Bonjour mes petits chats,
Je vous propose aujourd'hui la cinquième partie de Une fête pour être avec celui qu'on aime.
J'ai longtemps hésité sur la manière de couper le chapitre avant le suivant car mon premier élan me portait à publier une partie de plus de trente pages ce qui me semblait trop dense et donc peu agréable à lire. J'espère l'avoir fait de manière suffisamment habile pour ne pas vous donner l'impression d'un suspense un peu artificiel maintenu en bas de page. Si tel est le cas, sachez que ce n'était pas voulu.
Je renoue dans cette partie avec la présence plus importante de notes de bas de page. Je laisse à votre discrétion le fait de vous y attarder ou non, l'histoire est parfaitement compréhensible sans mais l'art est dans les détails comme on dit :) Je fais toujours beaucoup de recherches pour rendre mes histoires cohérentes et le plus plausible possible. Je ne fais que partager avec vous ce que j'ai découvert pendant mes lectures.
Je vous souhaite une très bonne lecture et vous retrouve en bas.
Bien à vous,
ChatonLakmé
Une fête pour être avec celui qu'on aime
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Cinquième partie
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Tout en buvant une gorgée de son riesling blanc, Tony observe distraitement la foule rassemblée autour d'eux dans le restaurant.
Toutes les tables sont occupées par des clients d'âges, d'origines et de genres différents, réunis pour fêter dans l'intimité la Saint-Valentin, et il dissimule discrètement sur la lèvre de son verre à vin son petit sourire satisfait.
Le jeune homme a regardé en toute objectivité ses voisins.
Il a bien remarqué l'allure d'un fringuant cinquantenaire attablé un peu plus loin sur sa gauche, le costume somptueusement coupé d'un jeune homme châtain qui lui fait face derrière les larges épaules de son compagnon ou encore les traits incroyablement ciselés d'un homme asiatique sur sa droite. Hommes sans conteste très séduisants mais Tony est un peu orgueilleusement heureux d'arriver encore et encore à la même et inévitable conclusion.
Steve et lui forment indubitablement un des couples les plus superbes de l'assemblée et il claque légèrement sa langue contre son palais pour savourer avec satisfaction les dernières notes d'agrumes et d'épices dans sa bouche.
En face de lui, son compagnon le regarde avec malice tandis qu'il achève son plat de caille rôtie et Tony lui sourit d'un air un peu languide, reposant doucement son verre sur la nappe blanche de leur table.
Le brun s'essuie soigneusement la bouche avec son épaisse serviette damassée tout en contemplant Steve à la dérobée.
Ses gestes sont précis, assurés mais gracieux et il admire sincèrement la danse silencieuse de ses couverts sur l'assiette en porcelaine contemporaine que le blond nettoie avec une grande méticulosité teintée d'une adorable gourmandise.
Tony est persuadé qu'à cet instant, son compagnon est le plus bel homme du très distingué restaurant du Finger Lakes Hostel.
Il rougit légèrement quand le jeune homme lui jette un regard chaud et caressant derrière son verre de vin dont il boit une gorgée et le brun tente de se redonner une contenance en picorant les miettes de pain qui parsèment la nappe à côté de son assiette parfaitement vide.
– « Tu as quelque chose à me dire ? », lui demande Steve d'un ton taquin. « Je sens ton regard sur moi à chaque seconde. »
Tony sursaute légèrement en sentant son compagnon frôler à dessein son pied du sien sous la table. Le brun lui jette un regard faussement noir avant de reculer prudemment le bout de sa chaussure en cuir, son aine le picotant agréablement à l'idée d'emmêler familièrement leurs jambes.
– « Prétentieux. Je ne te regarde pas tant que cela », lui rétorque le jeune homme tout en jouant distraitement avec le manche de son couteau. « Je songeais qu'il était peut-être possible que tu sois un des hommes les plus séduisants de cette pièce en ce moment. »
Steve hausse un sourcil un peu surpris avant de rire, se rejetant contre le dossier de son fauteuil tout en croisant élégamment les jambes devant lui et Tony soupire doucement.
Son compagnon est l'homme le plus séduisant de ce restaurant et ils s'appartiennent depuis un an.
Le brun se sent si incroyablement heureux qu'il mordille légèrement ses lèvres d'émotion. Il relève doucement les yeux sur le blond en le sentant chercher sa main sur la table pour caresser tendrement sa peau de son pouce.
– « Je pourrai aussi te répéter toute la nuit combien je te trouve splendide dans ton costume », lui dit-il avec une telle sincérité que Tony gigote légèrement de gêne sur son fauteuil. « Nous n'en finirions jamais de nous complimenter tout en ne parvenant jamais à nous mettre d'accord. »
Le jeune homme pouffe doucement avant de presser la main de Steve de la sienne.
Il relève à peine les yeux sur leur serveuse quand la jeune femme vient les débarrasser élégamment de leurs assiettes, s'éclipsant discrètement en direction des cuisines que Tony aperçoit dans le fond de la salle par un grand comptoir ouvert.
– « Statuons donc sur le fait que nous sommes follement heureux ensemble et que nous nous aimons comme des perdus », lui propose le brun tout en haussant légèrement les épaules.
– « Amen. »
Les deux hommes rient doucement en chœur et le brun savoure la main de Steve dans la sienne, tous deux rapprochant leurs chaises de la table dans un même mouvement comme pour tenter de diminuer la distance entre eux.
Tony soupire discrètement en sentant la tension de son épaule s'apaiser légèrement avant de plonger dans les yeux de son compagnon.
Sous la lumière tamisée de la salle de restaurant, les prunelles céruléennes de Steve luisent d'un éclat irréel, précieux comme des saphirs dont l'eau pure brille de quelque chose d'à la fois incroyablement doux et chaud.
Le brun frémit légèrement en sentant leur caresse sur son visage, semblable à des lèvres chaudes qui se promèneraient sur sa peau avec adoration et passion et il se mordille légèrement les joues.
L'esprit légèrement bourdonnant de plaisir, il éprouve soudain l'envie égoïste que cet instant ne s'arrête jamais et que Steve et lui puissent rester l'un avec l'autre pour un temps au goût d'éternité, les yeux du blond l'aimant sans réserve dès qu'ils se posent sur lui.
– « Je reconnais bien là ton sens de la conciliation quand tu parles avec Thor et Loki et qu'ils tentent de te convaincre de quelque chose », pouffe légèrement le blond tout en caressant sa paume de ses longs doigts. « J'espère que tu me permettras toutefois de surenchérir une dernière fois. »
Tony hausse un sourcil surpris tandis qu'il voit Steve lâcher leurs mains pour ouvrir un pan de sa veste de costume et plonger ses doigts dans la poche intérieure tout en lui souriant.
– « Est-ce que tu veux bien fermer les yeux ? », lui demande-t-il doucement.
– « Pourquoi ? », croasse légèrement le brun tout en crispant inconsciemment ses doigts sur la nappe.
– « Tony, s'il te plaît… Tu sais très bien pourquoi », pouffe Steve tout en haussant un sourcil moqueur. « C'est la Saint-Valentin, nous sommes ensemble depuis un an… Tu veux bien jouer le jeu pour moi ? »
Le brun hoche sagement la tête, posant ses mains sur ses genoux pour essuyer discrètement ses paumes soudain un peu moites sur son pantalon tandis qu'il ferme les yeux.
