DISCLAIMER:

Cette fanfiction est basée sur le monde merveilleux d'Harry Potter, propriété de J. K. Rowling. La plupart des personnages, lieux, etc. lui appartiennent.

Cette histoire est la traduction française de Living without Danger, deuxième volet de la fabuleuse série Dangerverse, écrite par la talentueuse Whydoyouneedtoknow. J'ai obtenu l'accord de l'autrice pour publier cette traduction.


N.D.L.T.: Bonjour! Voici maintenant le 2e volet de la série Dangerverse, qui couvrira la première et la deuxième année de nous louveteaux à Poudalrd. Si vous n'avez pas lu le premier, je vous conseille fortement d'aller le lire puisque cette histoire vous sera incompréhensible sinon. Je n'ai pas totalement terminé la traduction de ce volet, alors je vais poster aux deux semaines pour me permettre de garder un peu d'avance.


Chapitre 1 : Arrivée


Quatre garçons, une fille, un hibou, un crapaud, un serpent et une énorme quantité de confiseries, tous empilés dans un compartiment de train—c'était possiblement la meilleure façon de voyager, pensa Harry Potter avec contentement.

Il inspecta de près une dragée surprise de Bertie Crochu. « Ça ressemble à fraise, d'après toi? » demanda-t-il au garçon aux cheveux roux assis en face de lui.

« Ça pourrait. » dit Ron Weasley en jetant un coup d'œil. « Mais ça pourrait être cerise aussi. »

« Ou bien tomate. » intervint Hermione Granger-Lupin. « Elle a cette sorte de teinte orangée que celle que j'ai eu à la tomate hier avait. »

« Tu as mangé des dragées de Bertie Crochu hier? » Drago Black eut l'air blessé. « Tu ne m'en as même pas donné. »

« Pourquoi je l'aurais fait alors que tu as mangé toutes mes Souris Glacées la semaine dernière? »

« Je ne savais pas qu'elles étaient à toi—tu les avais laissées sur la table de la cuisine! »

« Oui, pendant cinq minutes! »

« Ça compte quand même! »

« Est-ce qu'ils font toujours ça? » demanda Neville Londubat, en regardant Drago et Hermione se chamailler.

« Ça ne dure jamais longtemps. » dit Harry d'un ton absent en regardant toujours sa dragée. « Je n'ai qu'à l'essayer pour voir… »

Il mordit délicatement dans un coin de la friandise et goûta une étrange sensation de sel, cuivre et fer…

« Sang. » dit-il en la recrachant dans sa main. « J'imagine qu'ils essaient de se développer sur le marché des vampires. »

« Oui, s'ils arrivent à les trouver dans le lot. » dit Ron une dragée verte à la main. « Qu'est-ce que tu en pense, pomme verte ou gazon? »

Drago s'était excusé auprès d'Hermione, qui avait l'air légèrement apaisée. « La prochaine fois que tu vois des bonbons quelque part, demande autour de toi pour voir s'ils sont à quelqu'un avant de les manger. » l'avertit-elle.

« Parce si c'est Patmol ou Lunard qui les a laissés trainé, alors je pari à dix contre un qu'ils sont ensorcelés. » dit Harry en avalant une bouchée de Chocogrenouille.

« Je le sais bien—je vis seulement avec eux depuis sept ans. »

Neville fronça les sourcils. « Je pensais que tu avais dit neuf ans. »

« Non, seulement pour Neenie et moi. » dit Harry.

« Ne m'appelle pas comme ça, » claqua la voix d'Hermione. « C'est un nom de bébé, et nous ne sommes plus des bébés. Si tu m'appelles comme ça lorsque nous serons à Poudlard, je vais… je vais… »

« Me frapper avec les oreillers? » suggéra Harry. « Ou m'asseoir sur la chaise de punition? »

« Non, elle va t'attacher sur le train, » dit Drago d'une voix sépulcrale. « Et puis elle se vengera sur ton arrière-train. »

« C'est un truc moldu ou un autre. » dit Ron à un Neville à l'air confus tandis que les trois louveteaux hurlaient de rire. « Je ne le comprends pas, et si tu essaie de les faire expliquer ils vont simplement rire plus fort. Ignore-les, ils vont finir par s'arrêter. »

« Qu'est-ce qu'il y a de si drôle, mon œuf de cœur? » demanda une voix depuis le chandail d'Harry.

« Désolé, Siss. Une blague d'humains encore. Ça ne se traduirait pas bien en Fourchelang. »

Neville sursauta et fixa Harry. Harry n'était pas surpris. Entendre ce qui ressemblait à un sifflement de serpent sortir de la bouche d'un humain avait de quoi surprendre lorsqu'on ne s'y attendait pas.

« Neville, voici Siss, » dit-il, étirant la main gauche dans son chandail avec délicatesse pour en retirer le serpent, qui était enroulée lâchement autour de son épaule droite. « C'est une amie à moi. »

« Tu es un Fourchelang. » souffla Neville, les yeux ronds.

Harry opina. « Je l'ai découvert quand j'avais quatre ans. » dit-il. « C'était plutôt un accident, et personne ne sait pourquoi je peux le parler. Les serpents racontent de bonnes blagues parfois, en revanche. J'ai rencontré un serpent un fois au Zoo de Londres qui voulait manger ce gros garçon qui se promenait dans la maison des reptiles. » Quelque chose le tiraillait au sujet de ce souvenir, mais il n'arrivait pas à mettre le doigt dessus.

Neville sourit légèrement. « Je peux la toucher? » demanda-t-il avec une légère hésitation.

