3 : Henry et Cora.

#MillsSenior
à San Juan, Porto Rico

-Emma, tu es prête? On peut descendre? Demanda la brune en vérifiant son brushing dans le miroir. N'obtenant pas de réponse, elle se tourna pour voir sa personne assise au bout du lit, se mordillant l'intérieur de la joue. Emma?

La jeune femme sursauta en la regardant et tenta un sourire qui ressembla plus à une grimace. Elles étaient arrivées dans la nuit à Porto Rico, si tard que les parents de la brune dormaient, et elles étaient donc rentrer dans la maison, Regina les emmenant dans sa chambre pour aller se coucher. Maintenant elles étaient levées, habillées -Emma avait refusé de descendre en pyjama comme le voulait la brune au départ- et elles devaient descendre pour le petit déjeuner. Seulement ce fait avait l'air de rendre Emma de plus en plus paniquée.

-Oui..je...quoi? Tu as parlé? Interrogea la blonde.

-Mon amour, arrête. Tout va bien aller. Assura Regina en s'approchant pour se pencher légèrement sur elle, et prendre son visage en coupe. Mes parents t'adorent déjà. Tu es extraordinaire, tu as juste à être toi même et tout ira bien. Promit-elle en caressant sa joue. Je t'aime. Ajouta-t-elle en se penchant pour l'embrasser.

-Moi aussi. C'est pour ça que j'angoisse, je veux que ça se passe bien. Marmonna Emma, la tête en arrière se délectant de leur proximité.

-Tout ira bien. Maintenant on se lève et on y va. Décida la brune.

Emma bondit sur ses pieds, roula les épaules, et soupira avant de lier sa main à celle de la brune pour l'embrasser.

-On peut y aller. Accepta-t-elle.

Regina lui sourit et la tira pour quitter la chambre. Elles traversèrent le grand étage, et descendirent pour se rendre en cuisine où le couple de cinquantenaires se déplaçaient dans une chorégraphie bien huilée en préparant du café et du pain perdu avec une salade de fruits, la table ronde dans la pièce déjà dressée pour quatre.

-Bonjour. Salua joyeusement Regina entrant.

-Chérie! S'exclamèrent ses parents en se retournant.

La brune se détacha de sa personne pour s'avancer, venant vers ses parents pour les enlacer. Elle les serra tour à tour, recevant des dizaines de baisers, ses parents étaient doux et affectueux, ils l'avaient toujours été, elle avait eu une enfance comblée d'amour et de tendresse, et le fait qu'elle est trente et un an passé, ne changeait rien pour eux. Finalement la brune réussi à se sortir de leur étreinte et se tourna vers son amante.

-Papa, maman, je vous présente Emma, ma personne. Sourit fièrement la jeune femme en passant son bras autour de celui de la blonde pour la ramener contre elle, devant les autres.

-Enchantée. Fit la blonde, mal à l'aise en tendant la main.

Elle fut surprise par Henry qui s'approcha pour l'enlacer.

-On est tellement ravis de te rencontrer enfin. Sourit-il.

-Moi aussi, Regina m'a tellement parlé de vous. Sourit gentiment la blonde avant de passer un bras autour de son amante qui s'était pressée contre elle, tenant ses hanches. Et ça sent délicieusement bon.

-Pain perdu et cannelle, nos filles adorent. Précisa Cora, recevant l'approbation de la brune. Allez venez vous asseoir. Proposa-t-elle en montrant la table ronde.

Les deux femmes prirent place, côte à côte, et furent servies comme des princesses. Emma fut surprise de ce fait ce qui fit rire son amante. Le pain perdu fini, le couple vint s'asseoir avec eux, s'intéressant aux deux femmes, demandant si elles avaient bien dormi et voyagé, et parlèrent ensuite de la vie, du travail de la blonde, et de Regina. Alors qu'ils avaient le ventre presque plein, et savouraient leurs cafés, Emma osa.

-Gina, m'a dit que vous vous étiez rencontrés à douze ans, comment c'est possible? Pourrais je avoir l'histoire? Sourit-elle doucement.

