Bonjour/Bonsoir à tous,

Vous aller lire mon premier écrit depuis...longtemps ! Un petit OS sans prétention, dégoulinant de guimauve (1 an passé sur ce fandom ça vous change XD), basé sur le couple qui a tout vécus, Camus et Milo.

Disclaimers : Saint Seiya appartient à Masami Kurumada et à la Toei, et la couverture à son auteur

Bonnne lecture à tous ! :)


Ton Rire

- Dit, Camus ?

- …

- Pourquoi tu ris jamais ?

Ledit Camus stoppa sa lecture pour lever son regard vers son amant. Milo le surplombait largement et profitait, comme à chaque fois que le Verseau posait sa tête sur ses genoux afin de lire ou simplement se détendre, pour jouer avec ses cheveux, lui caresser le front d'une main et tenir la sienne de l'autre. D'ailleurs, ses doigts continuaient de faire et défaire des nœuds avec une mèche.

- C'est faux et tu devrais être le premier à le remarquer. Cela m'arrive de rire et même bien plus souvent qu'avant, que ce soit avec toi ou nos frères d'armes, répondit calmement Camus tout en reprenant sa lecture.

- Je reconnais parfaitement que tu souris, et laisses voir tes émotions en général, beaucoup plus, mais non, je ne me rappelle pas d'un moment où tu aies ri. Le maximum que je t'ai vu faire, c'est laisser visible toutes tes dents, dans un magnifique sourire au passage, précisa Milo avec un visage attendrit et un geste plus appuyé sur le front, accompagné d'un sifflement de nez.

Camus avait de nouveau arrêté sa lecture, entendant ce qui semblait préoccuper son amant.

- Milo, je suis beaucoup moins extravertie que toi, Kanon, Aiolia ou Angelo… Et quand on y réfléchit bien, as-tu déjà entendu rire Shaka ou Mu à gorge déployée ? Même Shura et Aiolos on besoin de quelques verres pour ça. Tu es indirectement en train de me demander si je m'amuse lors de nos soirées ? finit par demander Camus en levant un sourcil.

- Non, bien sûr que non, démentie tout de suite l'autre, fronçant les yeux à cette pensée, posant définitivement sa main au sommet de la tête de son amant. J'ai toujours réussi à voir quand quelque chose t'amusait ou non, ce qui m'a bien aidé pour savoir tes limites quand on était gosse d'ailleurs. Et je ne te reproche pas du tout d'être introvertie. Tu images 2 moi en couple ? On finirait par se taper dessus !

Camus trouva la conclusion tout à fait réaliste et comique. Et Milo, voyant un doux sourire sur le visage de l'homme sur ses genoux, lui en retourna un éclatant. Ce dernier en profita pour lâcher la main de son homme pour la poser sur son ventre. Camus la recouvrit aussitôt en y faisant des petites caresses du pouce, en plus de laisser son livre retomber à plat sur son torse.

- Pourquoi cette question alors ?

- Je pensais à nous. Milo regardait leurs mains jointent, toujours avec un petit sourire. Je me suis rappelé du jour où tu m'avais dit que tu adorais mon rire, qu'il te faisait du bien.

Il fit une pause dans son explication et remonta son regard vers le visage de Camus. Camus qui rougit légèrement et baissa les yeux.

- J'ai dit ça moi ?

- Oui oui. Après une vingtaine de verre dans le ventre, tu te mets à dire beaucoup de choses, l'éclaira Milo, attendri par le visage de Camus actuellement, gêné, et amusé par celui de ses souvenirs, très expressives et autres confidences.

Le Verseau nota qu'à partir de maintenant, il s'arrêterait à 15 peints, juste au cas où.

- Du coup, je m'étais dit que moi, je ne sais pas ce que ça me fait, d'entendre ton rire, termina Milo, presque tristement au regard de son tond et de ses yeux ne fixant rien.

Camus ne sut pas quoi répondre.

Il était vrai qu'entendre ainsi le bonheur de son amant lui allégeait la poitrine, lui réchauffait le cœur, illuminait ses yeux. Le rendait heureux.

Il ressentait de la peine, ne pouvant pas offrir cette joie à son conjoint, et Milo s'en rendit vite compte.

- N'en soit pas triste mon Camus, je ne voulais pas te faire culpabiliser, réconforta-t-il en lui caressant la joue. Voir ton sourire, qui n'a jamais été plus lumineux que depuis la résurrection, me suffit amplement.

Pour appuyer ses propos, Milo se pencha jusqu'à embrasser "son" Camus. Le baiser fut rendu, en plus d'une main venue légèrement appuyer derrière les mèches bouclées, prolongeant le contact.

Après quelques secondes de pure douceur, Milo se recula de quelques centimètres. Sa main sur la joue de l'autre, et celle de Camus dans son coup continuaient leurs petites caresses.

