Chapitre 1 : Culpabilité

Carlos et TK avaient étaient conduit à l'hôpital en ambulance suite à la consommation d'Oxy qu'avait mis Sadie dans le pho afin de vérifier que tout allait bien. Les médecins les avaient examinés et leur avaient fait passer quelques examens.

Après quelques recommandations des médecins, les deux amoureux étaient libres de sortir et leur état de santé ne nécessitait pas une nuit en observation à l'hôpital. Gabriel étaient lui-même venu les chercher pendant qu'Owen rangeait et nettoyait le loft tout en s'assurant que la police avait récupéré tout ce qui pouvait contenir de l'Oxy avant de rentrer chez lui. Le trajet était bien silencieux et chacun d'eux étaient perdu dans ses propres pensées.

Arrivé au loft, TK sortit de la voiture, remerciait doucement son beau-père et le saluait avant de rentrer. Il n'était pas bien et il voulait également laisser son petit ami un moment avec son père. Carlos sortit également du véhicule et fut rejoint par le shérif.

« Merci papa d'avoir été là pour nous encore ce soir. »

C'est tout ce que Carlos avait pu réussir à lui dire. Il fallait dire que la relation avec son père était étroite et que d'exprimer ses sentiments était compliqués.

« Bonne soirée Carlitos et prend soin de ton garçon. Je pense qu'il va en avoir besoin. »

« Bien sûr. »

Son père mit une main derrière sa nuque pour guider sa tête sur son épaule. Carlos fermait un instant les yeux profitants de cette accolade maladroite. Il en profita pour passer ses bras autour de son papa. Cependant, Carlos ne s'attendait pas à ce que son père passe son autre bras dans son dos. Même si Gabriel n'était pas démonstratif, son fils avait de nouveau été en danger et il aurait pu de nouveau le perdre. Ce fut Gabriel qui lâchait prise en premier puis repartit chez lui tandis que Carlos rejoignit TK. Les deux garçons se mirent au lit, se blottissant l'un contre l'autre.

TK avait du mal à dormir, tout se bousculait dans sa tête. Cette soirée l'avait chamboulé et il ressentait quand même une part de culpabilité. C'est à ce moment-là que son estomac s'agitait. Il se levait et courut dans la salle de bain pour vomir. Une fois qu'il eut fini et après avoir tiré la chasse d'eau, il s'assit au sol contre le mur, ramenait ses jambes contre lui et se mit à pleurer.

Pendant ce temps, Carlos s'était retourné dans son lit et sentit que la place à côté de lui était vide . Dans un élan de panique et s'inquiétant pour TK, il se leva. Il se dirigea vers la seule pièce éclairée où il entendit des sanglots. Il rentrait dans la salle de bain et ce qu'il voyait lui fendait le cœur.

Il s'approchait tout doucement de TK et s'accroupit devant lui. Il le prit dans ses bras, une main derrière sa tête et l'autre derrière son dos. T.K passait ses mains derrière son dos tout en se laissant aller. Carlos le berçait, ne disant aucun mot. TK finit par se calmer quelques minutes plus tard et se détacha des bras de son amoureux. Il essuyait ses larmes et dit :

« Je suis désolé mon amour... »

Carlos posait ses mains sur ses bras et lui demandait :

« Pourquoi es-tu désolé ? »

T.K baissait la tête, il n'osait pas regarder son homme droit dans les yeux. Il se sentait très mal, rongé par la culpabilité.

« Je suis désolé… Je…. Je n'aurais pas dû laisser Sadie cuisiner le pho…. Ma sobriété…. Tout est de ma faute… »

Sentant T.K au bord de la crise de panique, Carlos le reprit dans ses bras.

« Bébé ce n'est pas de ta faute. Tu n'y ai pour rien, personne ne savait qui était vraiment cette femme. Personne ne pouvait prévoir ce qu'elle comptait faire. Rien ne changera ta sobriété. Ce n'est pas toi qui as pris cette drogue, elle t'a été administrée à ton insu.»

Carlos retira T.K de ses bras et se saisit de son visage afin que son petit ami puisse le regarder droit dans les yeux :

« Ne te rends pas malade pour ça mon amour. Tu vas te battre comme un roi et je t'aiderais. Je serais à tes côtés dans toutes les étapes du processus. Je ne t'abandonnerai pas et je ne te lâcherai pas. Si tu as besoin d'une épaule pour pleurer, je te donnerai la mienne. Si tu as besoin de mes bras pour te soutenir alors je te soutiendrais et je te porterais. Si tu as besoin de parler, je te tendrai mon oreille pour t'écouter. Je resterais à tes côtés quoiqu'il arrive, on affrontera ça ensemble. Tes obstacles seront les miennes. Tu t'en sortiras, je te le promets. Tu es la personne la plus forte et la plus courageuse que je connais parce que tu es une personne résiliente.»

Comme pour appuyer ses propos, il embrassa T.K sur la joue :

« Je t'aime et mon amour pour toi ne changera jamais. »

« Je t'aime aussi ».

T.K se sentit rassuré, il savait que Carlos avait raison. Carlos se relevait, tendis la main à T.K puis le raccompagnait au lit. T.K se blottit dans les bras fort et puissant du policier, se sentant réconforté, au chaud et en sécurité.