-J'adore cette histoire, racontez nous. Encouragea la brune.

-Alors ma chérie, on raconte? Proposa Henry.

Cora près de lui sourit, et accepta, se lançant dans l'histoire.

43 ans plus tôt : Collège

La journée de rentrée des classes des cinquièmes se terminait et les professeurs étaient en effervescence autour d'eux, essayant de tout bien organisé depuis le matin. Les parents devant l'école attendaient de récupérer leurs enfants, et les cars scolaires étaient là pour ramener les enfants. Cora, du haut de ses douze ans, sac sur les épaules, dans une robe et des petites chaussures était avec sa meilleure amie devant l'école, quand celle ci repéra ses parents et la laissa pour rentrer. Cora soupira et se tourna, elle elle rentrait en bus. Il fit un pas en avant et se retrouva percutée par quelqu'un et perdit l'équilibre tombant sur ses fesses.

-Oh merde. Je suis désolé. Fit la voix fluette d'un garçon.

Cora grimaça, elle ne s'était pas fait mal, mais il y avait une douleur étrange dans sa poitrine. Elle tourna les yeux vers le garçon brun de son âge en face d'elle, qui avait des yeux noisettes morts d'inquiétude et de honte, qui lui tendait la main pour l'aider. Elle hésita mais la prit, et il la tira pour qu'elle se remette sur pieds. Face à face ils se fixèrent et sentirent un lien entre eux, un quelque chose qu'ils ne comprenaient pas.

-Tu..Tu vas bien? Demanda le garçon hésitant.

-Je crois. Je...Elle hésita et soupira. Je m'appelle Cora.

-Et moi Henry. Sourit le brun. Je suis en cinquième deux et toi?

-Cinquième un, mais on a des cours ensemble je crois. Du coup on se reverra. Remarqua la jeune fille. Mais je dois prendre mon bus là.

-Je le prends aussi. C'est pour ça que je courrais, je voulais y arriver rapidement. Informa Henry avec un sourire. On le prend ensemble?

Cora hocha doucement la tête et ils partirent s'installer. Elle n'était pas très douée pour se faire des amis, elle était arrivée en milieu d'année de sixième, et elle avait mit du temps à se faire une amie. Mais là, avec Henry c'était tellement simple, ils se parlaient et se regardaient sans gêne, c'était facile, et Cora aimait ça. C'était si simple et doux. Ils discutèrent tout le trajet, et finalement à son arrêt elle descendit, laissant Henry qui avait un arrêt de plus. Elle rentra chez elle, se prit un fruit pour le goûter et alla faire ses devoirs. À l'heure du dîner, ses parents l'appelèrent et elle descendit dans son pantalon de pyjama et son débardeur. Quand ses parents s'installèrent à table face à elle, prêts à lui demander comment était sa rentrée, ils se stoppèrent leurs yeux s'écarquillant.

-Co..Cora..ta..ta pierre est..Bégaya sa mère.

Elle baissa son regard sur sa poitrine et vit que sa pierre autrefois terne et éteinte, était blanche et brillait légèrement. Elle comprit à cet instant que la chaleur qu'elle sentait dans son corps depuis la fin des cours était dû à cette pierre brillante dans sa poitrine.

-Comment est ce arrivé? Demanda son père, tout aussi ébahi que sa femme.

-Je..Je sais pas. J'ai pas fais attention. Reconnu Cora.

-C'est arrivé quand? Essaya de nouveau sa mère.

-Ce soir je crois. Après les cours. La jeune fille se mordilla la lèvre, hésitant. J'allais prendre le bus, et un garçon m'est rentré dedans, il m'a aidé à me relever et je me sentais toute bizarre. Bien, mais bizarre. C'est peut-être à ce moment là que c'est arrivé. Marmonna-t-elle. Mais Henry est super gentil, et drôle et intelligent je crois.

-On veut bien te croire, mais...Son père hésita, jettant un oeil à sa femme. Mais chérie, tu sais ce que ça veut dire?

