forêt Verte tout au Nord en suivant le chemin des elfes.
Bombur en avait profité pour remplir deux sacs de toile de coques argentées qu'il avait récupérées sur les mallorns, ces arbres majestueux aux fleurs dorées et en grappe qui bordaient le sentier. Bofur s'était étonné de cette cueillette mais le nain joufflu se montrait de plus en plus audacieux dans ses recettes et ces étranges fruits étaient une occasion rêvée pour laisser libre cours à son imagination culinaire... Et ce n'étaient pas ses compagnons qui s'en plaindraient. Dernièrement, Bombur leur avait concocté des plats aussi inédits que délicieux : le piquant civet de lièvre aux feuilles séchées d'Athelas, la sucrée joue de bœuf de Comté au miel d'Alfirin...
Puis la compagnie laissa le mont Carroc à sa gauche. Un frisson parcourut les nains à la vue de ce promontoire rocheux. C'était là-haut que, quelques années plus tôt, ils avaient trouvé refuge après que Thorin fut blessé par l'orc pâle.
Ils passèrent les Monts Brumeux et s'engagèrent sur les landes d'Etten craignant d'y croiser des trolls coutumiers des lieux. D'y croiser à nouveau des trolls comme là aussi quelques années auparavant...
Au final, ils avaient emprunté depuis la sortie de la forêt verte le même chemin qu'en l'année 2941TA mais à l'envers. A l'époque, ils avaient quitté la douillette demeure de Bilbon Sacquet pour reconquérir Erebor aux griffes de Smaug. Et aujourd'hui, ils parcouraient la route en sens inverse pour remonter tout au Nord...
Les tristes souvenirs de la guerre et l'avenir incertain avaient mis du plomb dans l'aile à l'engouement général qui animait pourtant la communauté en début de voyage.
Le silence devenait pesant pour Balin qui s'intéressait au peuple d'Amalthée qui lui était encore inconnu la veille.
- Si vous nous parliez de vos sujets ?
- Et bien. On pourrait en dire bien des choses. Des humains intelligents, altruistes et cultivés. Nous avions réussi à bannir les réactions belliqueuses au profit de la communication et du consensus...
Thorin qui ouvrait la marche soupira et serra la mâchoire.
- Et qu'en était-il de la botanique et de la science ? s'enquit Oin.
- Vous êtes intéressé par ce sujet ?
- Je suis guérisseur... Un humble guérisseur somme toute. minimisa Oin.
Thorin soupira à nouveau et secoua la tête.
- Tout va bien, Thorin. N'oubliez pas : la cause est juste. dit Gandalf.
- Je doute que cette raison suffira à ne pas la bâillonner.
- Et bien... Nous avions un erbium complet en notre université, répertoriant l'intégralité des espèces végétales connues, de l'alfigin au seregon en passant par le mallorn ou le gratte-ciel...
- Un erbium complet ?...
Les yeux d'Oin brillaient et un sourire béat illumina son visage.
- Et comment étaient les femmes ? demanda Fili.
- Elles étaient tout sauf faciles. Elles étaient indépendantes, fortes, nombreuses, représentant un peu plus de la moitié de la population. Aussi cultivées et libres en droit et devoir que les hommes. C'est un sujet qui semble vous passionner...
- Cela le passionne beaucoup mais il pratique peu. plaisanta Dwalin.
Tous les nains se mirent à rire.
- C'est que les filles chez nous se font rares et que je sélectionne. C'est cela, être un bon chasseur.
- Un chasseur ?... Si vous prenez les filles pour des grues, ne soyez pas étonné de rentrer bredouille.
- Là, elle t'a remouché. nota Bombur.
Thorin esquissa un sourire que remarqua Gandalf.
- Vous voyez, elle peut même être spirituelle.
- Ils sont tous devant elle à.… s'extasier...
Gandalf leva les sourcils.
- Quoi ?
- S'extasier... Je ne pensais pas entendre un jour ce mot s'échapper de votre bouche, Thorin.
- Vous me trouvez si inculte. sourit-il.
Gandalf pouffa.
- Riez, riez, Gandalf. Vous rirez moins quand je l'aurai étranglée pour la faire taire.
L'équipée venait de traverser la rivière Fongrège par un pont de pierres grises érodées par les siècles. Dans le cours d'eau limpide, on pouvait apercevoir les poissons qui descendaient des montagnes de brumes vers la Bruinen.
Il n'était plus questions de forêts et de bois verts ni des montagnes calcaires et grises mais de vallées et de monts jaunis par l'herbe asséchée.
