Bonjour mes petits chats,

Suivant toujours mon rythme de publication bi-hebdomadaire, voici la quatrième partie de Une fête pour être avec celui qu'on aime.

Je pense que cette histoire sera terminée en deux ou trois chapitres, Tony et Steve sont donc au milieu de leur parfait week-end de Saint-Valentin :)

Rendez-vous en bas de page pour quelques notes complémentaires si vous le désirez.

Par avance bonne lecture et à bientôt pour la suite !

ChatonLakmé


Une fête pour être avec celui qu'on aime

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Quatrième partie

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Tony gémit légèrement de mécontentement en sentant les mains chaudes et douces de Johanna quitter son dos dans un dernier effleurement avant de le recouvrir de l'épaisse serviette éponge.

Le brun frotte doucement son visage contre le matelas d'un air languide, un petit soupir de bien-être aux lèvres tandis qu'il sent la jeune femme ajuster le tissu sur son dos, appuyant doucement sur sa peau en de petites pressions agréables.

– « Le massage est fini messieurs, j'espère que tout s'est bien passé », l'entend-il dire dans un chuchotement discret. « Je vous invite à rester encore allongés un instant puis à prendre votre temps pour vous relever et vous rhabillez. Je reste à votre disposition à l'entrée du spa si vous avez besoin de quoi que ce soit. »

Le jeune homme croit entendre Steve la remercier mais il se contente de sourire mollement, trop heureux d'être plongé dans l'agréable cocon de chaleur duveteuse et confortable qui l'enveloppe. Il sent vaguement son corps amolli reposer presque lourdement sur sa table de massage, une puissante torpeur imprégnant ses membres alanguis. Tony a l'impression que tous ses organes, que la moindre de ses cellules fonctionnent au ralenti, comme paresseusement assoupis, et il exhale un petit souffle presque voluptueux de contentement.

À côté de lui, il entend son compagnon pouffer doucement d'amusement mais le brun renonce à ouvrir les yeux et enfonce légèrement son visage dans le bord de la couverture d'un geste câlin.

Il est en train de se sentir irrémédiablement plonger dans le sommeil, son esprit de plus en plus troublé et engourdi, quand il entend la table de massage de Steve grincer discrètement dans un petit bruit métallique.

Le son le dérange dans son paradis paresseux et serein et le brun rouvre péniblement un œil.

Il discerne vaguement la large silhouette de son compagnon se redresser prudemment avant de basculer ses jambes dans le vide.

Les yeux agressés par la flamme tremblotante des bougies qui continuent de brûler en diffusant une douce odeur un peu fruitée, le jeune homme ferme à nouveau les paupières et enfonce légèrement sa tête entre ses épaules pour plonger son nez dans l'ourlet de la serviette duveteuse.

Steve rit tendrement et Tony frissonne légèrement en entendant le blond retirer son sous-vêtement hygiénique avant de revêtir son peignoir dans un froissement discret de tissu. Il sent un ronronnement agréable et languide naître dans ses reins et le brun se recroqueville un peu plus sur lui-même.

Le jeune homme perçoit vaguement les mouvements de son compagnon dans la pièce et il exhale un petit soupir de plaisir en sentant sa main, chaude et douce, caresser ses cheveux ébouriffés avec une infinie tendresse avant d'aller masser sa nuque sous la couverture.

– « Tu reviens vers moi Tony ? », lui demande doucement Steve, son souffle effleurant son oreille.

Le brun gémit doucement de plaisir en sentant les doigts habiles flatter sa peau sensible et légèrement huileuse et il gigote imperceptiblement sur sa table de massage.

La bouche pâteuse, le jeune homme ne peut qu'émettre un petit borborygme incompréhensible en réponse et Steve rit doucement.

– « Mais encore… ? », le taquine gentiment le blond tout en continuant son massage délicieux, ses doigts venant également courir sur la ligne de ses épaules. « Tu es avec moi ? »

– « Je reviens doucement… », lui répond Tony d'une voix lourde et rauque. « Continue s'il te plaît… »

Le jeune homme s'enroule imperceptiblement sur lui-même afin d'accentuer la caresse sur sa peau nue et son compagnon obtempère gentiment, le faisant presque ronronner de plaisir.

Il frissonne légèrement en sentant les doigts de Steve s'aventurer de plus en plus loin sur son corps, caressant le haut de son dos tout en repoussant légèrement la serviette, et il sourit un peu stupidement en sentant le blond embrasser tendrement l'arrondi de son épaule dénudée.

Tony exhale un petit soupir tremblant quand la bouche de Steve, chaude et humide, court ensuite sur le haut de son dos et sa nuque, son compagnon se penchant sur lui pour pouvoir atteindre plus de peau.

– « Est-ce que cela fonctionne ? », lui demande doucement le blond à l'oreille après avoir fait traîné ses lèvres de son cou jusqu'à son lobe. « Tu redescends vers moi ? »

– « Hum hum », opine mollement le jeune homme. « Lentement… »

Il sourit en entendant Steve tirer doucement à lui un petit tabouret pour s'asseoir plus confortablement à ses côtés, un bras appuyé sur la table de massage tandis qu'il vient caresser ses cheveux courts.

Tony étouffe discrètement un bâillement dans l'ourlet du plaid, savourant les caresses sur son corps sensible qui se réveille doucement sous les caresses tendres de son compagnon. Les doigts chauds du blond migrent ensuite lentement vers sa tempe et la ligne de sa mâchoire avant d'aller effleurer la commissure de ses lèvres, lui faisant lentement rouvrir les yeux.

– « Oh mon amour, tu as l'air de ne plus savoir comment tu t'appelles… », murmure tendrement Steve tout en se penchant légèrement vers lui pour chercher son regard.

Le jeune homme se mordille légèrement les joues avant de frotter le bout de son nez dans la couverture, ses prunelles noisette un peu floues fixées sur son compagnon.

– « C'est la première fois que tu m'appelles comme ça… », note-t-il doucement tout en rougissant légèrement de plaisir au surnom tendre.

– « Tu es sûr de toi ? », lui répond Steve dans un souffle.

Malgré la faible luminosité de la pièce, le brun voit son compagnon rougir adorablement de gêne à ses propres paroles. Sa voix grave sonne avec une très discrète fêlure emplie d'incertitude et Tony pouffe tendrement.

– « Oui, je suis sûr », répète-t-il tout en lui souriant. « … J'aime ça. J'aime vraiment beaucoup. »

D'une manière un peu enfantine, le brun tend paresseusement les lèvres devant lui pour attirer la bouche de Steve à la sienne. Il soupire de contentement quand elles se trouvent enfin.

Tony roule voluptueusement sur le dos, attirant son compagnon plus près contre son torse tout en sortant les bras du chaud refuge de la couverture pour enlacer son cou. Le blond accompagne souplement son mouvement, enroulant un bras autour de sa taille pour l'assurer sur l'étroit matelas et le jeune homme se cambre imperceptiblement contre son compagnon en sentant sa main chaude se plaquer sur ses reins.

Leur baiser doux se fait plus languide et humide, leurs langues dansant paresseusement l'une contre l'autre dans la pièce plongée dans la pénombre. Tony frémit lourdement quand les doigts de Steve glissent distraitement sous l'ourlet de son fin sous-vêtement et viennent caresser ses fesses. Il hoquette contre la bouche de son compagnon et le brun relâche brusquement l'étreinte de ses bras autour de son cou pour retomber lourdement sur la table de massage.

Son souffle est ridiculement court et il rougit en voyant le blond le dévorer du regard tandis qu'il le surplombe, ses mains appuyées de part et d'autre de son torse.

– « Besoin d'aide pour remonter dans notre chambre peut-être ? », lui demande le jeune homme dans un ronronnement chaud.

Tony serre distraitement ses cuisses l'une contre l'autre avant d'opiner un peu timidement.

Steve se penche une nouvelle fois sur lui pour caresser la chair tendre et sensible de ses lèvres des siennes, lui faisant suivre inconsciemment sa bouche quand il se relève.

Le blond se détourne brièvement de lui pour aller récupérer son peignoir tandis que Tony se redresse mollement sur la table de massage, jetant ses jambes sur le côté pour les faire pendre dans le vide.

Il frissonne quand la serviette glisse sur ses épaules et son torse et le jeune homme resserre un peu frileusement les pans autour de lui d'une main paresseuse.