-Oui, je crois, c'est un truc de destin c'est ça? Demanda Cora en se mettant à manger.

-Ce Henry, si c'est bien lui, est ta destinée. Il est l'amour de ta vie. Il doit avoir sa pierre blanche aussi, et demande lui mais il doit être né le même jour que toi. Normalement on rencontre sa personne bien plus tard, mais apparement c'est arrivé plus tôt pour toi.

-Mais ça veut dire quoi? Je dois faire quoi? Questionna Cora.

-Ce que tu veux. Vous finirez surement vos jours ensemble, mais pour le moment il peut être que ton ami. Proposa son père.

-Mais tu vas quand même nous donner son nom, et on va parler avec ses parents. On doit voir ça avec eux puisque vous êtes des enfants et sous notre responsabilité, et que cela arrive vraiment tôt. Remarqua sa mère.

43 ans plus tard : Cuisine des Mills

-Ils étaient terrorisés que tu sois un mauvais garçon. S'amusa Cora, en regardant son mari.

-C'était toi la mauvaise fille, j'ai toujours été exemplaire. Rétorqua Henry avec un sourire amusé.

-Mais bien sur mon chéri, si tu y crois. Sourit la femme en se levant pour venir embrasser ses lèvres avant d'aller chercher la cafetière.

-Et vous Henry, vos parents ont eu peur aussi? Demanda la blonde.

-Oh oui. Gloussa l'homme. Seulement moi mes parents l'ont appris quelques jours plus tard, quand ceux de Cora sont venu frappés à la porte au milieu d'un samedi, avec elle, pour dire à mes parents qu'ils devaient parlé parce que leurs enfants étaient liés pour toujours.

-J'étais tellement gênée. Soupira Cora, en roulant des yeux, revenant s'asseoir.

-Tu était magnifique quand même. Sourit son mari.

La femme pouffa, ils avaient cinquante cinq ans mais son mari la faisait toujours se sentir comme une adolescente amoureuse, même après trente sept ans de mariage et deux filles.

-J'aurais une question, reprit Emma passionnée, parce que je suis curieuse, mais c'est personnel alors je-

-Dis nous. Proposa Henry.

-Et bien je me demandais..Enfin j'ai rencontré Gina à trente et un an, et je suis tombée amoureuse tout de suite. Commença Emma, faisant sourire les Mills, la brune liant sa main à la sienne. Mais vous vous aviez douze ans, alors comment vous vous êtes sentis? Remarqua-t-elle.

-Oh et bien c'était un peu compliqué pour ma part. Je me sentais attirée par Henry, j'avais tout le temps envie d'être avec lui, de lui parler, mais j'étais trop jeune pour imaginer sortir avec un garçon, alors j'étais partagée. Reconnu Cora.

-Moi j'étais amoureux déjà. Gloussa Henry. Mais je le sentais qu'elle était perdue, alors j'ai été un gentleman. On passait notre temps ensemble, on s'envoyait des messages tout le temps, on se faisait des sorties ensemble, on révisait nos cours à deux.

-C'était mon meilleur ami. Sourit Cora en regardant tendrement l'homme. Jusqu'à nos quinze ans.

40 ans plus tôt : Jardins des Miller (Cora)

Les deux adolescents étaient allongé sur les chaises longues au soleil, près de la piscine. Ils avaient travaillés toute la matinée, puis déjeuné avec les parents qui étaient partis ensuite pour un rendez vous, les laissant à la maison. Ils avaient enfilés leur maillots avant d'aller plonger dans la piscine et étaient maintenant sur les chaises, Henry en tailleur, laissant son regard dérivé sur sa meilleure amie dont il était complètement fou amoureux. Cora était allongée en maillot deux pièces rouge, prenant le soleil.

-Tu as fini la dissertation qu'on doit faire pour mardi? Demanda la jeune fille les yeux fermés. Mais elle n'eut pas de réponse, alors elle ouvrit les yeux pour le regarder et le trouva en train de fixer sa pierre dans sa poitrine. Henry? Henry! Appela-t-elle.

