Bonsoir à vous !
Pardon, avais-je dit précédemment que la suite ne tarderait pas à arriver ? Peut-être ai-je menti... un peu. En ce moment, je retrouve le goût de l'écriture alors j'ai décidé d'écrire la suite. Une chose est sur c'est que je n'abandonne ni cette histoire, ni l'autre, il me faut juste (beaucoup) de temps entre chaque chapitre. La vie n'est pas si simple, malheureusement !
The story of : Je te remercie pour tes commentaires, c'est toujours très motivant d'avoir des retours ! Pour ce qui est de la suite, je ne peux rien te dire, sinon cela n'a plus grand intérêt ! Si, la (les) seule(s) chose(s) que je puisse te dire et que déjà, pour ce qui est de se tromper de prénom, ce n'était pas voulue (oups ?). Mon grand problème de relecture, j'ai beau faire attention, il reste quelques coquilles par endroits. Pour ce qui est des différents noms de Cassy, c'est fait exprès, cela sème le trouble chez le lecteur et c'est ce que je voulais ! Pour ce qui est de Ann, je ne dirais rien non plus. De toute manière tu auras quelques réponses dans ce chapitre. À bientôt, j'espère !
Et maintenant, place à la suite !
Chapitre 5 :
Après sa -charmante rencontre- avec le seconde de Shirohige, Ann avait pressé Jack pour qu'il quitte au plus vite l'île. Ce dernier n'avait pas réellement posé de questions, bien qu'intrigué par le comportement de sa comparse. Il était juste un peu surpris de la voir agir de manière si précipitée. Comme quoi, elle était encore une enfant malgré le fait qu'elle le niait avec vivacité.
Cela le faisait toujours autant rire d'ailleurs, et il ne se lassait pas de l'embêter. Et puis, il savait que si la gamine n'en pouvait vraiment plus, elle le lui aurait fait savoir un peu plus méchamment. Entre eux, ce n'était qu'un simple jeu. D'ailleurs, il aimait bien ces fausses disputes, car Ann semblait plus vivante que jamais dans ces moments-là.
Par instants, il voyait son regard se voiler d'une étrange, profonde et incompréhensible tristesse qui tirait les traits délicats de son visage, la rendant plus vieille qu'elle ne l'était. Jack ne savait pas quoi ni qui provoquait un tel tourment au sein de cet enfant, et nul besoin de maîtriser le haki pour ressentir la peine qui émanait d'Ann par moment. Il ne savait ni d'où elle venait, ni quel était son passé. Une enfant sans histoire un poil bipolaire, et un vieux débris soûlard, tout deux faisaient bien la paire.
En attendant, ils ne savaient pas vraiment où aller, alors ils avaient convenus de parcourir ensemble les horizons nouveaux qui se profilaient devant eux. Partir à l'aventure, s'amuser et simplement vivre. Jack avait la forte impression de revenir 25 ans en arrière, lorsqu'il quitta son île natale pour découvrir les merveilles de ce monde. D'abord pris comme simple matelot à bord d'un bateau de commerce, puis il avait fait la rencontre d'un homme, capitaine de son propre navire, lui disant qu'il recrutait des membres pour constituer son équipage. Ils avaient alors sympathisé, ayant bu jusqu'au petit matin. Le tavernier avait dû les chasser tellement ils riaient fort.
Puis, Jack était devenu pirate. À aucun moment, il ne regretta son choix, grisé par cette liberté et par cette soif de découverte. Leur équipage s'agrandissait, et ils allaient toujours plus loin dans le nouveau monde. Jusqu'au jour où il fit la rencontre de sa femme. Ce fut la première fois qu'il émit des regrets quant à sa vie. La deuxième, se fut à la naissance de sa fille. Car il savait pertinemment qu'il ne pourrait jamais être un bon père pour elle, ni même un bon mari d'ailleurs.
Il ne vit pas sa fille grandir, et quand il revenait après de longs mois d'absences, Jack se sentait comme un étranger n'ayant pas sa place parmi elles. Le pirate avait sincèrement aimé sa femme et sa fille, mais l'appel de la mère se faisait toujours plus fort. Jusqu'au point de non-retour.
Aujourd'hui, Jack n'avait plus d'équipage, plus de famille, et plus d'amis. Ou du moins, si, il y avait Ann. La petite, si mystérieuse et insaisissable, faisant parfois preuve d'une naïveté étonnante, ce qui contrastait énormément avec la première image qu'elle lui avait donné. Mais ça lui allait comme ça.
- Dis Jack, si on allait sur l'île des hommes poissons ! J'ai toujours rêvé d'en voir en vrai !
Devant lui se tenait Ann, attendant patiemment sa réponse. Et sans vraiment savoir pourquoi, il sourit.