« Est-ce que Neville peut te flatter, Siss? »

Le serpent acquiesça. « Elle est d'accord. » dit Harry en tendant la main qui tenait le serpent vers Neville.

Neville caressa la tête de Siss, tentativement au départ, puis un peu plus fermement lorsqu'il sentit les écailles douces et lisses. « Elle est jolie. » dit-il. « Je pensais que les serpents étaient visqueux. »

« Beaucoup de personnes le pensent, mais ce n'est pas le cas. » Lorsque Neville eut terminé, Harry leva Siss au-dessus de sa tête et la senti glisser hors de sa main et entre les barreaux de la cage d'Hedwige. Le serpent et la chouette s'étaient regardés avec prudence durant environ une semaine lorsque Harry avait ramené Siss à la maison, mais ils avaient fini par devenir amis. Hedwige chassait pour toutes les deux, maintenant, puisqu'il était beaucoup plus difficile pour Siss de se rendre jusqu'à l'extérieur pour trouver de la nourriture.

« Alors maintenant tu en sais beaucoup à notre sujet. » dit Drago en développant un autre Fondant du Chaudron. « Au sujet de notre famille. Et celle de Ron. » Les explications au sujet de la Meute et de l'historique familial un peu plus simple de Ron, avaient occupées les premières heures du trajet. « Parle-nous de toi. »

« Eh bien, ma grand-mère m'a élevé—vous l'avez rencontré à la gare—et c'est une sorcière, évidement, mais toute la famille a cru que j'étais un cracmol durant des années. » dit Neville avec franchise. « Mon grand-oncle Algie essayait toujours de me prendre par surprise pour voir s'il y avait un peu de magie en moi. Un jour, il m'a poussé dans l'eau, au bout de la jetée de Blackpool et j'ai failli me noyer—mais rien ne s'est produit avant mes huit ans. Il s'amusait à me pendre par les chevilles depuis une fenêtre du premier étage lorsque ma grand-tante Enid lui a offert une meringue et il m'a lâché sans le faire exprès. »

Hermione poussa un petit cri.

« Je ne me suis pas blessé. » dit rapidement Neville. « J'ai rebondi, tout le long du jardin, jusque dans la rue. »

Harry, Ron et Drago rirent. Hermione se fâcha. « Ce n'est pas drôle! »

« Si, ce l'est. » dit Neville. Il riait aussi. « Vous auriez dû voir mon visage, j'étais tellement surpris—et tout le monde était très content. Grand-Mère a pleuré tellement elle était heureuse. Et encore plus lorsque j'ai reçu ma lettre pour Poudlard—tout le monde était inquiet que je ne sois pas assez doué pour être admis. Mon grand-oncle Algie était si heureux qu'il m'a offert Trevor. » Il tapota sa poche, puis se figea. « Il n'est plus là! »

« Il ne peut pas avoir été bien loin. » dit Ron. « Cherchons-le. »

Mais leur fouille du compartiment n'apporta aucun résultat. « Il ne peut pas être sorti. » dit Drago. « Nous n'avons jamais ouvert la porte… »

« Excepté lorsque la dame du chariot de friandise est passée. » se rappela Hermione d'un ton malheureux.

« Oh non, » s'inquiéta Neville, « Je dois partir à sa recherche. Je reviendrai. » Il sortit à toute vitesse.

Harry regarda par la fenêtre la campagne à l'air sauvage et ne put réprimer un sourire. Ce n'était pas qu'il ne compatissait pas pour Neville, mais d'une certaine manière, il était difficile de s'inquiéter pour un crapaud disparu lorsqu'il avait tant de nouvelles expériences excitantes à venir. Il verrait Hagrid dans un petit moment, puis prendrait le bateau à travers le lac, et ensuite il y aurait le banquet de bienvenue, et quelque part au milieu de tout cela il découvrirait dans quelle maison il serait…

Harry fronça les sourcils lorsqu'il réalisa quelque chose. « Ron, sais-tu comment on obtient notre Maison? Lunard, Patmol et Letha n'ont jamais voulu nous le dire. »

« Je pense que c'est une tradition de garder le secret. » dit Ron. « Fred m'a dit que ça fait mal, mais je pense qu'il plaisantait. »

« Patmol répondait toujours des trucs stupides. » se remémora Drago. « Comme : tu dois inventer une chanson à propos de la Maison dans laquelle tu veux aller, et si les professeurs ne l'aiment pas, ils te renvoient à la maison. Lunard et Letha faisaient juste sourire et prendre un air mystérieux. Et, bien sûr, Danger ne le sait pas. »

« Elle pourrait. » objecta Hermione. « Elle partage les souvenirs de Lunard, n'est-ce pas? »

« Même si elle l'avait su, elle ne nous l'aurait pas dit. » dit Harry d'un air sombre. « Solidarité d'adultes. C'est injuste. »

« Peu importe ce que c'est, ça ne peut pas faire mal. » dit Hermione d'un ton pratique. « Les parents se seraient plains si leurs enfants avaient été blessé à leur premier jour à Poudlard. »

« Peut-être que ça fait tellement mal que personne n'a jamais osé en parler. » dit Ron, l'air inquiet.

« Depuis mille ans? » se moqua Hermione. « Non, c'est probablement quelque chose de simple, comme un examen écrit. »

« Il n'y a que toi pour appeler un examen écrit "quelque chose de simple", Neenie. » dit Drago en secouant la tête.

Hermione attrapa Drago par le collet et tira son visage proche du sien. « Ne. M'appelle. Pas. Comme. Ça. »

Drago avala sa salive. « D'accord. C'est bon. Désolé. »

Hermione le relâcha juste au moment où la porte du compartiment s'ouvrit.

