Résumé des chapitres précédents : Après un lundi de cours plus que chaotique à cause de Lila qui n'a pas pu s'empêcher de tourner la situation a son avantage et propager de fausses rumeurs sur Adrien, Marinette s'est retrouvée exclue du lycée pour avoir voulu le défendre. Elle retourne en cours mardi matin avec la ferme intention de mettre Alya et Nino au courant de tout, et de leur annoncer qu'Adrien est toujours à Paris et habite à présent chez elle. Comment vont se passer les retrouvailles ?
Si vous attendiez la réaction d'Alya, vous n'allez pas être déçus :)
Bonne lecture !
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CHAPITRE 13
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Dans le bâtiment voisin, Marinette, Alya et Nino se dépêchaient de terminer leur déjeuner. Tous les trois n'avaient qu'une hâte : retrouver Adrien.
La porte d'entrée de la boulangerie tinta joyeusement, et Tom et Sabine virent les trois adolescents arriver, leur excitation à peine dissimulée. Marinette avait prévenu ses parents qu'elle passerait après déjeuner avec Alya et Nino pour voir Adrien, tout en leur faisant promettre de garder la surprise.
Ils s'empressèrent de monter et entrèrent discrètement dans l'appartement. Adrien était là, assis sur le canapé dans le salon, complètement absorbé par une partie de Ultimate Mecha Strike IV ; il était si concentré qu'il ne les avait visiblement pas entendus arriver.
- Adrien ! lâcha Nino, fou de joie de retrouver son meilleur ami.
Complètement surpris, Adrien se retourna d'un bond, et il eut à peine le temps de se lever du canapé que Nino s'était déjà jeté sur lui pour le serrer dans ses bras sans retenue. Adrien reprit rapidement ses esprits et rendit son étreinte à Nino, les yeux brillants d'émotion. Les deux garçons étaient visiblement très émus de se retrouver. Marinette et Alya échangèrent un regard complice et s'approchèrent des garçons pour participer aux retrouvailles.
- Ça me fait tellement plaisir de vous voir ! s'écria Adrien en serrant brièvement Alya dans ses bras à son tour.
- Nous aussi ça nous fait plaisir de te voir, lui répondit-elle avec un grand sourire. Tu nous manques tu sais.
- Vous aussi vous me manquez.
Rayonnant de bonheur, Adrien se tourna vers Marinette et passa ses bras autour de ses frêles épaules pour l'attirer tout contre lui.
- Merci pour cette belle surprise, Princesse ! lui dit-il en lui déposant un baiser sonore sur la joue au passage. Je ne t'ai pas vue ce matin, ça va ? La matinée s'est bien passée ?
Marinette acquiesça, les pommettes légèrement rouges en sentant le regard choqué et incrédule d'Alya dans son dos.
- Ça va, répondit-elle rapidement avant qu'Alya n'ait pu faire le moindre commentaire sur son surnom. Tu dormais tellement bien que je n'ai pas voulu te réveiller. J'espère que tu as pu te reposer.
- Oui, un peu, fit-il avec un sourire. Ça me fait tellement plaisir que vous soyez là !
Tous les quatre s'installèrent confortablement sur le canapé et discutèrent avec animation, heureux de se retrouver. Même s'il ne s'était écoulé que quelques jours depuis la dernière fois qu'ils s'étaient réunis, les derniers évènements qu'ils venaient de traverser leur donnaient l'impression d'une éternité.
Adrien se lança dans le récit de ce qu'il lui était arrivé ; sa discussion à cœur ouvert avec Sabine un peu plus tôt le poussa à se confier sans retenue. Lui qui, la veille, n'aurait su mettre des mots sur l'horreur et l'angoisse qui lui étreignait régulièrement le cœur, il leur expliqua tout, dans les moindres détails.
La découverte du repère du Papillon.
Le but ultime de son père.
L'état de sa mère, conservée sous ses pieds pendant des années.
Le combat de Ladybug et Chat Noir, et leur victoire après tant d'années.
Son arrivée chez Marinette et tout l'amour et le soutien qu'il avait reçu depuis.
Alya et Nino affichaient des mines choquées. Marinette pouvait voir dans le regard de Nino à quel point l'idée que le père de son meilleur ami soit le Papillon le perturbait, et elle ne pouvait que le comprendre à cent pour cent : tous connaissaient et détestaient la façon dont Gabriel Agreste avait contrôlé les moindres faits et gestes d'Adrien pendant des années, mais il y avait tout de même un gouffre entre le fait d'avoir une personnalité exécrable et des principes d'éducation bien trop rigides, et dédier son temps libre aux forces du mal. Aussi antipathique soit-il, aucun d'entre eux n'aurait pu imaginer Gabriel Agreste en super-villain.
Alya lançait des regards anxieux en direction d'Adrien, ne sachant comment poser la question qui lui brûlait les lèvres.
- Mais du coup comment ça se passe avec Lila alors ? demanda-t-elle prudemment.