Thorin arrêta sa monture et leva le bras. Tout le monde se figea. Au-dessus de l'équipée, passèrent des rokhs. Bofur sauta en bas de son cheval, l'épée à la main.
- Il faut protéger les chevaux.
- Quoi ? grimaça Kili.
- Bah... S'ils mangent les chevaux, on aura l'air fin pour poursuivre la route comme des idiots à pied.
- Ils ne mangent pas les chevaux... dit Lyana qui, à son tour, descendit de sa monture.
- ... Ils ne dévorent que les humains... et peut-être les nains. Nous sommes assez semblables au final.
- Vraiment ? s'étonna Thorin qui, comme tous maintenant, avait posé pied à terre.
- Et bien, j'avais des idées préconçues. J'imaginais les nains... laids, sales, velus, idiots et violents...
- Rien que ça. nota Thorin.
- Eh, c'est vrai qu'on est velu ! corrigea Gloin.
- Et parfois sale, mais c'est que l'eau, ça mouille. nota Ori.
- Ne t'ai-je pas dit de te laver tous les matins. rouspéta Nori.
- Pour le moment, vous semblez propres... Et êtes velus de façon plutôt harmonieuse. souligna la princesse.
Les nains se redressèrent de fierté avant de se rendre compte qu'ils n'allaient pas tarder à se retrouver face aux manticores.
- Il faut attacher les chevaux. ordonna Thorin.
-Tu es certain ? demanda Bofur.
- Les manticores n'y toucheront pas. Si on ne les attache pas, ils fuiront de peur. Et on ne les retrouvera pas.
Un bruissement les mit en alerte. Six énormes manticores sortirent des buissons. Kili ravala sa salive. Et si les autres nains, Lyana et même Gandalf disaient ne pas en avoir fait autant, ils mentiraient.
Thorin se rendit compte que Lyana n'avait pas d'arme. Il lui lança un couteau.
- Ce sera toujours mieux que rien et restez derrière nous !
- Ne vous en faites pas pour moi !
Thorin secoua la tête.
- Ne vous en faites pas pour elle ! dit Gandalf.
Les manticores prirent leur élan et se lancèrent sur les nains. Agitant leurs armes devant eux, ils arrivaient à esquiver les attaques des monstres.
Fili à l'extrême droite eut un vertige et l'impression que le manticore qui se tenait devant lui avait le visage de Thorin. Il défaillit. Le manticore en profita pour se jeter sur lui mais Lyana qui était montée sur un rocher se jeta sur la bête, la plaqua au sol, l'agrippa par la peau du cou d'une main et lui arracha la tête de l'autre. Fili allongé au sol vit les yeux de la princesse colorés d'un rouge flamboyant. Elle jeta le corps du manticore d'un côté et la tête de l'autre. Les cinq manticores restants battirent en retraite en glapissant.
Lyana se redressa, les yeux revenus à leur couleur de braise. Elle souffla sur la mèche de cheveux qui lui battait le visage et frotta sa tunique souillée de terre.
L'équipée avait repris la route sans mot dire. Un certain malaise s'était installé.
- Gandalf, c'était quoi ça ? demanda Thorin qui avançait toujours en tête.
- Quoi ? siffla le mage.
- Une humaine ne peut pas faire cela. C'est impossible.
- Elle a, disons, quelques capacités surhumaines.
- Elle l'a complètement démonté. Je n'ai jamais vu ça. ajouta Balin qui les avait rejoints.
- Si elle s'attaque à nous... Certes nous sommes de valeureux guerriers... Mais ce n'était pas prévu. remarqua Dwalin qui suivait juste derrière.
- Elle ne s'attaquera pas à nous. Nous ne sommes pas ses ennemis. Et je vous rappelle qu'elle a sauvé la vie de Fili tout en sauvant les nôtres par la même occasion. Elle a agi ainsi car nous étions menacés. assura Gandalf.
- D'où lui viennent ces pouvoirs ? demanda Balin.
- Du mage noir. Il a pris possession d'une toute petite partie de son âme cette nuit-là. Une partie devenue froide, calculatrice, manipulatrice, cruelle...
- Quelqu'un ferait bien de prévenir Fili. Cela refroidirait peut-être ses ardeurs. dit Dwalin.
- ... Mais rien qui mérite que nous nous inquiétions.
- Si vous le dites, Gandalf. dit Thorin.
- Vivement que l'on atteigne la colline Tortue. ajouta Balin.
Sans s'en rendre compte, ils avaient grimpé une faible inclinaison et il fallait maintenant redescendre. Mais la plaine était totalement inondée.
- Cela va nous ralentir. nota Lyana.