« As-tu retrouvé- » commença Harry en se tournant vers la porte. La question mourut sur ses lèvres.

Le garçon qui se trouvait dans l'embrasure n'était pas Neville. Il était plutôt petit et maigrichon—il faisait un peu penser à de la mauvaise herbe, pensa Harry—et il regardait fixement Drago. « Je me souviens de toi. » dit-il. « Nous nous sommes rencontrés chez Madame Guipure. »

« Et puis? » dit Drago, pas tout à fait sur un ton de défi.

« Tu ne m'as pas dit que tu étais Drago Malefoy. »

« Je ne le suis pas. »

« Comment ça, tu ne l'es pas? »

« Mon nom est Drago Black. Et tu es? »

« Theodore Nott. » Le garçon tendit la main. Drago la serra prudemment.

« Et tu es Harry Potter. » dit Nott, tendant la main à Harry, qui la serra lui aussi après un regard vers Drago. « Mon père me racontait des histoires à votre sujet. Tous les deux. Mais toi, plus. » dit-il à Drago.

« Des histoires à propos de nous? » Drago regarda Harry, déconcerté. Personne à l'extérieur de la Meute—et des amis de Meute—ne savait quoi que ce soit à leur sujet avant décembre dernier.

« Je sais qu'il inventait la plupart d'entre elles, mais j'ai lu dans le journal—et je devais te le demander—as-tu vraiment été élevé par des sang-de-bourbes? »

Harry et Drago sautèrent sur leurs pieds, Ron seulement un instant derrière eux. « Sors. » dit Harry, son ton presque un grognement.

Nott eut l'air confus. « Pourquoi? »

« Personne n'insulte ma famille. » dit Drago, le visage furieux. « Va-t'en. »

« Oh—vous voulez dire sang-de-bourbe? » Nott fit un pas involontaire vers l'arrière lorsque le visage de Ron se fit menaçant. « Mais—tout le monde le dit—toute les bonnes familles en tout cas- »

Harry sortit sa baguette. « Sors, » dit-il, « ou tu découvriras ce que Sirius Black m'a appris à faire. »

Le nom de son parrain avait encore beaucoup de pouvoir, même si la nouvelle de son innocence datait de plusieurs mois. Nott blanchit et retraita vers la porte. « Vous ne vous en tirerez pas comme ça. » dit-il, à moitié en colère et à moitié effrayé, fixant la baguette dans la main de Harry. « Mon père est riche—et puissant—il ne vous laissera pas faire. »

« Nous ne faisons rien du tout. » grogna Ron. « Et nous ne ferons rien, tant que tu pars. Maintenant. »

Nott leur lança tous un regard noir, même à Hermione, qui n'avait pas levé la tête de son livre une seule fois lors de l'altercation, puis parti.

Tout le monde relaxa.

« Qu'est-ce que tu allais lui faire? » demanda Drago.

« Aucune idée. » admit Harry. « Je ne connais pas vraiment de sorts. »

« Tu aurais pu transformer ses cheveux en bleu. » dit Hermione, d'une voix cassante. « Ça a très bien fonctionné sur moi. »

« Il n'est pas ma sœur. »

« Alors change les mots un peu. Ce n'est pas si compliqué. »

La porte s'ouvrit à nouveau. Harry se retourna vers elle, baguette prête.

Neville recula. « Qu'est-ce que j'ai fait? »

« Pardon. » dit rapidement Harry, rangeant sa baguette. « L'as-tu trouvé? »

« Il est là. » dit Neville en leur montrant le crapaud qui se tortillait pour sortir de ses mains. « Je ne sais pas pourquoi il continue de s'enfuir comme ça. J'essaie de le retenir- »

« As-tu une cage pour lui, ou un aquarium, ou quelque chose? » demanda Drago.

« Non, je l'ai oublié à la maison. Peut-être que grand-Mère me l'enverra par hibou… » Neville fronça les sourcils. « Il y avait quelque chose que je devais vous dire, quelque chose d'important… »

« Est-ce qu'on ralentit? » demanda Ron en regardant par la fenêtre.

« Nous sommes presque arrivés! » s'exclama Neville. « C'est ça, j'ai trouvé Trevor à l'avant du train, et le conducteur m'a dit que nous étions presque arrivés! »

« Nous devrions nous changer, alors. » dit Hermione en fermant son livre. « Nous devrons prendre des tours. Il n'y a pas assez de place pour que toutes nos malles soient ouvertes en même temps… »

Harry et Drago se changèrent en premier, puis Ron et Neville (Harry teint Trevor pour lui), puis Hermione. Elle venait de refermer sa malle lorsqu'une voix retentit dans le train. « Nous atteindrons Poudlard dans cinq minutes. Veuillez laisser vos bagages dans le train, ils seront acheminés à l'école séparément. »

« Viens, Siss. » dit Harry yen tendant son bras vers le serpent. « Nous y sommes presque. » Son estomac se tordit d'excitation. Ron était pâle sous ses tâches de rousseur, Neville suait à nouveau, et Hermione frottait ses lèvres avec ses jointures, une chose qu'elle ne faisait que lorsqu'elle était nerveuse ou excitée; dans ce cas, c'était probablement les deux. Drago avait l'air totalement calme, mais Harry connaissait son frère—s'il le voulait, Drago pourrait paraître calme au milieu d'un ouragan. Il était probablement aussi nerveux que tous les autres.

« Relaxe, mon œuf. » l'avisa Siss. « Tu te blesseras si tu es si tendu. »

« Je vais essayer. » murmura Harry.