-Quoi? Je..Pardon? Marmonna le jeune garçon en rougissant.

-À quoi tu pensais? Demanda Cora, plissant les yeux vers lui comme si elle essayait de lire en lui.

-Je..Il se racla la gorge. Je me disais que ta pierre était vraiment aussi blanche que la mienne, et que j'avais de la chance parce que j'étais fou amoureux de ma personne et qu'elle est fantastique. Admit-il, en lui souriant doucement.

-Henry...Murmura la jeune fille en se redressant pour s'asseoir sur le bord de la chaise face à elle. Je ne sais pas quoi dire, je..

-Je sais que tu n'es pas prête à ce qu'on sorte ensemble, et ça me va tant qu'on passe du temps ensemble. Et je veux surtout pas que tu te sentes pressée ou mal à l'aise avec moi, avec l'idée de nous. Je veux que tu saches que je suis amoureux de toi, et que le jour où tu seras prête, dis le moi et je serais là. Assura Henry, avec un tendre sourire.

Cora sourit tendrement et se leva lentement. Elle était amoureuse d'Henry aussi, elle avait mit du temps à le comprendre, mais elle le savait maintenant, ils étaient des gamins mais elle était amoureuse de lui. Hésitant un peu, par peur de mal faire, n'ayant jamais embrassé personne, elle se pencha et pressa un baiser contre ses lèvres. Doucement, lentement, de manière délicate et exploratoire. Henry l'embrassa en retour, de la même manière, posant le bout de ses doigts sur sa joue. Et puis les lèvres se lâchèrent et ils se sourirent.

-Je suis prête. Sourit Cora.

-Et je suis là. Sourit Henry.

La jeune fille s'assit sur ses jambes, enlaçant son cou pour presser un second baiser sur ses lèvres. C'était naturel, ça lui faisait un bien fou, une chaleur envahissait son coeur et sa poitrine, et quand ils détachèrent de nouveau leur lèvres ils réalisèrent que les pierres blanches brillaient et ils partagèrent un sourire.

2 ans plus tard : Chambre de Cora

La musique résonnait dans le jardin, mais la jeune Miller c'était échappée dans sa chambre pour avoir un peu de calme. Henry était en retard à sa soirée de fin d'année. Il n'était toujours pas arrivé alors que tout les autres étaient là, et elle n'avait aucune nouvelle. Elle était entre inquiétude et colère. Il avait promis de venir, il avait promit d'être près d'elle ce soir, ça faisait trois ans qu'ils étaient réellement ensemble et amoureux, et tout allait à merveille. Mais ce soir Henry n'était pas là, et sans lui la fête n'avait aucun intérêt à ses yeux. Elle sursauta en entendant des coups à sa porte.

-Non! S'exclama-t-elle.

Mais la porte s'ouvrit, la faisant un peu plus enrager, et elle releva la tête, prête à envoyer bouler celui qui osait entrer dans sa chambre. Mais elle fut stoppée quand elle vit Henry passer la tête.

-Je peux? Demanda-t-il.

-Henry! S'exclama-t-elle en se levant alors qu'il entrait. Mais où tu étais?! Je t'ai laissé des messages, et appelés en continu, et t'es en retard! S'agaça-t-elle en venant vers lui. Mais il souriait tendrement. Arrête de me regarder comme ça et explique toi.

-J'avais une chose à récupérer, et ça a pris plus de temps que prévu. Fit le brun.

-C'était quoi? Grogna Cora.

-Un cadeau pour ma personne. Sourit Henry, toujours aussi calme.

Ils le savaient tout les deux, dans leur binôme amical comme amoureux, la tempête avait toujours été Cora, alors que le calme avait toujours été le garçon.

-Qu'est ce que c'est? Demanda la jeune femme en le regardant dans les yeux, s'apaisant doucement.

Henry sortit une boite de sa poche, et se mit sur un genou devant elle.