Marinette la fusilla du regard en comprenant ce qu'Alya était en train de faire. Marinette était toujours un peu blessée que sa meilleure amie ne lui ait jamais fait confiance lorsqu'il s'agissait de Lila, et la façon dont Alya avait tourné sa question indiquait clairement qu'elle testait Adrien au lieu de croire Marinette sur parole malgré ce qu'il s'était passé la veille en classe.
D'un autre côté, Marinette espérait de tout cœur qu'Adrien réussisse enfin à leur ouvrir les yeux là où elle avait maintes fois échoué, et au lieu d'intervenir avec grand fracas dans la conversation, elle décida de rester en dehors de leur échange pour le moment.
En guettant la réaction d'Adrien, Marinette fut ravie de le voir froncer les sourcils, ne comprenant visiblement pas le sens de la question.
- Avec Lila ? répéta-t-il.
- Oui, continua Alya. Une fois que tu as pu t'échapper grâce à Ladybug et Chat Noir, tu as bien retrouvé Lila, non ? Elle nous en a parlé hier. Comment ça s'était passé ? Je me doute que ce n'est pas elle qui t'a caché ici, alors comment... ? Mais si Ladybug et Chat Noir vous ont mis en contact, j'imagine qu'elle aussi sait que tu habites ici du coup ?
L'air complètement perdu d'Adrien déstabilisa légèrement Alya.
- De quoi est-ce que tu parles ? lui demanda-t-il d'un air étonné.
Il interrogea Marinette du regard qui se contenta de lever les yeux au ciel. De plus en plus perdu, il dévisageait Alya et Nino pour tenter de comprendre.
- Attendez, paniqua-t-il tout à coup. Vous êtes en train de me dire que Lila sait que je suis ici ?
Ce fut au tour d'Alya de ne plus rien comprendre. De son côté, les poings plus que serrés et le regard dur de Nino indiquaient à Marinette qu'il commençait à entrevoir quel genre de personne était Lila. Un élan d'espoir gonfla son cœur et elle le remercia silencieusement du regard.
En voyant l'expression affolée d'Adrien, Marinette posa sa main sur son bras pour le rassurer et prit la parole.
- Non, ne t'inquiète pas Adrien, elle n'est au courant de rien. Du moins je l'espère, mais je ne vois pas comment elle l'aurait appris étant donné que nous sommes les trois seules personnes sur Terre à savoir que tu habites ici sans compter mes parents.
- Mais alors pourquoi vous me parlez de Lila ? Je ne comprends plus rien.
Marinette poussa un long soupir.
- Explique-lui ce qu'elle a raconté à tout le monde hier, fit-elle à l'attention d'Alya avec une courbette moqueuse. Perso, j'en ai vraiment pas le courage, j'ai assez donné.
Alya se mordit la lèvres inférieure.
- Lila a dit que vous étiez en contact depuis vendredi. Qu'elle sait ce qu'il s'est passé car Ladybug est sa meilleure amie et lui a tout raconté. Et elle nous a dit que Ladybug et Chat Noir vous ont mis en contact après t'avoir aidé à t'échapper, et que vous avez passé beaucoup de temps ensemble, si tu vois ce que je veux dire, ajouta-t-elle d'un air entendu, ce qui arracha une grimace de dégoût à Adrien.
- Je n'ai absolument eu aucun contact avec Lila, confirma Adrien les sourcils toujours froncés. Notre dernier photoshoot en commun remonte à plus d'un mois, et on ne se parle pas vraiment en dehors. Je-j'ai plutôt tendance à l'éviter le plus possible.
Comprenant soudain quelque chose, il se tourna vivement vers Marinette, visiblement contrarié.
- Ne me dis pas que c'est pour ça que tu as été renvoyée hier ? C'était bien à cause d'elle, c'est ça ?
Marinette se pinça les lèvres et acquiesça timidement, ce qui déclencha une fureur incontrôlée dans le ventre d'Adrien.
- Je ne comprends vraiment pas, fit Alya d'un air dépité.
- Il n'y a rien à comprendre malheureusement, soupira Adrien. Mais en tout cas, je peux vous assurer que Ladybug n'est pas du tout sa meilleure amie. Et puis comment est-ce que tu peux penser une seule seconde que Ladybug ait pu confier des informations aussi confidentielles à Lila, ou à qui que ce soit d'autre d'ailleurs ? ajouta-t-il d'un air grave qui déstabilisa légèrement Alya. Jamais Ladybug n'aurait fait ça, c'est une personne de confiance. C'est grâce à elle que je m'en suis sorti, et je lui en suis éternellement reconnaissant, ajouta-t-il en serrant discrètement la main de Marinette dans la sienne, faisant involontairement rougir la jeune fille.
- En tout cas j'espère que vous me croyez maintenant, depuis le temps que je vous dis qu'elle raconte n'importe quoi ! s'exclama Marinette en désignant Adrien de sa main libre d'un air de triomphe, tout en espérant que ses joues allaient rapidement retrouver une couleur normale.