- Regarde-toi ! On dirait une enfant toute excitée à l'idée de se rendre à un parc d'attraction ha ha ha !
- Mais je suis PAS une enfant !
Non, vraiment, leurs disputes n'allaient pas cesser de sitôt.
Sabaody, une ville portuaire du nouveau monde abritant 845 000 habitants, importantes pour son commerce fructueux et sa dense population. Mais, toute face possède son propre revers et celui-ci n'était point acceptable. La ville dite "basse" contenait de nombreux bidonvilles, entassés les uns sur les autres d'où une puanteur moribonde s'échappait. La vie y était terriblement difficile et ce peuple opprimé se retrouvait à faire face à toute sorte de vices tels que l'esclavage, la prostitution, les meurtres ou les voles, car la seule loi régissant ici-bas était celle du crime.
Les puissants du monde d'en haut n'avaient que faire des pauvres et des criminelles, les laissant pourrir comme des moins-que-rien. Ann ne pensait pas revenir ici. Pourtant, pour se rendre sur l'île des hommes poissons, c'était inévitable. Et elle risquait aussi de revoir le second de Shirohige, car ce lieu était sous leur protection. Elle ne s'en rendait compte que maintenant.
Bien malgré elle, les souvenirs d'une partie de son enfance remontèrent, la brune ne put réprimer un frisson. Cet endroit était toujours le même. Rien n'avait changé avec les années. Mais elle si, s'encouragea t-elle mentalement, et puis, Ann n'était pas venu seule.
- J'ai grandi ici. Se confia-t-elle à Jack. Enfin, seulement une partie de mon enfance.
- Comment c'était ? Le quarantenaire s'étonna lui-même en entendant la douceur de sa voix. Mais la petite avait besoin de parler, alors il l'écouterait.
- Terrible. Je... je n'ai que très peu de souvenirs d'ici, et les seuls qui me restent m'ont poussés à me tenir éloigné de cette île.
- Est-ce que tu veux qu'on fasse demi-tour ?
- Non, c'est bon. Son regard se perdit un instant dans le vague avant qu'elle ne se retourne vers Jack, affichant un grand sourire. Un jour ou l'autre, j'aurais bien dû finir par revenir ici.
Le pirate hocha de la tête, ne voulant pas insister. Soudain, un sourire narquois étira les lèvres de l'ancien forban, et ce dernier, d'un ton enjoué qui était saupoudré d'une moquerie évidente, se tourna vers la demoiselle et lui dis :
- Au fait, tu veux aller faire un tour au parc d'attraction ? Je t'achète une peluche si tu veux !
- Jack !
Il ne lui avait fallu qu'un instant d'inattention, et voilà qu'elle avait perdu Jack. Misère, pensa-t-elle, je risque de mettre un temps fous à le retrouver. Ann souffla dépitée. Ils n'avaient aucun moyen de se joindre, investir dans un escargophone serait sûrement une bonne idée. Mais à peine eut-elle cette pensée que son haki de l'observation lui envoya une alerte. Sans effort, elle para le pied de la personne qui venait de l'attaquer, l'envoyant valdinguer dans un mur.
- Personne ne t'a jamais dit qu'attaquer par-derrière, c'est une technique de lâche ?
Sa veste tomba contre le sol pavé de la ruelle, alors qu'Ann plantait ses yeux dans ceux de son adversaire. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'elle constata que la personne à qui elle avait affaire n'était autre qu'un de ses vieux camarades d'orphelinat. La brune aurait préféré ne pas le revoir. Lui aussi, au vu de son expression.
- Toi, bâtarde ! Jura-t-il, du sang suintant abondement de sa tempe endolorie. Prépare-toi à mourir !
Un long soupire las franchit alors la barrière de ses lèvres fines, et se disant ces quelques mots, elle ne put s'empêcher de penser que la situation avait bien changé depuis son enfance. La petite fille était devenue une jeune femme forte et indépendante, contrairement aux personnes vivants sur cette île qui ne pouvaient se défaire de leur passé.
- À défaut d'être stupide, tu as de la détermination...
Avec une agilité déconcertante, elle évita le coup de Zachari, maintenant sans grande difficulté son poing dans une prise ferme.
- Mais c'est loin d'être suffisant si tu espères pouvoir me tuer.
Puis, pour prouver ses dires, son pied se décolla du sol et cogna violemment le thorax de l'importun. Celui-ci s'effondra misérablement à terre, le souffle coupé.
- P'tain... d'bâtarde...
- Oui, oui, je sais.
