3e Chapitre : L'Amour qui né au milieu d'un bordel d'enfer

Il attendait, patiemment, il avait tout son temps. Les gardes le regardaient suspicieux de le voir ici, sans armure et voulant voir l'un de leur supérieurs, c'était presque du suicide, ce chevalier d'or avait il perdu la tête ? Ils murmuraient à voix basse mais pas assez doucement pour échapper à l'intéressé. Il tourna ses yeux vers eux, les faisant taire et reporta son regard sur la porte en face de lui, cela faisait quelques minutes qu'il attendait qu'on l'autorise à rentrer. Un moment, il se demanda si ce qu'il allait faire était une bonne idée... Mais il n'eut pas plus le temps de reconsidérer cette question car la porte s'ouvrit, le serviteur sortant avec à sa suite la personne qu'il voulait rencontrer. L'homme le fixa, Camus senti ses yeux dorés le sonder mais resta impassible tandis que la personne en face lui fit signe de le suivre. Le français ne se fit pas prier et entra dans une pièce à vivre et se retrouva dans un salon, il s'avança un peu et attendit que l'homme rentre, une fois la porte fermée, l'homme l'invita à s'asseoir sur un fauteuil tandis qu'il apporta du whisky et du café et s'installa sur le canapé, se mettant en face du Verseau. Celui-ci le fixait, un peu méfiant tout de même, car même si c'était son idée de venir ici, il n'était pas non plus inconscient, il se trouvait quand même devant un ancien ennemi, appartenant à l'armée d'Hadès et qui était un des plus puissant membre vu qu'il faisait parti des Trois Juges des Enfers. Le Juge en question l'avait d'ailleurs accueilli en Surplis, lui aussi était méfiant, bien que Camus était venu sans son armure, ne voulant pas créer de quiproquo. Le Juge qui l'observait toujours, fronça légèrement ses épais sourcils, qui en créaient qu'un d'ailleurs. Il se passa la main dans ses cheveux blonds avant de briser le silence qui commençait à devenir pesant, d'une voix roque, un peu agressive.

« Camus du Verseau.

- Rhadamanthe de la Wyvern.

- Que me vaut le plaisir de ta visite ? »

Camus le fixa, un peu circonspect, il n'arrivait pas vraiment à saisir si le Juge avait fait de l'ironie sur le mot « plaisir », il haussa mentalement les épaules, c'était qu'un détail. Il soupira, il fallait qu'il lui explique à la fois sa venue et une information censée être secrète qu'il avait en sa possession.

« Je suis venu pour te parler de quelque chose qui se passe au sanctuaire et qui te concerne un peu

- C'est à dire ?

- Eh bien, te rappelle tu de Milo du Scorpion ?

- Oui.

- Et évidemment tu vois qui est Kanon

- Oui bien sûr.

- Ces deux imbéciles ont décidés de créer un classement qui mêlent tous les chevaliers d'Or et même les Bronzes…

- En quoi cela me concerne ? Le coupa la Vouivre qui commençait à devenir un peu impatient.

- J'ai pas fini, ce classement note les fesses de tout le monde, et les trois en tête sont Aiolia du Lion, Aphrodite des Poissons et moi.

- Je ne vois toujours pas ce que je viens faire là, si Kanon des Gémeaux et Milo du Scorpion ont fait ça, c'est leur problème et le vôtre. Pas le mien.

- Je viens au plus intéressant, j'ai vu quelque chose qui risque de ne pas te plaire.

- Continue. »

Rhadamanthe eu une lueur de curiosité dans les yeux qui n'échappa au Verseau.

- J'ai vu Kanon toucher, même malaxer éperdument les fesses de Milo. »

Le regard du Juge changea un instant, avant de redevenir neutre, mais Camus avait tout vu et il sût que Milo ne lui avait pas raconté des bêtises.

« Je vois toujours pas pourquoi tu viens me voir...