Le ton de son compagnon est malicieux mais Tony y décèle une légère pointe d'incertitude qui serre imperceptiblement sa gorge d'anxiété.
Le sang bourdonne à ses tempes et il s'oblige à inspirer profondément pour tenter d'apaiser sa nervosité.
Le silence feutré et de bon ton de la salle de restaurant n'a pas encore résonné des cris de joie d'une demande en mariage et à cette idée, le brun sent sa nuque et ses oreilles le brûler chaudement.
Être uni à Steve… C'est – Ce serait –
– « Tu peux ouvrir les yeux. »
Les dents légèrement serrées, Tony hésite un bref instant avec de s'exécuter.
Devant lui, sagement aligné à côté de sa fourchette en céramique, se trouve une boîte sombre ceinte d'un ruban. Le brun avance une main un peu timide pour effleurer un angle aigu et la boucle du ruban soyeux du bout d'un doigt avant de relever les yeux sur Steve.
– « … On avait dit que nous ne nous offririons aucun cadeau pour la Saint-Valentin », lui fait-il remarquer dans un souffle. « Nous en avons parlé quand je t'ai dit que j'avais réservé notre séjour et tu étais d'accord. »
Sa voix prend un ton réellement ahuri quand il distingue dans le faible éclairage de la pièce le nom prestigieux brodé sur le ruban sombre et il inspire une nouvelle fois lentement, parfaitement incrédule.
Tony sent le regard de son compagnon lui brûler le front et il enfonce légèrement sa tête entre ses épaules, ignorant bravement le propre petit paquet qu'il garde soigneusement dissimulé dans sa valise et à propos duquel il cherche encore un peu de courage pour l'offrir au blond.
En face de lui, Steve boit une gorgée de vin d'un air de décontraction un peu insolent qui vrille quelque chose dans ses reins tandis que le jeune homme le regarde avec malice.
– « J'étais d'accord », lui répond le jeune homme tout en reposant lentement son verre. « Mais c'était avant que je ne comprenne que tu ferais tout pour que je ne participe pas financièrement à notre week-end et que tu me gâtes définitivement un peu trop. »
– « Tu exagères », lui rétorque Tony d'une petite voix tout en rougissant légèrement à l'idée d'avoir été percé à jour. « C'est un cadeau que je nous fais à nous deux. Je peux t'assurer que notre passage au spa et ce repas sont loin d'être une pénitence pour moi… »
Son compagnon pouffe joliment avant de le regarder d'un œil malicieux.
– « Puisque tu ne suis pas tes propres règles, je me suis dit que je pouvais tout aussi bien en faire de même et t'offrir un présent pour cette occasion si spéciale », reprend doucement Steve.
– « … Je n'ai rien à répondre de pertinent à cela », reconnaît Tony dans une grimace un peu gênée.
Il baisse à nouveau les yeux sur le paquet, caressant le couvercle cartonné de la boîte avec délicatesse et tendresse.
Le jeune homme sait au fond de lui que Steve n'a jamais cru à ses excuses logistiques et pratiques concernant le paiement unique de leur week-end à Ithaca.
Il veut leur offrir cela à tous les deux avec une force qui l'étonne lui-même depuis que l'idée à germer en lui pendant leurs vacances de Noël.
Le brun avait patiemment modelé leur séjour romantique, guidé par ses désirs un peu roses et tendres et encouragé par le souffle de Steve qu'il sentait dans son cou ou à côté de lui dans son lit.
Tout cela pour leur permettre d'être un peu égoïste pendant quelques jours et de ne penser qu'à eux.
De laisser Tony le gâter comme une manière de le remercier pour le bonheur dont il inonde sa vie, sa maison et son lit depuis un an.
Il relève rapidement les yeux sur son compagnon quand il le sent reprendre sa main dans la sienne pour caresser délicatement ses jointures de ses doigts.
– « S'il te plaît, laisse-moi faire ça pour toi », souffle le jeune homme tout en lui souriant tendrement. « Tu m'offres un séjour incroyable et même si tu me certifies que tu as voulu nous faire plaisir à tous les deux, je sais que tu as bien plus songé à moi qu'à toi-même. Je veux te faire plaisir Tony. »
– « Tu le fais tout le temps », lui rétorque le brun dans un souffle. « Pour la moindre journée que tu passes à la maison avec moi et Loki. Pour la moindre sortie que nous faisons ensemble ou le petit déjeuner que tu prépares pour moi quand tu t'occupes des enfants et que tu me permets de dormir encore un peu. C'est tout ça et bien plus encore Steve. »
– « Tu sais ce que je veux dire », reprend son compagnon dans un sourire tout en lui montrant le paquet d'un petit signe de la tête. « Ça, c'est uniquement pour toi. Tout comme notre gigantesque chambre et sa salle de bain ouverte et suggestive… »
Tony enlace doucement leurs doigts ensemble avant de hocher un peu timidement la tête.
– « C'est un peu… inattendu », avoue-t-il tout en lui souriant d'un air un peu gêné.
– « Tu pensais réellement que je pouvais laisser passer une telle occasion de te montrer combien je t'aime et que je pense à toi tout le temps ? », lui répond Steve du tac-au-tac avec malice. « Je pense à t'offrir un cadeau depuis que tu as suggéré cette idée de week-end ensemble pour la Saint-Valentin. Tu n'es pas le seul à vouloir faire les choses bien tu sais… »
Le brun pouffe doucement et caresse distraitement le dos de la main du blond de son pouce.
Il a beau protester, l'idée que Steve ait songé à lui de cette manière le rend follement heureux.
Il y a déjà eu des cadeaux dans leur vie commune pour des anniversaires, des fêtes et Noël, offerts devant les enfants, mais rien d'aussi intime, donné dans un cadre romantique qui proclame aux yeux de tous qu'ils sont venus ensemble et qu'ils partagent le même lit.
Ses yeux se perdent à nouveau dans la contemplation de la boîte et il caresse le ruban de son pouce, un peu intimidé à l'idée de le retirer et d'ouvrir le couvercle.
En le voyant hésiter, Steve pousse un peu plus l'écrin dans sa direction, le faisant doucement glisser sur la nappe tandis que Tony rit d'une manière un peu gênée.
– « Ce n'est qu'un cadeau Tony », le rassure gentiment le jeune homme. « J'espère vraiment qu'il te plaira. »
– « Qu'il me plaira ? » Le brun ricane légèrement tout en jouant distraitement avec le nœud du ruban. « Il vient de la maison Govberg, je suis donc déjà à moitié persuadé qu'il ne s'agit pas que d'un simple cadeau Steve… »
Le blond se contente de hausser les épaules et de retirer sa main de la sienne après une dernière caresse sur sa peau.
Tony sent son regard doux et attentif sur son visage, silencieux et patient tandis qu'il n'ose pas s'attaquer au ruban qui noue joliment deux angles opposés de la boîte.
Inspirant doucement, le brun tire enfin sur une des deux boucles dans un geste précautionneux et le ruban bruisse discrètement tandis qu'il se défait. Le jeune homme le repousse doucement sur le côté de la table puis retire le couvercle de la boîte en carton.