– « Je te propose de remonter chez nous et d'aller prendre un long bain chaud ensemble », lui suggère Steve tout en déployant le vêtement pour le déposer sur ses épaules nues. « Je suis poisseux d'huile et je ne me vois pas m'habiller pour le dîner en restant comme ça. »

Le brun appuie doucement son front contre le torse de son compagnon pour étouffer son bâillement tandis que, pris d'un hébétement bienheureux, il se laisse docilement vêtir par le jeune homme qui l'aide à faire passer ses bras dans les manches.

– « Je ne me souviens pas que la baignoire de notre chambre soit si grande que cela », répond-il distraitement tandis que Steve resserre les pans de son vêtement sur lui.

– « Dans ce cas, nous devrons nous serrer », ajoute le blond dans un murmure chaud. « Lève les bras pour que je noue correctement ta ceinture. »

Tony opine mollement tout en souriant d'un air languide.

Il vient frotter sa joue d'un air câlin contre la main de Steve qui lisse les revers de son peignoir sur son torse avant de se tordre un peu le cou pour embrasser ses jointures en guise de remerciement, ses lèvres humides s'égarant un instant sur sa peau.

– « Seigneur… Je ne dirais pas à quoi te voir dans un état pareil me fait penser mais nous allons vraiment remonter très vite », gronde légèrement le jeune homme.

Le brun glousse légèrement tandis que son compagnon embrasse sa tempe, ses doigts s'enroulant brièvement autour de son poignet sous la manche de son vêtement. Steve le tire doucement en avant pour l'inviter à descendre de la table de massage et Tony se laisse glisser souplement au sol.

Il a une petite moue surprise en sentant soudain sous ses pieds le parquet agréablement tiède mais étrangement tangible et dur et il fronce légèrement les sourcils.

– « Bon retour dans la vraie vie », le taquine gentiment le blond tout en enlaçant leurs doigts.

Tony renifle inconsciemment de dédain et il se laisse docilement entraîner par son compagnon qui ouvre la porte de leur cabine de massage avant de gagner le couloir.

D'un vague signe de la tête, le brun remercie Johanna qui se tient derrière le comptoir d'accueil tandis que Steve échange poliment quelques mots avec elle pour la remercier de sa prestation.

Il papillonne brièvement les yeux quand leur petit groupe étroitement emmêlé gagne le hall d'accueil de l'hôtel, soudain environné de lumière et du murmure des conversations des clients. Tony se pelotonne contre son compagnon dans une petite moue d'inconfort tandis que ce dernier les dirige vers les ascenseurs.

Alors qu'ils attendent l'arrivée de la cabine, le brun appuie sa tête contre l'épaule solide de son compagnon dont il sent l'arrondi sous l'étoffe épaisse de son peignoir et il ne retient pas le sourire un peu idiot qu'il sent venir fleurir sur ses lèvres.

Il se sent si bien.

Tout son corps est mou et malléable entre les grandes mains de Steve qu'il sent finalement enrouler un bras autour de ses reins pour le tenir plus fermement sur ses pieds.

Le brun pourrait se sentir un peu honteux de la paresse qui imprègne tout son être et lui donne envie de se faire soigner comme un enfant, d'être couvert de baisers et de caresses par son amant, mais le jeune homme lui murmure des paroles tendres à l'oreille et il sourit.

Il sent le pouce de Steve caresser doucement l'os de sa hanche par-dessus son peignoir et Tony gigote légèrement de déception à l'idée de ne pas être nu pour savourer le contact.

Le brun enfouit presque son visage dans le torse de son compagnon et, une fois les deux hommes montés dans une cabine, il passe une main languide dans l'échancrure du vêtement de Steve pour la poser sur la peau nue et lisse de son torse.

Sous la pulpe sensible de ses doigts, il sent presque le corps du blond vibrer, chaud et incroyablement vivant, et il enfonce un peu plus sa main dans les ombres du peignoir, arrachant soudain une légère inspiration à son compagnon.

– « Mon amour, s'il te plaît… », murmure-t-il dans ses cheveux. « Tu as eu l'impression de faire quelque chose d'incroyablement déplacé en traversant le hall en peignoir mais je suis à peu près sûr que bander dans un lieu public serait vraiment indécent… Retire ta main s'il te plaît. »

Tony glousse joyeusement et obtempère sagement, ses doigts errant un instant sur les abdominaux du blond avant de se retirer. Il arrange distraitement le col du peignoir de son compagnon qui soupire doucement de soulagement et tente de lui pincer taquinement la hanche en représailles.

– « Tu l'as encore dit », lui fait remarquer le jeune homme tout en venant embrasser sa gorge dénudée.

– « Peut-être. » Steve hausse les épaules d'un air faussement nonchalant, un sourire malicieux aux lèvres. « Garde tes mains encore deux minutes pour toi et je peux t'assurer que nous pourrons achever de nous réveiller délicieusement. Si tu ne t'endors pas d'ici-là… »

Le brun rougit légèrement et lui mordille la pomme d'Adam en guise de punition avant de sortir de l'ascenseur tout en le tirant derrière lui, Steve riant joyeusement.

Le jeune homme déverrouille la porte de leur chambre et, lâchant la main de son compagnon, il traverse la pièce avant d'aller s'asseoir sur leur lit et de se laisser tomber en arrière dans un petit soupir de plaisir.

– « C'était merveilleux », dit-il d'une voix un peu forte tandis qu'il entend le blond aller dans la salle de bain et ouvrir les robinets de la baignoire. « Est-ce que cela t'a plu ? »

Tony se redresse légèrement sur ses coudes pour regarder le jeune homme dont il voit la silhouette se découper derrière le claustra ajouré.

– « Je ne me suis pas assoupi comme toi mais j'ai énormément apprécié également », lui répond malicieusement Steve tout en se penchant légèrement dans l'embrasure de la porte pour lui jeter un regard. « Mais maintenant, je veux t'avoir uniquement pour moi. »

Le brun déglutit légèrement en voyant son compagnon traverser la chambre pour le rejoindre, ses yeux céruléens plongés au fond des siens. Le jeune homme le relève en le tirant légèrement à lui et l'entraîne vers la salle de bain dans laquelle commence à monter une légère vapeur d'eau chaude.

– « Je suis presque un peu jaloux de voir que d'autres mains que les miennes ont réussi à te mettre dans un tel état », lui dit-il d'un ton un peu moqueur avant de les emmener à côté de la baignoire. « Je ne suis pas sûr que tu serais parvenu à regagner notre chambre seul… »

Tony roule brièvement des yeux, un sourire aux lèvres en sentant Steve l'attirer à lui d'un doigt crocheté dans la ceinture de son peignoir.

– « Steve, il n'y a positivement aucune chance que je puisse m'endormir quand on est ensemble et qu'on fait l'amour », lui rétorque le brun tout en haussant un sourcil suggestif. « Sur ma vie, jamais. »

– « Je me serais contenté d'un rire de ta part en disant que je suis ridicule mais je suis heureux d'entendre que cela te tient assez à cœur pour me le jurer sur ta vie », ricane le blond.

Les deux hommes s'embrassent doucement, les mains nouées sur leurs reins tandis que le bruissement de l'eau meuble le silence tendre de la pièce, son flot joyeux emplissant rapidement la grande baignoire en faïence blanche. Steve fait lentement reculer Tony jusqu'au meuble à vasques, y calant ses reins avant de se presser doucement contre lui, ses lèvres se faisant plus mutines et chaudes contre les siennes.

Le brun frémit doucement mais en sentant les mains de son compagnon descendre plus chaudement de ses reins à ses fesses, il recule légèrement la tête.

– « N'essaye même pas de me faire asseoir sur le meuble », lui souffle-t-il tout en lui jetant un regard noir.

– « Je ne me ferais pas un tour de rein si c'est ce qui t'inquiète », lui répond Steve avec malice tout en roulant légèrement des épaules pour faire jouer ses muscles. « J'ai de la force. »

Le regard de Tony se perd distraitement dans l'encolure du peignoir. Légèrement ouverte, elle lui permet d'observer le léger frémissement qui agite la peau de Steve sous le jeu malicieux de ses muscles et le jeune homme relève les yeux sur son compagnon qui lui sourit.

– « Je – Je sais très bien que tu en as », acquiesce-t-il tout en roulant des yeux. « Mais je te l'interdis, c'est trop – Bon sang, tu ne vas pas me hisser sur ce meuble pour faire… Dieu sait quoi. »

Le brun arbore un l'air légèrement buté qui fait pouffer tendrement Steve avant que le jeune homme ne frotte leurs nez l'un contre l'autre.