- Je confirme, renchérit-il d'un air sombre. Il ne faut vraiment pas croire tout ce qu'elle dit. Cette fille ment comme elle respire.
Cette phrase déclencha au même moment un gigantesque déjà-vu dans l'esprit de Marinette et d'Adrien : tous deux se retrouvèrent projetés dans le passé, revivant soudainement leur bataille contre Oni-chan pendant laquelle Lila les avait mis en danger à cause de ses mensonges. Ils se lancèrent un regard amusé, puis reportèrent leur attention sur leurs meilleurs amis, un drôle de sentiment flottant dans leur estomac à l'idée de posséder cette complicité unique d'expériences passées qu'ils ne pouvaient partager avec personne d'autre.
Marinette jeta un regard incertain à Alya et ne put s'empêcher de remarquer que sa meilleure amie semblait à la fois désolée et complètement déstabilisée vis-à-vis de la situation. Marinette se doutait qu'elle devait se sentir trahie, elle qui avait plongé la tête la première dans toutes les histoires qu'avait pu raconter Lila.
- Je savais bien que ça ne tenait pas debout son histoire, lâcha Nino, la mâchoire contractée. Je me disais qu'elle t'avait peut-être filé un coup de main pour te cacher, mais quand elle a osé dire que tu aidais ton père, alors là...
En voyant l'air troublé de son meilleur ami, il s'empressa d'ajouter :
- Mais ne t'inquiète pas mec, on sait que ce n'est pas vrai ! Jamais tu aurais fait une chose pareille !
A ces mots, Adrien se sentit vaguement déprimé ; il comprenait à présent en substance ce qu'il s'était passé la veille en cours, et il s'en voulait presque d'être au centre de tous les problèmes. Il avait beau se douter qu'il y aurait toujours des gens pour le croire coupable, de l'entendre directement de son entourage lui noua les intestins.
- Je suis vraiment désolé pour tout ça... commença Adrien, mais Alya le coupa.
- Tu n'as pas à t'excuser Adrien, tu n'y es pour rien, le rassura-t-elle.
Malgré tout, Marinette pouvait voir à ses sourcils froncés que sa meilleure amie semblait contrariée ; Alya semblait avoir beaucoup de mal à dénouer le vrai du faux, et encaissait avec énormément d'amertume le fait que Lila lui avait menti.
- Dis, c'est vrai ce qu'a dit Chat Noir pendant la conférence de presse ? demanda soudain Nino avec un sourire. Ladybug a vraiment mis son poing dans la figure de ton père ?
- Oh oui, elle l'a vraiment fait, répondit Adrien, son expression changeant du tout au tout.
L'air rêveur qu'il affichait à présent colora instantanément le visage de Marinette qui détourna le regard.
- Wow... lâcha Nino d'un air à la fois émerveillé et impressionné. J'avais déjà énormément de respect pour elle, mais là, elle m'épate !
Adrien affichait un sourire jusqu'aux oreilles en voyant à quel point Marinette était mal à l'aise face à ces compliments indirects. Il savait qu'elle n'assumait pas son geste, mais pour Adrien, c'était un moment qui resterait à jamais gravé dans sa mémoire.
- Je crois qu'elle a fait ce que beaucoup dans la classe rêvaient de faire, moi la première ! lança Alya avec fougue. Désolée de te dire ça Adrien, mais ton père est vraiment une ordure, il n'a que ce qu'il mérite.
Adrien baissa le regard en affichant un sourire contrit ; son père avait beau lui avoir mené la vie dure, il avait encore beaucoup de mal à oser dire du mal de lui et à lui reprocher son attitude glaciale. Depuis que sa mère avait disparu, Adrien l'avait toujours excusé, mettant sa froideur et son détachement sur le compte de la douleur d'avoir perdu sa femme.
Malgré tout, même si cette semaine loin de lui lui avait fait progressivement prendre conscience que la façon dont il avait été traité tout au long de sa vie était loin d'être normale, il ne pouvait s'empêcher de lui trouver des excuses, tout en le haïssant intérieurement pour tout ce qu'il lui avait fait subir, que ce soit en tant que Gabriel Agreste qu'en tant que Papillon. Cette dichotomie dans ses sentiments créait régulièrement un chaos dans sa tête et dans son cœur, et il avait bien du mal à être objectif et savoir quoi penser.
Il resta silencieux, mille pensées se bousculant dans sa tête.
- En tout cas, ne t'inquiète pas, on gardera le secret. Personne ne saura que tu es toujours à Paris et que tu habites ici, le rassura Alya, dont les propos furent aussitôt validés par un vif mouvement de tête de Nino.
- D'ailleurs j'ai rentré ton numéro sous un autre prénom. Comme ça si quelqu'un tombe dessus accidentellement ou non, ça n'éveillera pas les soupçons, dit-il d'un air inhabituellement sérieux. Personne ne pourra comprendre que nous sommes toujours en contact.