Dans un discret capitonnage de papier de soie se détache le cuir gris et lisse d'un écrin, frappé du de la lettre grecque de la maison d'horlogerie Omega qui se détache d'une précieuse couleur argent.
Tony l'effleure du bout des doigts pour s'obliger à y croire, pour rendre la chose plus réelle tandis qu'il sent le discret relief sous leurs pulpes.
Il sait déjà ce que protège élégamment le coffret, le nom de l'enseigne imprimé sur le ruban l'a renseigné et le brun contient l'envie folle qui monte en lui de relever les yeux sur Steve pour lui jeter un regard à la fois interdit, brillant de reconnaissance et vaguement réprobateur.
Govberg Jewellers est une prestigieuse et très ancienne bijouterie installée au 1529 Walnut Street, spécialisée dans les montres haut de gamme. Le brun en connaît parfaitement la vitrine pour s'arrêter régulièrement devant avec admiration et envie, contemplant le luxueux magasin installé dans un immeuble historique néo-classique du centre-ville de Philadelphie.
Lors de leurs sorties en famille, ses pas semblent toujours l'y ramener presque malicieusement et le jeune homme prend plaisir à commenter à Loki et à Thor les spécificités techniques des modèles exposés, mis en scène dans de superbes scénographies. Aucun d'entre eux ne possède un prix à moins de quatre chiffres, Tony l'a appris l'unique fois où il a osé franchir la porte perpétuellement gardée par un vigile en costume pour se renseigner sur une Breitling en édition limitée.
Le brun plisse à nouveau les yeux sur l'écrin et son logo qui brille doucement sous la lumière tamisée du restaurant. Celui de la prestigieuse marque suisse fondée en 1848 à la réputation internationale et dont il admire un peu timidement les modèles depuis des années.
– « Steve… », croasse-t-il légèrement tout en relevant les yeux sur lui. « C'est – C'est vraiment – »
En face de lui, son compagnon rit tendrement mais Tony le remarque à peine, trop éberlué par le cadeau que ce dernier vient de lui faire.
– « Je sais que tu as parfaitement reconnu le logo du magasin et donc que tu sais ce dont il s'agit », lui répond doucement Steve tout en buvant une gorgée de vin. « Tu as fait le plus difficile tu sais. »
Les yeux bleus du jeune homme brillent joyeusement, ce dernier savourant de toute évidence son incrédulité sans pour autant se départir d'une pointe d'appréhension. Steve l'a suffisamment accompagné devant la devanture de Govberg pour savoir également le montant parfois exorbitant des montres de luxe qui y sont vendues.
Tony trouve que voir son compagnon un peu incertain, une petite ride se creusant entre ses sourcils, est une vision adorable et, plutôt que de se lever brusquement et d'aller s'asseoir sur ses genoux pour le dévorer de baisers, le brun tend une jambe pour emmêler son pied aux siens.
Steve lui répond d'un sourire tendre et Tony retire lentement l'écrin de la boîte avant d'en soulever le couvercle, savourant le cuir légèrement froid sous ses doigts un peu fébriles.
Il a l'impression que le hoquet de surprise qui vient s'étrangler dans sa gorge trop serrée se fait bruyamment entendre dans la salle de restaurant au silence feutré mais il n'y prête pas la moindre attention.
Sur un petit coussin de velours blanc se détache le boîtier rond en acier d'une Speedmaster, à trois complications dont le verre trempé et les aiguilles luisent doucement. Son bracelet articulé à mailles larges s'enroule élégamment autour du support rembourré, disparaissant presque mutinement derrière en une invitation à s'en emparer pour retirer la montre de son écrin.
Tony caresse le cadrant de son pouce dans un geste presque tendre, un frisson étrangement voluptueux remontant le long de son dos tandis qu'il sent le froid du verre sous sa peau et le poli parfait de l'acier creusé d'une fine et élégante gravure.
– « C'est le nouveau modèle Speedmaster de la maison Omega », murmure-t-il respectueusement tout en observant les complications délicates qui ornent le cadran en acier rhodié. « Celui que je regarde dans la vitrine de Govberg depuis des mois. »
– « C'est exact », acquiesce doucement Steve dans un souffle identique. « C'est la montre que tu rêves de t'offrir depuis juillet dernier quand elle a été mise en vitrine. »
Tony se mord les joues avant de relever la tête vers lui, s'arrachant difficilement de la contemplation du mouvement hypnotique de la trotteuse qui avance à un rythme fluide et parfaitement régulier.
– « Seigneur, tu es complètement fou… », lui répond-il dans un petit rire étranglé tout en passant une main dans sa nuque. « C'est vraiment – C'est trop Steve. C'est trop. »
– « Je ne pense pas Tony. C'est parfaitement approprié au contraire », pouffe doucement le jeune homme tandis que le brun lui jette un regard effaré. « Tout à fait entre nous, je ne suis pas certain que tu aurais un jour osé te l'offrir. Je t'ai déjà proposé plusieurs fois de rentrer dans la boutique et tu as toujours refusé, sur des prétextes plus ou moins raisonnables. »
Le brun fronce légèrement les sourcils aux paroles de son compagnon.
– « C'est faux », lui réplique-t-il vivement, son orgueil un peu piqué. « Je t'ai dit que ce n'était pas le moment mais je ne comptais pas abandonner. »
– « Et quand aurais-tu réalisé ton rêve ? Quand Loki aurait signé son premier contrat de travail et qu'il aurait été financièrement indépendant ? », le taquine Steve avec malice tout en haussant un sourcil. « Tu ne penses pas énormément à toi tu sais… J'ai juste préféré prendre les devants. Quand je suis entré dans la boutique pour demander des renseignements, Daniel Govberg m'a dit qu'un autre client s'était montré très intéressé et je n'ai pas hésité. Cette montre était pour toi et pour personne d'autre. »
Tony se mordille les joues d'un air un peu timide tandis que son compagnon le regarde avec une tendresse infinie.
Bien entendu qu'il pense à Loki avant lui-même et le brun doit reconnaître que s'il a déjà soigneusement rassemblé la somme nécessaire à son achat coup de cœur, il ne cesse de l'entamer pour faire plaisir à son petit garçon.
L'idée que cette montre superbe lui aurait sans aucun doute échappé sans l'intervention de Steve lui tord légèrement l'estomac car il sait qu'il en aurait porté le regret pendant des mois. Il en est presque tombé amoureux d'une manière aussi naturelle et forte que du sourire charmant et de l'éclat des yeux de son compagnon et voir leur chemin se séparer aurait réellement été douloureux. Peiné comme une rupture car Tony n'est pas capricieux quand il s'agit de sa personne et qu'il s'autorise peu de plaisirs en dehors des baisers doux et des étreintes qu'il partage avec Steve.
– « Est-ce qu'elle te plaît toujours autant ? », lui demande doucement le jeune homme tout en cherchant son regard.
Le brun lui adresse un petit sourire avant d'opiner lentement.
– « C'est une véritable merveille », reconnaît-il humblement. « Elle est si belle que j'ai vraiment du mal à croire qu'elle est à moi maintenant. Bon sang Steve, tu es… incroyable. »
– « Merci », pouffe le blond. « Je pense que tu as besoin d'un dernier coup de pouce pour t'aider… »
Tony hausse un sourcil un peu interrogateur avant de se mordre les joues en voyant Steve tendre une main entre eux sur la table pour s'emparer de l'écrin.