- Quelles sont les options ? demanda Dori.
- Soit contourner par le Sud. C'est très long mais sans grand risque. Soit contourner par le Nord. C'est moins long mais il faudra traverser la Mare aux Souvenirs.
- C'est quoi la Mare aux Souvenirs ? demanda Bofur.
- On prend le chemin le plus court. décida Thorin sans attendre la réponse de Gandalf.
- En passant par le Nord, nous nous approchons de Carn Dûm... L'ancien royaume d'Angmar. nota Ori, avec une crainte non dissimulée.
- Vous êtes pressé de vous séparer de moi semble-t-il. sourit Lyana.
- Je suis surtout pressé de rentrer à Erebor.
Elle avait le don de l'agacer au plus haut point.
L'équipée prit donc le chemin vers la droite. Ils suivaient le flanc de la vallée inondée pour se présenter devant un bois sombre. La terre y était meuble. Et l'odeur d'humidité, prégnante.
- C'est quoi ça ? demanda Dwalin.
- La Mare aux Souvenirs. répondit Gandalf.
- C'est inquiétant, cette ambiance. nota Ori.
- Cette mare n'existe pas sur mes cartes... remarqua Balin qui retournait ses documents dans tous les sens.
- C'est la Mare qui crée cela. Restons sur nos gardes. Nous risquons d'être confrontés à notre pire ennemi. indiqua Gandalf.
- Je pensais que c'était déjà fait avec les manticores. dit Fili.
- Et non. Les manticores, ce n'était rien.
- Qui est notre pire ennemi ? demanda Thorin.
- Nous-mêmes... répondit Gandalf qui prit l'initiative de pénétrer dans le bois.
- ... Suivez-moi et restez éveillés.
- Restez éveillés ! Comment faire autrement ? Ce n'est pas ici qu'il me viendrait l'idée de faire un somme. grogna Gloin qui fermait la marche.
- La Mare a tous les pouvoirs. Elle confrontera chacun d'entre nous à ses peurs, regrets, remords, faiblesses. Elle révèlera notre vraie nature. ajouta Gandalf.
- Comment y échapper ? demanda Lyana.
- On n'y échappe pas.
Cela faisait des heures que l'équipée avançait au milieu des branches d'arbres morts. Les chevaux peinaient dans la glaise qui les embourbait jusqu'à mi-canon. Les vêtements étaient trempés de la moiteur ambiante. Les nains passaient leur temps à renifler.
Cette mare était sans fin. Le silence était parfois troublé par le bruissement des ailes de grands corbeaux qui, dérangés par le passage des cavaliers, préféraient quitter les lieux.
Bombur fut surpris de voir sa marche coupée par un énorme crapaud. Il était visqueux et jaunâtre. Ses yeux mauves et globuleux étaient constamment balayés par de grosses paupières vertes. Il était hideux.
Le nain rondouillard secoua la tête. Cela lui rappelait trop bien son enfance difficile. Ces "camarades" de classe peu sympathiques qui s'arrangeaient trop souvent à l'humilier ou plutôt le taquiner comme ils disaient si bien... Et cette fameuse fois où ils avaient dissimulé un crapaud dans son cartable...
Chacun était empreint de mélancolie, luttant pour ne pas fermer les yeux et sombrer dans le sommeil. En vain...
- Réveillez-vous ! On en est sorti ! cria Bombur.
En effet, le soleil brillait enfin. Les vêtements avaient séché. Les chevaux sur lesquels chacun se réveillait lentement broutaient le peu d'herbe verte qui dépassait du tapis blanc.
Lyana se retourna. Ils étaient à quelques pas de la fameuse Mare et le sol était couvert d'une fine couche de neige.
Chacun était engourdi, comme fatigué d'avoir fourni un effort physique exceptionnel. Les idées n'étaient pas claires. Chacun d'entre eux avait fait son expérience de la Mare aux Souvenirs.
Ils sortirent leurs vestes de leurs sacoches car il faisait froid...
Je pourrais vous conter chacun de leurs rêves à l'instant-même mais déjà un nouvel événement se préparait. Je ne manquerai pas d'y revenir dans la suite de ce récit. Car les actes et les choix de chacun d'entre eux seront à un moment où un autre conditionnés par ce qu'ils auront vécu dans la Mare aux Souvenirs.
Un événement se préparait donc.
Ils descendirent de cheval pour se dégourdir les jambes.
Mais ils sentirent le sol se dérober sous eux. La terre tremblait légèrement.
- Que se passe-t-il ? demanda Bombur.
- C'est un séisme, fréquent dans cette région. indiqua Lyana.
