6 : Belle et Ariel.

#MermaidBeauty
à Paris, France

Bibliothèque parisienne

Belle regardait les nouveaux livres, les sorties de la semaine, alors que le brouhaha se faisait derrière elle. Elle était arrivée à Paris deux jours avant. Elle avait du rencontrer un auteur, en tant qu'assistante d'édition, elle était venue avec sa patronne. Elle avait décidé de profiter de ce voyage professionnel pour prendre des vacances sur place, juste quelques jours. Et elle avait vu la veille qu'une autrice qu'elle aimait beaucoup, Ariel Andersen, qui était aussi éditrice était ici dans cette bibliothèque pour les dédicaces d'un de ses auteurs. Elle s'était dit que c'était le meilleur moment pour rencontrer cette femme dont elle venait de finir un livre et qu'elle avait aimé. Mais pour le moment, elle attendait encore puisque les gens présents pour les dédicaces faisaient la queue attendant l'arrivée de l'auteur. Elle sentit alors son téléphone vibrer dans sa poche et le sortit. Elle vit un message d'Emma, et sourit en en prenant connaissance.

#Hello le petit rat, comment est Paris? Toujours aussi cool? Avec les filles on veut se faire une soirée à ton retour, toutes ensemble, alors tu reviens quand?#

Le petit rat. Emma l'appelait comme ça depuis si longtemps maintenant, elle avait commencé à l'époque où elles sortaient ensemble, et n'avait jamais arrêté. Venant de n'importe qui, Belle se serait sentie offusquée et insultée, mais venant d'Emma c'était purement affectueux. La première fois, elles étaient nues au lit, après le sexe, et Belle avait sortit un livre pour vérifier une chose que la blonde venait de lui dire, et cette dernière avait rit, avant de se calmer, de sourire tendrement et de l'enlacer en lui disant "mon petit rat" et puis de l'embrasser sur l'épaule. Rapidement elle lui tapa qu'elle serait de retour à Los Angeles dans six jours, que Paris était toujours aussi beau, et qu'elle était vraiment partante pour une soirée fille. Alors qu'elle envoyait son message, elle entendit une légère agitation derrière elle. Elle se tourna alors pour voir que l'auteur était arrivé. Elle se mit alors à chercher du regard celle qu'elle voulait voir, tout en passant nerveusement ses mains sur son jean, puis de tirer légèrement sur son chemisier blanc à poids, pour s'assurer qu'il était bien rentrer dans son pantalon, puis ajusta son gilet avant de passer une main dans ses cheveux châtains. Elle s'angoissait alors qu'elle ne voyait même pas celle qu'elle voulait voir. Elle resta à attendre, mais les minutes avaient beau passer, Ariel Andersen n'arrivait pas. Peut-être que finalement elle avait changé ses plans et n'était pas venue. Soupirant, s'avouant vaincue, elle délaissa les livres qu'elle regardait et son petit sac en bandoulière sur les épaules elle délaissa la salle. Elle traversa le couloir en bois, ses talons résonnant doucement et tourna aux toilettes, voulant faire une escale avant de partir. Alors qu'elle mettait les pieds dans la pièce, elle bouscula une personne.

-Excusez-

-Oh pardon, je-

Elles se coupèrent en voyant la lueur brillante presque aveuglante qui s'émanait de leurs deux poitrines. Elles étaient pressées l'une contre l'autre, la main serrer sur le bras de l'autre femme, s'étant rattraper comme elles pouvaient dans la bousculade. Leurs pierres étaient lumineuses, allumées d'un coup, elles diffusaient dans leur poitrine une chaleur inconnues. Belle avait l'impression de flotter. Amoureuses des livres qu'elle était, elle avait lu tellement de chose à propos des légendes, des pierres, du destin, de l'amour, mais elle ne s'était pas attendue à ça. Une chaleur impressionnante s'écoulait dans son corps depuis sa pierre, la rendant légère, apaisée, comme si plus rien n'avait d'importance sauf la femme face à elle. Son regard baissée sur le bleu outremer neuf de sa pierre, elle le dirigea vers sa personne en face d'elle, les deux ayant eu un petit pas de recul pour se remettre droites. La jeune femme face à elle portait un pantalon de costume gris élégant dans lequel une blouse bordeaux était rentré, un noeud sur le col, et un gilet fin sur lequel tombait les cheveux roux auburns ondulés. Le visage rond, la peau pâle, les yeux gris vert, elle était magnifique.

