Remerciements au favorites et followers, ainsi qu'aux lecteurs silencieux.

Les reviews :

BlackCigarette : début intéressant, tu me rend curieuse de lire la suite. en plus y'a Marco qui va apparaître

Réponse à BlackCigarette : Merci pour ton commentaire, j'espère sincèrement que la suite te plaira ^^

Silomede : Hâte de voir ce que va donner la suite !

Réponse à Silomede : Merci pour ton commentaire, et ton enthousiasme me fait chaud au cœur ! En espérant que la suite plaise ^^


Chapitre 1 :

Dix mois. Voilà dix mois, jours pour jour, presque un an, que Cassy Bleik Jake, la calamité des océans, n'avait pas donné signe de vie. Pas que cela soit un problème, au contraire même, Sengoku se sentait plus que soulagé par la nouvelle. Pourtant, il ne pouvait s'empêcher de penser que cette absence ne présageait rien de bon.

Pour la énième fois depuis le début de la journée, le Bouddha soupira de lassitude. Entre ses devoirs d'Amiral en Chef, les bêtises de ses subordonnés -Garp avait encore trouvé le moyen de foutre le bordel, et Dieu seul savait comment- et sa vie personnel, le marine peiné à ne pas se noyer sous la charge de travail et de responsabilités qui pesée sur ses épaules.

On oublie souvent qu'avant d'être un Amiral, Sengoku était aussi humain. Par moments, il regrettait sincèrement de ne pas avoir été plus présent pour sa famille... Peut-être que si cela avait été le cas, Rossinante ne serait pas mort et... Non, il ne voulait plus y penser, pas maintenant, ni demain, ni à aucun autres moments. Jamais.

Bien que conscient de son poste, Sengoku ne pouvait se défaire de ce sentiment de tristesse profonde qui lui prenait aux triper par instants. Sans grande motivation, il piocha un rapport sur la pile méticuleusement positionnée sur un coin de son bureau et l'ouvrit.

Il avait beau considérer Garp comme un ami, l'idée de l'égorger vif lui venait souvent à l'esprit. Surtout là, maintenant. Et plus il avançait dans la lecture de ce maudit rapport, plus ses poings le démangèrent. Cet abruti venait encore une fois de commettre un impair, c'était la quarante deuxièmes fois cette semaine ! Essayait-il de battre un quelconque record ou bien... ?

Avec une terrible envie de désintégrer le héros de la marine, Sengoku se leva de sa chaise, les veines battant sur son front. Il allait l'entendre.


Son corps entièrement recouvert d'ecchymoses heurta violemment le sol crasseux de la cellule.

- Ta nouvelle maison. Ricana le gardien.

La porte se referma en un grincement désagréable qui résonna dans tout l'étage de la prison. Les murs rongés de moisissures dégageaient une odeur nauséabonde qui atteignit le nez délicat de la demoiselle.

- Bâtard...

Un couinement de douleur s'échappa d'entre ses lèvres gercées alors qu'elle essayait de respirer, elle devait bien avoir une ou de côtes cassées. Ann sombra lentement dans les limbes du sommeil, bercée par le son de gouttes d'eau s'écrasant régulièrement sur la pierre froide. Plusieurs fois durant sa sieste, des murmures inaudibles lui parvinrent aux oreilles. Et plusieurs fois, Ann crut qu'ils s'adressaient à elle.

- ...mine !

Ses yeux s'ouvrirent pour découvrir le plafond crasseux de sa cellule. Encore, ça n'avait pas été un rêve.

- Hey gamine !

Dans le fond de la pièce, cachée par l'obscurité ambiante des lieux, une silhouette imposante se découpait du mur décrépi.

- T'es réveillée ? Demanda une voix bourrue.

- Ouais...

Ann relèva son buste, s'asseyant en tailleur dos aux barreaux.

- Apporte moi ma gamelle. J'meurs de faim...

D'un mouvement de tête, il désigna deux bols déposés devant la porte rouillée.

- Vient chercher ta bouffe tout seul, t'es grand. Repliqua t-elle tout en se saisissant de sa part. Son ventre hurlait famine depuis son entrée dans cette charmante cellule.

- J'peux pas bouger, j'suis menotté au mur.

La demoiselle souffla de lassitude et son colocataire sembla le remarquer :

- Aller quoi ! Tu vas pas me laisser crever quand même ?

- Le mot magique.

L'homme la dévisageait, une expression indéchiffrable sur son visage.

- T'es pas sérieuse là ?!

- Tu ne veux pas ? Comme c'est dommage...

Un sourire narquois naquit sur ses lèvres fines.

- Dans ce cas, tu ne vois pas d'inconvénient à ce que je mange ta part...

- Ok, ok ! T'as gagné gamine, j'vais l'dire ! S'il te plaît. Maintenant apporte moi mon bol !

Ann rigola, attrapant le deuxième récipient pour se diriger vers son camarade de prison. Elle en profita pour le détailler attentivement : une barbe mal rasé, des cheveux hirsutes de couleur poivre ainsi que de nombreuses cicatrices recouvrant son faciès. Il devait approximativement avoir 45 ans.

- Au faît, j'm'appelle Jack*.

Le quadragénaire lui tendit amicalement la main, que Ann saisit sans procrastiner.

- Ann. Lui repondit simplement cette dernière.

- T'es pas très bavarde comme fille, toi...

En guise de réponse, elle haussa les épaules nonchalamment.

- Sinon, qu'es-ce qu'une gamine comme toi fait à Impel Down ?

- Pas grand chose... Je visite.

Jack éclata d'un rire tonitruant qui se répercuta dans le couloir déserté par les gardes.

- Ha, et je suis pas une gamine, j'ai 21 ans.

Sa remarque ne fit qu'accentuer l'hilarité de son compagnon de cellule.

- J'sens qu'toi et moi on va pas s'ennuyer !

Tu crois pas si bien dire...


*J'ai écrit cette histoire bien avant nouveau monde, voilà pourquoi mon personnage s'appelle Jack et qu'il lui ressemble un peu. Et comme j'aime bien ce prénom, j'ai décidé de le garder. Faut dire que ça va bien au personnage, et puis c'est un peu la mascotte récurrente de mes histoires XD


À suivre...