- Oh, vraiment, ne te donne pas autant de mal, fit Adrien, touché que son meilleur ami veuille à ce point le protéger. Mais en tout cas, c'est drôlement bien pensé !
- Tellement bien pensé que je lui ai fait une de ces scènes lorsque je l'ai surpris à envoyer un peu trop régulièrement des messages à une certaine « Diane » toute la matinée... lança Alya, sa voix emplie de sarcasme.
Adrien et Marinette éclatèrent de rire.
- Mais c'est parce que c'est quasiment l'anagramme de ton prénom à une lettre près ! se défendit Nino. Il me fallait quand même un moyen mnémotechnique pour me souvenir à quel prénom je t'avais enregistré, sinon comment tu veux que je te retrouve dans mon répertoire hein ? Je suis futé mais j'ai des limites.
Une lueur de mélancolie passa dans le regard d'émeraude d'Adrien.
- J'ai vraiment hâte que toute cette histoire se tasse et que tout le monde puisse retrouver une vie normale, murmura-t-il.
- Nous aussi, renchérit Nino. Toi le premier. On a hâte que tu reviennes en cours. Et maintenant que tu n'as plus ton daron sur le dos, tu vas pouvoir enfin profiter de la vie !
- Moi aussi j'ai hâte de revenir au lycée, mais pour le moment, je crois que j'en suis réduit à suivre les cours à distance, répondit Adrien avec un air de défaite. Tant que le procès de mon père n'est pas passé, ça va être compliqué pour moi de mettre un pied dehors. Mais j'espère qu'on va quand même pouvoir se voir le plus régulièrement possible.
- Et vous savez que vous êtes toujours les bienvenus ici hein, les enfants. Vous passez quand vous voulez, fit une voix depuis l'entrée de l'appartement.
Tom venait d'entrer et avait visiblement saisi la fin de leur conversation.
- Je suis désolé d'écourter vos retrouvailles, mais je suis venu vous prévenir que la cloche ne va pas tarder à sonner, ne soyez pas en retard en cours, annonça-t-il.
Marinette jeta rapidement un œil à l'écran de son portable et étouffa une exclamation.
- Effectivement, on va devoir y aller, merci de nous avoir prévenus papa !
Les trois adolescents se levèrent à contre-coeur ; Adrien les raccompagna jusqu'à la porte et tous se promirent de se voir le plus régulièrement possible en attendant que la situation s'améliore.
Marinette s'apprêtait à sortir à la suite de Nino et Alya, mais Adrien lui tendit son poing fermé avec un clin d'œil.
- Partie de Ultimate Mecha Strike IV quand tu rentres ?
- Tu es si pressé de perdre ? lui lança-t-elle, une lueur de défi dans le regard qui accrocha un grand sourire sur le visage d'Adrien.
- Nino, appela-t-il avant que son meilleur ami ne disparaisse dans la cage d'escalier. On se fait une partie en ligne ce soir ?
- Compte sur moi mec ! répondit-il en levant son pouce en l'air avec un grand sourire avant de disparaître dans la cage d'escalier.
Adrien referma la porte derrière eux à contrecœur, mais ces retrouvailles lui avaient fait le plus grand bien. Il courut à la fenêtre juste à temps pour les voir s'engouffrer dans le lycée au moment où la cloche sonnait, comme pour chercher à prolonger encore un peu cet instant suspendu dans la journée.
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Alors qu'ils se dépêchaient de rejoindre le lycée, Marinette sentit le regard insistant d'Alya posé sur elle. Elle finit par pousser un long soupir, sachant pertinemment que sa meilleure amie ne lâcherait pas l'affaire. Elle s'arrêta dans la cour du lycée et croisa les bras sur sa poitrine en la défiant du regard. Alya n'y tint plus.
- « PRINCESSE » ?
- Quoi ? grommela Marinette en levant les yeux au ciel.
- Comment ça « Quoi » ? Adrien t'a appelée « Princesse » !
- Oui et ? répliqua sottement Marinette en tournant la tête pour se donner une contenance.
- Non mais il s'est passé quoi entre vous depuis vendredi ?
- Il ne s'est rien passé du tout !
- Ouais, à d'autres ! Marinette, la semaine dernière, tu es rentrée de plein fouet dans Monsieur Damoclès parce qu'Adrien a osé te faire un signe de la main depuis l'autre bout de la cour ! Et là tu veux me faire croire que tu restes parfaitement calme alors qu'il t'a appelée « Princesse » et qu'il t'a fait un câlin ?
- Mais puisque je te dis qu'il ne s'est rien passé !
- Marinette...
- Alya, laisse tomber, soupira-t-elle, visiblement mal à l'aise.
- Marinette !
Marinette poussa un grognement d'exaspération ; gênée face à l'insistance de sa meilleure amie, elle fit soudain volte face et partit en courant, laissant Alya et Nino sur les marches.