-Ariel Andersen. Souffla Belle.

-Co..Comment vous con-tu connais mon nom? Demanda la jeune femme.

-Je suis Belle French. Je viens de Los Angeles, je suis bibliothécaire et assistante d'édition, et je suis venue à Paris pour un rendez vous professionnel, et ici pour vous voir. Je viens de finir votre roman et je l'ai adoré, je savais que vous accompagniez votre auteur aujourd'hui et je voulais vous rencontrer. Expliqua l'américaine.

-Vous veniez me voir? S'étonna Ariel.

-Oui. Sourit doucement Belle. Enfin sans savoir que.. enfin que..Bredouilla-t-elle en laissant son regard tomber sur leur pierres brillantes et bleues.

Le regard d'Ariel suivi, et elle glissa son index dessus.

-Bleu outremer. Souffla la française.

-Magnifique. Ajouta la bibliothécaire.

-Oui, c'est ma couleur -préférée. Finirent-elles en même temps. Elles se fixèrent quelques minutes en silence, essayant de réaliser qu'elles avaient enfin trouvé leur personne. Tu viens de Los Angeles alors?

-Oui. Je vis là bas. Sourit doucement Belle.

-Un océan nous sépare. Remarqua alors Ariel.

-Oui. Un océan et un continent même puisque Los Angeles est sur la côte opposée. Soupira la femme.

-C'est vrai, et.. Elle gratta doucement sa pierre avant de regarder sa personne. Quand rentres tu chez toi?

-Dans six jours. Précisa Belle.

-Bien. Je dois retourner auprès de mon auteur. Penses tu qu'on pourrais se retrouver dans le café d'en face dans une heure, on boira un truc et mangera un morceau pour le goûter si tu es partante?

-Avec plaisir. Et si tu es libre ensuite, on pourrait se promener, et je t'emmènerais diner. Proposa l'américaine.

-J'adorerais, on a peu de temps avant que tu t'envoles, alors profitons. Sourit Ariel. Je dois vraiment retourner travailler, je suis désolée.

-Non t'excuse pas, vas y on se retrouve au café d'en face dans une heure. Sourit Belle.

L'autrice lui sourit et quitta les toilettes pour retourner au travail.

1 heure plus tard : Terrasse de café

Ariel quitta la bibliothèque, son sac sur l'épaule, les cheveux se soulevant dans la légère brise. Elle regarda de chaque côté de la rue, et finalement son regard se posa sur le café en face, où elle vit Belle assise avec un verre, livre ouvert en main. Elle s'arrêta une seconde, et l'admira. Si surprise tout à l'heure par le fait de trouver sa personne elle n'avait pas vraiment fait attention à ce à quoi ressemblait la jeune femme. Elle laissa alors son regard commencé par le talon qui se balançait, longeant les jambes croisées qui étaient galbées dans le jean, puis le ventre plat et le décolleté qui laissait voir cette pierre bleue sublime. Le cou, les beaux cheveux un peu bouclés, la mâchoire marquée, le nez fin, les doigts délicats qui caressaient la joue en cet instant. Et puis finalement son regard arriva aux yeux de Belle et elle réalisa que cette dernière la regardait, léger sourire aux lèvres. Elle lui rendit le sourire, et la jeune femme lui fit un signe de main pour qu'elle vienne la rejoindre. Ariel regarda la rue et traversa, rejoignant rapidement sa personne, pour s'asseoir à la table où elle était, à côté d'elle, toutes deux face à la rue, mais légèrement tournée l'une vers l'autre, la table entre elles.