– « Je croyais que nous étions en lune de miel… », lui répond-il doucement tout en cherchant son regard. « Cela me paraît être assez approprié. »

– « Ce sera tout autant le cas dans cette baignoire qui est en train de déborder… Et un peu moins mortifiant pour mon ego… »

Tony ricane légèrement en voyant son compagnon se retourner vivement avant de se jeter sur les robinets pour les fermer, constatant que l'eau commence à devenir dangereusement haute.

Steve soupire discrètement de soulagement avant de plonger une main dans la cuve, faisant aller et venir un instant sa paume pour savourer la température et la mousse onctueuse qui semble couvrir d'écume la surface limpide.

– « Nous avons frôlé la catastrophe », pouffe le blond avant de se redresser et de se rapprocher de Tony.

Le brun prend docilement la main que son compagnon lui tend afin de l'attirer au plus près de la baignoire.

Le jeune homme inspire doucement le délicat parfum qui monte de la mousse nacrée dont la couleur semble répondre à celles des cimes enneigées des sapins entourant le lac Caguya. Tandis qu'il observe le paysage par la grande baie vitrée panoramique, Tony frémit légèrement en sentant Steve tirer doucement sur la ceinture de son peignoir, défaisant le nœud dans un discret bruissement.

– « Je peux ? », lui demande-t-il doucement, presque bouche contre bouche.

Le brun opine lentement, comprenant la demande implicite contenue dans les gestes délicats de Steve et ce dernier lui donne un petit baiser du bout des lèvres.

Il frémit légèrement quand il sent les pans de son vêtement s'ouvrir, son compagnon passant doucement ses mains sous l'épais tissu éponge pour les poser sur son torse et le repousser en arrière, le faisant tomber le long de ses épaules.

Tony appuie doucement son front contre le torse de Steve, un petit soupir aux lèvres tandis qu'il achève de se laisser déshabiller avec tendresse par son compagnon.

– « Lève une jambe après l'autre s'il te plaît », lui intime doucement le blond tandis qu'il tire lentement sur le bord du fin sous-vêtement hygiénique.

Le jeune homme s'appuie d'une main sur l'épaule solide de Steve qui vient de s'agenouiller devant lui pour tirer sur le petit slip fin. Le corps agréablement engourdi, noyé dans la chaleur de son compagnon et dont les mains flattent ses jambes, Tony réalise à peine sa nudité jusqu'à ce que la bouche du blond ne vienne se poser comme une caresse sur le bas de son ventre pour l'embrasser doucement.

Il déglutit lourdement tandis qu'un frisson presque douloureux de volupté parcoure soudain son corps, hérissant les fins poils de ses cuisses et de ses avants-bras.

– « Va dans l'eau », lui souffle Steve tout en se relevant lentement, ses doigts s'égarant tendrement sur ses flancs. « Je te rejoins immédiatement. »

La gorge légèrement serrée, le brun opine légèrement et s'empresse de se plonger dans l'eau brûlante dans un petit soupir de plaisir.

Il entend son compagnon s'activer depuis la chambre dans de petits bruits sourds et, renversant la tête contre le bord de la baignoire, observe distraitement l'ombre de la silhouette de Steve derrière le claustra.

– « Qu'est-ce que tu fais ? », l'appelle-t-il avec une pointe de curiosité tandis qu'il joue paresseusement avec la mousse.

– « C'est une idée que j'ai eue quand nous étions au spa », lui répond son compagnon. « Le temps passe vite et j'ai encore quelques idées pour faire honneur à notre séjour. »

Tony plisse légèrement les yeux en voyant Steve se rapprocher à nouveau de la salle de bain et, tandis qu'il passe le pas de la porte, le brun éclate de rire.

Il enfonce à moitié son visage dans l'eau pour cacher le sourire stupide qu'il sent ourler ses lèvres tandis que le blond le rejoint, ses yeux brillant de malice.

– « Je ne me voyais pas rentrer sans y avoir touché », lui explique-t-il et Tony acquiesce avec malice.

Steve s'accroupit lentement à côté de la baignoire pour déposer avec soin sur le carrelage la bouteille de champagne, les flûtes en cristal et le ballotin de chocolats de la corbeille de bienvenue.

Le brun l'observe ensuite se redresser pour retirer son peignoir et l'abandonner dans un geste négligent sur le meuble à vasques, se retrouvant soudain superbement et glorieusement nu. Tony hoquette discrètement dans l'eau chaude tandis qu'il observe le galbe parfait des fesses de son compagnon, les muscles de ses bras se contractant légèrement tandis qu'il sort des poches de son vêtement leurs vêtements de bain humides pour les déposer dans un des lavabos.

Quand Steve se retourne vers lui, le jeune homme se mordille furieusement les joues tandis que son regard court le long de son torse, embrassant le relief de ses abdominaux et de son aine avant d'aller mourir dans le nid de boucles blondes et dorées qui entourent son sexe au repos.

– « Tu me fais de la place ? », lui demande son compagnon tout en se rapprochant. « Je vais m'installer derrière toi, je crains que tu te noies si je ne te tiens pas hors de l'eau. »

Tony roule puérilement des yeux mais il obtempère de bonne grâce, glissant ses fesses sur la porcelaine pour laisser Steve s'installer à son tour dans la baignoire.

Le brun tente mollement de lutter quand il sent son compagnon enrouler un bras autour de son torse pour le tirer à lui avant d'abandonner et de se caler confortablement contre son torse puissant.

Le jeune homme soupire de bien-être quand la main de Steve vient se poser sur son ventre, caressant doucement sa peau dans un rythme paresseux, et il incline la tête en arrière, un gloussement aux lèvres en sentant le blond embrasser tendrement la ligne de sa mâchoire.

– « Tu exagères… », murmure-t-il d'une voix déjà lourde de plaisir. « Je suis encore capable de parler, cela devrait te rassurer. Il n'y a que toi qui arrives à me faire oublier jusqu'à mon propre prénom quand tu me touches. Et si nous étions seuls dans ces moments-là, je suis certain que tu me briserais aussi la voix. »

– « Seuls comme maintenant par exemple ? », lui répond Steve dans un chuchotement chaud qui vient caresser son oreille. « Tu sais comment flatter mon ego. »

– « Tu es tout sauf orgueilleux », marmonne Tony tout en s'appuyant plus fort contre lui. « Tu ne l'as jamais été alors même que la moitié des mères de famille de la Laura Carnell H. School te dévoraient du regard. Qu'est-ce que j'ai pu les détester… »

Le brun se rembrunit légèrement tandis que Steve passe son nez dans ses cheveux dans un geste câlin.

– « Pourquoi ? », lui demande le blond dans un petit souffle discret.

– « D'après toi ? », grogne Tony entre ses dents avec une pointe de honte. « Parce que j'étais jaloux. Que la plupart d'entre elles te connaissaient très bien alors que je venais à peine d'emménager à Philadelphie et qu'elles voulaient toutes te faire rencontrer leurs amies célibataires. »

Il sent son compagnon pouffer doucement derrière lui, son torse tressautant légèrement contre son dos et il enfonce sa tête entre ses épaules.

– « J'aurais pu tout aussi bien briller d'arrogance quand tu es venu vers moi la première fois pour me saluer alors que tu te tenais à distance de tous les parents d'élèves depuis la rentrée », lui répond tendrement Steve. « Tu es venu directement à moi, sans regarder personne d'autre et je me suis senti tellement important à ce moment. Tu étais très beau ce jour-là, avec tes lunettes Ray Ban et ton manteau noir. »

– « Tu es ridiculement sentimental », se moque gentiment Tony pour mieux cacher sa propre émotion.

Le brun se mord les joues tandis qu'il sent sa poitrine se gonfler chaudement aux paroles de Steve. Il gigote soudain en sentant les doigts habiles de son compagnon caresser ses flancs sensibles et tourne la tête vers lui pour lui jeter un regard vaguement noir à la distraction sensuelle qui le chatouille.

– « Je le suis au moins autant que toi », lui rétorque le blond avec malice. « Tu crois que je ne vois pas la manière dont tu regardes toujours la devanture du café où tu nous avais amené, Thor et moi, pour boire un chocolat chaud ce jour-là ? Ou qu'une fois pas mois nous allons systématiquement déjeuner ensemble dans le restaurant dans lequel nous avons eu notre premier rendez-vous ?

