Regulus refaisait ses stocks de potions quand il entendit par le biais Raven les hurlements d'un enfant. Les hurlements d'Harry. Il sursauta. Il ne l'avait jamais entendu hurler ainsi. Il stabilisa sa potion et ferma les yeux pour se concentrer sur son Ombr'Lune.
Ce dernier s'envola de l'arbre pour se diriger vers les cris. Il se posa sur une fenêtre à l'étage et vit une scène des plus horribles.
« Nan ! S'il te plait, Oncle Vernon ! Je serais sage ! Je promets ! Arrgg ... ah ! Ah ! »
« Tu es un monstre ! Les monstres ne méritent pas la pitié ! » fit Vernon Dursley en défaisant la ceinture de son pantalon.
Il avait déjà dénudé Harry et rué de coup avant de l'immobiliser par le bras. Regulus revint à lui directement et s'empara de son pistolet et de son silencieux. Il agita sa baguette aussi pour que toutes ses affaires se rassemblent d'elles-mêmes dans un sac de voyage le temps qu'il s'occupe du monstre.
Il revêtit son manteau noir et se dirigea immédiatement de l'autre côté de la rue. Il pénétra par la porte de la cuisine qu'il savait être ouverte grâce à Raven. Il ne chipota pas quand il vit Pétunia Dursley hurler et foncer vers le téléphone. Il pointa son arme vers elle et l'abattit sans la moindre hésitation d'une balle dans le dos et pour s'assurer de sa mort, il en tira une deuxième dans la tête.
Il ne vit heureusement pas le jeune Dudley Dursley dans les parages. Il ne se sentait pas l'âme d'un tueur d'enfants. Mais par contre, il tuerait le monstre qui osait violer le petit Harry et lui arracher son innocence alors que Regulus avait tout fait jusqu'à présent pour la lui préserver. S'il avait su, il l'aurait récupéré plus tôt et qu'il ne subisse jamais cette épreuve.
Il ouvrit la porte d'un grand coup de pied et pointa son arme sur le Moldu.
« Ecartez-vous de lui ! » siffla-t-il avec colère, ses yeux d'argent luisant dangereusement.
« QUI ETES-VOUS ?! QUE FAITES-VOUS CHEZ MOI ?! PARTEZ OU J'APPELLE LA POLICE ! »
« Vous n'êtes pas en position de négocier, Vernon Dursley ! » répliqua durement Regulus. « Lâchez Harry immédiatement ! Et j'envisagerai l'idée de ne pas vous torturer ! »
« COMMENT OSEZ-VOUS ?! »
Le Moldu avait reculé tout en tenant Harry par la gorge, le faisant suffoquer légèrement. Il pleurait toujours et souffrait horriblement. Il perdait aussi du sang à première vue. Le monstre avait eu le temps de le pénétrer le temps qu'il traversa la rue. La gorge du sorcier s'assécha.
« On m'a baptisé le Fantôme, » révéla-t-il avec un rictus mauvais. « Mais contrairement aux autres Moldus, à vous je vais vous dire pourquoi ... Je suis un sorcier et je navigue entre votre monde et le mien et ce que vous avez fait à ce jeune garçon est monstrueux, d'autant plus qu'il est lui-même un sorcier. Vous allez payer ! »
« Vous êtes un monstre tout comme lui ! »
« Un monstre ? Oui, mais parce que je suis un tueur, non un violeur ! »
Il vit Vernon Dursley reculer encore et lâcher Harry d'un bras pour glisser sa main sous son oreiller. Regulus ne lui laissa pas le temps de récupérer son arme et tira. L'homme hurla de douleur et lâcha le petit garçon. L'Assassin le récupéra d'un bras et l'écarta vivement du chemin alors qu'il voyait le cachalot sortir son arme et la diriger justement vers lui. Regulus appuya à nouveau sur la gâchette et vida son chargeur. Il entendit vaguement l'homme lâcher un râle avant de s'immobiliser.
L'Assassin se tourna alors vers Harry et retrouva ce dernier recroquevillé sur lui-même, serrant ses jambes contre son torse. Il pleurait et souffrait. Regulus posa son pistolet à terre et s'agenouilla auprès du gamin. A peine l'eut-il touché que ce dernier hurla de frayeur et s'écarta vivement.
« Shhhh... Harry, c'est moi ... C'est Reg, le voisin. Tu te souviens ? Je te ferais pas de mal, je te le promets. »
« ...cle ... Vernon ? »
« Il ne te touchera plus jamais, Harry. Ca aussi, je te le promets. Viens avec moi. Tu ne reviendras plus jamais ici. »
Il s'approcha doucement et posa une main douce sur cette joue humide. Les yeux d'Harry parlaient pour lui. Il avait mal. Il attrapa Harry et le souleva doucement. Il gémit légèrement alors qu'il s'accrochait à son cou.