-Désolé, je suis en retard. Fit de suite la jeune femme.

-Pas de soucis, je suis là depuis une heure, j'ai travaillé un peu et lu. Sourit Belle. Tu veux boire quoi?

-Vu la chaleur, une limonade et citron. Tu prends quoi? Demanda Ariel.

-Jus de fruits jusque là, mais je vais te suivre avec la limonade, c'est tentant. Sourit l'américaine.

Elle fit signe au serveur, et prit la commande pour elles deux, ajoutant une assiette de petites choses sucrées à manger, avant de ramasser son livre et de s'accouder à la table pour regarder sa personne dans les yeux, les deux se souriant.

-Pourquoi tu parles aussi bien français? Demanda Ariel.

-Ma mère était française, j'ai vécu ici de mes six à mes quinze ans. C'est presque une langue maternelle pour moi, et pour le travail, je pratique souvent, donc je ne perds pas mon vocabulaire et ma grammaire. Sourit Belle.

-Donc tu es française, et tu t'appelles French? Gloussa l'autrice.

-Oui, c'est l'ironie. Ma mère était française, et mon père s'appelle French, donc vraiment fait pour être ensemble. Gloussa l'américaine.

-Tu parles au présent pour ton père et au passé pour ta mère. Remarqua Ariel, sous entendant sa question.

-Oui, ma mère est décédée quand j'avais dix huit ans. Lors d'un accident de voiture, elle m'a protégée et elle est morte sur le coup. Mon père a perdu un bout de lui ce jour là. Résuma Belle.

-Je suis désolée pour toi. Souffla la française, réellement attristée, comme si elle pouvait ressentir ce que sa personne ressentait.

Elle savait de par ses lectures, que c'était possible, surtout au tout début du lien entre deux personnes, c'était si fort que quand le sentiment était important, immense, on pouvait le ressentir même si c'était celui de l'autre personne.

-Ne t'excuse pas, tu n'y es pour rien. Et ma mère était formidable, étant fille unique, j'étais le centre de son attention et elle m'a donné l'amour de la littérature, de l'écriture, des contes, je lui dois tout. Sourit Belle. Et toi, ta famille?

-Le contraire. J'ai six soeurs. On est que des filles. Gloussa Ariel.

-Waouh, six? Fit la bibliothécaire, les yeux ronds, n'en revenant pas.

-Et oui. Rit la française. Mes parents avaient dix sept ans quand ils se sont rencontrés, et ils ont eu leur première fille à dix neuf. Et il y a un ou deux ans de différence entre chacune de nous.

-Et tu es la combientième toi? Sourit Belle, toujours un peu amusée.

-La dernière. Je suis la plus jeune de toutes. Heureusement. Sourit Ariel. En fait, mes parents sont les pdg d'une entreprise importante en France, toutes leurs filles y travaillent, à l'exception des deux dernières, et le fait que les plus grandes travaillent là bas à permit à mes parents d'accepter le fait que je veuille un tout autre genre d'avenir. Expliqua-t-elle.

-Et heureusement que tu as eu cette possibilité, tu as une plume extraordinaire. Complimenta Belle.