- Vraiment Camus, ne te prend pas la tête avec ce que je viens de dire, d'accord ? Tu souris de plus en plus, alors je suis sur qu'un jour, je verrais ton visage le plus heureux, entendrais ton plus beau rire. Et à ce moment-là, tu pourras être sûr et certains que je serais définitivement à toi, t'en ce spectacle représentera un paradis.

- Et en attendant, tu peux aller voir ailleurs du jour au lendemain ?

Camus fut très touché par cette déclaration d'amour. Il savait parfaitement que Milo l'aimait, et si ce dernier était venu lui dire de changer, jamais il n'aurait cédé à ses avances, ou l'aurait foutu dehors.

Cependant, il lui arrivait de temps en temps de se demander si son manque de réaction, si son côté introverti ne gênait pas, ne décourageait Milo. Qu'il le lui reproche et s'en aille un jour ou l'autre. Quand bien même il ne changerait jamais du tout au tout pour faire plaisir aux autres, même si « autres » se résumait à Milo, il ne pourra jamais faire cela, et s'en voudra, regrettera, et pleurera pendant un temps qu'il ne préférait pas imaginer.

Heureusement, Milo ne lui demandait rien, ne lui reprochait rien. Il était patient, acceptait ce qu'il pouvait lui donner. Et Camus, espère sincèrement, et égoïstement, que cette vie sera assez longue pour qu'il ait le temps de tout lui donner, de tout lui rendre.

Donc il était très touché par cette déclaration, mais aussi très amusé par sa grandiloquence. Milo le remarqua à l'étincelle dans les yeux sombres, au sifflement de nez accompagné d'un sourire au coin qu'il qualifiait de craquant.

- Non, bien sur que non, répondit Milo se penchant pour embrasser son amant. Si je vais voir ailleurs, je louperais mon futur paradis. Quoique "future" est un mot superflu.

Sa phrase se termina en un sourire sur les lèvres heureuses de Camus. Ce baisé tendre, devient plus profond. Leurs mains gardaient l'autre près d'eux, leur souffle se fit plus lourd, leur bouche plus lascive.

L'homme allongé lâcha rapidement la main sur son ventre pour déposer son livre plus loin sur lit.

Milo en profita pour déplacer sa main en une caresse jusqu'au dos de son amant, le faisant se cambrer.

Alors qu'il emmêlait ses dix doigts dans les boucles violettes, Camus décala à peine son visage, emportant une seconde la lèvre de son homme entre ses dents.

- Juste, les mots, ça reste mon domaine, souffla-t-il tout contre Milo.

- Tch.

Ne voulant pas parler mais répondre malgré tout à la pique, sa main pinça les flans des Camus, qui se crispa en poussant un petit couinement.

Cette action fit disparaître toute trace de sensualité, ne laissant qu'un Verseau sceptique et inquiet, ainsi qu'un Scorpion avec une idée en tête, un sourire au coin qui ne rassura pas du tout l'autre. Après quelques seconde de silence, il demanda malicieusement :

- Dit moi, Camus, tu ne serais pas un peu chatouilleux ?

-...Non.

Faible défense, les deux en avaient conscience.

Les yeux de Milo se plissèrent davantage, semblable à un prédateur face à une proie bien trop faible pour opposer la moindre résistance, laissant libre cours à tout le sadisme du premier.

- Dans ce cas, tu ne verras pas d'objection à ce que je recommence ? Chuchota-t-il.

- Si bien su...HA !

Milo venait de recommencer, et voyant la réaction de Camus, il était prêt à continuer. Voyant cela, ce dernier essaya de s'extirper des pinces de son amant. Malheureusement pour lui, en faisant cela, il libéra les jambes du Scorpion joueur, qui en profita pour emprisonner la pauvre victime, une jambe de chaque côté de son corps.

- Milo, on est pas un peu grand pour ça ? Essaya de décourager Camus, très peu rassuré.

- Peut-être. Mais comme on n'a pas vraiment eu d'enfance, il faut bien rattraper le temps perdu. Non ?

Il ne le laissa même pas répondre qu'il s'attaqua sans pitié à ses anches.

Immédiatement, un son fort, jamais entendu, résonna dans le 8ème temple. Le rire de Camus.

Les yeux plissés ne pouvant rester ouverts et la bouche jamais autant incurvée produisait une mélodie, un tableau que Milo adorait déjà.

Bien décidé à tout découvrir, il fit migrer ses mains, sous les aisselles, dans le coup, à l'intérieur d'une cuisse pour revenir à son point de départ et recommencer, faisant se tortiller adorablement l'autre l'homme.

Camus essayait de repousser les attaques de son bourreau, mais ses bras se retrouvaient bizarrement bien trop faibles face au torse de Milo. Quant aux quelques supplications qu'il arrivait à prononcer entre deux fous rires, cela semblait donner de l'énergie à cet être sadique plus qu'autre chose.

Au bout d'un moment qu'il jugea fort long, à force de gesticuler, Camus réussit à déséquilibrer Milo, réussissant enfin à s'échapper. Calmant le reste de soubresaut qu'il avait encore, la main sur la poitrine, il s'éloigna au maximum du lit conjugal.

