BNHA ne m'appartient pas


Vile :

Clope au bec, il exhale bien plus que de la nicotine. Il te regarde avec dédain, te toisant de par dessus ses cicatrices en imprimant de nouvelles marques rouges sur tes cuisses, ses flammes bleues léchant ta peau pâle. Il te serre contre lui, te refusant le moindre espoir de lui échapper. Il sculpte et calcine tes chairs à son gré, et te ne peux que réprimer un sanglot d'avoir besoin de ça pour te sentir enfin libre. Enfin vivre.

Tu étais perdue quelque part entre le suicide et le pétage de plomb, ton copain du moment ayant une telle emprise sur ta vie que même une cage aurait été un souffle d'air frais. Tu finis par t'enfuir en plein milieu de la nuit, en pyjama sous la pluie, laissant derrière toi un ancien amour plus mort que vif. Subsistant entre deux nuages, arpentant les rues sans avoir nul part où aller, la seule chose qui te tint debout pendant des semaines avait des allures de lignes de sucre sans en avoir le goût. Tu planais d'un jour à l'autre, sans but ni rêve... C'est là qu'il te trouva, alors que tu allais t'allumer ta première clope.

_Tu veux du feu, Colombe ?

Une peau brûlée retenue par des agrafes, des yeux aussi bleus que la flamme au bout de ses doigts et un sourire... Ce sourire... Tu as marché droit en Enfer sans aucune hésitation pour ce simple rictus. Tu as trahi toutes tes promesses, tous tes espoirs d'un avenir meilleur, quittant une vierge de fer juste pour t'offrir à une autre. T'es-tu dit que celui-ci te ferait moins mal ? Que la douleur serait plus douce ? As-tu vraiment cru qu'il t'aimerait... ?

Ce gars là a été façonné à même la souffrance et le trauma. Il porte un fardeau plus lourd que le monde, plus lourd que le tien. Tu les connais les mecs comme lui, tu les as pratiqué et ils t'ont tous détruite. Tous les mêmes : ils ne savent exprimer leurs blessures qu'en blessant les autres.

Et celui-là...

Il te possède. Il te hante. Chacun de tes gestes lui appartient. Qu'un vase éclate contre un mur dans une gerbe de fleurs et d'eau croupie, que les cigarettes se consument à t'en brûler les lèvres ou que tu t'arraches les cheveux en hurlant à la mort, tout est sien chez toi. Que tu te foutes en l'air est sa plus précieuse possession.

Il est comme les autres.


Y a des "Dabi playlists" sur youtube. La musique est cool mais ça ne m'inspire pas vraiment des trucs joyeux...

Sinon, je pense qu'il y a un soucis de conjugaison à un endroit mais j'arrive pas à le corriger. Si quelqu'un est volontaire pour m'aider ce sera avec plaisir.

Plew A.E