Déjà le phénomène avait cessé.
- Mais où sommes-nous ? demanda Fili.
- Tout au Nord, au bord de la baie de Forochel. dit Balin, les yeux rivés sur sa carte.
Il fallait reprendre la route vers le Sud.
Ils furent surpris par un battement d'aile. Tous les oiseaux quittaient les gratte-ciels. Les chevaux devinrent nerveux et se sauvèrent.
- Eh, regardez ! C'est amusant... nota Ori.
Le jeune nain, qui avait les bottes dans l'eau, observait le niveau de l'eau descendre à grande vitesse.
- Est-ce cela que l'on appelle les marées ? demanda Oin.
Lyana regarda au loin.
- Oh que non ! Il faut grimper.
- Grimper ? ... Mais où ? nota Thorin.
En effet, à perte de vue, s'étendait la plaine blanche.
- Les gratte-ciels ! Tous dans les arbres. cria Gandalf.
Chacun grimpa dans les gratte-ciels, les arbres les plus hauts de toute la Terre du Milieu.
Le vent se mit à souffler.
- Accrochez-vous ! Cela va décoiffer. hurla Lyana alors que l'on ne s'entendait déjà plus.
- C'est quoi, ce bruit assourdissant ? cria Balin.
- Les tonnes d'eau glaciale qui vont s'abattre sur nous.
- Et décoiffer quoi ? grogna Dwalin, le seul nain chauve de l'équipée.
Au loin, on devinait un mur de plusieurs mètres d'eau qui filait vers la côte.
Ils se cramponnèrent aux branches des gratte-ciels dans lesquels ils s'étaient réfugiés.
Ils étaient secoués comme des pruniers à la saison des récoltes.
Malgré leurs immenses et endurantes racines, les arbres cédèrent sous l'assaut de la vague. Et bientôt l'équipée fut entraînée dans les flots. Il fallait tenir la tête hors de l'eau, éviter les morceaux de bois qui risquaient d'embrocher ou assommer chacun d'elle.
La plaine allant en entonnoir vers l'intérieur des terres, ils restaient groupés mais d'autant plus brinqueballés par la puissante vague qui n'avait plus alors que quatre mètres de large pour s'infiltrer dans les terres.
Enfin le débit faiblit compte tenu du nivellement et ils réussirent à s'extirper des flots.
Thorin appela les autres. Et bientôt on récupéra tout le monde sain et sauf au comptage.
- Où se trouve-t-on ? demanda Bofur qui grelottait.
- On a dû parcourir un sacré chemin depuis la côte. répondit Balin qui sortit de sa sacoche une carte de papier qui hélas était en lambeaux.
Le soleil allait bientôt se coucher et l'air était très frais.
- La première chose à faire, c'est d'enlever nos vêtements. dit Lyana.
- Vous pensez vraiment que c'est le moment de badiner... Et on est quand même nombreux. lança Fili d'un sourire coquin.
- Enlever nos vêtements pour les faire sécher, bougre d'âne. Et pour votre gouverne, je ne fais pas dans ce genre de petite sauterie. On va attraper la mort si on reste avec ces vêtements trempés sur le dos avec la nuit glaciale qui nous attend.
- De quel genre de sauterie parle-t-elle ? demanda Kili.
- Je n'en sais rien. Peut-être parle-t-elle de cuisine. Cela doit être un plat typique chez les humains. Je lui demanderai la recette. J'ai des poêlons avec moi... Oh parbleu ! Mon cheval s'est enfui avec mes ustensiles ! grogna Bombur.
- Lyana a raison : Il faut faire sécher nos vêtements. Mais avant il faudrait trouver de quoi nous nourrir et nous abriter. Non ? corrigea Gandalf.
- Montons par là. Bofur, Bifur et Oin, allez chercher quelques victuailles !... Ce que vous trouverez compte tenu de la situation. Gloin et Dori, arrangez-vous pour faire des feux ! Kili, Fili, Dwalin, Balin, Nori, venez avec moi ! On va explorer le secteur pour vérifier que nous sommes en sécurité. Il y a peut-être des Lossoth. dit Thorin.
- Et moi, je fais quoi ? demanda Ori.
- Tu tiens compagnie à Bombur, Gandalf et... la princesse.
- Ils ne savent pas ce que veut dire une « sauterie ». souffla Lyana.
- Ce ne sont pas des humains, Lyana. Et vous ne vous en plaindrez pas, n'est-ce pas ? sourit Gandalf.
- Non, en effet. répondit Lyana qui s'éloigna pour explorer les lieux.