La jeune femme face à elle rougit doucement, et fut sauvée par l'arrivée du serveur qui leur donna leur commande. Elles restèrent une bonne heure ainsi, parlant de leur enfance, de leur famille, des amies, des exs, Belle n'était sortie qu'avec des femmes, alors que Ariel avait eu aussi des hommes. Les discussions continuant elles finirent par se lever, et elles quittèrent la terrasse pour partir se balader dans les rues. Ariel mena la jeune femme dans des endroits qu'elle adorait, lui racontant quelques anecdotes qui faisait que Belle enchaînait sur certaines de sa vie. Elles passèrent la fin de journée à parler et se découvrir, jusqu'à ce que l'autrice fasse remarquer qu'elle mourrait de faim, et qu'elle les emmène dans un restaurant. Elles passèrent le diner à rire et discuter, buvant quelques verres, assez pour être à l'aise pour parler de choses plus douloureuses et puis de sexe ensuite, mais pas trop pour ne pas finir complètement ivre. Le diner terminé, Ariel proposa de ramener sa personne jusqu'à son hôtel, juste pour avoir un tout petit peu plus de temps avec elle. L'américaine accepta avec un beau sourire, et elles marchèrent dans les rues, vers l'hôtel, leurs bras s'effleurant, leurs mains se frôlant comme si elles se cherchaient sans oser s'accrocher vraiment. Alors, une fois devant l'hôtel, elles se firent face.

-Tu veux...Belle hésita. Y a un bar dans l'hôtel ou alors on peut..?

Ariel sourit et glissa sa main sur la joue de sa personne, caressant sa pommette de son pouce. Elles se regardèrent droit dans les yeux, sans un mot, se demandant si finalement il fallait attendre encore pour oser. Mais il y avait ce sentiment en elles, cette chaleur grandissante au creux de la poitrine qui les poussait l'une vers l'autre. Et Ariel se lança, ne voulant plus attendre, si il n'y avait que six jours avant le départ de la jeune femme, elle voulait chaque minute, et surtout elle n'allait pas prendre son temps, après tout c'était sa personne et donc son destin. Elle se pencha et captura la lèvre inférieure de Belle dans un tendre baiser. L'américaine glissa ses mains sur les hanches de la femme, la serrant contre elle en lui rendant le baiser.

-Ma chambre. Tu peux pas refuser là. Souffla Belle en faisant glisser son nez contre le sien tout en douceur.

-C'est juste que j'ai peur de pas être capable de repartir si tu me fais entrer. Murmura Ariel, en replaçant une mèche châtain derrière l'oreille de la jeune femme.

-Pourquoi voudrais tu repartir? Sourit Belle.

-Parce que si je reste je vais finir par t'embrasser, et plus m'arrêter et je tomberais dans ton lit, et j'arriverais pas à m'arrêter de tomber pour toi. Souffla l'autrice.

Et Belle se contenta de lui sourire grandement, bien décidée à la garder vu qu'elles avaient apparement les mêmes envies. Elle prit sa main et la tira dans l'hôtel, saluant l'homme à l'accueil, et entrant dans l'ascenseur appuyant sur le niveau le plus haut.

-Tu restes avec moi cette nuit, dans mon lit. C'est juste six jours, et après je reviendrais mais je ne sais pas quand, ni quand tu viendras à Los Angeles, alors laisse nous six jours pleins, six jours entiers sans retenues. Réclama Belle avant de la tirer à son étage en continuant. La vérité, c'est qu'on veut tout ralentir parce que nous apprend à ne pas se précipiter, on nous dit que si on couche le premier soir on est des filles faciles. Elle la fit entrer dans sa chambre. Mais je n'ai jamais autant parlé de moi en une soirée et bu les paroles de quelqu'un que ce soir. Au milieu de la chambre elle enroula ses bras autour de la jeune femme. Et depuis des heures j'ai envie de t'embrasser sans m'arrêter, de te déshabiller, de tomber dans mes draps avec toi. Alors il n'est pas questions de raison ici, mais d'envie. Tu as envie de quoi?

-De toi. Sourit Ariel en prenant son visage en coupe pour venir l'embrasser.

Et après tout se fit dans une brume floue, des baisers, des caresses, des vêtements qui s'envolèrent, et puis la douceur des draps, le matelas moelleux, et leurs corps nus l'un contre l'autre encore et encore...