Ils se dirigèrent dans le corridor, qui était déjà plein et continuait à se remplir. Le train avait ralenti de plus en plus, et s'arrêta finalement avec un contrecoup qui aurait fait trébucher Neville sur le sol s'il y avait eu assez d'espace pour cela. Au lieu de ça, il fonça plutôt lourdement dans Harry et Ron—Harry était certain qu'il aurait un bleu le lendemain.

« Pardon. » marmonna Neville d'un ton désolé.

Ils joignirent la foule en direction de la porte, qui les admis sur une sombre et minuscule plateforme enveloppée de l'odeur des pins. Hermione frissonna un peu dans l'air froid, et Harry frappa légèrement son épaule contre la sienne, la faisant sourire faiblement.

« Premières années! » appela la voix qu'il attendait. « Premières années, par ici! »

Neville haleta à la vue de l'énorme homme qui tenait une lanterne. « Tout va bien, c'est Hagrid. » dit Drago. « Il travaille ici, on le connait. »

« Ça va, vous trois? » demanda Hagrid en apercevant les louveteaux. Ils sourirent et lui firent signe de la main. « Premières années, suivez-moi—attentions où vous mettez les pieds! »

Ron failli trébucher alors qu'ils avançaient le long d'un sentier tortueux et étroit qui, Harry en était certain, menait jusqu'au lac. Neville avait commencé à renifler. Personne ne disait rien.

« Hey, fais attention! » lança Drago lorsque quelqu'un le dépassa, le séparant des autres louveteaux.

« Gardez les yeux ouverts. » dit Hagrid au groupe de premières années. « Aussitôt que nous aurons tourné ce coin, vous pourrez apercevoir- »

Tout le monde haleta, même les louveteaux, qui étaient déjà venu à Poudlard auparavant. Ils ne l'avaient certainement jamais vu comme ça, pensa Harry en admirant la vue—le vaste château avec toutes ses tours, perché comme un faucon sur la falaise, chaque fenêtre illuminée, se réfléchissant sur le froid lac noir qui s'étendait à leurs pieds…

« Pas plus de quatre par barque! » lança Hagrid, pointant une flotte de petits bateaux alignés sur la rive. Harry regarda autour de lui à la recherche de Drago et l'aperçu plus loin, une fille avec un visage à l'air un peu écrasé lui parlant. Il embarquait dans une barque avec elle, bien qu'il n'en avait pas l'air ravi…

« Allez, Harry! » siffla Ron, et Harry réalisa qu'il était presque la dernière personne qui n'était pas encore dans un bateau. Il embarqua rapidement et s'installa à côté de Neville.

Hermione poussa un petit cri d'excitation lorsque Hagrid gronda « EN AVANT! » et que les bateaux se mirent à bouger. Harry regardait le château se rapprocher de plus en plus, et se demanda avec un frisson soudain où il dormirait cette nuit… tour ou donjon…

« Baissez la tête! » appela Hagrid alors qu'ils atteignaient la falaise sur laquelle était construite le château. Tout le monde baissa la tête alors que les bateaux traversaient un rideau de lierre et avançaient le long d'un tunnel vers un port sous-terrain, où ils débarquèrent sur un rivage de galets. Ron attrapa Trevor en sortant du bateau et le tendit à Neville.

Ils suivirent Hagrid sur la montée, jusqu'à la pelouse épaisse du terrain du château, et jusqu'au marches de pierre. Drago avait manœuvré dans la foule pour les rejoindre et les louveteaux se pressèrent près de Hagrid alors qu'il levait la main et frappait trois fois à la porte. Lorsque sa main se baissa, elle passa avec désinvolture sur la tête d'Hermione et l'épaule de Drago, et un grand doigt caressa le visage de Harry. Harry savait que c'était la manière d'Hagrid de leur souhaiter "Bonne chance".

La porte s'ouvrit, et le professeur McGonagall apparut, l'air sévère et inapprochable. Harry se mordit la lèvre lorsqu'il se rappela sa dernière visite à la Tanière, lorsque Lunard avait fait une blague qui avait fait rire le professeur McGonagall durant une bonne trentaine de secondes.

« Les premières années, professeur McGonagall. »

« Merci, Hagrid. Étudiants, suivez-moi. » McGonagall ouvrit la porte plus largement, et tout le monde se regroupa dans le hall d'entrée. Harry était sur le point de tourner à droite pour entrer dans la grande salle, mais Ron attrapa son bras et le tira derrière McGonagall, qui les menait vers une petite pièce à côté du hall.

« Merci. » murmura Harry. Il résolut de porter plus attention à ce qui se passait. Ce n'est pas parce que je suis déjà venu ici que je sais tout.

« Bienvenue à Poudlard. » dit le professeur McGonagall. Ses yeux—ou était-ce l'imagination d'Harry? —restèrent un moment plus longtemps sur lui et son frère et sa sœur que sur les autres premières années. « Le banquet de début d'année va bientôt commencer mais avant que vous preniez place dans la Grande Salle, vous allez être répartis dans les différentes maisons. Cette répartition constitue une cérémonie très importante, car tandis que vous serez ici, votre maison sera pour vous comme une seconde famille. Les maisons sont au nombre de quatre. Elles ont pour nom Gryffondor, Poufsouffle, Serdaigle et Serpentard… »

Harry se déconcentra de ce discours pour regarder autour de la pièce. Il remarqua Theodore Nott appuyé contre le mur du fond, qui avait l'air de s'ennuyer, et le garçon que Danger avait dit être son cousin Dudley, pressé dans un coin. Il semblait extrêmement nerveux et écoutait désespérément McGonagall, comme s'il espérait qu'elle lui dirait que c'était une erreur et qu'il pouvait rentrer chez lui…

« Je reviendrai vous chercher lorsque tout sera prêt. » annonça le professeur McGonagall. « Attendez-moi en silence. » Elle quitta la pièce. Un bourdonnement étouffé de conversations se leva, pour la plupart des gens demandant à leurs voisins s'ils savaient comment se déroulerait la Répartition. Harry avait la gorge serrée.