- Oh, et j'oubliais, reprit le français sans vraiment prendre en compte la remarque de la Wyvern. Il a demandé, même presque crié à Milo « Laisse moi avoir un plan cul ». En tout cas c'est ce que j'ai entendu. »

Camus retient un petit sourire de satisfaction, Rhadamanthe avait de la colère dans ses yeux dorés, sa main était crispée sur le canapé et sa mâchoire s'était serrée. Le Juge tenta de se calmer et reporta son attention à son interlocuteur, tâchant de rester le plus neutre possible.

« Au risque de me répéter, je ne vois pas ce que je viens faire là dedans.

- Je pense au contraire que si, surtout que tu n'as pas aimé que je dise ce qu'a fait Kanon

- Tu te trompe, j'en ai rien à faire de lui et-

- Tu peux arrêter ce jeu avec moi. Je sais que tu entretiens une relation plus qu'amicale avec Kanon. Et c'est même au-delà du simple plan cul, je me trompe ? »

La Vouivre tiqua, de la colère et de la surprise se lisait sur lui, il ne s'y attendait clairement pas. Il grogna et se résigna à protester, de toute façon, le chevalier avait l'air d'être plus qu'au courant de ce soi disant secret. Sur un ton un peu plus agressif et méfiant, craignant la réponse, il demanda :

« Comment le sais tu ?

- Eh bien sache que Kanon devient bavard avec Milo, et avec un peu d'alcool et un Milo tout autant éméché, crois moi que parfois il y a des secrets qui y passe. Et comme Milo vient me voir quand il a trop bu, il m'a raconté l'incroyable secret de son ami, mais ne se souvenait pas de me l'avoir raconté le lendemain. Alors par pur respect, ou juste par désintérêt, j'ai fais celui qui ne savait rien. Si Kanon, même alcoolisé, a fait confiance à Milo pour lui dire qu'il te fréquentait, il n'aurait pas aimé qu'il vienne me le dire.

- Et je comprends pourquoi, le Juge qui l'avait écouté jusque là, pris enfin la parole. Par jalousie, tu es venu me voir. Tu aimerais que je t'aide, car tu as mal vécu le moment où, comme tu dis, Kanon a malaxé les fesses de ton ami.

- Je ne suis pas jaloux, mais effectivement, ça ne m'a pas plu. Et en effet, j'aimerai que tu vienne remettre Kanon en place. Sauf si évidemment, tu t'en fiche.

- Non. Tu as raison. J'ai bien envie d'avoir une discussion avec lui, car en effet, on a une relation qui va au-delà du plan cul.

- Parfait, Camus se leva et se tourna vers lui. Alors allons-y

- Très bien, Rhadamanthe se leva aussi et fixa le chevalier. Petit conseil, Camus du Verseau, tu devrais arrêter de renier tes sentiments pour ton ami le Scorpion.

- Je n'ai aucun sentiment pour lui.

- Alors pourquoi es tu jaloux ? »

Le français s'apprêtait à répéter qu'il ne l'était pas, mais il se rappela de la sensation qu'il avait ressenti en voyant Kanon si proche de son meilleur ami. Meilleur ami, est-ce que c'était vraiment que comme ça qu'il considérait Milo ? Quel avait été ce sentiment qu'il avait ressenti ? Camus secoua la tête pour taire ses interrogations et regarda le Juge, lui montrant en un regard qu'il était prêt à partir remonter les bretelles du Gémeau. Rhadamanthe ne se fit pas attendre, et ensemble ils quittèrent les quartiers du Troisième Juge des Enfers.

OooOooO

Il souffla. Il était tendu et un peu honteux… Cela faisait quelques minutes qu'il n'avait pas bougé, n'osant pas vraiment s'approcher de l'homme un peu plus loin. Il ressentait la colère de celui-ci et se mordit la lèvre, tout ça à cause de Milo ! Il soupira, non pas que à cause du Scorpion, mais aussi à cause de lui qui avait silencieusement acquiescé le fait qu'Aiolia méritait la première place. Car il avait un peu d'attrait pour le Lion mais il avait bien comprit que à la fois ce n'était pas réciproque et surtout que c'était un sorte de pansement… Il secoua la tête, il n'était pas là pour penser au Lion ! Mais à son frère ! Qui était au milieu de son temple, fulminant contre eux et qui voulait clairement voir personne ! Mais cela n'allait pas l'empêcher d'aller lui parler, de s'excuser et de faire revenir le sourire sur son beau visage. Sur cette dernière pensée, il osa enfin s'approcher du chevalier du Sagittaire, qui se retourna vers lui, furieux et agressif.