Le cœur étrangement battant, le brun l'observe déloger délicatement la montre, les mailles du bracelet cliquetant brièvement entre ses doigts et il sent un frisson remonter le long de son dos tandis que l'acier luit doucement dans la main de son compagnon, délicatement renfermée sur le boîtier.
Il ne sait pas réellement la raison de l'émotion qui tord légèrement son estomac mais en voyant Steve relever les yeux sur lui avec douceur, tout est soudain plus clair dans son esprit et il rougit violemment.
– « Tu permets ? », lui demande gentiment le blond tout en tendant une main ouverte vers lui.
L'esprit un peu brumeux, le jeune homme lui donne docilement son poignet gauche, savourant le contact chaud des doigts de son compagnon sur sa peau.
Autour d'eux, il n'y a toujours aucune demande en mariage dans le restaurant, aucun éclat de voix ni réponse affirmative prononcée d'une manière un peu étranglée par l'émotion ou applaudissements enthousiastes. Pourtant, en voyant Steve dégager légèrement son poignet de sa manche de chemise, Tony se mord vivement les lèvres.
Le frisson qui agite son corps se fait plus fort tandis que les doigts habiles de son compagnon lui passent la montre avant de serrer le bracelet, le boîtier froid en acier pressant délicatement sa peau sans que cela ne soit inconfortable.
Le brun remarque que les mailles ont déjà été ajustées à la taille de son poignet et, sa main doucement enlacée à celle de Steve, il fait un instant jouer la lumière sur le cadran métallique.
Cette montre n'est sans doute pas une alliance mais, tandis qu'il se perd dans la contemplation des reflets argentés du boîtier, Tony ne peut s'empêcher de penser qu'à cet instant, elle y ressemble fortement.
Tout autant que les doigts du blond autour des siens ne les serreraient probablement pas d'une autre manière s'il avait répondu un « Oui » un peu ému.
Avec son bracelet large sommé par son cadran élégant, la Speedmaster ressemble une énorme bague de fiançailles et clame aux oreilles du monde la promesse d'une vie future à deux tout autant qu'une marque de possession tendre entre les deux hommes.
Les reins picotant agréablement, Tony est sur le point d'en faire la remarque à son compagnon d'un ton badin mais les mots meurent sur ses lèvres avant même qu'il n'ouvre la bouche.
Sa main toujours dans sa sienne, Steve le dévore littéralement du regard.
Malgré la faible luminosité de la pièce, le brun a l'impression que ses pupilles sont légèrement dilatées tandis qu'elles vont et viennent attentivement de son visage à son poignet, caressant les courbes de la montre comme elles le font avec son corps.
Tony se mord la langue pour ne pas gémir doucement tandis que la bête grondante du désir se réveille lentement mais sûrement dans son bas-ventre. Malgré la table qui les sépare, il a l'impression de sentir la chaleur du corps musclé de Steve parvenir jusqu'à lui en vagues agréables de plus en plus brûlantes et incisives tandis qu'elles envahissent son corps en remontant le long de son avant-bras jusqu'à sa poitrine.
Quand le blond lui adresse un sourire heureux mais aussi profondément lascif, ses lèvres pleines ourlées d'ombre dans la semi-obscurité de la salle de restaurant, Tony a l'impression de sentir un uppercut le heurter dans le sternum, lui coupant brièvement la respiration.
Il se penche un peu plus en avant sur la table, tout son corps tendu vers celui de son compagnon et irrémédiablement attiré par la lueur qui luit doucement dans ses yeux céruléens.
La flammèche s'enflamme soudain quand il voit ce dernier porter doucement leurs mains enlacées à ses lèvres afin d'embrasser tendrement ses jointures, son souffle brûlant venant caresser sa peau chaude avant que sa langue ne vienne y déposer brièvement une trace humide et sensuelle.
Tony a l'impression de sentir avec une acuité particulière le poids du bracelet et du boîtier sur son poignet et la fraîcheur du métal tandis qu'il hoquette légèrement.
Steve est excité.
Rudement, durement.
À la manière dont ce dernier ne cesse de revenir à la contemplation de la montre, le brun gigote légèrement sur son fauteuil. Son compagnon pense exactement la même chose que lui à cet instant et il sent son regard chaud venir caresser les maillons du bracelet qui enserre délicatement son poignet.
Exactement comme une bague.
Perdu dans les sensations voluptueuses que Tony sent parcourir sa peau, naissant sous le toucher, le souffle et le regard de Steve, le brun serre inconsciemment ses cuisses l'une contre l'autre pour tenter de contenir le désir qu'il sent monter en lui.
Il se demande un peu distraitement si offrir un bijou à une personne peut être guidé par le plaisir sensuel de le lui retirer en suite, comme un vêtement que l'on aimerait retirer du corps que l'on vient de couvrir.
Est-ce que dégrafer l'attache de la montre puis faire glisser doucement le bracelet sur son poignet afin de la lui retirer pourrait constituer une forme de délicieux préliminaires ?
À moins que Steve n'ambitionne un autre scénario, celui de l'étreindre uniquement habillé de l'élégant boîtier en acier, son corps nu paré du bijou tandis qu'il lui ferait passionnément l'amour dans leur grande chambre ?
Tony spécule, se perd en conjectures et il rougit un peu plus fort en lisant dans les yeux de son compagnon que ce dernier n'a rien perdu de ses circonvolutions mentales.
Le sourire de Steve se fait encore un peu plus voluptueux et le brun frotte discrètement ses cuisses l'une contre l'autre.
Faire l'amour avec Steve, son corps uniquement orné par son précieux cadeau, serait incroyablement bon et audacieux de son point de vue de prudent père de famille.
Le jeune homme a l'impression que l'air autour d'eux se fait lentement un peu plus lourd et moite, semblable à une respiration chaude et excitée faite à son oreille et le brun déglutit légèrement tandis que le son étouffé de leurs corps enlacés claquant l'un contre l'autre envahit ses oreilles et rend son ouïe légèrement bourdonnante.
Tony a chaud et est rongé par un désir au moins aussi puissant que celui qui fait irradier le corps de Steve en face de lui et il exhale un petit soupir voluptueux en sentant son compagnon emmêler un peu plus étroitement leurs pieds, comme le prélude d'une étreinte à venir.
Le regard de son compagnon vacille légèrement, passant de leur couleur d'océan à celle d'un ciel de tempête chargé de pluie alors que le brun sent paradoxalement sa gorge s'assécher.
– « Tu la portes incroyablement bien Tony », dit Steve d'une voix rauque et basse qui vrille quelque chose dans ses reins. « Tu me ferais beaucoup de plaisir en l'acceptant. »
Le jeune homme se lèche inconsciemment les lèvres tandis que les mots soigneusement choisis de son compagnon viennent lécher sa peau, portés par sa voix aux modulations graves et sensuelles.
Tony ne cherche pas à contenir le sourire de plaisir voluptueux qui vient ourler ses lèvres.
