Disclaimer : La Chronique des Bridgerton est l'oeuvre de Chris Van Dusen et de Julia Quinn.
Résumé : Eloïse sait que c'est mal. Cela ne l'empêche pas cependant de jouer les rappels.
Note de l'auteur : Cet écrit a été réalisé dans le cadre de l'atelier d'écriture du Discord «La Fabrique à Plumes» du 18/03/22. 60 minutes sur le thème du sexe. Ecrire sur l'un des prompts proposés. N°2 : Votre personnage s'amuse seul.e
Liste des défis du Discord « Défis Galactiques » : 50 nuances de fandom méconnu (09/50) + Préjugé 157 : Les filles ne se masturbent pas
Les jeux nocturnes
Eloïse sait que c'est mal. Une jeune femme, et plus encore quand elle est de noble naissance comme elle, ne s'abaisse pas à ce genre de jeux dans le silence de la nuit. Non, une fois les bougies soufflées et la maison endormie, une lady n'explore pas son corps de ses mains, laissant son esprit vagabonder pour des pensées si impures, d'autant plus qu'elle les juge bestiales. Elle qui aspire à la liberté, à l'écriture, comment peut-elle trouver un quelconque plaisir à tout cela ?
Et pourtant, depuis peu, presque chaque soir, elle s'adonne à ce jeu découvert par hasard, qui la laisse le souffle court avec un sentiment d'accomplissement, de bonheur, de plénitude. Une fois seule dans sa chambre, entourée autant par ses draps que par le velours que la lune a revêtu sur la campagne anglaise, l'adolescente transforme son corps en un clavecin. Chaque parcelle de sa peau d'ivoire devient une touche dont l'intensité de la note varie en fonction de la pression exercée. Elle est la musicienne sur scène qui sue à grandes gouttes car le trac l'envahit avant de se lancer, se laissant porter par l'adrénaline.
La jeune fille s'amuse à voir la pointe de ses seins se dresser si fièrement avant de laisser l'instinct mener ses phalanges vers le cœur battant du phénomène. Et immanquablement, une fois la zone atteinte, une fois les premiers accords trouvés, le rythme s'impose, un chant muet s'échappe de ses lèvres qui s'ouvrent malgré elle...
Et surtout, Eloïse pense à Pénélope.
Une jeune aristocrate ne fait pas ce genre de chose.
Quand elle les fait cependant, elle ne pense pas à sa meilleure amie.
Elle ne s'imagine pas ses baisers, ses étreintes, sur chaque morceau de son être.
Elle se s'imagine pas sa main remplaçant la sienne.
Mais après tout, comme elle ne se considère pas comme la petite lady parfaite, au final, tout tombe parfaitement sous le sens. Très vite, elle oublie tout et s'abandonne aux chimères de son cerveau dont elle tentera de décrypter les signes plus tard.
Il n'y a plus qu'elle, Pénélope et tout ce qu'elle lui fait ressentir.
FIN