- Mais... Marinette ! Où est-ce que tu vas ? appela Alya avec ses deux mains en porte-voix.
- Lescoursvontcommenceronvaêtreenretard ! cria-t-elle de loin.
Alya se tourna vers Nino, prête à faire une remarque, mais elle décela une lueur de tristesse dans le regard d'ambre de son petit-ami ; elle posa tendrement sa main sur sa joue, et Nino relâcha un long soupir.
- Ça va ? lui demanda-t-elle.
- Je ne sais vraiment pas comment il fait, lâcha Nino en baissant les yeux.
Alya comprit qu'il était en train de parler d'Adrien, et elle s'empressa de passer son bras autour de ses épaules en guise de soutien.
- Je suis épaté par la façon dont il gère tout ça, continua-t-il. Il est souriant... même plutôt optimiste. Et pourtant... Sa vie entière n'était déjà pas drôle, mais là... Tu vois, on serait dans un film de super-héros, il serait le candidat idéal pour être le super-vilain de l'histoire. Mais non. C'est vraiment un mec bien, il ne mérite pas tout ça.
- Tu le connais, il a toujours eu tendance à ne jamais parler de ce qui n'allait pas. Il garde le sourire quoi qu'il arrive.
Alya relâcha un léger soupir.
- Mais c'est vrai qu'on ne s'attendrait pas à ce qu'un enfant star avec un père mondialement connu, aussi aisé financièrement, et qui a autant de problèmes familiaux, soit une personne si simple et adorable, admit-elle. C'est vraiment un miracle qu'il ne soit pas devenu un abruti fini complètement insupportable et imbu de lui-même. Voir pire.
Nino approuva ces paroles d'un mouvement de tête.
Les amoureux rejoignirent rapidement Marinette devant la salle de classe, mais avant qu'ils n'aient pu faire le moindre commentaire, la jeune fille se tourna vers eux avec un grand sourire.
- Vous faites quelque chose vendredi soir ?
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La nuit était tombée depuis longtemps quand Adrien et Marinette s'installèrent confortablement dans la chambre, prêts à démarrer une partie de Ultimate Mecha Strike IV. Marinette allait saisir sa manette lorsque son portable tinta dans sa poche. Elle déverrouilla l'écran, et un message d'Alya tout en majuscules apparut.
« J'EN REVIENS TOUJOURS PAS QUE TU HABITES AVEC ADRIEN ! »
Marinette esquissa un sourire à la lecture du message et remit rapidement son portable dans sa poche au cas où Adrien ne tombe sur le SMS, en secouant la tête avec amusement ; Alya ne changera jamais.
- Tu es prêt à être battu à plate couture ? lança Marinette d'un ton taquin.
- Ça, ça ne risque pas d'arriver ! répliqua Adrien en bombant le torse. Je me suis entraîné toute l'après-midi, et surtout, j'ai ma botte secrète.
Intriguée, Marinette se demandait de quoi il pouvait bien parler lorsqu'elle le vit sortir quelque chose de la poche de son jean : c'était son bracelet porte-bonheur. Adrien s'empressa de le nouer autour de son poignet, et le cœur de Marinette manqua un battement.
- Je n'en reviens pas que tu l'aies gardé, dit-elle timidement, ses pommettes légèrement roses.
- Et pourquoi je ne l'aurais pas gardé ? J'y tiens beaucoup, il ne me quitte jamais.
Face à l'air stupéfait de Marinette, il se sentit obligé de s'expliquer.
- Pour moi, il symbolise un peu notre rencontre, et le fait qu'on soit toujours amis depuis tout ce temps. C'est en partie pour ça que j'y tiens autant. Tu as été une de mes premières amies tu sais. Et même plutôt deux fois qu'une ! fit-il en posant sa main sur celle de Marinette qui se mit à rougir en détournant le regard.
Elle eut une tendre pensée pour ce garçon qu'elle avait mal jugé à l'époque, et qui pourtant avait tout fait pour essayer de se faire pardonner et de rétablir la vérité alors qu'elle n'avait fait qu'être désagréable avec lui. Tous deux avaient parcouru énormément de chemin depuis. Que cette époque lui paraissait loin à présent !
- Et en plus, si j'avais su à l'époque que c'était ma Lady elle-même qui m'en avait fait cadeau, je crois que je l'aurais encadré, ajouta-t-il avec animation. Ou bien mis dans un coffre-fort blindé pour ne pas qu'on me le vole.
Marinette ne put s'empêcher d'éclater de rire à cette idée.
- Mais qui voudrait voler ça ?
- Bah un voleur de porte-bonheur par exemple, affirma Adrien très sérieusement, ce qui déclencha un nouveau fou-rire chez Marinette.
Adrien ne pouvait plus s'arrêter de sourire ; s'il y avait bien une chose qu'il aimait par-dessus tout, c'était de réussir à la faire rire.
Une fois calmée, Marinette lui lança un regard de défi, dans lequel brillait une lueur espiègle.