Steve et lui pensent exactement la même chose et malgré la présence de la société de bon ton qui les entoure et le ballet du personnel de table du restaurant, Tony a tellement envie de lui que cela en est presque douloureux.
Il se souvient des caresses du blond depuis leur départ de Philadelphie, de ses mains câlines sur lui pendant leur bain et de ses baisers.
Cela a été tendre, doux, agréable et amoureux mais le jeune homme sait qu'à cet instant, attablés l'un en face de l'autre dans un restaurant entièrement occupé, ils songent à la chose qui sous-tend malicieusement la raison de leur séjour en solitaire à Ithaca.
L'envie violente et passionnée de l'autre, le moment où leurs corps vont se trouver avec fougue et parler enfin le plus bruyant des langages pour leur plus grand plaisir.
Ils semblent à cet instant s'appeler avec furie, se chercher presque fiévreusement tandis que leurs doigts s'emmêlent un peu plus fort, presque douloureusement pour contenir l'envie folle qui monte en eux à l'idée de se jeter l'un sur l'autre pour se retrouver nus et s'aimer.
– « Bon sang, j'ai tellement envie de t'embrasser à cet instant », grogne légèrement Tony tout en passant une main fébrile dans sa nuque. « Je te jure que j'ai envie de me jeter sur toi pour te clouer à ton fauteuil et te faire gémir. »
Steve pouffe doucement en face de lui mais le son lui paraît légèrement étranglé et le brun lui adresse un sourire un peu suffisant, ravi d'entendre son compagnon partager son trouble.
Il se raidit toutefois en voyant ce dernier se lever souplement, reculant sa chaise dans un petit bruit discret, avant de contourner leur table pour s'arrêter juste à ses côtés, l'obligeant à relever la tête sur lui pour pouvoir le regarder.
– « Pas si je le fais avant… », lui répond Steve dans un étrange ronronnement tandis qu'il caresse tendrement sa pommette de son pouce. « Joyeuse Saint-Valentin Tony. »
Le brun inspire brusquement quand son compagnon se penche enfin sur lui pour poser sa bouche sur la sienne.
Un petit sourire aux lèvres, Tony lui offre docilement ce qu'il vient chercher avant d'hoqueter légèrement quand Steve envahit soudain sa bouche de sa langue, lui offrant un baiser voluptueux et humide résolument indécent dans l'atmosphère feutrée du restaurant.
Le brun oublie immédiatement l'angle un peu douloureux de sa nuque tandis qu'il crispe une main sur les reins de Steve, emmêlant ses doigts au tissu de sa veste de costume.
Il a envie de gémir et de se tordre de plaisir. De se relever brusquement pour enlacer son compagnon, sans égard pour sa chaise qui tomberait dans un fracas bruyant tandis qu'il serait déjà en train de dénouer sa cravate et de dégager le haut de son torse.
Juste le sentir et savourer contre leurs peaux brûlantes la relative froideur de sa montre.
– « Seigneur, Steve… », murmure Tony quand son compagnon se retire après une dernière caresse sur la chair sensible de son palais.
Le brun a la vue légèrement brouillée par le plaisir tandis que son désir pulse durement dans son aine.
Dans les prunelles de Steve, le jeune homme lit une faim terrible, sans lien aucun avec les desserts qu'ils attendent et il crispe ses doigts sur sa veste de costume, l'attirant un peu plus près de lui.
Une faim identique à celle qui tord presque douloureusement son estomac à cet instant.
– « Tony… », glousse légèrement le jeune homme tout en caressant tendrement sa pommette. « Si tu continues à me regarder de la sorte, je pense que le maître d'hôtel va nous jeter dehors. »
– « Ce n'est pas grave, nous terminerons de dîner dans la chambre ou nous nous passerons bravement de desserts », lui répond distraitement Tony. « … Ou nous achèverons notre repas d'une manière différente. »
Les joues un peu roses de sa propre audace, le jeune homme fait doucement glisser sa main de ses reins jusqu'à la hanche de Steve, glissant sous la veste de costume pour se poser directement sous sa chemise.
Le blond roule légèrement des yeux mais Tony sent la manière dont ses doigts tressautent presque imperceptiblement sur son visage, signe de son excitation. Il lui adresse un sourire malicieux quand Steve se penche obligeamment sur lui pour l'embrasser à nouveau d'une manière languide et délicieusement humide.
Les paupières très légèrement entrouvertes, le jeune homme discerne une vague ombre approcher de leur table et il se retire de la bouche de celle de son compagnon avec regret tout en continuant à caresser sa taille de son pouce.
En face d'eux, leur serveuse revient chargée de leurs assiettes à dessert, les joues brûlantes devant leur étreinte.
Tony resserre si vite ses cuisses l'une contre l'autre pour tenter de cacher son érection naissance qu'il heurte maladroitement le pied de la table et manque de faire tomber son verre à vin, rattrapé d'une main habile par Steve.
Après un dernier baiser léger donné du bout des lèvres qui fait discrètement haleter le brun de regret à l'idée de ne pas avoir plus, son compagnon regagne sa place pour se rasseoir avec une parfaite décontraction. Tony la lui envie sincèrement, lui qui tient ses doigts serrés sur le tissu de son pantalon un peu trop serré.
– « Messieurs, je vous souhaite une bonne dégustation », les salue discrètement leur serveuse avant de déposer leurs assiettes devant eux.
Le brun la remercie d'un petit signe de la tête et, tandis qu'il s'empare de son couteau, il voit le verre de sa montre refléter doucement la lumière tamisée du restaurant avant de souligner l'arrondi presque sensuel du boîtier.
Le cœur gonflé, il tend brusquement la main en travers de la table afin de s'emparer de celle que Steve est sur le point de refermer sur sa fourchette et porte leurs doigts enlacés à sa bouche pour embrasser durement et chaudement ses jointures.
– « Merci », murmure-t-il contre sa peau tout en la caressant de ses lèvres. « Je suis vraiment très touché Steve. »
– « Touché que je puisse avoir pensé à toi et à te faire plaisir ? », lui répond le blond tout en serrant ses doigts dans les siens. « C'est pourtant une évidence à mes yeux. »
Tony roule légèrement les yeux à son ton enamouré qui dissimule habilement sa propre émotion et, après une dernière étreinte de leurs mains enlacées et un petit rire, les deux hommes entament avec enthousiasme leur dessert.
La flamme dans les yeux bleus de Steve s'apaise doucement, se transformant en des braises qui rougeoient d'une manière un peu paresseuse, couvées par des cendres encore agréablement chaudes et Tony prend ses couverts dans un discret cliquetis, un peu rassuré sur leur passion prudemment contenue.
Il sourit doucement de plaisir en sentant Steve tendre ses jambes sous la table pour emmêler leurs pieds avec tendresse, la semelle de sa chaussure en cuir frottant doucement contre son mollet comme un prélude à une caresse sensuelle sur sa peau.
À une étreinte entre ses bras.
Le cœur battant agréablement dans sa poitrine, le brun s'avance légèrement sur le bord de son fauteuil pour faire de même et rapidement, ils ne ressemblent plus qu'à un amas de jambes indissociable sous leur table, étroit et agréable.
Tony en remarque à peine le goût de son moelleux aux trois chocolats et au fruit de la passion, tout autant que la manière dont son verre de vin se remplit comme par magie sous l'effet d'une main discrète et attentive.
