Je ne possède aucun des personnages de la série.

SAISON 1 EPISODE 17 : Starbuck se sentait mal à l'aise alors qu'il était appuyé sur le bureau du commandant Adama, écoutant les explications de Boomer et d'Apollo sur Chameleon... Il souffrait, mais ils ne voulaient pas qu'ils le comprennent... pas tout de suite en tous cas...

Ce chapitre a été inspiré par la suggestion CptJackHarkness dans sa review précédente. J'espère qu'il te plaira !

En espérant que cela vous plaise !

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


DES MOTS QUI NE TROMPENT PERSONNE

Chapitre 2

C'était la nuit, tout était calme à bord du Galactica. Le commandant Adama avait fini son rapport et il envisageait d'aller dormir lui aussi, mais il était préoccupé. Il avait aussi besoin de parler à quelqu'un. Quelqu'un qui avait sans doute besoin de parler avec lui, même s'il serait capable de s'en défendre que se soit par fierté ou pour ne pas donner l'impression qu'il était faible. Dans le deux cas, il devait lui faire comprendre qu'il était là pour lui. Le commandant Adama se leva donc de son bureau et se dirigea vers les quartiers des pilotes. Doucement il activa la porte et jeta un coup d'œil à l'intérieur. La personne qu'il cherchait n'était pas dans son lit et il savait pertinemment que, dans ce cas, il n'existait qu'un seul endroit où aller le chercher.

Le commandant fit donc demi-tour et se dirigea vers le hangar des vipers. En descendant du monte-charge il ne fut pas long à repérer la personne qu'il cherchait. Il était assis le long d'une coursive, la tête posée sur une main, le corps agité par des sanglots qu'il ne pouvait pas retenir. Le commandant soupira, détestant avoir raison. Il savait parfaitement que les mots dans son bureau n'étaient qu'un leurre… que peut importait l'âge de Starbuck, il avait besoin d'un père… et qu'il avait tellement voulu croire que Chameleon était son père. Les résultats finaux l'avaient bien plus marqués qu'il ne voulait l'admettre.

Il se rapprocha donc du jeune pilote, qui ne sembla pas le remarquer et vint s'asseoir à côté de lui. En ne voyant qu'il ne réagissait pas à sa présence, il lui pressa doucement le genou.

Starbuck sursauta, lui lança un regard perdu et passa une main sur son visage pour effacer ses larmes avant de lui demander.

- Mon commandant ? Que faites-vous là ?

- Je te cherchais. Etant donné que tu n'étais pas dans ton lit, j'ai su où j'allais te trouver.

- Mais pourquoi vous vouliez me chercher ? Je n'ai rien fait qui…

- Je voulais voir comment tu allais, le coupa le commandant.

- Oh ! S'étonna un peu le jeune homme… Et bien… Je vais bien, répondit Starbuck en réflexe.

- C'est bien ce que je vois, répliqua ironiquement le commandant en pressant doucement son épaule.

Le jeune pilote grimaça et baissa la tête.

- C'est que… J'y ai tellement cru cette fois.

- Je sais…

- J'essaie de ne pas trop y penser, mais ce trou dans ma tête, ça me hante…

Il frémit et leva la tête pour tenter de contrôler les larmes qu'il sentait de nouveau poindre au coin de ses yeux.

- Je sais… répondit le commandant.

- C'est si terrible de ne rien savoir, ça m'épuise, souffla-t-il en se penchant à l'avant.

Le commandant le vit trembler et passa sa main dans son dos.

- Je m'en doute…

- Je pensais vraiment qu'il était mon père… que j'allais enfin tout savoir : mon âge, mon nom…

Se rappelant soudain à qui il était en train de parler, le jeune pilote se redressa vivement.