-Ma Cora, tu es la personne la plus extraordinaire au monde, tu es merveilleuse, et tu me combles de bonheur. Nous sommes certes jeunes, mais tu es ma personne, ma meilleure amie et mon amoureuse, et je veux passer le reste de mon existence à essayer de te rendre aussi heureuse que tu ne me rends heureux. Alors Cora Millers acceptes tu de m'épouser? Proposa-t-il.

-Oh Henry...Murmura la jeune femme, les yeux écarquillés, n'en revenant pas. Oui je veux.

Le brun lui sourit grandement et passa la bague à son doigt avant de se remettre debout pour enlacer ses hanches. Cora se suspendit à ses épaules en l'embrassant.

-Tu es magnifique dans ta robe, chérie. Sourit le brun.

-Et tu es beau dans ta chemise. Sourit la jeune femme en l'embrassant plus. Je t'aime.

Il y eut quelques baisers de plus, puis la porte fut crochetée, et ils tombèrent sur le lit.

37 ans plus tard : Cuisine des Mills

-Et vous vous êtes mariés rapidement? Demanda Emma, la tête dans la main, accoudée à la table, passionnée par leur histoire.

-Assez. Nous sommes partis à l'université, en droit tout les deux, et nous n'avions pas envie d'attendre. Alors on s'est mariés six mois après ma demande avec nos familles et des amis. Sourit Henry.

-Et heureusement qu'on a pas tardé, parce que je suis tombée enceinte de Zelena peut de temps après. J'ai accouché alors qu'on avait un tout petit peu plus de vingt ans. Sourit la femme.

-Vous faisiez toujours vos études? Demanda la blonde.

-Oui. Je faisais mes études, j'ai eu mon diplôme. Nos parents nous aidaient Henry et moi avec notre petite Zelena. Assura Cora.

-Waouh c'est admirable. Fit Emma, admirative. Et Gina est arrivé longtemps après? Demanda-t-elle.

-Quatre ans après sa soeur. Nous avions vingt quatre ans quand Cora est tombée enceinte. Nous commencions à peine à travailler, on voulait un autre enfant, mais plus tard, alors on a été ravi, bien que surpris. Sourit l'homme. Mais notre princesse est arrivée et on a craqués pour elle tout de suite. Souffla-t-il en regardant sa fille.

-En même temps comment ne pas craquer pour elle, elle est génialement parfaite et adorable. Sourit Emma en regardant son amante.

-Oh mon amour..Souffla Regina en se penchant, berçant sa joue dans sa main en venant l'embrasser. Tu es adorable.

-Non c'est toi l'adorable de nous deux. Sourit la blonde. Elle était comment bébé? Demanda-t-elle aux parents.

-Caractérielle. Gloussa sa mère.

-Elle le tient de toi, c'est indiscutable. S'amusa tendrement l'homme.

-Peut-être. Et son côté adorable elle le tient de toi. Souffla Cora avec un doux sourire pour son mari.

31 ans plus tôt : Salon des Mills

Cora tenait son bébé sur son torse, la laissant téter, alors que son mari était près d'elle construisant le petit parc de jeu pour leur fille. Il avait servit pour Zelena lors des deux premières années de sa vie, et depuis deux ans il était au grenier, il était tant de le ressortir pour leur petite fille adorable. Zelena était quant à elle en train de colorier à la table basse devant eux, ses boucles rousses réunies dans une queue de cheval haute.

-Tu y arrives chéri? Demanda la femme en regardant Henry tourner la visse.

-Oui, oui, bien sûr. Je sais faire. Assura Henry, concentré.

-Tu veux de l'aide papa? Proposa la rousse en s'approchant de lui.

-Tu veux construire le parc de jeux de ta soeur avec moi? Sourit l'homme.

-Oui. Je veux pour pouvoir jouer avec Regina. Sourit Zelena. Et puis maman dis que je peux pas l'aider.

L'homme rit doucement. Depuis la naissance de leurs deuxième, Zelena voulait toujours aider pour être près de sa soeur, et donc depuis trois mois, depuis le premier repas du nouveau né, elle proposait de l'aide sans se rendre compte que c'était impossible, seulement Cora pouvait, puisqu'elle allaitait.