« Shh... Tout ira bien, Harry. Je te le promets. »
Il le descendit et lui demanda de s'habiller rapidement le temps qu'il fasse rapidement le tour de la maison. Le petit Dudley Dursley n'était pas là.
« Tu sais où est ton cousin ? » demanda-t-il par sécurité.
« Y... Il dort ... ch...chez ses amis. »
Il le vit grimacer. Il s'agenouilla devant lui et passa une main douce sur son visage à nouveau pour le rassurer.
« Tu as mal ? N'aie pas peur d'être sincère avec moi, Harry. »
Il hocha la tête.
« Je vais t'emmener chez un médecin. Je n'ai pas suffisamment de connaissance pour t'aider directement. D'accord ? » Harry hocha à nouveau la tête. « Je veux que tu ailles dans ma maison et que tu m'y attendes. Tu peux faire ça ? »
« Oui. »
« Vas-y. Je suis là dans deux minutes. »
Il observa Harry traverser la rue. Heureusement, il faisait nuit dehors et il était vêtu de sombre, bien que les vêtements étaient trois fois trop grands pour lui. Il se tourna ensuite vers la cuisinière – Merlin, merci – au gaz et ouvrit les vannes. Il se dirigea ensuite rapidement vers le garage avec une bougie parfumée du salon et l'alluma avec son briquet. Il ressortit ensuite rapidement de la maison. Il avait en tout et pour tout une dizaine de minutes avant que le gaz ne se diffuse et que tout explose.
Il rentra chez lui et retrouva Harry prostré dans son canapé, tachant ce dernier avec son propre sang. Il s'agenouilla devant lui pour le rassurer. L'enfant pleurait toujours silencieusement. Il avait un peu peur aussi.
« Je te protégerais, Harry. Plus personne ne te fera du mal, je te le promets. Viens, suis-moi. »
Il lui prit doucement la main et le guida dans sa maison jusqu'à son garage. Il lui demanda de s'installer dans la voiture et de s'attacher. Il fit rapidement l'aller-retour et récupéra ses affaires sorcières. Rien ne devait rester sur place. Il prépara son piège, récupéra sa télécommande et revint dans la voiture, derrière le volant.
Il s'assura qu'Harry était bien installé et attaché avant de démarrer. Il s'éloigna de deux cent mètres avant d'appuyer sur le bouton. Sa maison explosa, rapidement suivie par l'explosion du numéro 4. Le garçon s'était légèrement redressé pour observer les flammes avant d'observer Regulus dans les yeux. Ce dernier put lire la compréhension dans son regard.
« Ils ne te feront plus jamais de mal, Harry, » dit-il simplement.
Il reprit la route en direction de Londres, et plus précisément les bas-quartiers, se guidant légèrement avec Raven afin d'éviter les voitures de police, ou paraître le moins suspect possible quand il ne pouvait pas faire autrement.
Il était d'apparence calme mais intérieurement, il rageait. Ce monstre avait volé l'innocence d'Harry. Il l'avait élevé comme un esclave, le soumettant à sa volonté, l'avait à peine nourri, l'avait battu, ... Et maintenant, il lui avait fait l'ultime affront ! Harry ne serait plus jamais le même après cela. Il n'avait que sept ans. Sept ans et il connaissait déjà le viol et la mort. Il n'était plus innocent.
Il arrêta la voiture et sortit avec Harry. Il le guida, lui tenant la main, vers le médecin moldu chez qui il allait si peu.
« Je ne m'occupe pas d'enfants, » dit ce dernier en s'éloignant avec Regulus.
« Tant que nous payons vos services, je croyais que les médecins devaient nous administrer des soins, » répliqua l'Assassin en sortant trois pièces d'or et les déposant sur le comptoir.
« Oui, mais les enfants ne font pas partie de notre monde ! Ils sont encore innocents ! »
« Bien que j'ai tout fait pour qu'il garde son innocence en restant suffisamment éloigné de lui, il ne l'est plus, Doc. Son oncle l'a violé. Il n'a plus personne d'autre que moi puisque mon frère est en prison. S'il vous plait. Ce n'est encore qu'un gamin. »
La mâchoire du médecin se crispa à la mention de viol. Même dans leur milieu, les violeurs n'étaient pas bien vus. Regulus l'observa s'occuper d'Harry et l'écouta attentivement quant à ses soins futurs.