« Peu importe ce qui arrive, ça arrive pour chacun de nous. » dit Hermione, essayant d'avoir l'air brave et ne réussissant qu'à avoir l'air impétueuse, mais Harry apprécia la tentative de toute manière. « Meute ensemble. »

« Meute pour toujours. » répondirent Harry et Drago.

« Le serment. » dit Ron, avec le ton de quelqu'un qui se raccroche désespérément à ce qu'il peut. « Le serment de la Meute. Peut-être que ça nous aiderait. »

« Ça ne peut pas faire de mal. » dit Drago en se léchant les lèvres nerveusement.

Harry tendit la main pour attraper la main de quelqu'un d'autre et attrapa celle de Neville. Je ne vois pas pourquoi il ne pourrait pas le faire lui aussi. « Fais comme nous. » dit-il. « Ça pourrait nous aider. »

Neville acquiesça, son visage plutôt pâle, et déposa Trevor dans sa poche à nouveau. Hermione rigola d'un ton un peu aigu, tendit la main pour ajuster la cape de Neville (dont le fermoir se trouvait sous son oreille gauche), et finit par tenir son autre main. Drago et Ron refermèrent rapidement le cercle, et ils commencèrent à réciter.

« My hand in yours, (ma main dans la tienne,)
My wand in yours, (ma baguette avec la tienne,)
My life for yours, (ma vie pour la tienne,)
Now and always. (Maintenant et à jamais.) »

Neville saisit rapidement, et ils eurent juste le temps de le dire trois fois en entier tous ensemble avant que quelqu'un ne crie à l'arrière de la pièce, les faisant tous sursauter et se retourner pour voir ce qui se passait.

« Des fantômes. » gémit doucement Neville. « Pourquoi faut-il qu'il y ait des fantômes? »

« C'est quoi le problème avec les fantômes? » demanda Drago. « Ils ne font de mal à personne. »

« Ils sont effrayants. » dit Neville, regardant les silhouettes d'un blanc nacré avec crainte.

« Suivez-moi. » dit le professeur McGonagall depuis l'entrée de la pièce. « La Cérémonie de Répartition est sur le point de commencer. »

« C'est encore plus effrayant. » dit Ron dans une voix qui était presque un gémissement.

Se retrouvant en file derrière Drago et devant Ron, Harry suivi le professeur McGonagall hors de la pièce et dans le grand Hall, où il frissonna alors que des centaines de visages semblaient tous le regarder directement. Il leva les yeux et regarda le plafond enchanté, jusqu'à ce qu'il marche sur le pied de Drago par accident.

« Ouch. » lui siffla son frère.

« Désolé. » répondit Harry d'un ton coupable.

Le professeur McGonagall les conduisit entre deux des tables de maison puis les fit se retourner afin qu'ils fassent face aux autres étudiants. Juste avant qu'Harry ne se retourne, Dumbledore rencontra son regard et lui fit un clin d'œil. Harry essaye de sourire en retour, mais le cœur n'y était pas.

Le professeur McGonagall déposa un tabouret à quatre pattes au centre de l'espace libre devant les premières années, puis y déposa un chapeau râpé, sale et rapiécé. Le Grande Salle était complètement silencieux.

Harry entendit un petit cri quelque part dans le groupe des premières années lorsque le chapeau se mit à bouger. Une couture près du rebord s'ouvrit en grand, ayant l'air d'une bouche, et le chapeau commença à chanter :

« Je n'suis pas d'une beauté suprême

Mais faut pas s'fier à ce qu'on voit

Je veux bien me manger moi-même

Si vous trouvez plus malin qu'moi.

Les hauts-d'forme, les chapeaux splendides,

Font pâl'figure auprès de moi

Car à Poudlard, quand je décide,

Chacun se soumet à mon choix.

Rien ne m'échapp' rien ne m'arrête

Le Choixpeau a toujours raison

Mettez-moi donc sur votre tête

Pour connaitre votre maison... »

Harry relaxa d'un coup. Il aurait dû savoir que ce ne serait rien de mauvais – sa Meute ne l'aurait pas laissé y aller si la Répartition était quelque chose de mauvais—et Dumbledore ne ferait jamais faire à ses étudiants quelque chose qui pourrait les blesser…

Le chapeau continuait de chanter :

« Si vous allez à Gryffondor

Vous rejoindrez les courageux,

Les plus hardis et les plus forts

Sont rassemblés en ce haut lieu.

Si à Poufsouffle vous allez,

Comme eux vous s'rez juste et loyal

Ceux de Poufsouffle aiment travailler

Et leur patience est proverbiale.

Si vous êtes sage et réfléchi

Serdaigle vous accueillera peut-être

Là-bas, ce sont des érudits

Qui ont envie de tout connaître.

Vous finirez à Serpentard

Si vous êtes plutôt malin,

Car ceux-là sont de vrais roublards

Qui parviennent toujours à leurs fins.

Sur ta tête pose-moi un instant

Et n'aie pas peur, reste serein

Tu seras en de bonnes mains

Car je suis un chapeau pensant ! »

Harry rit et applaudit avec les autres tandis que le chapeau s'inclinait pour chaque table.