-Chérie, tu es parfaite et formidable, mais ta petite soeur ne mange que mon lait, alors je suis la seule à pouvoir la nourrir. Expliqua tendrement sa mère.

-Alors je pourrais la porter et lui faire des bisous quand elle aura finit de manger? Demanda la rousse.

-Bien sur chérie. Accepta Cora.

-Super! S'exclama Zelena avec un immense sourire. Donc je peux t'aider papa!

Henry sourit à sa grande et lui montra comment faire, les deux s'attelant à la construction du parc de jeu. Quelques dizaines de minutes après, Regina faisait son rot alors que Henry et la rousse finissaient de placer le tapis épais au fond du parc de jeux avec des jeux, des coussins et des peluches pour que les deux filles puissent s'amuser. Fière d'elle, Zelena se leva et couru vers sa mère.

-T'as vu maman on a réussi avec papa! S'exclama-t-elle.

-C'est super, vous êtes trop forts. Sourit Cora. Tu veux toujours porter ta soeur? Demanda-t-elle en replaçant son bébé contre elle, alors qu'elle tirait son teeshirt pour qu'il cache sa poitrine.

-Oui! Accepta Zelena en se hissant sur le canapé pour s'asseoir, les jambes repliées en tailleur. Je veux ma petite soeur. Sourit-elle.

Cora commença par embrasser sa tête et entendit un petit clic, elle vit alors son mari avec l'appareil photo. Depuis quelques mois, Henry c'était pris d'une nouvelle lubie, il voulait enregistrée tout leurs beaux moments, alors il sortait cet appareil de n'importe où. Il avait ce sourire adorable et doux qu'elle l'avait toujours vu porter quand il la regardait, maintenant c'était pour elles trois. Elle recentra son attention sur ses deux filles, et tout en délicatesse elle passa Regina dans les bras de sa grande. Cette dernière plaça ses bras autour de sa soeur comme elle avait appris durant les dernières semaines, et sourit.

-T'as bien mangé 'tite soeur? Sourit Zelena. Le bébé dans ses bras la fixa de ses grand yeux noisettes en tendant le bras vers elle. Avec papa on a construit un super parc pour nous deux. On va pouvoir jouer. Mais tu pourras pas sortir du parc alors que moi si. S'amusa-t-elle doucement.

Regina émit un grognement.

-Oh elle n'est pas contente de savoir ça. Gloussa Cora.

-Bah t'as pas le choix 'tite soeur. Rit Zelena avant d'embrasser le front du nourrisson. Mais t'inquiète je t'aiderais à t'échapper quand les parents regarderont pas. Murmura-t-elle.

-Zelena Mills. Je ne te conseille pas de faire ça. Appuya durement sa mère.

-D'accord maman. Soupira l'enfant. Désolée 'tite soeur. Ajouta-t-elle avant d'embrasser à nouveau son front, et de regarder Regina gigoter avant de bailler largement.

31 ans plus tard : Cuisine des Mills

-Oh trop mignon. Souffla Emma avec une moue amoureuse. Vous avez des photos d'elle bébé et enfant du coup?

-Bien sur. On pourra te les montrer plus tard. Sourit Henry.

-Top! Merci beaucoup. Sourit la blonde avant de regarder son amante. Je vais te voir gamine, tu devais être trop adorable. Sourit-elle en se penchant pour embrasser sa joue.

-Tu en profites bien trop je trouve. Gloussa Regina en lui volant un baiser.

-Bon, voulez vous un peu plus de pain perdu, il en reste? Proposa Henry.

-Moi je veux bien. Accepta une voix venant de la porte de la cuisine.

Les quatre autour de la table se tournèrent pour voir une grande rousse aux yeux bleus et bien enceinte avancer avec un tendre sourire, rapidement rejointe par une femme aussi grande et blonde, avec un sourire et un sac sur l'épaule.

-Chérie! S'exclamèrent ses parents. Vous êtes en retard.

-J'ai eu du mal à me lever, j'avais mal partout avec ma grossesse. Expliqua la rousse. Tu dois être Emma, la personne de ma soeur? Fit-elle vers la nouvelle.