«Shura ! Qu'est-ce que tu fais la ?

- À ton avis ? Je viens te parler.

- Et moi j'ai pas envie de te parler, alors va t'en !»

Shura retient un soupir, Aioros était vraiment furieux… Il fallait qu'il trouve les bons mots et vite, sinon il allait se faire virer à coup de cosmos.

«Aioros… Je viens m'excuser

- T'excuser de quoi ? Tu ne m'as rien fait qui mérite des excuses.

- Si, à cause de moi et des autres tu as été blessé par le fait qu'on accorde de l'attention à ton frère.

-J'appelle pas ça de l'attention ! J'appelle ça être pervers !

- Sûrement, mais écoute, c'est peut être un peu limite ce classement mais ça, c'est la bêtise de Milo et Kanon, non ce qui t'a le plus énervé, c'est découvrir que j'étais d'accord avec eux, n'est-ce pas ?»

Le Sagittaire ne répondit pas, et le caprin sut qu'il avait touché le problème majeure de la colère du grec. Shura continua donc ses arguments, voyant que son vis-à-vis s'était un peu calmé et qu'il l'écoutait.

« Effectivement, voir que la plupart de la chevalerie dorée a matée les fesses de ton petits frère, que tout le monde est d'accord pour dire qu'il a un sacré cul, ça t'a énervé. En tant que grand frère, je peux comprendre, mais n'es-tu pas un peu extrême ? Tu t'es énervé comme si c'était toi qui étais concerné. Et puis, avoue le, ce qui t'a fais sortir de tes gonds, c'est de voir que j'avais l'air d'accord avec tout ça. »

Le grec baissa les yeux, le Capricorne n'avait pas tord, c'est vrai qu'il s'était énervé à la place d'Aiolia et y avait de quoi se poser des questions, qu'il soit protecteur d'accord, mais à ce point là ? Il soupira, et releva les yeux pour les plonger dans ceux de Shura. Son ami avait deviné que son aveu l'avait blessé, ce qui le fit un peu paniquer, est-ce que sa biquette avait deviner ses sentiments ? Il décida de tirer ça au clair.

«Shura… Mon comportement... Qu'en as tu déduis ?

-Eh bien, que j'en étais un peu responsable.

- Et pourquoi à ton avis ?

- Car c'est ton frère et moi ton ami ?»

Aioros eu un soupir qui fit lever un sourcil interrogateur au caprin, évidemment que Shura n'avait pas deviné ! Il eu alors envie de savoir si son Capricorne avait des sentiments pour lui ou pour Aiolia…

« Dis moi Shura… Est ce que tu as des sentiments pour Aiolia ? S'il te plaît, sois honnête.»

L'espagnol le fixa avec des yeux ronds, il ne s'y attendait pas ! Il hésita à se confier, un peu gêné, mais son sens de l'honneur l'emporta en se disant qu'il devait bien la vérité à Aioros.

«Je.. Je pense que j'ai de l'affection pour ton frère mais je crois que je me reporté sur lui car il me faisait penser à toi, alors je pense juste ressentir de l'amitié pour lui, en plus ça n'aurait pas marcher entre nous, j'aurais fini par découvrir que je ne l'aimais pas vraiment d'amour, et puis Shaka a l'air de l'intéresser. Alors ça serait juste dommage. Alors, maintenant c'est plus clair dans ma tête, je n'aime pas ton frère, car c'est toi que j'aime, et ça depuis le début. J'ai juste du associer l'amitié que j'avais pour lui à de l'amour car il me rappelais ta présence. J'ai répondu à ta question ?»