« Je vais tuer Fred. » marmonna Ron à son oreille. « Lutter avec un troll, mon cul oui! »

Le jumeau en question – du moins Harry pensait que c'était lui—était assis à la table la plus à gauche, fixant intensément Ron. Tout comme Percy et l'autre jumeau. Harry se dit soudainement que s'ils étaient appelés en ordre alphabétique, ce qui semblait probable, Ron passerait pratiquement en dernier…

« Abbott, Hannah! » lu le professeur McGonagall depuis une liste qu'elle tenait en mains.

« POUFSOUFFLE! » cria le Choixpeau après un moment sur la tête d'Hannah. La table la plus éloignée des Gryffondors applaudit, et Hannah s'y dirigea rapidement, trouvant un siège juste comme les applaudissements s'éteignaient.

« Black, Drago! »

Drago devint tout blanc. Harry serra son épaule, et il avança vers le tabouret d'un pas légèrement tremblant. Il y eut des chuchotements, remarqua Harry, et avec une poussée de colère il entendit le mot "Malefoy" un peu partout…

Pourquoi est-ce que vous vous intéressez autant à ça? Passez par-dessus. Il est un Black, maintenant. Et mon frère. Et ça ne changera pas, peu importe où il est réparti…

L'estomac de Harry se noua alors qu'il avait une horrible pensée.

Et s'il est envoyé à Serpentard?

Oh non, je vous en prie, pas ça…

Hermione semblait avoir la même pensée – Harry pouvait voir son visage inquiet du coin de l'œil. Le Choixpeau prenait plus de temps qu'il ne l'avait fait avec Hannah. Il régnait un silence de mort dans Grande Salle. Deux fois, la couture dans le Choixpeau s'ouvrit comme s'il était sur le point de parler, et se referma. Puis, finalement, alors que les murmures avaient recommencés par pur ennui, le Choixpeau se relava bien droit sur la tête de Drago.

« GRYFFONDOR! »

Hermione poussa un cri de joie, Ron cria, Harry porta ses doigts à sa bouche et siffla comme Patmol le lui avait appris. Drago enleva le chapeau de sur sa tête et couru pratiquement jusqu'à la table des Gryffondor, où Fred et George l'accueillirent avec des tapes dans le dos. Il s'assit, souriant littéralement d'une oreille à l'autre.

La Répartition se poursuivit. « Dursley, Dudley! » lu le professeur McGonagall, et Harry, grâce à plusieurs années d'expériences à lire ses expressions faciales, détecta du dédain sur son visage—elle se rappelait clairement le nom de Dursley. Le gros garçon blond sortit de la foule de premières années et s'assit en tremblant sur le tabouret. Il ne prit pas autant de temps que pour Drago, mais l'attente fut quand même inconfortablement longue avant que le Choixpeau ne crie « SERPENTARD! »

« C'est un né-moldu, non? » chuchota Ron à Harry.

Harry opina.

« Il va se faire tuer. » prédit Ron. Harry approuva, voyant les regards de dégoût sur plusieurs visages à la table des Serpentard alors que Dudley les rejoignait et sachant la réputation de cette maison comme la plus pure des pures.

« Granger-Lupin, Hermione! » arriva en temps voulu, et Hermione marcha fièrement jusqu'au tabouret et s'assit bien droite alors que le Choixpeau tombait sur sa tête. Harry pensait que c'était d'avoir entendu son nouveau nom qui lui avait donné autant de confiance.

« GRYFFONDOR! »

Harry et Ron se tapèrent dans la main. Hermione se jeta droit dans les bras de Drago, le faisant presque tomber à la renverse avant que Fred Weasley ne le rattrape.

« Londubat, Neville! »

« Je vais le tenir pour toi. » dit Harry, tendant la main vers Trevor.

« Mais si on n'est pas répartis dans la même maison? »

« Rien ne dit qu'on ne peut pas bouger un peu une fois que nous avons été répartis. » dit Harry. « Vas-y, elle attend. » Le professeur McGonagall ne tapait pas exactement du pied, mais elle était visiblement prête pour Neville.

Le Choixpeau prit presque autant de temps avec Neville qu'il ne l'avait fait avec Drago. Lorsqu'il cria finalement « GRYFFONDOR! », Neville couru vers la table en le portant toujours, et ne le réalisa que lorsque Hermione ne lui dit quelque chose en y arrivant. Il rougit et jogga jusqu'au professeur McGonagall pour lui remettre à travers le rire des étudiants, et fit un détour pour reprendre Trevor des mains d'Harry.

Plus d'étudiants furent répartis. « Nott, Theodore » devint un « SERPENTARD! », une paire de jumelles identiques, « Patil, Padma » et « Patil, Parvati » devinrent respectivement « SERDAIGLE! » et « GRYFFONDOR! », puis…

« Potter, Harry! »

Les murmures furent encore plus nombreux que pour Drago, et tout le monde sembla s'avancer sur sa chaise pour fixer Harry alors qu'il s'asseyait sur le tabouret. « Bonne chance. » lui dit le professeur McGonagall du coin des lèvres en déposant le Choixpeau sur sa tête, bloquant sa vue. Il attendit.

« Humm, » dit une petite voix à son oreille. « Un autre difficile, il semble y en avoir beaucoup cette année. Brave, oui, tu l'es, et plutôt intelligent aussi… du talent, oh oui, beaucoup, avec ce petit talent intéressant de Fourchelang… et qu'est-ce que c'est, enterré bien profondément dans ton esprit—tu veux être aussi bon sorcier que ton père l'était? Je me rappelle très bien ton père, très bien en effet, et ta mère aussi… alors où devrais-je t'envoyer? »

Harry sentit sa gorge se nouer. Il avala difficilement sa salive. J'aimerais Gryffondor, mais je vous en prie pas Serpentard. Pas Serpentard, s'il vous plait. N'importe quoi sauf ça.