– « C'était un repas amical », le corrige Tony tout en roulant des yeux, s'attirant un regard moqueur de la part de Steve. « Il était un peu tendancieux je te l'accorde mais je voulais vraiment et amicalement passer du temps avec toi parce que j'adorais ta compagnie. »

– « C'est dommage… C'est ce jour-là que je suis tombé éperdument amoureux de toi », souffle le blond tout en embrassant sa tempe. « Entre nos verres de chianti et la manière adorable dont tu mangeais ton plat de bucatini à l'amatriciana pour ne pas tacher ta chemise blanche. »

Tony rougit légèrement.

– « … Je l'étais déjà de toi, tellement que c'était presque douloureux de continuer à te serrer seulement la main. C'était amical parce que je ne voulais pas tout briser entre nous », avoue-t-il tout en jouant distraitement avec la mousse qui caresse son torse.

Le jeune homme frissonne en sentant la main de Steve se poser à nouveau sur son estomac, le bout de ses doigts venant frôler un peu mutinement son bas-ventre.

– « … Steve… », soupire-t-il doucement tout en s'avachissant un peu plus contre son compagnon.

– « Tu es tellement sentimental », le cite malicieusement le blond tout en continuant à faire descendre ses doigts. « C'est aussi pour ça que je suis tombé amoureux de toi. Parce que quand tu aimes, tu es entier et que tu t'offres entièrement, sans rien attendre en retour. Et que c'est exactement la raison pour laquelle tu as prévu cette merveilleuse lune de miel de trois jours et deux nuits. »

– « Je l'ai fait pour nous deux », halète discrètement Tony tandis qu'il sent la main de Steve devenir plus mutine. « Pas uniquement pour toi. Je voulais vraiment avoir ce moment seul avec toi et – Oh seigneur, qu'est-ce que tu fais ? »

Le brun tourne la tête vers son compagnon pour le regarder.

Un lourd frisson vient vriller ses reins tandis qu'il voit une flamme briller dans les yeux céruléens de Steve, attentivement fixés sur lui. Tony se cambre imperceptiblement contre lui quand il sent ses doigts venir s'égarer brièvement dans les boucles sombres qui entourent son sexe.

– « Je te fais plaisir à mon tour », lui chuchote le blond tout en cherchant paresseusement sa bouche. « Je t'assure que quand nous avons quitté le spa, ton visage ressemblait presque à celui que tu as quand tu viens de jouir et je t'aurais vraiment fait l'amour sur cette table de massage si on n'avait pas manqué de nous surprendre. »

– « Oh… Oh », lui répond le jeune homme avec un manque d'éloquence qui fait tendrement pouffer son compagnon.

Le brun ouvre une nouvelle fois la bouche pour répliquer d'une remarque spirituelle ou malicieuse mais il en est incapable.

Il a l'impression que son corps est incroyablement plus sensible et réceptif aux caresses de son compagnon et Tony ne retient pas le lourd et bruyant gémissement qui passe la barrière de ses lèvres quand Steve effleure enfin son sexe.

Ils y sont enfin, à ce moment d'explosion des sens, de désir et de jouissance qui couve depuis si longtemps dans leurs ventres et leurs reins.

Le brun ne s'attendait pas à ce que son compagnon le surprenne de la sorte, dans une baignoire remplie d'eau chaude et de mousse et c'est pourtant tellement évident et naturel.

Les caresses de Steve sont douces et languides, voluptueuses, mais elles allument un réel brasier dans son aine.

Tony rouvre paresseusement ses yeux qu'il n'a pas conscience d'avoir fermé sous l'effet du plaisir qu'il sent monter en lui et il regarde par la baie vitrée. La lumière est encore claire à l'extérieur malgré le soleil qui commence à décliner et leur baignoire, parallèle à la fenêtre, leur offre un point de vue superbe sur les eaux du lac Caguya et les sapins.

Steve est en train de le masturber doucement en plein jour devant une fenêtre, plongés dans une baignoire, et Tony pouffe soudain d'une manière irrépressible et un peu stupide.

C'est probablement la chose la plus indécente qu'il a faite depuis des années, très éloignée des étreintes silencieuses qu'il s'offre avec son compagnon, et le brun commence à onduler du bassin dans la main qui le caresse habilement.

– « Tony ? Est-ce que tout va bien ? », lui demande Steve dans un chuchotement un peu inquiet tandis que son torse s'agite un peu plus sous l'effet de son fou-rire.

– « Oui. Mon dieu oui, tellement… », gémit Tony. « Continue. Je t'en prie, continue. Touche-moi Steve. Touche-moi encore. »

– « Seigneur, Tony… »

La réponse de son compagnon est un grondement moite et désireux contre sa gorge et le brun recommence à onduler du bassin, accompagnant les mouvements de Steve sur son érection qui se réveille chaudement contre son ventre. La main du blond est douce, habile et délicate tandis qu'elle va et vient sur sa peau brûlante et sensible.

Tony hoquette de plaisir en sentant le désir de son compagnon pulser doucement dans son dos, frôler délicieusement ses reins, et il tend une main derrière afin de trouver sa virilité.

– « Non Tony », chuchote Steve contre son épaule. « Juste toi. Laisse-moi te faire plaisir. »

– « M – Mais – Tu – Toi aussi, tu – », balbutie légèrement le brun tout en tentant de distinguer les traits tant aimés, son regard brouillé par le plaisir.

– « Juste toi », répète tendrement son compagnon. « Nous avons le temps mon amour. »

Tony exhale un lourd soupir de plaisir tandis que les mots de Steve caressent sa gorge et il se réinstalle plus confortablement contre lui, appuyant son dos contre son torse.

Il frissonne voluptueusement en sentant la deuxième main du blond quitter lentement son ventre qu'elle caressait de son pouce pour descendre à son tour vers son sexe. Ses doigts viennent s'emmêler dans les boucles sombres qui entourent sa virilité avant de courir le long de son frein et de passer sous ses testicules.

Quand ils effleurent la peau fine et sensible de son périnée, Tony ne peut retenir le mouvement convulsif de ses hanches qui le fait se cambrer, le soulevant du fond de la baignoire.

L'eau autour d'eux éclabousse brusquement les parois de la cuve, débordant joyeusement dans un mouvement de flux et reflux pour tomber enfin sur le carrelage dans un bruit sourd.

Encore et encore au rythme des ondulations de Tony qui dodeline de la tête contre l'épaule de Steve, perdant toute idée de retenue ou de contrôle.

Il se moque éperdument que l'ensemble de la clientèle du Finger Lakes Hostel puisse comprendre ce qu'il se passe à cet instant derrière la porte close de leur chambre car l'orgasme qu'il sent monter lentement en lui s'annonce dévastateur.

Il vocalise bruyamment son désir et gémit outrageusement.

Il ondule voluptueusement, se frotte sans pudeur contre la main de Steve et contre son torse.

Tony est avide, affamé, assoiffé.

Son désir pulse presque douloureusement entre les longs doigts de son compagnon qui étouffe un grognement en mordant légèrement son épaule.

– « Si tu pouvais te voir Tony… », gronde-t-il tout en parsemant la ligne de ses épaules de baisers enfiévrés. « Tu es tellement – Si tu continues à te frotter comme ça contre moi, je vais venir sans même avoir besoin à me toucher. »

La légère barbe de Steve frotte contre sa peau nue et humide et le brun exhale un soupir étranglé aux paroles de son compagnon.

Soudain, il n'en peut plus.

Il veut voir Steve, il veut le sentir contre lui, il veut pouvoir dévorer sa bouche tout en leur faisant du bien.

Il veut qu'ils partagent leur plaisir et même si les caresses du blond sont merveilleuses, il sait qu'elles seront encore meilleures quand ils se les prodigueront ensemble.

Malgré son envie, le brun ne peut s'empêcher de basculer brusquement son bassin en arrière, creusant ses reins à les briser tandis que les doigts de Steve s'égarent plus bas encore, au-delà de son périnée dont il semble presque sa peau brûler.

Son compagnon pouffe tendrement dans son cou et, caressant brièvement l'intérieur d'une de ses cuisses, il l'invite à écarter un peu plus les jambes pour ne pas le contraindre dans ses caresses. Tony obtempère docilement, les sens en feu, et d'un mouvement brusque et désordonné, il appuie ses mollets sur le bord de la cuve, s'offrant entièrement et indécemment aux mains de son compagnon.

– « Tu es parfait… », entend-il distraitement à son oreille. « Tellement parfait Tony… »

Le brun dodeline mollement de la tête contre l'épaule de Steve avant de tordre un peu désagréablement le cou pour tenter de le voir.

Il frissonne violemment quand les doigts de son compagnon viennent frôler mutinement son intimité tandis qu'il continue de le masturber avec expertise et Tony a l'impression qu'il ne sait plus comment respirer ou réfléchir.