Quand il eu finit, il leva les yeux vers le neuvième gardien et remarqua que celui-ci avait les joues qui avaient pris une jolie couleur rose. Il pencha la tête sur le côté, intrigué, il avait dit quelque chose de gênant ? Son camarade ne bougeait pas, au moins sa colère était partie, mais il avait l'air perturbé, ce qui inquiéta Shura.

«Aioros ? Ça va ?»

Pas de réponse, de plus en plus inquiet d'avoir dit quelque chose de mal, l'espagnol s'approcha du grec, jusqu'à quasiment le coller. Il voulait croiser son regard, alors il posa délicatement sa main sur la joue d'Aioros, celui-ci ne se dégagea pas mais eu l'air encore plus perturbé. Shura fit une moue désolée, il sentait que c'était en parti à cause de lui alors il prit la parole en essayant d'accrocher les yeux verts de son ami.

« 'Ros, je ne sais pas ce qui te perturbe, mais je vois bien que c'est à cause de ce que j'ai dis, alors, je m'excu- »

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que Aioros le fit taire de la meilleure des manière en l'embrassant doucement. Shura fut surprit mais se laissa vite submerger par ce baiser qui devenait de plus en plus passionné. Il senti la langue du grec essayait de se frayer un chemin et il autorisa l'accès de sa bouche et survient une danse linguale. Le Capricorne eu un sourire quand il senti les boutons de sa chemise sauter sous les doigts du grec, c'est clair, ils n'allaient pas se repointer avant un bon moment…

OooOooO

Maintenant il comprenait pourquoi tout le monde l'appelait le Chaton, il ronronnait littéralement d'avoir la main fine de la Vierge dans la sienne. Dès qu'il aperçu son temple, il se mit presque à courir, il traversa son temple et alla vers les pièces de vie, il passa son salon et entra dans sa chambre, il voulait un peu d'intimité ! Dès qu'il arriva près de son lit, il se tourna vers Shaka, qui avait toujours ses yeux fermés et ses joues rouges tomate, il voulut enlever sa main pour la poser sur l'épaule de l'indien mais celui-ci resserra sa prise et ouvrit lentement ses beaux yeux bleus et posa la main du grec sur sa poitrine où son cœur battait la chamade. Aiolia piqua un fard lui aussi, et regarda Shaka ne sachant pas comment interpréter ce geste. Il alla prendre la parole mais le blond aux cheveux longs fut plus rapide.

«Aiolia, je sais que ça va te paraître insensé, mais… Mais je crois que j'ai des sentiments pour toi. Je pense que j'en ai toujours eu mais je me refusais de le comprendre. Quelque part, je peux remercier Milo pour son classement, car je me suis enfin rendu compte que tu ne me laissais pas indifférent. Je n'osais pas te le dire mais je…. Je… Je t'aime Aiolia...»

Rougissant encore plus que cela est possible, le sixième chevalier allait faire volte-face, il avait dit ce qu'il avait sur le cœur, maintenant il pouvait aller mourir de honte dans son temple. Mais c'est sans compter sur Aiolia qui le retient par le poignet, lui aussi était rouge et il le tira gentiment vers lui. La Vierge se retrouva donc contre le torse du grec et senti les lèvres chaudes contre les siennes. Il ouvrit ses yeux sous la surprise mais les referma en voulant ressentir ce sentiment qui s'écoulait dans ses veines. C'était incroyablement agréable, si au début c'était un baiser un peu timide, il devient un peu plus profond et assuré au fur et à mesure de leur échange. Ce fût Shaka qui brisa ce moment le premier pour venir observer le visage de, maintenant il pouvait le dire, son amour. Il eu un sourire qui fût imité par Aiolia et il revient l'embrasser avant de se blottir dans ses bras puissants. Que le corps d'Aiolia était chaud et agréable ! Il ne voulait plus quitter ses bras, il voulait y rester pour l'éternité.