Bonsoir! Je ne sais pas s'il y a encore des gens ici pour lire la suite après plus d'un an d'absence mais en tout cas voici le chapitre 4 de mon histoire. Désolée pour le retard, j'ai eu des études très très prenantes et pas trop le temps ou l'envie de continuer cette histoire. Je publierai le chapitre suivant dans un délai plus raisonnable. Merci à tous ceux qui ont lu et reviewé dans l'intervalle, ça m'a fait très chaud au coeur en me reconnectant. Je ne vous embête pas plus longtemps et vous laisse avec le texte, bonne lecture !

Avertissements :

Tout appartient à J.K. Rowling, je ne fais que lui emprunter les personnages, les lieux, et l'intrigue de base.

Avertissement pour langage cru et allusions sexuelles ( y a de fortes chances que je passe en rating M au chapitre précédent, alors attention aux lecteurs chastes et purs...)


Fin du chapitre précédent : Même Malefoy parut surpris devant la colère de la jeune femme. Comme s'il paraissait se souvenir que la jeune femme pouvait être violente quand on franchissait les bornes, il tourna les talons et quitta la salle de bains, en secouant la tête, une lueur d'interrogation au fond de ses yeux.

Il avait à peine quitté la pièce qu'Hermione arracha ses derniers vêtements rageusement et plongea dans la baignoire. L'eau encore un peu trop chaude lui brûlait la peau, mais elle s'en fichait. Elle laissa les larmes couler librement sur ses joues. Elle était à bout.

Quand Hermione se réveilla, elle avait sale mine : elle avait très peu dormi après sa confrontation nocturne avec le serpentard et avait beaucoup pleuré. Sa nuit avait été hantée de songes étranges, à mi-chemin entre des cauchemars très sombres et des rêves érotiques malsains impliquant un certain serpentard blondinet.

Heureusement, la perspective de revoir ses deux meilleurs amis l'enchantait et la poussa à se lever pour le petit-déjeuner. L'ambiance de calme et d'oisiveté qui régnait dans l'école en ce premier matin de weekend lui fit du bien. Tout le monde était heureux, souriant et apaisé et le serait jusqu'au lendemain soir où les retardataires s'affoleraient devant la montagne de devoirs en retard (problème qu'Hermione, toujours très en avance, ne connaissait évidemment pas). Et pour ajouter à sa bonne humeur, Malefoy, qui aimait particulièrement traîner au lit le samedi matin, n'était pas visible.

Ce fut donc dans de meilleures dispositions d'esprit qu'Hermione, accompagnée de Ginny, se rendit au terrain de quidditch, poussée par la hâte de voir ses deux compagnons de toujours. Malgré tout, elle appréhendait de revoir Ron : depuis la « pause » qu'elle subissait dans leur couple, elle sentait un fort malaise peser entre eux à chacune de leur rencontre. Mais surtout, la nouvelle attirance qu'elle éprouvait pour le trop séduisant serpentard la faisait se sentir coupable à son tour. Si leur couple allait mal, elle ne pouvait plus faire reposer toute la faute sur Ron.

Pourtant, à l'entrée du terrain de quidditch, quelle ne fut pas sa surprise de voir Harry attendre seul. Face à la mine attristée de son amie et les regards courroucés de Ginny, le survivant tenta mollement de justifier son ami : Ron avait beaucoup à faire, il les rejoindrait à Pré-au-lard cette après-midi mais n'avait pu se libérer pour assister au match. Hermione ne dit rien et tenta de faire bonne figure mais elle sentait au fond de son cœur une morsure acide de colère, de tristesse et de jalousie. Elle avait tant cru, pendant des années, à son couple avec Ron, et elle voyait aujourd'hui que ce n'avait été qu'une illusion. Comment croire encore à l'amour, aux promesses des hommes, après cette trahison qu'elle n'aurait jamais pu imaginer ?

A sa déception s'ajoutait le désagrément de tenir la chandelle entre Harry et Ginny. Les deux tourtereaux n'avaient jamais été si amoureux, et Hermione dut supporter, tout le match durant, leurs baisers, leurs échanges de regards, leurs mots doux, qui rendaient sa solitude d'autant plus frustrante. Pour échapper à ce spectacle peu agréable pour elle, Hermione n'avait que le match pour se distraire.