« N'importe quoi? Tu en es sûr? C'est quelque chose de dangereux à promettre, n'importe quoi… tu progresserais bien chez les Serpentard, et cela t'aiderait singulièrement sur le chemin de la grandeur, ça ne fait aucun doute. Alors ? Non ? Vraiment ? Très bien, si tu es sûr de toi, il vaut mieux t'envoyer à... GRYFFONDOR ! »

Le cœur d'Harry sauta de joie alors que le professeur McGonagall retirait le Choixpeau de sur sa tête. Elle le regarda et lui fit un petit clin d'œil. Il sourit en retour et couru à la table des Gryffondor, où Hermione l'enlaça férocement et Drago et lui performèrent la poignée secrète des garçons de la Meute qui était la leur et la leur seulement. Fred et George chantaient, « Potter avec nous! Potter avec nous! » en frappant la mesure sur la table, ignorant le regard de déplaisir de Percy.

« Tu n'es plus tendu, mon petit œuf. » remarqua Siss.

« J'ai été envoyé là où je voulais l'être. » répondit Harry dans le murmure le plus silencieux qu'il pouvait. « Où mon père et ma mère étaient, et avec mes camarades de nichée. »

« Je suis heureuse pour toi. » il sentit les écailles lisses se resserrer gentiment autour de son bras dans l'équivalent serpentesque d'un câlin.

Hagrid envoya un pouce en l'air à Harry depuis la table des professeurs—Harry lui retourna avec un sourire. Le professeur Grognon (Harry ricana tout seul face au surnom qui lui avait été strictement interdit de prononcer hors de la Tanière) fixait le contenu de son gobelet, l'air aussi renfrogné qu'à l'habitude. À côté de lui se trouvait un jeune homme à l'air nerveux coiffé d'un large turban mauve, et ensuite un sorcier blond très élégant vêtu de robes parfaitement ajusté et d'un chapeau agencé, qui avait l'air familier…

« Harry! » souffla Hermione en le pinçant. Harry tourna la tête juste à temps pour voir un Ron à l'air verdâtre s'asseoir sur le tabouret. Harry se croisa les doigts, mais le Choixpeau ne prit qu'une seconde pour crier « GRYFFONDOR! »

Harry siffla à nouveau, relâchant tout l'anxiété accumulée dans un long son perçant.

Nous sommes tous ensemble. Ce sera fantastique.

Ron se dirigea d'un pas chancelant vers la table des Gryffondors et se laissa tomber sur le banc entre Harry et Hermione. « Bien joué, Ron. » dit solennellement Percy depuis sa place un peu plus loin à la table.

Le grand frère de Ron semblait avoir décidé que la meilleure manière de gérer le fait que son rat s'était révélé être l'homme ayant trahi les parents de Harry était de prétendre que Harry n'existait pas. Il commençait à s'en remettre, toutefois—il avait demandé de façon très officielle à Harry de lui passer le sel lors qu'un pique-nique que la Meute et les Weasley avaient partagés la semaine dernière, et il avait fait un commentaire sur la température d'un ton très civil deux jours auparavant.

Dumbledore se leva et ouvrit les bras dans un geste de bienvenue, souriant à toute l'école, bien qu'Harry était presque certain que la table des Gryffondors reçut un tout petit peu plus d'attention que les autres. « Bienvenue! » dit-il. « Bienvenue à tous pour cette nouvelle année à Poudlard. Avant que le banquet ne commence, je voudrais vous dire quelques mots. Les voici: Kumquat ! Bidouiller ! Fuchsia ! Pinçon ! Je vous remercie ! »

Dumbledore se rassit et toute l'école applaudit. Harry se tourna vers Drago et sourit. « Paye. » dit-il.

« Ce n'est pas juste. » grommela Drago en fouillant dans sa poche.

« Vraiment, est-ce qu'il y a quelque chose sur quoi vous ne miseriez pas? » demanda Hermione depuis sa place de l'autre côté de Ron, qui était toujours un peu pâle et avait l'air confus.

« Je ne gagerai pas qu'il n'y aura pas de nourriture ici. » dit Harry. « Parce qu'elle est là. » Il se servit du poulet rôti depuis le plateau qui venait d'apparaître devant lui.

Dumbledore avait demandé l'aide des louveteaux pour la composition de son discours de bienvenue—il avait demandé à chacun d'entre eux de trouver des mots amusants à prononcer. Harry et Drago s'étaient mis d'accord : pour chaque mot que Dumbledore utilisait de l'un d'entre eux, l'autre devait payer cinq mornilles. Harry avait proposé "Bidouiller" et "Pinçon", tandis que la contribution de Drago était "Fuchsia". "Kumquat" était la trouvaille d'Hermione, mais elle n'aimait pas parier.

La nourriture, comme d'habitude, sortit Ron de sa torpeur, et il fut rapidement en train de dévorer tout ce qui se trouvait à sa portée. C'était compréhensible, puisque le festin était aussi bon qu'Harry en était venu à s'attendre de la part des elfes de Poudlard. Il glissa quelques morceaux de poulet à Siss, qui aimait occasionnellement manger sa nourriture cuite. Lorsque tout le monde fut rendu à l'étape de jouer avec son dessert, Dumbledore se leva à nouveau.

