« Déshabille-toi. »
« Un s'il te plaît, te coûterait ? »
L'air était irrespirable pour Yuji dans cette suite de luxe et son ton avait été plus dur que prévu envers son aîné mais il n'avait pas pu s'en empêcher.
L'attitude de Sukuna le mettait hors de lui.
Même s'il reconnaissait ses torts, il aurait aimé un minimum de compassion de sa part. L'homme ne lui avait pas adressé un mot ni un regard durant le trajet, semblant même dormir à certains moments et à peine le pas de la porte franchit, il lui avait lancé ces mots qui lui avait fait froid dans le dos.
Le malaise avait été insoutenable et il semblerait que son calvaire allait encore continuer, ici dans cette pièce.
D'un geste habile, Sukuna enleva sa veste puis sa chemise en un tour de main relevant son torse parfaitement sculpté qui le laissa tout de même pantois.
« Ne m'oblige pas à t'aider. »
« Ce n'est pas simple d'enlever un kimono, tu sais ! »
Le tatoué lui lança un regard par-dessus son épaule avant de se diriger dans la salle de bain de la suite et de s'y enfermer.
« Sois nu quand je reviens...y compris la perruque. »
La chair de poule traversa le jeune homme et inconsciemment il ravala ses larmes.
Il n'avait rien à faire ici, encore moins dans cette situation qui le dépassait complétement. Il renifla un peu trop fort et pria pour que Sukuna n'ait rien entendu.
Rageusement, il commença à se déshabiller comme il le pût en se prenant les pieds dans le kimono à plusieurs reprises qui demandait une certaine adresse pour l'enlever. Avec la même délicatesse, il dégrafa sa perruque qui avait commencé à lui gratter la nuque et partit éteindre la lumière – parce qu'il n'arrivait pas à assumer sa nudité devant son aîné - avant de se poster devant la baie vitrée qui donnait une vue vertigineuse sur tout Tokyo.
Pendant un instant, il oublia pourquoi il était là, nu, frissonnant, devant cette baie-vitrée et contempla les lumières multicolores de la ville qui complétait le ciel de Tokyo étoilé quand celui-ci était dégagé comme aujourd'hui.
C'était magnifique et il aurait aimé découvrir ce paysage dans d'autres circonstances.
Instinctivement, il sentit une présence se poster derrière lui sans bruits et ne se retourna pas même quand des bras enroulèrent ses épaules.
Le nœud dans son estomac remonta dans son œsophage pour se venir se loger dans sa trachée. Ses dents s'accrochèrent à ses lèvres et il les mangea nerveusement, se sentant piégé malgré lui. Il n'était pas dégoûté pas plus effrayé mais...il avait dû mal à s'imaginer devenir l'amant de quelqu'un d'autre, surtout pour une première fois. L'idée lui était un peu saugrenue et il n'arrivait pas à comprendre ce que pouvait lui trouver Ryomen. Il n'avait rien de particulier, ni d'attirant, même s'il avait une certaine musculature, Ryomen était bien plus musclé que lui et il faisait vraiment pâle figure à côté.
Les tatouages tribaux sur les bras qui se réfléchissaient dans la vitre, rendait la peau ivoire on ne peut plus sexy. Et même si la nervosité lui nouait l'estomac, il admirait le corps enlacé autour du sien.
« Je ne ferai rien sans ton consentement. »
Surpris dans sa demi-contemplation, Yuji sursauta légèrement.
« Je n'ai jamais forcé qui que ce soit à coucher avec moi, reprit l'oyabun en enlevant ses bras autour de Yuji. Et ce n'est pas aujourd'hui que ça va commencer. »
Dans le reflet de la vitre le jeune homme ne voyait que l'imposante carrure se tenir derrière lui et ne pouvait pas voir l'expression que pouvait porter Sukuna. Sa voix ne tremblait pas, elle était autoritaire et dur comme toujours quand il avait décidé quelque chose.
Cependant il l'entendit se râcler la gorge avant d'ajouter :
« Tu aurais vraiment dû lire le contrat avant. »
« Je vais le faire. »
« Ne donne pas ton accord à la légère pour le regretter ensuite. »
« Je suis responsable de moi-même et ce n'est pas comme si c'était ma première fois. »
« Oh, ton « sensei » t'as donné des cours ? »
Yuji leva les yeux au ciel avant de secouer la tête.
« Finissons-en. J'aimerai reprendre une vie normale. »
« Si tu arrives à marcher après... »
« Tu - »
Ryomen ne lui laissa pas le temps de finir, profitant de ce moment de confusion dans la tête de Yuji pour le retourner face à lui avant de venir l'embrasser sauvagement. Vacillant, le jeune homme sentit son corps taper contre la vitre derrière lui et ses jambes se firent soulever par la poigne ferme de l'homme. Coupant court au baiser ce dernier regarda Yuji avec une drôle de lueur dans les yeux.
« Ta vie ne reviendra jamais à la normal après ce soir et il est trop tard pour reculer, gamin. »
Une certaine fébrilité transparaissait dans la voix de Ryomen malgré son regard empli de confiance.