En cet instant, son visage n'affichait qu'un air désinvolte, se moquant éperdument de ce que pouvais bien penser ce type. Il n'était pas le premier à le lui dire, et il ne serait probablement pas le dernier. Seulement, aujourd'hui, Ann ne se sentait plus atteinte par les injures. Du moins, celles n'étant pas proférés par un certain blond aux yeux bleus -et son cœur malgré elle se resserra dans sa poitrine.
- Pas besoin de te répéter, j'avais bien compris que vous ne m'aimiez pas.
Zachari toussa gras et vomit alors une gerbe de sang. Lorsqu'elle le vu aussi pathétique, Ann n'éprouvait même pas un tant soit peu d'empathie à son égard. Pourquoi le devrait-elle. Car après tout, il faisait partie de ces gens qui l'avaient rabaissé plus bas que terre. Qui avaient blessés au plus profond d'elle cette petite fille perdue.
Tue le. Ainsi, tu en seras débarrassé. À moins que tu veuilles que je le fasse pour toi ?
Non merci Cassy, je me débrouille.
Comme tu voudras...
- Sinon, besoin d'aide ? Demanda t-elle à son interlocuteur, moqueuse.
- Va... Crever...
Encore une fois, Ann rigola narquoisement puis ramassa sa veste qu'elle avait laissé tomber au sol quelques minutes plus tôt, la nouant autour de sa taille.
- Un jour peut-être !
Et sans se retourner, la brune quitta les lieux, laissant cette ancienne connaissance à même le sol. Elle n'avait rien à lui dire de toute manière, et elle ne voulait pas avoir affaire avec lui plus que de nécessaire. C'était un hasard s'ils s'étaient rencontrés aujourd'hui. Même si, quelque part, une page de son passé venait d'être tourné.
Tu sais, tu aurais dû le tuer. Il t'a fait de la peine.
Il fut un temps où c'était le cas. Mais plus maintenant. Et puis si je devais tuer toutes les personnes qui m'ont fait du mal, on ne s'en sortirait pas !
Je ne te comprendrai jamais... À ta place, ceux m'ayant fait souffrir, je les aurais tous tuées !
Et Marco ? Pourquoi est-ce qu'il nous déteste tant ? T'a t-il fait du mal ?
La voix ne répondit pas immédiatement, et Ann devina qu'elle vennait de toucher une corde sensible.
Je suis désolée, Cass, cela ne me regarde pas.
Dans un sens, si. Tu es moi, et je suis toi.
Oui, mais...
Ann, je ne t'en veux pas. Et pour répondre à ta question, oui, il m'a fait du mal. Mais je ne me sens pas encore prête pour en parler maintenant. Une autre fois, promis, je te raconterai tout.
Alors j'attendrai.
Puis, le silence se fit, leur laissant chacune un instant pour divaguer et plonger dans leurs multitudes de pensées et de souvenir. Aux remords et à l'amertume que ressentis tout un coup Ann, elle se doutait sans grand mal que ces émotions étaient celles de sa colocataire. Cette entité vivante cachée au fond de son esprit, ce petit bout d'âme encore intact de ce que les gens appellaient la calamité. Une femme brisée par la vie, le cœur solitaire, comme Ann. Peut-être était-ce pour cela qu'elle avait cédé si facilement le contrôle à cette gamine perdue, Cassy ne voulait plus vivre alors que son hôte elle, se démènait jour et nuit pour survivre dans ce monde hostile.
En Ann, l'entité avait vu la force et le courage qu'elle ne possédait pas. Alors, et pour la première fois pour ce qui lui semblait une éternité, Cassy se sentait touchée par quelqu'un, et ainsi la calamité lui fit don de ses pouvoirs. La fusion de deux êtres abandonnés. À deux, elles s'en sortiraient pleinement. Seulement, avec le temps, son esprit aurait dû disparaître. Et elle y était préparée, la calamité avait accepté son sort, de toute évidence, la vie n'avait plus rien à lui apporter de bon.
Seulement, Ann, c'était attachée à elle, et répugnait à la laisser partir. Parce qu'elle non plus, elle n'avait plus personne, et ce, depuis longtemps - quoique eut-elle déjà quelqu'un ? Mais avec la récente arrivée de Jack, Cassy espérait sincèrement que la petite puisse guérir de cette solitude et enfin la laisser partir. Après ça, Cassy Bleik Jake n'aurait plus de regrets.
Je suis contente de t'avoir rencontré Ann.
Qu'est-ce qu'il t'arrive ? Tu fais dans le sentimental maintenant ?
Ne te moque pas de moi gamine ! Et va retrouver Jack avant qu'il ne s'inquiète de trop.
À vos ordres madames ! Et je ne suis pas une gamine, tu vas pas t'y mettre toi aussi.
Enfant stupide.
Mais he tu sais ? Moi aussi, je suis contente de t'avoir rencontrée.
Tais-toi.
À suivre...