« Je voudrais maintenant partager avec vous quelques nouvelles de début d'année. D'abord, j'aimerais souhaiter la bienvenue à une nouvelle édition à l'équipe d'enseignants—le professeur adjoint de Défense contre les forces du mal, Gilderoy Lockhart, qui joindra le professeur actuel, Quirinus Quirrell. »

Le sorcier en lavande se leva et s'inclina de manière flamboyante à quelques reprises sous les applaudissements, particulièrement nourris, remarqua Harry, de la part des filles dans la salle. Hermione fixait l'homme d'un air conquis. Harry grogna intérieurement. Oh joie. Ma sœur est en amour. Il frotta son front alors que Lockhart s'inclinait de façon exceptionnellement prononcée dans la direction d'Hermione. Ça va vite devenir fatigant.

Dumbledore annonça les essais de Quidditch, rappela à tout le monde que la Forêt Interdite était interdite (« ça ne nous a jamais arrêté avant. » dit George Weasley.), et conclut avec quelque chose d'inattendu : « Enfin, je dois vous avertir que cette année, l'accès au couloir du troisième étage de l'aile droite est formellement interdit, à moins que vous ne teniez absolument à mourir dans d'atroces souffrances. »

Harry échangea un regard avec Drago. Investiguer le corridor du troisième étage venait d'apparaitre tout en haut de leur liste de choses à faire.

Une édition semi-excitante de la chanson de l'école plus tard (Drago marmonna quelque chose à Hermione au sujet de se rappeler des paroles, et Harry se demanda si son frère pensait à composer une réelle mélodie pour la chanson), Percy Weasley mena les premières années de Gryffondor hors de la grande salle. Harry se fit une note mentale d'obtenir la carte des maraudeurs de la part de Fred et George dans un avenir rapproché et d'y étudier quelques chemins de bases—comme comment, principalement, se rendre de la Grande Salle aux dortoirs de Gryffondor… il savait que cela ne serait pas toujours pareil, Poudlard changeait à chaque jour, parfois d'heure en heure, mais une idée générale de la disposition des pièces serait utile…

En plus, la carte devrait m'aider plus qu'eux. Je suis le fils d'un Maraudeur…

« Non carborundum », dit Percy au portrait d'une grosse dame vêtue de rose. Le tableau pivota aussitôt, laissant voir le trou rond découpé dans le mur au sujet duquel Lunard et Patmol aimaient se raconter de souvenirs—surtout les fois où Queudver avait eu besoin d'être tiré vers le haut pour arriver à passer. Neville fut celui qui eut besoin d'un coup de main cette fois—Harry n'était pas certain de savoir si cela le dérangeait ou pas.

Harry savait déjà ce qu'il trouverait de l'autre côté - une salle ronde, confortable et accueillante, remplie de gros fauteuils moelleux et de tables de bois, dans des teintes de rouge et or, avec une large cheminée sur un mur. Cela lui rappelait beaucoup la Tanière, même s'il savait que la cause et l'effet étaient en fait inversés, puisque la Tanière était habitée par des Gryffondors, il était logique qu'elle ressemble à la salle commune des Gryffondors.

Harry et Drago firent un câlin à Hermione pour lui souhaiter bonne nuit avant qu'elle ne suive les autres filles dans leurs propres escaliers jusqu'à leur chambre, et Ron lui serra la main.

« Ce sera étrange de ne pas partager une chambre avec- » commença Harry, mais il fut coupé par un énorme bâillement et lorsqu'il eut terminé, par Drago qui secouait la tête.

« Quoi? »

« Il vaut peut-être mieux garder l'histoire "partager-une-chambre-avec-une-fille" sous silence. » chuchota Drago en bougeant à peine ses lèvres.

« Ah. » Harry compris ce que Drago voulait dire. Dean Thomas et Seamus Finnegan, les deux inconnus au sein des garçons de Gryffondor, pourraient bien trouver étrange que des garçons et des filles de leur âge partagent une chambre, et Neville aussi. Ron y était habitué, c'était seulement une autre des choses étranges que faisaient la Meute, mais il n'y avait aucun moyen de savoir comment réagiraient les autres.

Alors nous n'en parlerons pas, ils n'ont pas besoin de le savoir, et tout le monde est content. Harry bâilla largement encore une fois alors qu'ils grimpaient les marches. Pourquoi est-ce que notre dortoir doit se trouver tout en haut?

Il sortit son pyjama de sa malle. Un morceau de parchemin glissa au sol. Il le ramassa et le regarda.

Nous pensons à toi, Greeneyes. Plein d'amour, dors bien, et bonne chance.

C'était l'écriture de Danger, mais les quatre parents de la Meute l'avaient signé.

Harry regarda vers Drago et sourit en voyant que son frère en avait un aussi. Il était certain qu'ils étaient presque identiques la seule différence étant probablement que celui de Drago devait dire "Petit Renard", et celui d'Hermione dirait certainement "Neenie", ou "Chaton" si Lunard l'avait écrit…

Il ravala l'émotion qui menaçait de se lever en lui. Non, je ne vais pas m'ennuyer de la maison le premier soir. Je m'ennuierai demain. Maintenant, je suis fatigué et je vais me coucher.

Il fouilla un peu plus loin dans ses choses et en extriqua son lion en peluche, qu'il lança sur son lit. Drago fit de même sur son propre lit à côté du sien. Ron était déjà en pyjama et grimpait sur son lit à baldaquin avec des rideaux de velours rouge de l'autre côté d'Harry.

« Bonne nuit. » dit Harry en terminant de boutonner son haut de pyjama.

« Bonne nuit. » répondit Drago depuis son lit en fermant ses rideaux de baldaquin.

« Bonne nuit, Siss. »

« Bonne nuit, Harry. » Le serpent ondula de sous sa manche de pyjama et s'enroula sur son oreille. « Dors bien, et rêve de proies bien grasses. »

Harry sourit et ferma les yeux.