Le jeune homme lève un bras lourd et raide pour enlacer le cou de Steve et l'attirer à sa bouche.

Il pense un peu naïvement qu'ils partageraient un baiser sensuel mais il réalise qu'il se trompe lourdement quand Steve pénètre sa bouche de sa langue et vient lui faire l'amour.

Le brun oublie définitivement comment il s'appelle quand son compagnon commence à le masturber dans de grands gestes amples et rapides parfaitement dosés. Il se demande distraitement quand Steve a réussi à cartographier si parfaitement son corps et ses zones érogènes en seulement quelques mois de réelle intimité. Il se sent partir.

Tony fronce les sourcils et secoue la tête, serrant les dents tandis qu'il tente de repousser bravement son orgasme alors qu'il sent encore l'érection de Steve dans son dos, si dure, puissante et excitée.

– « Ne lutte pas Tony », lui chuchote doucement son compagnon. « Tu peux venir maintenant, je peux t'aimer et te faire jouir toute la nuit, encore et encore jusqu'à ce que tu en perdes la voix. »

– « Tu – Tu es bien sûr de toi », hoquette le brun d'un ton malicieux qui se brise dans un petit cri étranglé.

– « J'ai une grande force physique, tu te souviens ? », le taquine Steve et Tony glousse légèrement.

Il sent son souffle se bloquer dans sa poitrine quand son compagnon lui vole un nouveau baiser incroyablement chaud qui le rend indécemment malléable entre ses mains.

Tony se met à haleter presque douloureusement tandis que son orgasme tourbillonne dans son ventre et fait pulser son sexe sensible entre les doigts du blond.

– « Ne retiens pas tes gémissements », souffle son compagnon à son oreille. « Crie à plein poumon si tu en as envie, je veux t'entendre. Mon dieu, je veux tellement d'entendre gémir autrement que quand tu bâillonnes ta bouche dans mon épaule quand on est dans ta chambre. »

– « Moi – Moi aussi », gémit Tony tout en obéissant docilement. « Ta voix est tellement sexy quand tu prends du plaisir. Tu – Elle est si grave et rauque, elle me donne envie de te faire l'amour toute la nuit. »

Steve pouffe tendrement et il ne proteste plus quand il sent le brun passer une main dans son dos pour commencer à le caresser à son tour.

Tony sent que son compagnon est également à bout car les frictions dans son dos deviennent plus erratiques et désordonnées.

Un mouvement soudain des hanches puissantes du blond le soulève brusquement dans le bain et de surprise, le jeune homme fait retomber ses jambes dans l'eau dans une grande éclaboussure. Il sent distraitement Steve flatter la peau sensible à l'intérieur de ses cuisses, courant toujours plus bas vers ses fesses et enfin, dans un dernier sursaut, Tony jouit.

Il tremble violemment contre le blond tandis que sa main se resserre de manière spasmodique sur son désir palpitant et, un soupir de profond contentement aux lèvres, il sent à son tour Steve jouir dans son dos, son sexe pulsant durement contre ses reins en feu.

Le brun lève une main tremblante pour passer ses doigts sur sa tempe humide de sueur et il sourit d'un air languide quand il sent son compagnon embrasser de manière exaltée son épaule, son souffle court et chaud heurtant presque durement sa peau.

– « Je t'aime », lui murmure Steve.

– « Pas autant que moi », lui rétorque malicieusement Tony. « Pas quand tu me donnes autant de plaisir. »

Le corps fourbu, le brun pose une main sur le rebord de la baignoire avant de se pencher légèrement en avant, haussant un sourcil un peu narquois tandis qu'il observe le carrelage inondé.

– « … J'espère qu'il y a des serviettes de rechange », dit-il tout en revenant se pelotonner contre son compagnon. « La salle de bain est complètement inondée… »

– « Les chocolats aussi ? », lui demande Steve avec une pointe d'inquiétude.

Tournant la tête dans sa direction, Tony lui jette un petit regard un peu interdit avant d'éclater de rire.

– « Tu viens de me faire jouir et il y a du sperme dans l'eau Steve. Si tu veux manger quoi que ce soit dans cette baignoire, je te préviens que nous allons la vider et la remplir à nouveau », lui rétorque le brun tout en embrassant tendrement sa mâchoire. « C'est non négociable. »

– « C'est une remarque raisonnable », lui répond le jeune homme tout en hochant lentement la tête. « Qu'est-ce que tu préfères ? »

– « L'eau commence à être froide. Sortons de là et allons nous allonger sur notre lit », lui propose Tony avec une petite moue un peu frileuse. « Nous emmènerons le champagne et les chocolats avec nous. »

Steve gloussement légèrement et le brun sent son compagnon se contorsionner dans son dos pour se saisir d'une bouteille de produit pour le bain.

– « Le plaisir te rend incroyablement lucide », le taquine le jeune homme tout en retirant le capuchon dans un petit bruit discret. « Reviens contre moi, je n'ai pas fini de m'occuper de toi. »

Tony rougit légèrement tout en levant les yeux au ciel et il se laisse docilement savonner par son compagnon, ses grandes mains allant et venant sur son corps avec tendresse et respect. La surface de l'eau se trouble légèrement sous l'effet du produit tandis qu'une odeur fleurie les entoure, à la fois capiteuse et un peu épicée et qu'une mousse onctueuse vient couvrir son corps au rythme des mouvements de Steve.

Quand il sent les doigts du blond descendre sur son ventre et son bas-ventre, le jeune homme gigote légèrement et il enroule les siens autour de son poignet afin de l'arrêter.

– « S'il te plaît Steve… », chuchote-t-il doucement tout en se retournant vers lui. « Nous n'allons jamais sortir de cette baignoire… »

– « Tu me prêtes des pensées que je n'ai pas », le taquine-t-il gentiment.

Tony hausse un sourcil narquois et se retourne un peu maladroitement dans la baignoire afin de faire face à son compagnon.

Le brun tend une main par-dessus son épaule pour prendre à son tour le produit douche et en mettre une généreuse quantité dans sa main. Ses yeux plongés dans ceux de Steve, il commence à le savonner à son tour tandis que les mains du blond recommencent leur ballet sur sa peau dans un parfait miroir et, un petit sourire aux lèvres, les deux hommes achèvent de retirer l'huile de massage de leur peau, butinant leurs lèvres de baisers tendres et malicieux.

Tony tend une main à tâtons derrière lui pour retirer le bouchon de la baignoire avant de se saisir du pommeau de douche pour le laisser à ses côtés.

Tandis que le niveau de l'eau baisse régulièrement, dévoilant leurs corps à leurs regards gourmands, ils se rincent en chahutant légèrement, achevant d'inonder le carrelage alentour de la baignoire dans de grands rires d'enfant.

Les deux hommes s'aident à se relever d'une main avant de se sécher soigneusement et d'enfiler d'autres peignoirs accrochés à côté du sèche-serviettes design, propres et agréablement tièdes.

Abandonnant négligemment leurs serviettes sur le sol pour éponger la petite inondation issue de leur amour, Tony entraîne Steve dans leur chambre en le tirant par la main avant de les jeter à moitié sur le grand lit. Le blond pose soigneusement le champagne et les chocolats sur sa table de chevet avant de récupérer la télécommande de la grande télévision à écran plat accrochée de son côté du lit.

Tandis que Tony suçote distraitement la peau tendre de la gorge de son compagnon, il le voit l'allumer, passant rapidement les chaînes avant de s'arrêter sur un feu de cheminée qui le fait ricaner.

Steve hausse un sourcil malicieux avant de le prendre contre lui, s'appuyant contre les épais oreillers et la boîte de chocolats déjà ouverte et posée entre eux.

Le brun glousse légèrement tandis que son compagnon lui présente un petit carré épais recouvert de glaçage, ses doigts caressant sa hanche par-dessus le peignoir duveteux et il en ronronne presque de bien-être.

Tony n'aurait jamais songé que le bonheur pouvait avoir le goût des amandes et du chocolat noir à 75 %.

Il a pourtant l'impression d'en sentir encore le goût sur ses lèvres et sur sa langue une heure après, emmêlé au parfum de la bouche de Steve qui ne cessait de butiner la sienne dans une délicieuse langueur.

Debout devant le miroir en pied du dressing, le brun est en train de nouer soigneusement sa cravate tandis que, de l'autre côté de la suite, il entend son compagnon achever de se préparer dans la salle de bain.