Elle qui n'avait jamais été une grande amatrice de quidditch trouvait pourtant un intérêt insoupçonné à l'affrontement qui se déroulait devant ses yeux : Drago Malefoy attrapeur de l'équipe de Serpentard. Maintenant que Harry n'était plus sur le terrain pour lui voler la vedette, le serpentard montrait toute son agilité et son talent. Sans atteindre le niveau de l'ancien attrapeur de Gryffondor, le jeune homme n'en était pas moins adroit, rusé, vif et très à l'aise sur un balai. A chacune de ses pirouettes et de ses figures, les tribunes serpentard et une bonne partie des filles des autres maisons hurlaient leur joie et leur admiration. Hermione restait en apparence imperturbable, mais dans le secret de son esprit, elle admirait ardemment le corps fin et musclé qui se devinait sous le maillot vert.

Sans surprise, ce fut Serpentard qui remporta le match, écrasant pour le premier match de la saison l'équipe de Gryffondor. Alors qu'Hermione suivait le couple de ses amis pour quitter le stade, ils croisèrent le fanfaronnant serpentard, tout fier de sa victoire.

« Alors Granger, qu'en penses-tu ? la harangua-t-il. Je t'avais bien dit que je gagnerai. Ça mérite bien une récompense, non ? Même heure et même lieu qu'hier ? A ce soir ! »

Il était parti avant qu'elle ait pu répliquer quoi que ce soit. Hermione ne sut quoi répondre à ses amis qui la regardaient d'un drôle d'œil, cherchant à comprendre ce que le serpentard avait dit, et ne sut que marmonner une phrase maladroite sur une rencontre rapide dans un couloir. Elle sentait bien qu'elle n'était guère convaincante, mais heureusement ses deux amis étaient trop obnubilés par leur amour pour prêter attention à quoi que ce soit d'autre.

Ron les attendait déjà aux Trois Balais pour déjeuner. En voyant sa chevelure rousse se balancer en haut d'un corps démesuré, Hermione sentit son cœur s'accélérer. Mais elle ne parvenait pas à déterminer si c'était de peur, de culpabilité ou de joie. Ils se serrèrent tous dans les bras, fêtant leurs retrouvailles, mais la jeune femme trouva l'étreinte de son copain (ex-copain ?) bien trop brève. Lui ne semblait guère ravi de la voir et il détournait son regard avec beaucoup trop de hâte quand par malheur il croisait les deux yeux bruns. Jamais un malaise si lourd n'avait plané entre les deux. Le repas fut pourtant gai, tant Ginny et Harry s'efforçaient de partager leur bonne humeur.

A la fin du repas, Hermione, n'y tenant plus, sollicita l'attention du jeune rouquin :

« Ron tu m'accompagnes faire un petit tour dans les rues ? Je pense que Harry et Ginny aimeraient bien avoir un moment à deux… Et moi aussi j'ai quelques mots à te dire en tête à tête. »

Les deux amis (mais pouvait-elle encore considérer Ron comme son ami ? Il était désormais à la fois bien plus et bien moins) quittèrent la table et marchèrent au hasard des rues. Le temps s'était lourdement chargé, virant au sombre, un orage menaçait et de lourds nuages noirs s'accumulaient à l'horizon. Pré-au-lard était presque désert, tout le monde étant attablé autour d'un verre. Pendant un long moment les deux Gryffondors marchèrent en silence, avant qu'Hermione fasse un difficile effort pour prendre la parole.

« Ron ? Tu sais qu'il faut qu'on parle, n'est-ce pas ?

- De quoi veux-tu parler, marmonna le jeune homme d'une voix peu convaincue

- Oh tu sais bien ce que je veux dire Ron ! Ne fais pas la mauvaise tête s'il te plaît… Quand j'ai accepté qu'on fasse cette « pause » entre nous, il me paraissait logique que ce soit une courte pause, le temps que tu te remettes les idées en place. Je pouvais comprendre que c'était compliqué pour toi. Mais depuis, du temps a passé, j'entends dire des choses et d'autres

- Quoi ?! Qu'est-ce que tu entends dire, hein ?!

- Que tu voies pas mal d'autres filles, Ron. Que tu me trompes à droite et à gauche, est-ce que tu vas chercher à le nier ?

- Te tromper, tout de suite les grands mots ! On fait une pause, ma grande, d'abord. Et une pause ça veut dire que je peux me taper qui je veux, et crois moi je suis un héros, alors les filles sont nombreuses à me désirer.

- Mais moi aussi je te désire Ron. Si c'est une question de manque de confiance, ou d'estime de toi, Ron, dis-toi que je suis là pour toi. On peut affronter cette difficile période ensemble.

- Tu ne comprends rien, ne m'intéresses pas à ce niveau là. J'ai besoin de filles sensuelles, vivaces, des filles qui me donnent envie. Toi tu es jolie, c'est pas le souci, mais tu manques de fantaisie, de joie de vivre, d'envie de donner du plaisir. T'es un cadavre, ma fille, au lit. On s'ennuie avec toi. Je suis jeune, j'ai pas envie de m'enfermer avec une nonne à vie.