4 jours plus tard : Jardin parisien

-Oh mais s'il te plaît, restons encore. Réclama Belle, allongée dans l'herbe, les bras autour de sa personne qui s'apprêtait à partir.

-Je dois rentrer me changer. Sourit Ariel, tombant sur ses bras au dessus de la jeune femme.

-Pourquoi? Tu es belle dans mes vêtements. Sourit l'américaine, faisant glisser ses mains sur les flancs et le dos de celle qui flottait au dessus d'elle.

-Je savais que rentrer dans ta chambre était une mauvaise idée. Je te connais depuis quatre jours, je ne suis donc pas rentrer chez moi depuis quatre jours, et je ne te quitte pas, qu'on dort à peine. Soupira l'autrice.

-T'auras tout le temps de dormir plus tard. Sourit Belle, en la serrant.

-Certes. Mais j'ai besoin de nouveaux sous vêtements au moins. Remarqua Ariel avec un sourire amusé.

-Ou alors je t'emmène dans ma chambre d'hôtel, dans les draps et on oublie les sous vêtements. Proposa la jeune femme.

-Je ne t'aurais jamais pensé ainsi, tu avais l'air si petite fille sage quand je t'ai vue. Et finalement tu passes ton temps a essayer de me faire ramper sous ta couette. Plaisanta Ariel.

-C'est pas faux. Mais quand je n'essaye pas de t'attirer dans mon lit, c'est toi qui m'attires dans mon lit. Et en plus tu ne dis jamais non pour ramper sous la couette, tu es toujours très très partante. Gloussa Belle.

-Comment pourrais je te dire non? Est ce que tu t'es vue cinq minutes? Tu es sublime, ton sourire est éblouissant, et en plus ta pierre bleue est si joliment assortie à tes yeux. Argua l'autrice en caressant sa joue, toujours au dessus d'elle en appui sur ses bras.

L'américaine, baissa le regard, ses mains toujours dans le dos de sa personne.

-Je sais que ça fait que quatre jours, mais...Elle soupira, relevant le regard vers, les yeux gris verts. Je t'aime.

-Moi aussi Belle, je t'aime tant. Elle se pencha et vint capturer les lèvres dans un lent et tendre baiser. Et on se fou du temps que ça fait ma princesse, y a pas de limite de temps et on se fou de ce que dise les gens.

-Je suis ta princesse et tu es mon trésor. Sourit Belle en la serrant contre elle. Donc tu oublies les petites culottes à passer chercher?

-J'oublie les petites culottes. Mais c'est quand même un comble, qu'on passe notre temps à l'hôtel alors que j'ai un appartement. S'amusa doucement Ariel.

-La chambre est payée, et on ne se plaindra pas, qui a dit ce matin que le service de chambre était une idée extraordinaire? Rappela la bibliothécaire avec un sourire amusé.

-C'est moi, j'avoue. Admit la française dans une petite moue enfantine.

-L'hôtel c'est bien. Mais si tu veux on pourra dormir chez toi la dernière nuit, comme ça je laisserais un peu de mon parfum dans tes draps. Sourit Belle en passant régulièrement son pouce sur la joue de la jeune femme.

-Hmmm j'aime cette idée. Sourit Ariel en venant l'embrasser, avant d'être coupée par la sonnerie d'un téléphone. Elle vit alors la jeune femme attraper son téléphone et sourire en regardant l'écran. Qui est ce?

-Emma. Répondit vaguement l'américaine en tapant une réponse d'une main.

-Ton ex, c'est ça? Demanda l'autrice.

-Ma meilleure amie avant tout. Rappela Belle avant de poser son téléphone. Elle et les filles sont impatientes de me retrouver, et on tout préparer pour ma soirée de retour. Sourit-elle. J'ai hâte que tu les rencontres.

-Je sais pas si j'ai réellement envie de voir ta Emma. Remarqua Ariel légèrement amère.

