Disclaimer : Once Upon A Time est l'oeuvre d'Edward Kistis et d'Adam Horowitz.

Résumé : Au Pays des Merveilles, Jonathan rencontre une certaine reine de cœur...

Note de l'auteur : Cet écrit a été réalisé dans le cadre de l'atelier d'écriture du Discord « La Fabrique à Plume» du 14/09/2021. 30 minutes. Une citation et une image pour nous inspirer. On pouvait choisir entre le mot et l'image. Citation 6 : "Venez au jardin, je voudrais que mes roses vous voient." Richard Brinsley Sheridan

Liste des dettes du Discord « Défis Galactiques » : 50 nuances de personnages mineurs + Les quatre aspects d'Edith Crawley : Indépendance: Ecrire sur une femme qui prend son indépendance ou écrire sur quelqu'un qui ne compte pas sur les autres pour être heureux et réussir

La vengeance a un parfum de rose

Lorsque Jonathan reprend connaissance, il observe les terres qui l'entourent. Tout a une couleur si vive ! La végétation alentour a des formes plus étranges sans pour autant y voir le travail de la main de l'homme. Il n'est clairement plus dans la Forêt Enchantée, à moins qu'il ne soit si ivre qu'il rêve tout ceci. Mais surtout, au-dessus de lui, se tient une femme entre deux âges, le regard doux et étrangement familier. Des yeux noisette, une peau diaphane, des cheveux bruns aux reflets chauds, le sentiment de déjà-vu qui lui étreint le cœur.

- Vous voilà enfin réveillé ! Sourit-elle. Je commençais à avoir peur.

- Où... Où suis-je ?

- Dans mon royaume ! Le pays des Merveilles !

Il a un sourire en coin, se veut charmeur malgré l'âge, les rides, le temps qui a pris son dû sur son corps.

- Je veux bien vous croire. Il a sans doute été nommé ainsi en votre honneur.

Elle a un rire léger et soudain, une image lui vient en tête. Un fantôme du passé. Ce ne peut pas être elle.

- Venez au jardin, je voudrais que mes roses vous voient. Lui dit-elle en lui offrant le bras. Des superbes roses rouges au parfum qui va vous remettre sur pied.

- Comment dois-je appeler ma sauveuse ?

- Je suis la reine de cœur.

Ils marchent quelques instants avant de se retrouver seuls, les serviteurs quittant les lieux dès leur arrivée. La souveraine a un geste gracieux du poignet et soudain, l'homme voit les tiges des fleurs s'agrandir pour venir le restreindre, leurs ronces s'enfonçant dans sa chair toujours un peu plus alors qu'il se débat.

- Mais qu'est-ce que ?! Relâchez-moi !

- Ne me reconnais-tu donc pas, Jonathan ?

- Comment connaissez-vous mon nom ?!

- Tu l'as assez gémi dans notre chambre alors que tu me faisais un enfant.

Il se fige, son sang ne faisant qu'un tour. Il pâlit, comprenant mieux ses sensations antérieures. Les années ont défilé et pourtant, elle est toujours aussi jolie.

- Cora...

- Eh oui. Cela fait quoi ? Quelques décennies déjà, non ? Cela a été facile de te faire venir jusqu'à moi. La magie est une arme fabuleuse. Tu m'as coûté bien des choses par ton mensonge éhonté, tu le sais, j'espère.

- Tu n'étais pas mieux, espèce de salope vénale !

- Moi, au moins, j'ai pu devenir ce que tu prétendais être. Quant à toi...

Elle le détaille de haut en bas et il sent la gifle de l'humiliation lui brûler les joues. Contrairement à elle, il n'a pas bien vieilli. Il a pris beaucoup de poids à cause de l'alcool, il est un miséreux qui a perdu sa fraîcheur d'antan.

- J'ai épousé un prince malgré ton chantage. L'informe-t-elle. Peut-être pas Léopold, mais un prince quand même. J'ai mis au monde sa fille, une reine qui a désormais usurpé le trône de la fille de cette horrible Eva. Quant à moi, j'ai développé quelques talents et je règne désormais ici en tant que reine. Tu aurais dû me garder auprès de toi, il semblerait.

- Sa fille ou la mienne ? Crache-t-il

- La sienne. La tienne, elle vit dans un autre royaume. Elle n'a aucune idée de qui je suis, de qui tu es, de qui sa sœur est et c'est bien mieux comme ça.

- Je t'ai peut-être abandonnée enceinte mais toi, tu as abandonné ta bâtarde. C'est encore pire.

- J'ai eu à l'abandonner à cause de toi. Et il est grand temps que tu payes l'affront que tu m'as fait. Je suis du genre pugnace mais ça, tu le sais non ?

Elle se rapproche dangereusement.

- Je pourrais t'arracher le cœur et le réduire en poussière. Lui glisse-t-elle suavement dans le creux de l'oreille. Mais ça serait trop facile. Je veux que tu souffres jusqu'à ta mort naturelle et seulement là, la dette sera payée.

Les roses resserrent leur étreinte et il se retrouve à ne faire plus qu'un avec le rosier, emmuré vivant dans ce panneau de verdure, incapable de bouger, criant sans que personne ne l'entende. Cora, elle, marche en direction de son palais, le cerveau apaisé, sachant que son cœur aurait été soulagé si elle ne se l'était pas arraché des années plus tôt. L'espace d'un instant, elle pense à l'enfant qu'elle a abandonnée derrière elle et se surprend à lui dire qu'elle l'a vengée, elle aussi, avant de se reprendre. Elle ne l'a pas fait pour Zelena même si le résultat est aussi à son avantage. Elle l'a avant tout fait pour elle-même comme elle l'a fait tout au long de sa vie avant que Regina ne vienne au monde.

FIN