- Je n'ai rien contre mon nom. Je l'aime vous savez, je vous en suis reconnaissant de me l'avoir donné, comme de tout ce que vous avez fait pour moi par la suite… Sans vous, je ne serai pas où je serai… sans doute mort avec tous ceux qui ont été massacré sur Caprica lors de l'attaque ou même avant…

- Je n'ai fait que ce qui étais juste, mon enfant.

- Je ne sais pas si tout le monde aurait fait comme vous. Alors, vous comprenez, je n'ai rien contre mon nom, je suis fier qu'il vienne de vous, mais…

- Mais tu n'es pas sûr qu'il soit toi, je comprends, comme je comprends que même à 29 ans tu ais besoin d'un père.

- Non, ce n'est pas ça, répliqua Starbuck en se redressant.

- Mais si, bien sûr que c'est ça, quelque soit son âge un enfant a besoin de ses parents et tu regardais déjà Chamelion comme ton père.

- Sauf qu'il ne l'ait pas…

- Je sais.

- Alors pourquoi mon cœur me hurlait que c'était lui ? Pourquoi on avait autant de points communs ? Pourquoi les premiers tests étaient positifs ? Pourquoi on m'a fait espérer avant de tout me prendre ?

Sur cette dernière phrase. Il s'était à demi-effondré. A tel point qu'il ne remarqua pas une autre silhouette qui venait d'entrer dans le hangar. Une silhouette auquel le commandant Adama adressa un regard inquiet : Apollo.

Le capitaine vint s'asseoir de l'autre côté de son ami et sa main lui caressa le dos à son tour, comme le faisait celle de son père. Il avait entendu les derniers mots de son ami avant qu'il ne s'écroule. Lui aussi savait parfaitement que les mots lancés dans le bureau avec tout le monde étaient faux, qu'il était bien plus bouleversé par toute cette histoire qu'il voulait l'admettre, qu'il allait s'effondrer une fois qu'il serait seul… et Apollo détestait le voir s'écrouler.

- Je crois que tu avais besoin d'y croire. Je suis tellement désolé que ce ne soit pas lui. J'aurais trouvé ça merveilleux moi aussi.

- Apollo ? S'étonna Starbuck en se redressant.

Son ami lui sourit et le jeune lieutenant s'écroula dans ses bras. Il avait peut-être encore une certaine retenue avec le commandant, mais elle disparaissait totalement avec son fils. Apollo le réceptionna avec douceur et le berça dans ses bras.

- Je voulais tellement combler ce trou dans ma tête…

- Je sais… C'est humain… Mais tu sais, que cet homme ne soit pas ton père, ne te prive pas d'une famille. Tu en as une. Je serais toujours là Starbuck, j'espère que tu le sais ! Alors je ne peux pas te rendre les neuf ans que tu as perdus, mais je peux être là pour le reste…

- Il a raison mon garçon, dit le commandant en caressant son dos. Boxey n'est pas le fils biologique d'Apollo, mais il est mon petit fils. Mon sang ne coule pas dans tes veines, mais si tu as besoin d'un père, je suis là, tu le sais.

Starbuck se reprit et quitta les bras d'Apollo avant de tourner un regard rempli de gratitude au commandant Adama. C'était vrai qu'il avait toujours été là, qu'il avait pris soin de lui, qui l'avait soutenu, aimé aussi… et il murmura dans un souffle.

- Merci…

- Ne me remercie pas, dit le commandant en passant une main sur son épaule et en le ramenant contre lui. Tu es mon fils, c'est tout…

Un long frémissement parcourut le corps du jeune homme qui s'autorisa à appuyer sa tête contre son épaule. Le commandant le laissa faire et fit un geste à son fils. Ce dernier s'appuya sur l'épaule de Starbuck sans dire un mot.

En fait, aucun ne parla… profitant simplement de ce moment pour se détendre dans les bras l'un de l'autre. Starbuck avait besoin de leur soutien ? Ils allaient lui donner, parce qu'ils étaient une famille et que c'est ce que faisais une famille…


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