Tony hausse un sourcil tout en lissant ensuite d'une main un peu nerveuse les revers de son costume gris bleuté.

Tandis qu'il tire ensuite soigneusement les manches de sa chemise blanche pour les faire élégamment dépasser de sa veste cintrée, le jeune homme se demande distraitement s'il n'est pas un peu trop habillé.

Il fait quelques pas en arrière afin d'embrasser un peu plus largement son reflet, une petite moue aux lèvres.

Le brun se trouve sincèrement séduisant dans son complet gris anthracite à fines rayures claires que rehausse une chemise d'une blancheur immaculée. Autour de son cou se détache une cravate mauve et noire aux délicats motifs végétaux stylisés et dans la poche pectorale de sa veste, il voit poindre les plis soigneux d'une pochette aux couleurs identiques mais mouchetées d'un fin semis de pois.

Tony hoche légèrement la tête d'approbation et effleure du bout des doigts le tissu soyeux, un petit sourire aux lèvres.

Il se souvient de Loki qui, à moitié englouti dans son grand dressing, l'aidait à accorder les motifs de son costume avec un goût étonnamment sûr. Son petit garçon aime participer à ce qu'il considère comme un jeu, les mains enfoncées jusqu'aux coudes dans les tiroirs de sa penderie et un rire de ravissement malicieux aux lèvres tandis qu'il effleure des monceaux de soie aux couleurs d'arc-en-ciel.

Loki s'était une nouvelle fois prêté de bonne grâce à l'exercice avant de se figer quand Tony lui avait dit d'une voix douce qu'il espérait que Steve le trouverait beau pendant leur dîner de Saint-Valentin.

En se souvenant du petit visage de son fils se brouiller sous l'effet d'une peine immense et de sa fuite de sa chambre après une excuse marmonnée du bout des lèvres, le brun passe une main nerveuse dans sa nuque avant de jeter un coup d'œil à sa montre.

– « Steve ? », appelle-t-il de l'autre bout de la chambre. « Nous avons encore un peu de temps avant de descendre au restaurant. Si nous appelions les enfants ? »

Quelques bruits sourds lui répondent depuis la salle de bain avant que l'eau ne cesse brièvement de couler et Tony tend le cou afin d'essayer d'apercevoir la silhouette de son compagnon à travers le claustra ajouré.

– « Bonne idée », acquiesce le blond. « Je n'ai pas tout à fait fini mais commence. »

– « Un Skype ? », lui propose Tony tout en récupérant son portable posé sur sa table de chevet.

– « Tu peux maintenant que tu es un peu plus habillé que tout à l'heure », lui répond Steve dans un ricanement malicieux.

Le brun lève les yeux au ciel tout en déverrouillant son portable, un sourire de plaisir venant ourler ses lèvres.

Son compagnon et lui se sont autorisés une longue heure de paresse au lit, nus sous leurs peignoirs en train de manger et de boire sur le couvre-lit, et cela a été délicieux.

Tony ouvre son application et s'empresse d'inviter Peter, dont le profil est connecté, à une conversation vidéo.

Tandis que la petite sonnerie un peu agaçante de Skype résonne dans la chambre, le brun essuie la paume un peu moite de sa main, toutes ses pensées aux côtés de Loki et de Thor à cet instant.

Steve et lui ont beau s'aimer dans le moindre de leur geste et de leur regard depuis leur arrivée à Ithaca, leurs petits garçons lui manquent énormément.

Il sursaute presque en voyant soudain le visage jovial de l'étudiant apparaître à l'écran, un immense sourire illuminant ses traits juvéniles.

« Bonjout m'sieur Stark. Vous êtes incroyablement élégant ! », s'exclame joyeusement Peter. « Vous sortez pour le dîner ? »

Tony glousse légèrement avant de secouer lentement la tête.

« Notre hôtel a un restaurant gastronomique, j'ai réservé une table pour vingt heures trente », lui répond-il avec un sourire avant de baisser les yeux sur son torse. « C'est Loki qui a accordé ma cravate et ma pochette. »

« … Ça se fait de porter des pois avec des fleurs ? », lui demande l'étudiant tout en plissant légèrement les yeux pour mieux observer son costume. « Ce n'est pas un peu trop bariolé ? »

Le brun ricane légèrement et il traverse la chambre pour aller s'asseoir élégamment dans le petit salon, savourant les bruits discrets de Steve dans la salle de bain.

– « Demande donc à mon fils de te donner des leçons d'élégance quand tu auras ta cérémonie de remise de diplôme », le taquine-t-il et il entend son compagnon rire discrètement dans son dos. « … Est-ce que tout se passe bien ? »

« Très bien m'sieur Stark ! » Tony sourit légèrement en voyant Peter opiner vigoureusement de la tête. « On a regardé Le Roi et l'Oiseau deux fois depuis hier et on a fait une expérience avec le bicarbonate de sodium et le vinaigre blanc dans la salle de bain. Ah, on a aussi fait une longue balade à Pennypack Park,le temps est superbe à Philadelphie. Et à Ithaca ? »

– « Il fait aussi très beau mais le froid est terrible », lui dit le brun avant de se mordiller les lèvres.

« Vous vous amusez bien ? », reprend vivement l'étudiant et Tony se félicite de ne pas rougir pendant leur conversation. « Thor m'a montré des photos de l'hôtel où vous êtes descendus, c'est magnifique ! Il y a vraiment une piscine extérieure avec vue sur le lac ? »

Le jeune homme rit tout en faisant une petite moue.

– « C'est plutôt un bassin de balnéothérapie qu'une piscine », le corrige-t-il doucement, un petit sourire aux lèvres en repensant à l'eau chaude et à la caresse des bulles sur sa peau. « … Comment vont Thor et Loki ? »

Tony se redresse légèrement contre le dossier du canapé en voyant Peter fuir brièvement son regard avant de lui adresser un petit sourire un peu contrit.

« Le coucher d'hier soir a été un peu difficile », avoue-t-il tout en se mordillant les lèvres. « Thor et Loki ont dormi dans le même lit et j'ai fini par coucher dans la chambre avec eux. Loki a un peu pleuré mais il s'est apaisé quand Thor l'a serré contre lui. La journée d'aujourd'hui était plus calme. Je pense que notre promenade leur a fait du bien et qu'ils se sont bien changés les idées. »

– « Je – J'en suis heureux… »

Le brun sent sa gorge se serrer légèrement et il a l'impression d'entendre les mouvements de Steve dans son dos se faire un peu plus lents, comme pour répondre aux battements fragiles de son cœur.

« Ça va m'sieur Stark, je vous assure », lui répète doucement Peter avec un sourire avenant. « Ils ont hâte de vous revoir bien sûr mais tout va bien. Ils auront énormément de choses à vous raconter. Et à vous montrer. Thor a ramassé des trucs un peu dégoûtants dans les bois et Loki semble s'être lancé dans une collection de cailloux aux formes étranges… »

– « Merci Peter », lui dit Tony dans un léger rire. « Merci de prendre soin d'eux. »

Il sourit doucement en voyant le jeune homme rosir légèrement de joie à ses paroles avant d'inspirer légèrement en entendant deux voix mille fois reconnaissables en arrière-plan. Le baby-sitter tourne légèrement la tête et disparaît un instant hors champ. Un léger brouhaha de conversations étouffé lui parvient et le jeune homme plisse les yeux, fouillant avidement l'écran du regard pour tenter de distinguer le petit visage tant aimé de son fils mais il ne reconnaît que le mobilier confortable de son salon.

« Ils viennent de descendre de la chambre de Loki. Ilsétaient en train de classer leurs trouvailles », lui annonce Peter tout en réapparaissant soudain devant la caméra. « Est-ce que vous voulez leur parler ? »

– « S'ils le veulent bien », lui répond doucement Tony.

Il soupire discrètement de soulagement en voyant l'image trembler un instant, signe que le portable change de mains, avant que le visage radieux et malicieux de Thor ne s'afficher à l'écran.

« Tony ! », s'exclame le petit garçon avant de plisser légèrement les yeux. « … T'es vachement beau. Ça va ? Où est papa ? »

– « Merci mon grand. » Tony glousse légèrement, sentant le nœud qui étreint sa poitrine se desserrer un peu. « Ton père est dans la salle de bain, il arrive. »

Le brun pouffe tendrement en voyant le petit garçon piaffer d'impatience et il tourne la tête en entendant Steve le rejoindre.

Il hausse un sourcil narquois en voyant son compagnon s'asseoir à ses côtés, encore vêtu de son peignoir et les cheveux légèrement humides de sa douche. Le jeune homme se laisse tomber à côté de lui sur le canapé avant de lui embrasser taquinement la mâchoire et d'adresser un sourire radieux à Thor.