Hélas, son tortionnaire n'en avait pas fini. Il était hors de question qu'il quitte déjà ce fabuleux paradis !

Il se leva donc à son tour, toujours menaçant et explicite sur ses intentions. Il savait qu'il en avait le droit. Dans le cas contraire, Camus lui aurait déjà craché froidement de ne plus recommencer. Or, le Verseau ne disait rien. Ne lui adressait qu'un regard épuisé, amusé, surpris et un tantinet suppliant.

Milo tendit la main pour attraper le bras pâle, mais Camus s'enfuit dans le salon. Seulement, avec son souffle déjà à rude épreuve, il se fit vite rattraper et plaquer sur le canapé, avant d'être de nouveau assaillie par des pinces joueuses.

Milo se délectait des éclats de rire et de voix de son amant, les entendant pour la première fois. Il contemplait avec un immense bonheur le visage lumineux, vivant, légèrement coloré de rose, de l'homme qu'il aimait.

Malheureusement pour lui, le canapé étant bien moins spacieux que le lit, les mouvements de Camus les firent vite tombés au sol. Ce dernier réussit à se placer au-dessus de son sadique d'amant et à immobiliser ses mains de chaque côté de son visage, signant la fin de cette torture.

Le Verseau reprenait son souffle sous le regard bienveillant de Milo.

- Tu es...vraiment...impossible… réussit-il à articuler en un murmure.

- Moi aussi je t'aime, répondit Milo, un énorme sourire de sale gosse au visage. Visiblement, monsieur était fier de ses actes !

Sentant du mouvement entre ses doigts, Camus resserra sa poigne, un regard de mise en garde, bien que peut convainquant avec le reste de son sourire et ses joues encore rosées.

- T'inquiète pas, j'en ai fini...pour aujourd'hui.

Malgré le sourire au coin de l'homme sous lui, Camus lâcha ses pognés.

Le Scorpion en profita pour enlacer son amant, qui se laissa faire. Il était épuisé, n'ayant pas l'habitude de rire autant. Son pauvre cœur avait bien du mal à reprendre une vitesse normale. Les douces caresses des mains de son homme, et le sourire qu'il pouvait sentir à sa tempe entre deux baisés l'aidaient à se calmer.

- J'espère que tu sais… qu'un autre serait déjà mort gelé ?

- Je le sais parfaitement mon Camus. Et je sais aussi que j'ai des privilèges ! Répondit calmement Milo, toujours souriant.

- Idiot, souffla l'autre, en rendant l'étreinte à son amant.

Il savait parfaitement que ce qui venait de se passer rendait le Scorpion immensément heureux. Il le vit sur son visage lorsqu'il se redressa, et c'est bien pour ça, pour le sourire éclatant et les yeux pétillants de Milo qu'il ne lui en voulait pas. Il sentait une vague de joie montée en lui à la pensé qu'il était la cause de ce magnifique visage.

Il se pencha pour offrir un bisou tout doux sur le bout du nez de Milo, semblable au premier baisé qu'il lui avait fait.

Milo sourit encore plus et fit un gros bisou sur la joue de Camus, resserrant sa prise sur son dos, comme avec une grosse peluche, tout comme son premier baisé à lui. Bien qu'il ait appris à en faire sans bave depuis.

Ils restèrent ainsi quelques secondes encore, allongés sur le sol entre le canapé et la table, le temps que Camus reprennent un souffle.

- Bon, c'est pas que je veux plus de toi, Mumu, mais la pierre froide n'est pas des plus confortables.

- Tu n'as qu'a t'en prendre qu'as toi-même.

- Quoi ? Mais c'est pas moi qui ai sauté dans le salon ! Mais Aïeeeu !

Après une pichenette sur le front, Camus se releva et aida Milo d'une main.

- Bon, tu veux un petit thé pour me faire pardonné ? Demanda le sadique avec une bouille tout à fait attendrissante.

- C'est le moins que tu puisses faire, répondit son amant ayant repris en partie son maintient.

Alors que le Scorpion se dirigeait vers la cuisine, le Verseau eut une idée. Sur la pointe des pieds, il se plaça dans le dos de son amant. Arrivé assez près de lui à l'entrée de la cuisine, il tendit les bras pour lui pincer les hanches en signe de vengeance…

...Mais il ni eut aucune réaction.

Quoi ? Cet idiot n'est pas chatouilleux ?

Alors que Camus perdait quelque couleur, Milo se retourna au ralenti, menaçant, dévoilant le même visage sadique qu'il y a quelques minutes.

- Alors comme ça, t'en as pas eu assez, mon p'tit Mumu ? Souffla le Scorpion avec un sourire carnassier.

Se rendant compte de son erreur, et qu'aucune parole ne pourra le sauver, Camus ne perdit pas une seconde avant de détaler.

- Eh ! Reviens-la !

Milo se jeta à sa poursuite, emplissant le 8ème temple de grands éclats de rires, comme cela n'était encore jamais arrivé.