- Dans ce cas, si tu triches avec ton bracelet porte-bonheur, je crois que je vais avoir besoin du mien, annonça-t-elle en sortant le sien de sa poche pour l'accrocher à son poignet.
L'air stupéfait d'Adrien fit accélérer son rythme cardiaque.
- Oh, fit-il, les yeux ronds. Toi aussi tu l'as toujours ?
- Bien sûr !
Marinette piqua un fard face au regard attendri et lumineux d'Adrien. Elle n'aurait jamais osé lui avouer, mais ce présent avait une valeur inestimable à ses yeux. Adrien aurait pu lui offrir n'importe quel cadeau pour ses 14 ans, il avait clairement les moyens de lui acheter la Terre entière, mais il avait préféré passer du temps à lui fabriquer quelque chose qui lui ferait plaisir, en écho au cadeau qu'elle lui avait fait et auquel il semblait tenir beaucoup, et cette idée lui gonflait le cœur de tendresse.
Tous deux se lancèrent un regard complice, et ils savaient qu'à partir de ce moment, ces bracelets ne quitteraient plus leurs poignets.
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Un peu plus tard dans la soirée, Marinette s'était installée dans le canapé un livre à la main, tandis qu'Adrien disputait une partie de jeux vidéo en ligne avec Nino dans sa chambre à l'étage. Marinette pouvait entendre les sons électroniques étouffés à travers la trappe ouverte, et elle se réjouissait qu'Adrien puisse retrouver des activités normales.
Elle découvrait non sans étonnement les passions et les passe-temps de son coéquipier, et se demandait comment elle avait pu créer de toutes pièces dans son esprit cet Adrien qui ne reflétait absolument pas la réalité.
Au bout d'un moment, le son s'interrompit, et Adrien apparut dans le salon peu de temps après. Son visage s'illumina instantanément lorsqu'il repéra Marinette sur le canapé, et il s'empressa de la rejoindre. Sans un mot, il s'allongea spontanément sur le dos à ses côtés et posa sa tête sur ses genoux. Un soupir de contentement lui échappa lorsqu'il sentit les doigts de Marinette masser doucement son cuir chevelu, et il était certain qu'il se serait mis à ronronner s'il avait été transformé. A la fois attendrie et amusée, Marinette continua sa lecture d'une main tout en passant ses doigts dans ses cheveux blonds, un sentiment de sérénité les enveloppant.
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Lorsque Tom et Sabine remontèrent après avoir fermé la boulangerie, ils trouvèrent Marinette plongée dans sa lecture, Adrien roulé en boule tout contre elle, endormi la tête sur ses genoux.
- Oooooh, s'extasia Tom d'un air attendri. Vous êtes trop mignons ! Ne bougez pas, il faut que je prenne une photo !
- Papa... se plaignit Marinette, les joues légèrement roses, en enfouissant son visage dans son livre.
Malgré tout, elle ne put s'empêcher de regarder Adrien avec tendresse et laissa son père prendre le cliché. Sabine se pencha vers l'écran du téléphone de son mari et laissa échapper une exclamation émerveillée.
- Fais voir Papa ? demanda Marinette en se tordant le cou pour voir l'écran.
Tom inclina son téléphone, et Marinette se mit à rougir en les voyant ainsi, tous les deux blottis l'un contre l'autre sur le canapé. Adrien avait l'air si paisible qu'elle ne put s'empêcher de lui lancer un regard empli d'affection.
- Tu me l'enverras Papa s'il te plaît ?
Tom fit mine de réfléchir, ses yeux bleus pétillants de malice.
- Je crois que je vais plutôt la garder pour le powerpoint de votre mariage, répondit-il avec un grand sourire espiègle.
- Papa ! s'écria Marinette, le visage à présent cramoisi, tandis que sa mère éclatait de rire face à sa mine décomposée.
Mais à peine eut-elle crié que Marinette plaqua ses deux mains sur sa bouche en se souvenant brutalement qu'Adrien était toujours endormi sur ses genoux ; elle craignait de l'avoir réveillé, mais en baissant les yeux, elle put constater qu'il dormait toujours à poings fermés, lové tout contre elle. Un tendre sourire apparut sur ses lèvres et elle ne put s'empêcher de repousser quelques mèches blondes qui masquaient son visage serein, son cœur battant un peu plus rapidement que d'habitude.
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Lorsque Adrien ouvrit les yeux, il ne comprit pas immédiatement où il se trouvait. Légèrement désorienté, son regard cherchait à accrocher un environnement familier, mais son cœur fit soudain un bond douloureux sous sa poitrine en découvrant qu'il ne se trouvait plus du tout chez Marinette mais dans le sous-sol secret du manoir Agreste où reposait sa mère. En panique, il tendit ses deux mains devant lui pour se redresser et se dépêcher de déguerpir, mais ses paumes rencontrèrent une surface solide et translucide. Il comprit avec horreur qu'il était à nouveau enfermé dans la capsule de verre où son père l'avait séquestré quelques jours plus tôt, et sa respiration accéléra d'un coup ; des gouttes de sueur froide perlèrent le long de sa colonne vertébrale et il s'agita pour tenter de s'échapper mais la capsule était hermétiquement scellée. Il avait de plus en plus de mal à respirer et comprit brutalement que l'air se raréfiait rapidement à l'intérieur de l'habitacle. Haletant, sa poitrine se comprima et il jeta un dernier regard au corps inanimé de sa mère avant de fermer les yeux et perdre connaissance.