– « Bonsoir mon trésor. Comment allez-vous Loki et toi ? », lui demande Steve tout en passant un bras par-dessus les épaules de Tony.

« Super bien ! Peter est rigolo, il a plein de trucs à nous faire faire et il a amené des tas de dessins animés », lui répond Thor avec enthousiasme avant de froncer légèrement les sourcils. « … T'es moins joli que Tony, papa… T'as pas de beaux vêtements comme lui ? »

Le brun ricane légèrement, appuyant inconsciemment sa tête contre l'épaule de Steve qui lui pince taquinement la nuque du bout des doigts en représailles.

– « J'étais en train de m'habiller quand Tony vous a appelé », lui répond le blond avec malice. « Loki est avec toi ? Est-ce que nous pouvons lui parler aussi ? Nous aimerions beaucoup le voir. »

– « … Je vais lui demander. »

Thor tourne la tête à côté de lui et à travers l'écran, les deux hommes ne voient qu'une ombre bouger à côté du petit garçon avant que ses yeux ne se voilent légèrement.

« Il dit qu'il est occupé », leur répond-il avec une pointe de tristesse. « Mais il vous aime aussi ! Très fort ! On a hâte de vous voir demain. … Vous rentrez bien demain, hein ? »

– « Bien sûr mon cœur », s'empresse de dire Tony avec chaleur. « Nous serons là en milieu d'après-midi et Steve et moi avons vraiment hâte que vous nous racontiez tout ce que vous avez fait pendant ce week-end. »

Le petit garçon glousse tout en opinant vigoureusement. L'image à l'écran s'agrandit légèrement, signe de Peter a repris le portable et le visage de l'étudiant apparaît à côté de celui du blond, le jeune homme collant leur joue l'une contre l'autre d'un air comique pour les regarder ensemble.

« Nous sommes en train de cuisiner pâtes al norma. Loki est en cuisine, c'est lui qui a trouvé la recette », leur dit Peter.

Tony sourit un peu tristement au tableau charmant dans lequel ne manque que les cheveux sombres et les prunelles émeraude de son petit garçon.

Il crispe imperceptiblement ses doigts sur son portable en voyant l'image trembler une nouvelle fois avant qu'elle tourne légèrement et qu'apparaisse soudain le petit visage un peu renfrogné de son fils.

– « Mon ange… », murmure le brun tout en sentant sa gorge se serrer. « Je suis tellement heureux de te voir. »

Il voit Loki relever presque un peu timidement les yeux sur lui, sa bouche fine ourler d'un sourire rassuré si discret qu'il est presque invisible.

« Peter prononce mal. Ce sont des pasta alla normaet comme elles sont en train de cuire, je suis venu », lui dit-il tout en haussant légèrement les épaules d'un geste faussement nonchalant. « JeJe voulais aussi vraiment te voir papaTu me manques. »

₋ « Moi aussi mon ange », renchérit Tony avec un sourire tendre. « Et je suis très impressionné que tu fasses le dîner, tu es un si grand garçon déjà. J'espère que tu referas cette recette quand Steve et moi serons rentrés. »

Le brun crispe légèrement ses doigts sur son smartphone en voyant une ombre passer fugitivement dans les prunelles émeraude de Loki avant qu'elles ne se mettent à flamboyer chaudement de fierté.

« Si tu veux. J'aimerais bien le refaire pour toi », lui répond le petit garçon avant de plisser légèrement les yeux pour l'observer avec attention à travers l'écran. « …C'est joli cette cravate et cette pochette. »

Tony lui jette un regard un peu interdit avant de ricaner.

– « Tu es bien placé pour le savoir, n'est-ce pas ? C'est ce que tu as choisi pour moi », le taquine le jeune homme tandis que son fils glousse légèrement de malice. « Tu vas avoir une intéressante discussion avec Peter pendant le repas à propos d'élégance et de mode… »

« M'sieur Stark ! », proteste vivement l'étudiant tandis que les petits garçons éclatent de rire. « Le sweat est super tendance vous savez, Gucci en a présenté à un de ses défilés. »

« Il a aussi présenté des claquettes portées avec des chaussettes », le contredit Loki tout en reniflant légèrement de dédain. « Et c'est incroyablement moche. »

« Oh oui, c'est moche ! Vraiment moche ! », renchérit Thor tout en opinant furieusement de la tête.

Un sourire aux lèvres, Tony s'appuie un peu plus confortablement contre Steve tandis qu'il écoute le joyeux brouhaha de chamaillerie qui règne dans le salon de sa maison, Loki discutant vivement avec son baby-sitter tandis que Thor boit chacune des paroles de son presque-frère.

Il ne s'interroge même pas sur la raison pour laquelle son petit garçon connaît les modèles d'une des dernières collections de célèbre griffe italienne et se contente lui-même de hocher la tête, agréablement bercé par la discussion tandis que son compagnon caresse tendrement son cou de son pouce.

Le jeune homme sent le blond se pencher imperceptiblement contre lui et il soupire doucement de contentement quand Steve effleure la ligne de sa mâchoire de sa bouche avant de remonter jusqu'à son oreille.

– « Tony. Je suis désolé mais l'heure du dîner approche », lui souffle-t-il discrètement. « Il est peut-être temps de raccrocher. »

Le brun jette un petit regard en coin à sa montre avant d'acquiescer avec une pointe de regret.

– « Tu as raison. » Tony se redresse un peu contre lui avant d'agiter la main pour attirer l'attention de leurs interlocuteurs de l'autre côté de l'écran. « Je suis tellement heureux de vous avoir parlé que je n'ai pas vu le temps passer. Steve me rappelle que nous devons bientôt descendre pour le dîner alors je vais devoir couper la conversation. »

Le cœur serré, il voit soudain Loki se figer à ses paroles, ses prunelles sinoples brillant d'un air un peu sombre. La lueur se fait orageuse quand Steve se penche un peu plus vers lui afin d'apparaître plus entièrement à l'écran et les lèvres fines du petit garçon deviennent blanches tandis qu'il les pince furieusement.

– « Mon cœur… », dit doucement Tony tout en cherchant son regard. « J'aimerais vraiment rester avec vous mais – »

« Mais Steve a dit que vous étiez en retard », le coupe Loki d'une voix un peu éraillée, la gorge serrée. « … Je crois qu'un truc est en train de brûler dans la cuisine, je dois y retourner. Bonne soirée. »

– « Loki… »

Le jeune homme a à peine le temps de l'interpeller que son petit garçon lui adresse un salut un peu sec de la tête avant de disparaître hors champ, lui laissant le cœur gros. Il voit Peter et Thor suivre la silhouette de son fils avant que tous deux ne lui adressent un sourire un peu contrit.

« … Je pense vraiment que quelque chose est en train de brûler, il faut que j'aille aider », lui dit l'étudiant tout en fronçant légèrement le nez d'inconfort.

À côté de lui, Thor grimace tout en se tordant le cou en direction de la cuisine avec inquiétude.

« J'vais voir Pete, Lo' a besoin de moi », dit-il tout en se levant rapidement avant de se pencher pour regarder Tony et Steve. « Mangez bien et amusez-vous bien ! Je vous aime ! »

Le petit garçon agite vivement la main avant de s'éclipser dans le tourbillon bleu et duveteux de sa confortable combinaison en pilou sous le regard attendri des trois hommes.

« Ils ont tous les deux besoins de moi », le corrige légèrement Peter tout en leur souriant. « Bonne soirée et faites bonne route demain. »

– « Vous aussi », lui répond Steve tandis que Tony se contente de hocher la tête, la gorge un peu serrée. « Nous vous enverrons un message pour vous tenir informer de notre retour mais nous devrions être là en cours d'après-midi. Bonne soirée Peter. »

– « Bonne soirée », répète le brun dans un léger croassement.

Il adresse une petite grimace un peu tordue à l'étudiant quand ce dernier lui adresse un sourire rassurant et, après un petit salut de la main, Peter coupe l'application, le laissant un peu désemparé devant l'écran noir.

Noir comme le regard de Loki avant que son petit garçon ne s'enfuit.

Tony laisse docilement Steve lui retirer son portable de la main avant de le déposer devant eux sur la table basse. Le jeune homme sent son compagnon se lever du canapé, une main appuyée sur le dossier pour se soutenir tandis qu'il se penche sur lui pour l'embrasser tendrement.