« Ne me fais pas douter... », poussa finalement Yuji à bout de souffle.
Consciemment, l'homme plaça son érection fortement enflée contre l'entrée de Yuji. Il n'oserait pas le pénétrer ainsi, mais il devait bien lui faire comprendre dans quel chemin il allait s'engager.
« Je crois que tu ne comprends pas...Si tu m'appartiens ce soir, tu m'appartiendras à vie. »
« Je n'appartiendrai jamais à personne. »
La poigne de Sukuna lâcha et Yuji eût de nouveau les pieds sur terre. Le choc avait été brutal et ce fût avec septicité qu'il regarda le dos de Sukuna qui s'éloignait déjà à grand pas de lui.
« Alors ne me touches pas si tu ne comptes pas m'avoir. »
« Hé ! Mais c'est toi qui as commencé. »
« Tu n'es qu'un gamin, Yuji. »
Le concerné poussa un profond soupir. Qui était le gamin, ici ?
« C'est un caprice que tu me fais là ? »
« Je te dis juste qu'il y aura des conséquences que tu ne seras pas en mesure d'assumer. »
« C'est-à-dire ? »
« Un gamin comme toi n'est pas en mesure de comprendre. »
« Ou alors tu n'es qu'un lâche. »
Ryomen haussa les épaules avant de se servir un verre de whisky sur la table basse, d'ouvrir le minibar à côté de la penderie et d'y verser quelques glaçons. Il venait de s'infliger une douche froide alors autant continuer sur sa lancée.
« Tu peux rester dormir, si tu veux. Je dois retourner au bureau de toute façon. »
« Que... »
« Normalement - Il jeta un coup d'œil à sa rolex - nous sommes restés assez de temps. Il jeta de nouveau un regard par-dessus son épaule. Félicitations Yuji, tu es libre. » Et il bût son verre d'une traite.
« Je ne comprends pas... », avoua le jeune homme.
« Quoi ? Je t'ai déjà dit que je ne force personne à coucher avec moi. »
« Je t'ai dit que je le ferai, tu es sourd ? »
« Tu veux juste t'en débarrasser, tu n'en as pas envie et puis...tu es puceau. Pas terrible comme première expérience. »
« Je ne le suis pas ! », rougit le plus jeune.
« Ta réaction te contredis. »
« Mais pourquoi...tout d'un coup alors que tu viens littéralement de me sauter dessus il y a deux minutes ? »
Sukuna esquissa un léger sourire pendant qu'il reboutonnait le haut de sa chemise dans un geste las.
« Je suis un mafieux pas un violeur Yuji. »
Il finit de se rhabiller sans lui jeter un regard, faisant comme s'il était seul dans la pièce, pris son téléphone, composa un numéro et commença à parler à un interlocuteur en Anglais qui sonnait comme une langue inconnue aux oreilles de Yuji qui restait encore incrédule de ce qu'il venait de se passer.
Bien le bonjour !
Comment ça va, vous ? Punaise, je pense que je suis vraiment de bonne humeur grâce au soleil qu'on a en ce moment, hihi. Vous rendez vous compte ? Deux chapitres en moins de 24h !
Bon même si techniquement ils sont déjà tous préparés à l'avance, comme je l'ai dit hier, je comble beaucoup de passage et rajoute masse de détails, parce que je trouve ça vide sinon.
Puis la correction des fautes...aïe. Mea culpa si vous en trouvez ! Je fais de mon mieux en plus avec mes allergies mes yeux me brûlent donc je fais avec mais ça rend la correction encore plus difficile que d'habitude.
Ce chapitre...ahlala. Déso ' si je vous ai donné de faux espoirs...mais. MAIS. Je voulais vraiment remettre les choses à plat entre les deux. Et montrer que c'est pas parce qu'on est mafieux qu'on est pas un mec BIEN ! Mon Sukuku est un mec bien bordel. Enfin "bien" vous m'avez compris quoi mdrrr
C'était compliqué pour moi "sous contrat" d'imaginer une scène normal de sexe entre eux. En fait ça allait systématiquement tourner au viol ou alors un Yuji qui se force. Franchement bof. On a connu mieux.
Et là ! Cela montre beaucoup de choses ! A quel point Sukuku est affecté quand ça concerne notre petit Yuyu ( me frapper pas svp pour les surnoms XD).
Oups, le pavé. Déso' je raconte vraiment trop ma vie, mais j'adore publier du SukuIta, moi.
Pour le prochain chapitre, je publierai soit demain, soit dimanche mais je penche plus pour dimanche !
Mirza Luna Dark :Ah punaise, j'adore quand on reprend mes surnoms ! Tant mieux si ça t'a plût ! Vu que dans l'animé pour moi ils sont plus ou moins égaux (en terme de pouvoir), je voulais les mettre au même niveau dans la fic'(Sukuku et Gojo). Je me pète vraiment des barres quand j'écris leurs dialogues, kesk'ils sont cons, purée, surtout quand Yuji rentre dans l'équation x')
Bisouuus.
TheFara.