-Elle est fantastique. Et y a plus rien entre nous. On a eu d'autre plans culs depuis. Et puis moi je te veux toi et juste toi maintenant. Sourit l'américaine en caressant sa joue. Tu verras, fais moi confiance, elles t'adoreront. Dans deux jours je vais rentrer, leur parler de toi, et tout ce que tu veux qu'elles seront très heureuses pour nous. Assura-t-elle.

Ariel pressa un baiser sur ses lèvres.

-Tu vas me manquer. Souffla-t-elle.

-Pour l'instant je suis là. Sourit Belle en la serrant contre elle.

2 jours plus tard : Aéroport

L'avion pour Los Angeles partait dans quelques dizaines de minutes, il était tant d'embarquer et pourtant Belle était devant la porte, sa personne dans ses bras, l'embrassant. Le lever avait été compliqué, faire ses valises encore plus, Ariel enlevait les habits qu'elle mettait dans le bagage. Elles avaient mangé au lit ensuite, puis pris une douche ensemble, et finalement elles s'étaient préparées pour partir. Et depuis elles étaient là s'embrassant.

-Je veux t'emmener avec moi. Souffla Belle en serrant sa taille. T'emmener dans mon chez moi, te faire découvrir ma ville comme tu l'as fais ces derniers jours.

-Je viendrais. Je promets. Assura l'autrice en caressant ses cheveux et ses joues. Je t'aime tu le sais?

-Je t'aime aussi. Un nouveau baiser. Mon dieu, j'arrive pas à te lâcher du tout là. Soupira-t-elle.

-Alors reste. Sourit Ariel.

-Je dois y aller, tu le sais. Rappela Belle en caressant tendrement sa joue. Je t'appelle quand j'arrive.

-Et tu me tiens au courant de la réaction de tes amies à ça. Réclama l'autrice en glissant son index sur la pierre bleue outremer.

-Bien sur et toi aussi puisque tu les vois ce soir. Accepta l'américaine, avant d'entendre le dernier appel de son avion. Faut vraiment que j'y aille.

-Non, non, non, s'il te plaît. Supplia Ariel. L'idée que tu t'en ailles me fait physiquement mal, alors je t'en prie reste. Insista-t-elle des larmes lui échappant.

-J'ai un travail, des proches, je peux pas juste décider de rester comme ça. Souffla Belle, dont les larmes montaient au vu de la tristesse de sa personne. Ne t'inquiète pas, on va se retrouver rapidement, de toute façon vu la couleur de nos pierres on passera notre vie ensemble, alors ne pleurs pas, on se retrouve bientôt. Tenta-t-elle de rassurer.

-Je suis sensible, vraiment, et quand je suis triste je suis un océan. Souffla la jeune femme.

-Mon trésor, on se revoit bientôt, ne coule pas dans ton océan d'ici là, pitié, j'ai trop besoin de toi. Murmura Belle en l'embrassant. Je t'aime. Ajouta-t-elle en s'éloignant à reculons.

-Moi aussi princesse. Répondit Ariel en la regardant s'éloigner.

Elles se lâchèrent du regard que quand elles furent obligées, et Belle embarqua s'envolant pour Los Angeles. Le soir même chacune de leurs côtés elles parlaient à leur amies de cette personne extraordinaire qu'elle avait rencontré, de la couleur sublime de leur pierre.

2 mois plus tard : Appartement de Belle

La sonnette retentit et la jeune femme sortit précipitamment de sa douche, enroulée dans une serviette. Quand elle entendit la sonnette pour la seconde fois, elle s'activa.

-J'arrive! Cria-t-elle en traversant le salon, évitant les livres et scripts qui trainaient.

Elle ouvrit la porte et sa mâchoire tomba.

-Salut. Sourit Ariel. Avec l'aide d'Emma je suis venue pour quatre jours voir ma princesse.