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Dans la chambre de Marinette, Adrien se redressa d'un bond dans le lit, le souffle court, son cœur semblant vouloir fracasser sa cage thoracique. Sous le choc, il peinait à retrouver une respiration régulière, et mit quelques instants à comprendre qu'il n'était pas enfermé dans le sous-sol du manoir mais bien en sécurité chez les Dupain-Cheng.
Un cauchemar.
Ce n'était rien qu'un cauchemar.
Légèrement rassuré, il se laissa mollement retomber sur le dos en passant ses deux mains sur son visage en sueur. Un frisson parcourut sa colonne vertébrale. Ce cauchemar lui avait semblé tellement réel...
Il jeta un regard en direction de Marinette par crainte de l'avoir réveillée mais elle dormait toujours profondément. Il n'osa pas se blottir contre elle pour chercher un peu de réconfort après ce rêve glaçant, mais ce cauchemar lui avait noué la gorge d'anxiété. Il avait besoin de prendre l'air.
- Plagg ? chuchota-t-il en rapprochant son visage de l'endroit où dormait leurs kwamis.
Le petit chat noir était allongé sur le dos les pattes écartées et ronflait comme un bienheureux, ne laissant plus vraiment de place à Tikki dans leur petit lit moelleux.
- Plagg, répéta tout doucement Adrien. J'ai besoin de toi.
Il essaya de le réveiller du bout du doigt et le saisit à temps dans sa main lorsque le kwami commença à s'agiter avec mauvaise humeur en grommelant à haute voix. Il ne voulait pas réveiller Tikki, mais lorsque les antennes rouges du petit kwami se dressèrent, Adrien sut qu'il avait lamentablement échoué. Tikki ouvrit un œil et sursauta en voyant Adrien la fixer du regard, Plagg dans sa main qui s'agitait pour signifier son mécontentement d'avoir été ainsi tiré de son sommeil au milieu de la nuit.
- Tikki, appela Adrien en posant son index sur ses lèvres pour lui faire signe de ne pas faire de bruit. Désolé de t'avoir réveillée. Je vais aller faire un tour. Si jamais Marinette se réveille, est-ce que tu pourrais lui dire que je reviens ? Qu'elle ne s'inquiète pas ?
Tikki eut une hésitation puis acquiesça, ses grands yeux bleus emplis de sommeil. Adrien la remercia d'un regard et ouvrit prudemment la lucarne. Il grimpa rapidement sur la terrasse et referma la trappe avant que le froid mordant de l'hiver n'ait eu le temps de pénétrer dans la chambre. Il ne voulait pas que Marinette tombe malade par sa faute. L'air frais le réveilla complètement ; il se redressa et prit une grande inspiration, son cauchemar se dissipant peu à peu dans son esprit. La nuit était calme, et cette tranquillité l'apaisait. Adrien avait toujours été un animal nocturne de toute façon.
Il lança un regard à son kwami, et celui-ci, résigné, hocha la tête en guise d'approbation.
- Plagg, transforme-moi !
Chat Noir apparut dans un éclair de lumière verte qui illumina les alentours un bref instant, et il s'empressa de déplier son bâton pour se propulser sur les toits. Il disparut rapidement au loin, la nuit l'englobant complètement.
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Lorsque Marinette se tourna dans son lit, elle fut surprise de ne pas y trouver Adrien. Encore endormie et confuse, elle se redressa en position assise et regarda autour d'elle. Aucune trace de son coéquipier.
- Adrien ? tenta-t-elle.
Sa voix résonna dans sa chambre vide, ne lui renvoyant que son écho.
- Marinette ? fit soudain une petite voix derrière elle.
Tikki voleta jusqu'à elle.
- Adrien est parti faire un tour, il m'a demandé de te dire de ne pas m'inquiéter et qu'il allait revenir.
- C'est bien ce qui m'inquiète justement, répondit-elle les sourcils froncés.