Les yeux de Steve restent attentivement fixés sur lui, caressant tendrement son visage, tandis que lui-même est irrémédiablement attiré par l'humidité luisante de sucre de ses lèvres pleines, couvertes du sirop légèrement nacré de son baba au rhum aux agrumes.
Le brun danse distraitement sur son fauteuil, un frisson remontant le long de son dos tandis que son compagnon continue à caresser distraitement sa cheville et son mollet du bout de son pied.
Exister dans le regard d'un homme tel que Steve Rogers agit comme le plus affolant et le plus délicieux des aphrodisiaques et Tony éprouve une vague honte à la manière dont son corps réagit bien malgré lui.
C'est avec la même distraction sensuelle qu'il achève son dessert, léchant distraitement ses propres lèvres pour récupérer une miette chocolatée à défaut de pouvoir s'asseoir audacieusement à califourchon sur les cuisses puissantes de Steve. Pour goûter le sirop alcoolisé sur la bouche de son compagnon, son parfum gourmand remplacé par celui plus puissant et voluptueux de ses lèvres tandis qu'il en forcerait le passage de sa langue mutine et taquine.
Leurs assiettes vides et leurs couverts à peine reposés sur la nappe, les deux hommes enlacent à nouveau leurs mains, comme avides de se toucher.
Tony trouve encore son compagnon trop loin malgré leurs membres emmêlés sur et sous la table et il glousse légèrement en voyant Steve froncer les sourcils en face de lui.
Comme s'il était en train de lire dans ses pensées, le jeune homme finit par claquer sa langue contre son palais en signe de frustration et, se relevant souplement, il déplace sa chaise d'un geste assuré afin de s'installer au plus près de lui, dérangeant sans remord le bel ordre de leur table.
– « C'est beaucoup mieux », dit-il avec satisfaction tout en reprenant immédiatement la main de Tony dans la sienne et en mêlant à nouveau leurs pieds.
Le brun pouffe avec amusement tout en opinant joyeusement et il replonge dans les yeux de Steve qui brillent de tendresse et d'amour.
Les deux hommes remercient leur serveuse qui vient les débarrasser et déclinent d'une même voix l'offre d'un dernier café pour préférer un verre de digestif dont le liquide ambré vient fouetter leur sang.
Penchés l'un vers l'autre tandis qu'ils discutent à voix basse, ils sentent l'atmosphère autour d'eux changer subtilement tandis que la soirée s'écoule et que les tables commencent à se vider. Celle-ci semble se faire plus épaisse, plus mutine et sensuelle également autour d'eux et Tony s'abandonne un peu voluptueusement entre les bras confortables de son fauteuil, son corps s'avachissant légèrement.
Il sent Steve jouer distraitement avec ses doigts, faisant aller et venir ses longues phalanges de ses jointures à sa paume avant d'aller effleurer son poignet puis de recommencer dans un rythme languide qui fait agréablement picoter sa peau.
Le brun papillonne un instant des yeux avant de fermer lentement les paupières de plaisir tandis qu'il succombe à la torpeur qui l'envahit lentement.
Il exhale un petit soupir un peu tremblant quand Steve porte leurs mains liées à sa bouche afin d'embrasser tendrement ses jointures, son souffle chaud heurtant sa peau tandis qu'il rit doucement.
– « Et si nous y allions ? », lui suggère-t-il à voix basse.
Tony rouvre paresseusement les yeux et jette un regard vague autour de lui, un peu surpris de voir la salle de restaurant à demi vide.
Quand un couple très étroitement enlacé passe à côté d'eux afin de gagner la sortie, le jeune homme se mordille légèrement les lèvres tandis qu'il a l'impression de sentir avec une acuité particulière les lèvres de Steve sur ses doigts.
Il opine mollement, lui-même étonné par sa relative et confortable apathie tandis qu'il sent la flamme dans le creux de son ventre se réchauffer lentement.
Embrassant une dernière fois ses jointures, Steve se relève élégamment, remerciant chaleureusement leur serveuse tandis que Tony lui laisse un confortable pourboire, encore un peu gêné du baiser langoureux qu'ils ont partagé devant elle un peu plus tôt.
– « Merci beaucoup monsieur », le remercie-t-elle, les joues roses de plaisir. « Je vous souhaite une excellente fin de soirée. »
Finissant le fond de son verre de digestif avec gourmandise, le brun lui répond d'un petit sourire et repousse poliment son fauteuil sous la table, la faisant discrètement rire.
À peine retire-t-il sa main du dos de son siège que Steve vient immédiatement enlacer leurs doigts ensemble et le tire d'une manière invitante vers la sortie de l'établissement.
Quand les deux hommes gagnent le vaste hall d'entrée, le brun lève distraitement les yeux sur la galerie qui la parcourt avant de se mordiller les joues.
Tout l'hôtel semble exhaler autour d'eux une puissante haleine d'amour, chaude et sensuelle, qui fait vibrer les boiseries et murmurer les poutres soutenant le haut plafond en cathédrale.
Il a l'impression de la sentir venir effleurer la peau sensible de sa nuque et l'enserrer de ses bras doux et voluptueux et le jeune homme se serre un peu plus contre Steve, ses reins agréablement chatouillés.
Le jeune homme soupire doucement quand le blond enroule immédiatement un bras autour de sa taille pour l'attirer plus près de lui et Tony s'appuie sans remord contre son corps, le sien comme engourdi par un profond bien-être hédoniste et sensuel.
– « Si nous allions respirer un instant dehors avant de remonter ? », lui propose son compagnon tout en effleurant sa tempe de son nez. « Leur whisky était joliment corsé, j'ai envie d'aller prendre un peu l'air. »
Le brun ricane légèrement tout en acquiesçant et il emboîte le pas à Steve qui les entraîne au fond du hall d'entrée en direction de la grande terrasse en bois offrant une vue panoramique sur le lac Caguya.
La morsure du désir renaît dans ses reins et Tony se sent un peu trop à fleur de peau et sensible à cet instant pour retrouver l'intimité de leur grande chambre et leur lit semblable à un autel consacré à la volupté et à l'abandon. Il craint que tout ne se passe trop vite, sans leur laisser le temps de se savourer l'un l'autre tandis qu'une jouissance vive et presque adolescente les submergerait. Le brun fantasme autre chose.
Le jeune homme se glisse devant Steve quand ce dernier lui tient poliment la porte vitrée et il accueille la froideur de la nuit avec un plaisir non dissimulé, cette dernière venant apaiser un peu le sang brûlant qu'il sent battre à ses tempes.
Tous d'eux s'avancent jusqu'à la rambarde, agréablement préservés d'un refroidissement par de grands braseros design qui brûlent joyeusement autour d'eux et leur chauffent le dos. La terrasse est étrangement vide à cette heure tandis que le paysage qui se déploie devant eux à des teintes précieuses de nacre sous les rayons pâles et argentés de la lune qui trône haut dans le ciel clair.
Tony jette un petit regard discret dans son dos et il parcourt rapidement la haute façade des yeux, avisant les fenêtres éclairées des chambres avant de sourire d'un air un peu gêné.