-Oui c'est moi. Enchantée Zelena, j'ai beaucoup entendu parlé de toi. Sourit la blonde en se levant pour lui faire face.

-Moi aussi, vraiment beaucoup. S'amusa doucement Zelena avant de regarder sa soeur. Salut 'tite soeur. Sourit-elle vers Regina qui c'était levée venant vers elle.

Les deux s'enlacèrent, serré, comme toujours. Elles étaient très proches, avaient grandi ensemble en se soutenant toujours, alors quand Regina était partie à Los Angeles pour finir ses études et travailler, elles avaient dû apprendre à vivre séparées, ce qui n'était pas toujours facile. Mais les deux femmes venaient souvent se voir, sauf depuis les quelques derniers mois. Zelena étant très enceinte, elle ne pouvait pas prendre l'avion et Regina avait été trop préoccupée par sa personne et le lien avec elle pour rentrer à San Juan avant. Quand elles se détachèrent, Regina caressa le ventre rond en demandant des nouvelles de son neveux ou sa nièce, le couple refusant de dire le sexe à leur entourage. Emma écoutait et regardait les deux soeurs, attendries par elles.

-Salut, je suis Mallie. Intervint la grande blonde entrée avec Zelena, qui avait posé leurs affaires et embrasser les parents Mills.

-Emma. Ravie de te rencontrer. Sourit la blonde. Vous avez faim du coup? Henry et Cora ont fait du pain perdu, si vous en voulez vous devriez en prendre, parce que c'est tellement délicieux que je suis sur le point de tout finir. S'amusa-t-elle.

-Je vais en prendre moi. Gloussa Zelena.

Le couple s'assit à la table alors que Henry rajoutait des assiettes et que Cora les servait. Ils discutèrent tous ensemble un moment avant de finalement débarrasser et aller dans le salon, les parents sortant les albums photo au grand plaisir d'Emma et même Mallie. Puis en fin de matinée, les parents se préparèrent à sortir, et Emma vit alors Cora arriver dans une chemise ouverte laissant voir sa pierre blanche pour la première fois. Blanche comme la pureté et l'innocence de leur rencontre, et leur histoire était véritablement belle, la blonde en avait entendu des dizaines mais pas d'aussi douce.

-On vous laisse les chéries, on va faire quelque course pour ces vacances avec vous, et on revient. Pas de bêtises et si vous sortez protéger vous bien du soleil, surtout la future maman et nos deux belles filles. Réclama Henry en ajustant sa veste sur lui.

-Papa, on est plus des enfants. Gloussa Zelena. Je vais en avoir un, je sais qu'il faut se protéger du soleil.

-On sait s'occuper de nous. Ajouta Regina en levant les yeux au ciel.

-Je les surveille, c'est promis. Rit la blonde.

-Merci, Mallie, Emma, on vous les confie, nos filles sont impossibles bonne chance. S'amusa Cora, en sortant.

Alors que leurs filles grognaient que c'était faux, le couple quitta la maison, leurs mains se liant entre eux.

-J'aime bien cette petite Emma. Sourit Henry.

-Moi aussi. Et Regina est heureuse, enfin. J'avais peur qu'elle ne trouve jamais sa personne. Admit Cora, véritablement soulagée.

-Nous nous sommes trouvés très tôt, et elle a trouvé sa personne tard, notre famille a des rythmes bien particuliers. Sourit son mari. Mais elles sont heureuses, nous allons bientôt être grand parents, et en plus je crois que l'idée de ne pas avoir de gendre me plaît.

-Ce qui te plaît c'est d'être le seul homme de la vie de tes filles. Gloussa sa femme.

-Oui, exactement. J'aime ça. Sourit fièrement Henry.

Cora sourit à son mari qu'elle connaissait par coeur mais qui continuait de l'attendrir et se pencha pour un petit baiser, avant qu'ils n'accélèrent le pas, presser de finir ses courses pour avoir le plus de temps possible avec leurs filles et belles filles.