Malgré tout, elle sentait que cette balade nocturne était vitale pour Adrien. Elle détestait l'idée qu'il puisse étouffer intérieurement derrière son apparente bonne humeur, et elle espérait de tout coeur que le temps finirait par apaiser ses angoisses. Elle se rallongea sous les couvertures, cherchant à chasser ce sentiment d'impuissance qu'elle ressentait face à la situation de son coéquipier. Et à présent qu'elle était éveillée, elle savait pertinemment qu'elle ne réussirait pas à se rendormir tant qu'il ne serait pas rentré.
oOo
Une heure plus tard, Chat Noir atterrit sur le balcon le plus silencieusement possible ; cette balade nocturne lui avait changé les idées, et il ne rêvait à présent que de retrouver son lit pour terminer sa nuit. Il se faufila sans un bruit à travers la lucarne, mais lorsqu'il atterrit au pied de la mezzanine, il se figea de surprise en constatant que Marinette était réveillée. La jeune fille se redressa dans le lit avec un sourire fatigué mais sincère, et Chat Noir se sentit soudain comme un adolescent qui venait d'être pris la main dans le sac après avoir fait le mur.
- Oh, je pensais que tu dormais, ma Lady, s'excusa-t-il. Je suis vraiment désolé de t'avoir réveillée.
- Ne t'inquiète pas Chaton, tu ne m'as pas réveillée, je t'attendais.
- T-tu m'attendais ? répéta-t-il, comme s'il n'en croyait pas ses oreilles.
Le hochement de tête affirmatif de Marinette diffusa une douce chaleur sous sa poitrine, et sans crier gare, il se jeta sur elle d'un bond, ses deux mains en avant. Marinette laissa échapper un cri de surprise qui se mua en un petit rire lorsqu'elle tomba à la renverse sur son oreiller derrière elle, Chat Noir dans ses bras. Son coéquipier enfouit son visage dans le creux de son cou, et le sourire de Marinette s'agrandit en l'entendant ronronner doucement lorsqu'elle passa ses deux bras autour de lui. Elle n'aurait jamais osé se l'avouer, mais elle adorait ce genre de moments privilégiés avec lui.
Elle l'entendit murmurer « Détransformation » tout contre elle, et Adrien réapparut en même temps que Plagg qui bougonnait, ses deux minuscules pattes croisées sur sa poitrine.
- Il y a du camembert dans le Tupperware sur mon bureau Plagg, l'informa Marinette avec un clin d'œil, et la physionomie de Plagg changea du tout au tout.
Le kwami plongea à l'étage inférieur tandis qu'Adrien se blottissait un peu plus dans l'étreinte de Marinette avec un soupir bienheureux.
- Tu es gelé ! s'exclama-t-elle en posant sa main sur son bras. Combien de temps est-ce que tu es resté dehors ? Il doit faire un froid de canard !
Adrien se redressa avec un regard d'excuse et eut un mouvement de recul, mais contre toute attente, Marinette ne le repoussa pas. Sans lui laisser l'occasion de s'éloigner d'elle, elle passa un de ses bras autour de lui, enserrant fermement ses épaules, et elle souleva la couette de son autre main pour l'inviter à s'y emmitoufler. Adrien lui adressa un regard empli de reconnaissance et s'y engouffra sans plus attendre pour se rouler en boule contre elle.
- J'ai toujours su que Maître Fu ne t'avait pas attribué ce Miraculous pour rien, espèce de petit chat, va !
La remarque illumina le visage d'Adrien qui ferma les yeux et s'endormit peu de temps après, le sourire aux lèvres. Marinette le contempla un instant, perdue dans ses pensées.
Tout au fond d'elle-même, elle se mentirait si elle affirmait qu'elle n'était pas touchée par l'attitude d'Adrien envers elle : depuis qu'il était arrivé, il n'avait fait que l'inonder de tendresse, et même si elle se doutait qu'il avait vraiment besoin de réconfort, l'idée qu'il aimait réellement passer du temps avec elle gonflait son coeur d'une joie sans bornes. Par moments, elle avait encore des prises de conscience brutales vis à vis du fait que c'était réellement Adrien qui était chez elle, là, dans ses bras, alors qu'elle avait passé des années à bégayer et se ridiculiser devant lui. Mais une fois ces moments de panique dissipés, son cœur se gonflait de bonheur à l'idée qu'il ait été son partenaire pendant toutes ces années. Jamais elle n'aurait pu rêver d'un meilleur coéquipier.
Bercée par ces douces pensées, elle posa sa tête contre celle d'Adrien et ferma les yeux à son tour.
Note
J'aime tellement écrire tous ces petits moments de tendresse entre eux, je n'y peux rien :) (Le tout saupoudré d'un peu de drame, le cocktail parfait !)
Je vous remercie encore et toujours de suivre cette histoire, n'hésitez pas à laisser des commentaires, j'aime vous lire !
(Fan Miraculous : Alors honnêtement je suis hyper nulle en résumé, et j'avoue que ça ne m'était pas venu à l'esprit car si ça m'arrive de ne plus me souvenir des chapitres précédents des fanfictions que je lis, je relis toute l'histoire ^^)
Extrait du prochain chapitre :
- Hey ! s'écria Adrien. Mais qu'est-ce que vous faites ici ?
- Surprise ! s'exclama Alya. Ce soir, c'est soirée pyjama ! ;)
A la prochaine !
Bug out!