Il lui semble que chaque chambre de l'hôtel respire du même souffle sensuel à cet instant, dissimulant derrière leurs rideaux à demi fermés et leurs vitres légèrement opaques les mêmes respirations chaudes et moites que celles qui accompagnent une étreinte voluptueuse et bienheureuse.
Frissonnant violemment, le brun se colle un peu plus contre Steve qui pose doucement sa main sur sa nuque pour la masser gentiment.
– « À quoi penses-tu ? », lui demande gentiment le jeune homme d'un ton taquin. « Je te sens t'agiter contre moi. Tu as froid ? »
– « Non », lui répond Tony tout en appuyant doucement sa tête contre son épaule, un soupir de plaisir aux lèvres sous les doigts habiles de son compagnon. « … Est-ce que tu penses que c'est mal de vouloir que ce week-end ne s'arrête pas ? Pas pour toute la vie bien sûr mais qu'il se prolonge encore quelques jours ? Nous devons rentrer demain à Philadelphie et je – je n'en ai pas réellement envie je crois… »
Le brun se mordille légèrement les lèvres de culpabilité et enfouit son visage contre la manche de la veste de costume de Steve qui embrasse tendrement son front du bout des lèvres.
L'envie de revoir Loki est immense mais pouvoir continuer à vivre et à aimer le jeune homme pendant un temps s'approchant de l'infinie serait tellement délicieux. Le dilemme est cruel et il frotte légèrement son front contre son compagnon.
– « Dans ce cas, nous sommes deux horribles parents », lui répond son compagnon avec une malice qui apaise un peu sa honte à ses paroles égoïstes. « Passer uniquement deux nuits dans cet endroit me semble trop peu mais si nous tardons à rentrer, nous serons obligés de manger les deux cakes aux raisins secs que nous avons acheté hier soir au marché. La vendeuse nous a dit qu'ils ne se conserveraient pas indéfiniment… »
Tony hausse légèrement les épaules d'un geste nonchalant et frotte distraitement son visage contre l'épaule de Steve.
– « Cela pourrait se faire », marmonne-t-il mollement. « Je suis un homme plein de volonté et je suis sûr que ce sera très bon avec le fond de champagne que nous n'avons pas fini. »
– « Je n'en doute pas », pouffe le blond tout en appuyant sa joue contre le sommet de son crâne. « Mais je sais aussi que tu préféreras de loin le partager avec Loki et Thor quand nous serons chez toi. Nous avons passé un merveilleux week-end et, par une chance incroyable, il se trouve que la Saint-Valentin revient chaque année. »
Le brun relève les yeux sur son compagnon qui le regarde toujours avec tendresse et il se mordille légèrement les lèvres.
– « Tu – Tu accepterais ? Que l'on refasse quelque chose comme cela chaque année ? », lui demande-t-il d'une petite voix.
– « Bien entendu. Tu as créé de nombreuses traditions avec Loki, je serais heureux d'en partager une avec toi aussi. Une qui signifie quelque chose pour nous deux », lui répond doucement Steve avec un petit sourire. « Cela me plairait énormément de revenir ici une fois par an, de refaire les mêmes choses et de dormir dans la même chambre avec toi. Les habitudes peuvent être agréables quand elles sont prises avec la bonne personne. »
Tony rosit légèrement et opine doucement de la tête, sa poitrine agréablement réchauffée.
Son calme apparent contraste profondément avec la joie immense et irraisonnée qu'il ressent à l'idée que le jeune homme se projette de toute évidence bien plus loin que leur première année de couple.
– « … Ça me plairait aussi beaucoup », souffle-t-il lentement. « Et l'indéniable avantage d'une tradition est que je n'aurai plus aucune difficulté à te demander de m'accompagner pour un week-end en amoureux puisque tu seras déjà parfaitement au courant. »
Steve pouffe joliment contre lui.
– « C'était tellement adorable de te voir te débattre avec tes propres mots ce soir-là », lui sourit-il malicieusement. « Tu étais vraiment appétissant avec ton coussin serré contre ta poitrine pour te donner du courage. Tu aurais pu me proposer n'importe quoi à ce moment-là, j'aurais répondu oui sans la moindre hésitation. »
Tony lui donne un petit coup de coude dans les côtes en représailles mais son compagnon cille à peine sur ses pieds. Steve se fait pardonner d'un baiser tendre tout en appuyant imperceptiblement sur ses reins et le jeune homme se cambre inconsciemment contre lui.
– « Moi aussi j'ai un peu égoïstement envie de rester et de confier Thor et Loki à Peter. Et tu rends les choses encore plus difficiles en étant aussi adorablement romantique Tony… », souffle le blond à son oreille tout en caressant ses reins du bout de ses doigts. « Je ne te remercierai jamais assez d'avoir eu cette idée pour nous faire plaisir. »
Le brun glousse légèrement et il lève une main afin de la poser sur la rambarde. La morsure du froid sur le bois lui fait brièvement serrer les lèvres d'inconfort avant que l'éclat métallique de sa montre dont le boîtier luit à la lueur dansante des braseros ne le fasse sourire avec une immense tendresse.
Le jeune homme fait jouer avec un plaisir un peu enfantin les reflets de l'acier tout en s'appuyant plus lourdement contre Steve qui l'accueille avec plaisir.
– « Tu as aussi frappé très fort dans la case être le petit-ami parfait », lui répond-il dans un rire moqueur tout en agitant légèrement son poignet devant eux. « Cette montre est une vraie splendeur et je n'arrive toujours pas à croire que – »
Les paroles de Tony meurent lentement sur ses lèvres en voyant son compagnon tendre à son tour une main devant lui pour enlacer ses doigts aux siens avant de les porter à sa bouche pour les baiser tendrement.
Le brun frissonne violemment quand les lèvres chaudes de Steve viennent un instant s'égarer à la lisière de sa manche de chemise, très près des maillons en acier qu'il a l'impression de sentir se réchauffer sous l'effet de son souffle.
– « Je reconnais avoir peut-être eu une arrière-pensée en te l'offrant », avoue le blond du bout des lèvres tout en continuant à caresser la peau fine et sensible de son poignet de ses lèvres. « Quand j'étais dans la boutique, je regardais les montres et quelque chose m'a traversé l'esprit… »
– « Qu – Qu'est-ce que c'était ? », lui demande Tony dans un croassement.
Il déglutit difficilement quand Steve relève les yeux sur lui et plonge ses prunelles céruléennes dans les siennes.
Peut-être sont-ce les flammes des braseros dans son dos qui se reflètent dans ses iris mais le brun pense que la lueur qui y danse n'a rien à voir.
C'est celle du feu étouffé qui couvait dans le grand corps de son compagnon et qu'il voit se réveiller lentement devant lui, à nouveau chaud et dévorant.
– « J'ai eu beau regarder d'autres modèles, je savais pertinemment que cette montre serait celle qui t'irait le mieux », reprend doucement Steve avant d'embrasser doucement ses jointures. « Mais quand je payais au comptoir, je me suis aussi vraiment demandé comment tu la porterais une fois complètement nu… »
– « Putain… »
Les yeux écarquillés par la surprise, Tony réalise à peine le juron qui vient de franchir la barrière de ses lèvres.
C'est une exclamation d'étonnement matinée d'une envie si violente que le jeune homme a l'impression de voir les pupilles de son compagnon se dilater très légèrement.