- Tu es en train de me dire que c'est fini entre nous, Ronald, pour de bon ? Et tu me fais juste attendre comme une cruche pour tes beaux yeux, depuis le début de ta « pause » ?

- Fini, je sais pas trop. Peut-être que quand je chercherai juste à trouver une bonne petite femme à épouser et à avoir des mioches, tu seras la bonne. Mais pour le moment une sage petite épouse respectable, c'est pas ce que je recherche.

- T'es vraiment un bel enfoiré, Ronald Weasley ! »

Hermione s'enfuit en courant avant qu'il ait eu le temps de répondre. Elle essayait de cacher ses larmes tant bien que mal. Malgré ses doutes des dernières semaines, cette rupture lui faisait tant de mal. Elle avait l'impression que Ron avait jeté son cœur par terre pour lui cracher dessus avant de le piétiner. Il ne la respectait pas, il s'était servi d'elle, et cette image qu'il avait d'elle… Était-ce vraiment ainsi que les autres la voyaient ?

Elle n'avait aucune envie de retourner aux Trois-Balais, d'affronter le regard compatissant de Harry et Ginny, de supporter la vision de leur amour si heureux ;et elle n'avait aucune envie de déambuler dans les rues de Pré-au-lard, où tous ses camarades étaient de sortie.

C'est pourquoi elle reprit la route de Poudlard, chancelant sous le poids de son chagrin, le regard brouillé par tant de larmes qui demandaient à sortir de ses yeux. Elle n'avait pas fait la moitié du chemin que l'orage qui couvait depuis le début d'après-midi s'abattit sur elle. Ce fut trempée, en larmes et désespérée, qu'Hermione arriva enfin au château, bien avant que les petits groupes en sortie à Pré-au-lard ne fussent rentrés. Elle suivit machinalement son chemin dans les couloirs tortueux, laissant ses pieds la guider où ils le voulaient.

« Eh ben dis donc ! T'as pas bonne mine, toi ! »

Surprise par cette voix traînante Hermione releva le regard pour croiser celui de Drago Malefoy planté sur elle. Ou plutôt le regard d'un Drago Malefoy à demi-nu dans la salle de bains des préfets. Le jeune blond sortait visiblement d'un bain chaud, à en croire les gouttelettes qui parsemaient encore sa peau humide et les buées chaudes sur les miroirs de la pièce. Seule une serviette blanche qui ceignait sa taille dissimulait une partie de son corps à Hermione.

Elle savait qu'elle aurait dû repartir sur ses pas et claquer la porte, mais Hermione resta immobilisée sur place, à fixer ce torse si attirant et ce regard qui, pour une fois, semblait vraiment concernée par ses problèmes.

« Ron… s'entendit-elle bredouiller. Ron ne veut plus de moi. Il dit que je l'ennuie, qu'il veut des filles plus libres et plus amusantes, pas des nonnes. »

Malefoy reste un long moment à la regarder, secouant lentement la tête. Puis il s'approcha à petits pas et s'arrêta à un pas d'elle.

« Eh oui, petite Hermione ! Qu'est-ce que tu imaginais ? Les hommes sont des fauves parfois. Et toi, petite fille innocente, tu sais pas dans quoi tu t'es lancée. Ton Ron il est comme les autres. Il veut de l'amusement, et de la joie de vivre, et un sentiment de je ne sais plus quoi plus fort que la vie de tous les jours. Il ne veut pas d'une lionne en cage. Il est comme moi »

Et sur ces derniers mots, Malefoy la prit dans ses bras. Le premier réflexe d'Hermione fut de fuir ses bras, mais en même temps son étreinte était si douce, si câline, si agréable, après tant de solitude, d'isolement et de chagrin, qu'elle se laissa faire. Lentement le jeune homme saisit son visage entre ses mains, et le releva vers lui. Ils se regardèrent longuement dans les yeux, la jeune femme cherchant à lire dans ses yeux gris indéchiffrables. Mais toute tentative de compréhension disparut lorsqu'elle sentit les lèvres du serpentard se poser sur les siennes. Son baiser était doux, tendre, ses lèvres chaudes et soyeuses, et elle le laissa l'embrasser. Mais quand il approfondit le baiser, glissant une main dans ses cheveux, et tentant de glisser sa langue entre ses lèvres, elle le repoussa violemment et partit en courant. Elle ne s'arrêta qu'une fois dans son dortoir, cachée au fond de ses couvertures. Elle venait d'embrasser Drago Malefoy ! A n'en pas douter, elle devenait folle !


Merci pour votre lecture ! Vous avez aimé la suite ? N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé et à la prochaine :)