Disclaimer : Magnificent Century Kösem est l'oeuvre de Yılmaz Şahin .

Résumé : Bayezid est comme lui : il est le seul à ne pas être né de Kösem. [Magnificent Century : Kösem]

Liste des dettes du Discord « Défis Galactiques » : 50 nuances de personnages historiques (21/50) + 10 avril - Journée internationale des frères et soeurs

Nés de lui mais pas d'elle

-Grand frère ? Tu crois que la sultane Kösem me déteste ?

Osman lève les yeux de sa calligraphie, surpris, choqué même, par la déclaration de Bayezid. Son cadet se tient devant lui, son regard fixant ses pieds. L'aîné pose sa plume, se lève pour s'agenouiller devant son demi-frère, ses mains posées sur ses épaules.

-Mais qu'est-ce que c'est que cette question ? Mère t'aime, voyons !

En vérité, il comprend ce qu'il veut dire. Bayezid est comme lui : ils ont le même père mais ils sont les deux seuls princes à ne pas être nés du grand amour du sultan, de sa favorite. Mehmed, Murad, Kasim, Ibrahim, ils sont issus de la grande Kösem. Sans parler de toutes les petites sultanes : Ayse, Fatma, Gevherhan, Atike...

-Mère t'aime et elle m'aime aussi, même si nous ne sommes pas nés d'elle.

-Mais la sultane Kösem t'a adopté. C'est normal qu'elle t'aime. Moi, je ne suis rien pour elle.

C'est vrai. Il n'est pas né de Kösem. Sa mère biologique, Mahfiruze, est morte depuis longtemps. Il ne sait pas les circonstances de sa mort, on a toujours pris soin de le lui dissimuler, on lui a simplement dit qu'elle l'aimait énormément, que Kösem a essayé de les sauver de quelque chose mais qu'elle n'a pu en secourir qu'un seul. Depuis, elle veille sur lui et l'aime comme son fils, tant et si bien qu'il ne sent pas la différence de ne pas avoir sa mère de sang à ses côtés. Bayezid, lui, sa mère vit. Elle vit au harem. Là où la sultane voit êut-être le fantôme de Mahfiruze dans les traits de son fils, elle sait qu'elle n'a plus rien à craindre d'elle.

Il est toujours possible, en revanche, que le sultan honore une nouvelle fois Gulbahar et lui fasse un nouvel enfant.

Alors oui, peut-être voit-elle en cet enfant la preuve que si Ahmed l'aime, il n'en reste pas moins polygame.

-Tu n'es pas rien aux yeux de Mère. Lui sourit pourtant Osman. Tu n'es pas son enfant, c'est vrai. Mais tu es le fils de l'homme qu'elle aime le plus au monde. De ce fait, elle ne peut que t'aimer. Elle t'aime pour toi tout comme elle t'aime parce que tu es un morceau de Père. Je ne sais pas qui t'as mis en tête que Mère ne t'aimait pas mais oublie vite ces bêtises. D'accord ?

Le garçon acquiesce, se détend enfin, faisant sourire le prince héritier qui lui embrasse le front.

-Et si on allait s'entraîner dans les jardins ? Un peu d'air, ça nous fera du bien.

C'est main dans la main que Kösem les voit traverser les sentiers, un sourire aux lèvres.

Allah, que ses fils, les fils d'Ahmed, sont beaux !

FIN