Le regard de Steve l'incendie et vient fouetter presque douloureusement son désir tandis qu'il sent son aine palpiter durement dans son pantalon.
Le brun exhale un discret râle mêlé d'un gémissement avant de resserrer inconsciemment ses cuisses l'une contre l'autre tandis qu'il se sent légèrement gonfler dans son sous-vêtement.
– « Tu as l'air surpris », poursuit Steve d'un ton faussement étonné que dément son sourire légèrement lascif.
Sous son regard incendiaire, Tony a l'impression de recevoir un uppercut dans l'estomac et il crispe presque douloureusement les doigts de sa main sur la rambarde pour se raccrocher à quelque chose de tangible et ne pas se commencer à se toucher, à demi plié sous le regard lourd et brûlant de son compagnon.
– « Je – » Le brun se racle bruyamment la gorge tout en se tournant vers Steve afin de lui faire face. « Ce n'est pas comme si nous avions réellement l'occasion de faire l'amour d'une manière débridée ou de parler de nos fantasmes. Notre première fois date d'i peine sept mois et nous sommes toujours plutôt discrets. Mais c'était très bon ! Incroyablement bon ! », s'empresse-t-il d'ajouter, un peu mortifié à l'idée que son compagnon puisse prendre ombrage de la sobriété de leur vie sexuelle.
– « Pour moi aussi », pouffe doucement le blond, la flamme dans ses yeux comme adoucie. « Aussi bon que je l'avais imaginé. Et tu seras aussi beau que je le pense quand tu auras retiré ton costume et que tu me regarderas, debout et complètement nu, uniquement habillé de ta nouvelle montre. Dans notre chambre. »
La voix de Steve est un grondement rauque et lourd, chargé de désir et Tony hoquette légèrement.
Le sourire que lui adresse son compagnon à cet instant est profondément lascif et le brun a l'impression de voir une bête avide et affamée se réveiller devant lui, semblant ronger de plus en plus difficilement son frein et son envie.
Son envie de lui.
Quand il voit Steve embrasser à nouveau ses jointures, le jeune homme déglutit difficilement.
Les lèvres pleines du blond laissent un chemin humide sur sa peau, remontant lentement jusqu'au bout de son majeur avant de le mordiller taquinement du bout des dents. Quand sa langue vient effleurer sa chair sensible, Tony se cambre voluptueusement contre Steve, tout son corps frémissant violemment.
Le vent du désir souffle à nouveau entre eux et vient attiser les braises rougeoyantes afin de les transformer en un feu d'enfer.
Perdu dans ses sensations voluptueuses qui font pulser un peu plus fort son sexe dans son pantalon de costume, le brun songe distraitement que toutes les fenêtres de la façade arrière du Finger Lakes Hostel leur murmurent des paroles chaudes et moites et que le bâtiment entier semble exhaler la respiration rapide et hachée d'une étreinte passionnée.
– « Je – J'y ai pensé aussi… », avoue Tony dans un petit gémissement un peu désespéré. « Dans le restaurant, j'ai pensé à la même chose quand tu me passais le bracelet au poignet. Bon sang, qu'est-ce que tu as fait de moi… »
– « Encore rien pour l'instant », lui répond Steve d'une voix qui semble aussi éperdue que la sienne. « Est-ce que nous montons ? »
Le brun opine si férocement de la tête qu'il a l'impression d'entendre sa nuque craquer désagréablement et son compagnon pouffe tendrement.
Gardant leurs doigts enlacés, Steve les détache lentement de la rambarde et, guidant gentiment Tony, il leur fait traverser la terrasse afin de gagner le hall d'accueil de l'hôtel.
Quand la porte vitrée se referme derrière eux, les enveloppant dans la chaleur agréable qui baigne la pièce, le brun frissonne pourtant légèrement.
Pressé contre son compagnon, il remarque à peine la manière dont ils gagnent le grand escalier à double volée pour monter à leur étage, son esprit légèrement bourdonnant.
Tony sent encore le goût de son dessert au chocolat sur sa langue, la sucrosité du vin un peu capiteux et le l'arôme puissant du digestif qui font battre son sang dans ses veines.
Il est pleinement rassasié par leur repas gastronomique et pourtant il n'a jamais autant ressenti la faim, brûlante, presque violente qui appelle un assouvissement immédiat et complet.
Le parfum de Steve envahit son nez tandis qu'il appuie son visage dans son épaule et le brun sourit.
Les fragrances de son eau de Cologne sont délicieuses.
J'espère que cette partie vous a plu. Comme annoncé plus haut, voici quelques précisions sur certains éléments évoqués dans cette partie.
Le riesling est un cépage blanc, le plus ancien de la vallée du Rhin. Traditionnellement cultivé en Alsace, il fait partie des quatre cépages nobles de ces vignobles. Ses arômes vont des saveurs fruitées d'agrumes à des saveurs plus florales ou épicées. Il fait partie des cépages dont la culture est implantée dans la zone viticole des Finger Lakes grâce à son climat continental marqué, très chaud en été et très froid en hiver.
Si la production viticole des États-Unis est en plein développement et reconnaissance à cause d'une culture plutôt récente, le pays est toutefois réputé pour son whisky au goût malté et sucré.
Govberg Jewellers est une enseigne de bijouterie créée en 1916 à Philadelphie par les frères Albert et Sam Govberg. Boutique historique et réputée au-delà des frontières de Philadelphie, spécialisé dans les montres de luxe, elle est aujourd'hui tenue par Daniel Govberg, petit-fils du fondateur Albert, aidé de ses fils Brian et Marc.
La marque de montres Omega est une des entreprises mondialement réputées de l'horlogerie suisse. Distinguée par son ancienneté, sa longévité et sa taille, elle est également particulièrement remarquée pour son savoir-faire de précision, très utilisée dans le chronométrage sportif et la conquête spatiale. À titre indicatif, le modèle Speemaster tant désiré par Tony et dont la firme réactualise régulièrement la sortie, est une des montres les plus célèbres du monde. Elle fut utilisée lors des six alunissages américains en raison de la qualité de son chronographe, une spécialité de la maison qui permet de mesurer le temps entre deux événements.
De manière plus générale, une complication désigne une fonction permettant à une montre d'indiquer d'autres informations en plus de l'heure stricto sensu. La Speedmaster est une montre à complications car elle contient en plus du cadran central trois mouvements différents pour comptabiliser les secondes, les demi-heures et les heures ainsi qu'un chronographe.
Les prix des montres de la marque Omega peuvent aller du simple au triple (j'ai vu des modèles à plus de vingt mille dollars.) Je cherchais une montre de grand prix mais pas trop exorbitant non plus afin de rester cohérente avec le montant possible du week-end passé par Steve et Tony dans leur hôtel de luxe. Certaines Speedmaster sont mises en vente autour de deux mille cinq cents dollars et j'ai donc choisi ce modèle à dessein. Le rapport entre le séjour et la montre ne me semblent pas délirant.
Breitling est une autre marque très fameuse de montres de luxe, créée en 1884 dans le canton de Berne en Suisse et spécialisée comme Omega dans les modèles techniques, notamment la fonction chronographe.
A bientôt pour la suite,
ChatonLakmé