-Oh mon dieu! S'exclama Belle, lâchant sa serviette pour enlacer les épaules de sa personne et presser un baiser sur ses lèvres. L'aide d'Emma? Elle est rentrée? Interrogea-t-elle.

-Elle travaillait à Paris, à fait en sorte de me trouver, et m'a embarquée avec elle pour le retour en avion. Apparemment je devais venir parce que je cite "tu es une mauvaise copine en laissant ta personne dépérir loin de toi". Sourit l'autrice, en venant l'embrasser à nouveau.

-Je vais tuer Emma. L'embrasser, la remercier et la tuer pour t'avoir dit que tu étais mauvaise. Argua l'américaine contre ses lèvres.

-Elle a raison, si tu es triste à cause de moi je suis une mauvaise copine. Argua Ariel. Maintenant, chut, j'ai envie de toi, et tu es si nue contre moi.

Belle gloussa et elle l'entraina sur le canapé. Et la chambre. Puis la douche. Et elles remirent ça sur le comptoir de la cuisine.
Ariel resta quatre jours avant de repartir. Un mois plus tard Belle alla passer un week-end en France. Puis la française revint encore. Après presque six mois de relation, le couple avait épuisé leur patience, la distance était étouffante, elles ne le supportaient plus. Et ce fut Ariel qui craqua la première, suppliant sa personne de venir vivre à Paris avec elle. La bibliothécaire mit du temps mais finit par accepter, elle en parla à ses amies, qui l'avaient vu venir mais qui furent tout de même un peu triste de la voir partir. Elle mit quelques semaines à organiser son départ, faisant les cartons, décidant de ce qu'elle emmenait, et elle géra aussi pour son travail. Heureusement pour elle sa boîte d'édition travaillait à l'international, alors elle pu demander une mutation à Paris. Quand elle l'eut, après une soirée de départ avec ses amies, elle décolla pour la France. À son arrivée, Ariel était là, l'attendant avec immense sourire. Elles chargèrent la voiture avec les affaires de la jeune femme et partirent pour l'appartement. Elles laissèrent les cartons dans le salon, avant de finir sous la couette. Plus tard la faim les tira dans la cuisine avec juste un teeshirt sur leur corps nus.

-Je vis ici. Remarqua Belle en prenant une bouchée de son casse croute, regardant les cartons devant elle.

-On vit ensemble. Sourit grandement Ariel en venant se coller contre elle accoudée au comptoir.

-Et dis moi, tu penses quoi du mariage et des enfants? Sourit l'américaine en se tournant, passant sa main libre sur le dos et le haut des fesses de sa personne.

-Je suis pour les deux. Et toi? Demanda l'autrice.

-Les deux aussi. Je serais même d'avis de te proposer de tenter un enfant maintenant, on aura bientôt vingt sept ans, j'ai pas envie de tarder. Réclama Belle, sa main tombant sur le fessier de la jeune femme.

-D'accord, je veux. Mais tu m'épouses bientôt. Sourit Ariel en se redressant.

Belle l'enlaça, la serrant fortement alors qu'elle l'embrassait.

-Je te fais un bébé, et je t'épouse. Souffla-t-elle contre ses lèvres.

-Tu porteras le second. Déclara Ariel en la soulevant pour l'asseoir sur le comptoir de la cuisine.

Elles se marièrent quatre mois plus tard, mais toujours pas de grossesse. Avec l'aide d'un médecin elles découvrirent que Ariel ne pouvait pas porter d'enfant, alors elles décidèrent d'essayer à l'inverse, la pierre leur permettait en tant que personne destinée de faire des enfants, mais apparement chez elles seulement Belle pourrait porter un petit. Il fallu dix mois après cette annonce pour que finalement elle accouche d'un petit garçon, Bastien. Ce dernier vint avec elles pour la première fois à Los Angeles lors du mariage SwanMills, et il rencontra son nouveau meilleure ami -d'après ces mots- Tyler Nolan, le fils de Mary et David.