– « Ça va Tony », lui murmure-t-il doucement, lèvres contre lèvres.

Le brun fronce légèrement les sourcils avant d'enrouler ses doigts dans la nuque de Steve pour le garder un peu plus près contre lui et l'embrasser à nouveau.

– « Il s'est presque enfui quand j'ai parlé de toi », dit-il d'une voix un peu étranglée. « Et quand il t'a vu aussi. Loki m'en veut encore tellement. »

– « Mais nous rentrons demain mon amour », lui répond Steve dans un souffle avant de s'agenouiller devant lui et de poser une main réconfortante sur son genou droit. « Tout va bien. Nous allons aller dîner d'une manière somptueuse et je vais pouvoir t'admirer pendant toute la soirée quand nous serons assis l'un en face de l'autre. Si tu savais comme tu es beau dans ce costume. »

Tony glousse légèrement et pose sa main sur la sienne pour la presser doucement.

Il est agréablement chatouillé par le surnom incroyablement tendre que son compagnon vient d'utiliser une nouvelle fois. Les digues qui retenaient l'amour de Steve pour lui n'ont pas seulement cédées. Elles semblent avoir été complètement emportées, ravagées, détruites par ce qui se pressait dans son cœur à son égard et le brun se mordille les joues.

Il adore ça.

– « J'aimerais bien pouvoir faire de même mais tu es toujours en peignoir », lui rétorque le brun avec malice tout en lorgnant dans l'échancrure de son vêtement.

Steve pouffe et se redresse tout en lui volant un nouveau baiser, sa langue léchant brièvement la commissure de ses lèvres dans un geste mutin et le brun crispe ses doigts sur ceux de son compagnon.

Il le voit traverser la chambre pour récupérer dans le dressing la housse de son costume avant de regagner la salle de bain, le jeune homme s'arrêtant sur le pas de la porte pour lui jeter un dernier regard.

– « Laisse-moi quelques minutes et je suis tout à toi », lui dit-il tout en haussant un sourcil suggestif qui le fit glousser. « Juste toi et moi. »

– « Juste toi et moi », répète doucement Tony tout en croisant élégamment les jambes devant lui. « Je t'attends. »

Le jeune homme récupère son portable pour s'occuper l'esprit tandis qu'il se cale confortablement contre le dossier du canapé, tendrement bercé par les bruits étouffés qui lui proviennent par le claustra ajouré de la salle de bain.

Il croise distraitement ses jambes dans l'autre sens tandis qu'un léger bruissement d'étoffe résonne agréablement dans son dos et il jette un petit regard discret derrière lui afin de voir la silhouette de Steve.

Tony n'aperçoit qu'un corps vêtu de vêtements sombres qui bouge légèrement et le brun se concentre à nouveau sur le fil d'actualité de son portable.

Après quelques minutes, il entend Steve remonter la fermeture éclair de sa housse de vêtement afin de la refermer tandis que l'agréable fragrance de son eau de Cologne lui parvient, délicatement boisée et végétale à la fois.

Tony inspire légèrement avec plaisir.

– « Tu es prêt ? », lui demande-t-il tout en se relevant du canapé.

Le jeune homme contemple brièvement son reflet dans la baie vitrée de leur chambre tout en attachant le premier bouton de sa veste de costume avant de tirer sur ses manches pour les ajuster. Il jette un petit regard à droite à la silhouette de Steve qui vient de sortir de la salle de bain et il se retourne lentement avant de sentir une brusque bouffée de chaleur lui empourprer les joues.

– « Tu – Tu es – C'est la chemise grise », s'entend-il bafouiller.

Le rire chaud de Steve tord quelque chose dans son estomac tandis que le jeune homme le rejoint, une main nonchalamment glissée dans une des poches de son pantalon.

– « En effet », acquiesce-t-il avec malice. « Tu l'aimes énormément, je me suis dit que je pouvais la porter pour te faire plaisir. Il est amusant que nous en ayons discuté ensemble quand nous étions sur la route… »

Tony lui donne un petit coup de poing dans l'épaule par vengeance mais ce dernier est fait sans conviction ni force.

Le brun n'en a pas envie.

Pas quand Steve lui fait face habillé de ce costume d'un bleu si sombre qu'il en paraît presque noir, sobre et parfaitement coupé. Dans l'ouverture de la veste, il voit la chemise grise à la couleur délicate sur laquelle se détache une cravate à bandes disposées en diagonales déclinant un camaïeu de gris parsemé d'un semis de points noirs, séparé par de fines rayures blanches.

Tony se sent frémir quand Steve s'arrête tout contre lui, ses yeux bleus dardés sur lui et le brun déglutit légèrement.

– « Et tu t'es rasé », remarque-t-il dans un petit murmure tout en levant une main pour effleurer la ligne glabre de la mâchoire puissante.

– « En effet. » Le blond embrasse doucement sa paume avant de lui sourire. « Penses-tu que nous serons assez bien assortis ? »

– « Nous sommes sans aucun doute le couple le plus glamour de tout cet hôtel », lui affirme Tony tout en opinant farouchement. « Tu es incroyablement séduisant. Tu – Merde, tu es vraiment beau tu sais. »

Le blond lui sourit avec tendresse avant de brosser délicatement ses lèvres des siennes, chaudes et douces.

– « Et c'est uniquement grâce à cette chemise ? », lui demande Steve avec malice tout en posant sa main sur sa hanche.

– « J'aimerais bien te dire que c'est le cas mais ce serait mentir », reconnaît le brun avec une petite moue déçue qui le fait pouffer. « Mais je persiste à dire que tu la portes très bien. Est-ce que nous pouvons descendre maintenant ? »

Steve l'embrasse doucement avant de s'effacer devant lui, l'invitant à gagner la porte de leur chambre d'un geste de la main. Tony roule légèrement les yeux à sa très légère révérence et les deux hommes gagnent ensemble le couloir de leur étage.

Sur le pas de la porte et une main sur la poignée, le brun jette un dernier regard en coin à son compagnon.

– « Si tu commences un peu à me croire concernant cette chemise, peut-être aurais-tu fait de même à propos de ta barbe », lui souffle-t-il tout en sortant sur le pas de la porte. « J'aurais aimé que tu la gardes, tu la portes bien. »

– « Tu aurais aimé la sentir sur ta peau nue, ce n'est pas exactement la même chose », lui répond nonchalamment Steve tout en refermant derrière eux.

– « Steve ! »

Seul un éclat de rire, chaud et caressant, lui répond.


Comme annoncé plus haut, voici quelques notes (très anecdotiques) sur cette partie.

Le Pennypack Park est un grand parc municipal de Philadelphie de près de six kilomètres carrés, traversé par le cours d'eau Pennypack. C'est un agréable lieu de promenade en pleine ville (bois, prairies, zones humides) avec une très riche faune et flore. Le parc est également un lieu historique qui a conservé de nombreux éléments du patrimoine américain tel que le pont King's Highway, construit en 1697 et le plus ancien pont en pierres encore utilisé aux États-Unis. Il est situé entre les quartiers de Lexington Park et de Winchester Park et se trouve à environ dix minutes en voiture des domiciles de Tony et de Steve.

Les bucatini à l'amatriciana sont une recette originaire de la ville d'Amatrice et un grand classique de la région des Abruzzes sur la côte est de l'Italie. Traditionnellement préparé avec de la guanciale (joue de porc séchée, remplacée par de la pancetta), le plat a ensuite été enrichi de tomates lorsqu'il s'est exporté dans la région de Rome au cours du XIXe siècle et au début du XXe siècle. C'est aujourd'hui la version la plus répandue.

Les pasta alla norma sont une spécialité sicilienne, originaire de la ville de Catane. Ses variantes sont multiples mais la recette traditionnelle comprend une sauce tomate dans laquelle on ajoute des aubergines frites, de la ricotta séchée et du basilic. Son nom serait une évocation de l'opéra Norma de Vincenzo Bellini créé en 1831, auquel un client aurait comparé son plat pour en indiquer l'excellence.

Le Chianti est une région rurale de Toscane, mondialement réputée pour ses vins. Les cépages y sont cultivés depuis le XIIIe siècle et depuis 1932, la dénomination viticole est protégée par une appellation d'origine contrôlée. Par facilité, le nom de la région a fini par définir celui des vins qui y sont produits.

J'espère que vous avez apprécié :)

Cela fait un petit moment que je n'avais pas écrit de partie un peu piquante, j'espère ne pas avoir trop perdu la main...

A bientôt pour la suite et par avance bonne semaine,

ChatonLakmé