Bonjour mes petits chats,

Aujourd'hui, la sixième (et avant-dernière) partie de mon histoire de Saint-Valentin.

A titre informatif pour les lecteurs que cela rebuterait, elle est (vraiment) pleine d'amour charnel et passionné.

Pour les autres, c'est ma première scène de sexe écrite depuis très longtemps. J'espère que vous l'apprécierez :)

Et pour ceux qui seraient encore curieux, rendez-vous en bas de page pour quelques notes explicatives.

Par avance très bonne lecture à tous,

ChatonLakmé


Une fête pour être avec celui qu'on aime

o0O0o o0O0o

Sixième partie

o0O0o

Plongé dans la relative obscurité du couloir, Tony se retrouve soudain devant la porte de leur chambre sans réellement comprendre par quel chemin ils sont passés pour la rejoindre. Il insère leur clé dans la serrure d'un geste si empressé qu'il doit s'y reprendre à plusieurs fois avant de la déverrouiller correctement.

Le jeune homme est distrait dans ses mouvements par Steve qui lui embrasse tendrement la nuque dans le couloir et le presse inconsciemment à chaque fois un peu plus contre leur porte.

Ses doigts crispés sur la poignée, le brun exhale un petit souffle tremblant tandis qu'il appuie son front contre le bois du battant, s'abandonnant aux lèvres chaudes qui courent sur sa peau et dont il a l'impression de sentir la pression douce et humide jusque dans son aine.

Steve est partout.

Son corps, sa chaleur, son odeur l'enlacent comme des bras aimants et il gémit doucement quand il sent son compagnon poser sa main sur la sienne pour appuyer sur la clenche avec lui et ouvrir la porte de leur chambre.

La pièce est baignée par la lumière argentée de la lune qui pénètre à flot par les rideaux ouverts et qui souligne le mobilier design qui semble comme lamé d'argent. Elle a l'atmosphère un peu recueillie d'une chapelle dont le silence sacré inviterait à la plus intime des communions, troublé par des chuchotements murmurés bouche contre bouche et des paroles éternelles.

Tony cligne légèrement des yeux et, l'esprit un peu bourdonnant, il entre dans le salon, tâtonnant furieusement autour de lui afin de trouver l'interrupteur. Le jeune homme est sur le point de se jeter d'exaspération vers le petit salon pour allumer la grande lampe sur pied à l'éclairage diffus quand il sent une main s'enrouler doucement autour de son poignet.

– « Attends Tony… »

Le brun se mord les joues et se retourne presque brusquement vers Steve.

La lumière de leur chambre peut attendre.

Il n'a pas besoin d'elle pour trouver la bouche chaude et douce de son compagnon et, refermant ses mains en coupe sur son visage, il se jette sur les lèvres du blond.

Le corps de Steve vient heurter la porte dans un bruit sourd mais ce dernier ne fait que rire doucement tandis qu'il l'enlace et Tony en profite pour glisser sa langue dans sa bouche, avide et quémandeuse.

Il a faim, tellement faim et celle-ci semble inextinguible.

Sur les lèvres de son compagnon, il décèle encore le goût sucré de son dessert et celui, doux et malté, de son digestif mais ce n'est pas assez.

Ce n'est pas assez fort, pas assez puissant.

Ce n'est pas le goût de Steve, celui qu'il connaît par cœur, qu'il a gravé au plus profond de son âme depuis que le blond s'est penché sur lui il y a un an dans sa cuisine, entre un cake à l'orange et le bourdonnement d'une télévision dans leurs dos.

Dans un grondement un peu désespéré, Tony crispe plus fort ses doigts sur le visage de son compagnon avant de les plonger dans ses mèches blondes, sa langue venant chercher celle de Steve avec force et désir avant de lécher son palais et l'arrière de ses dents tandis que le blond lui répond avec enthousiasme.

C'est humide, brûlant et un peu obscène dans sa bruyante absence de retenue.

C'est exactement ce que Tony désire de toute son âme depuis qu'il a proposé au jeune homme de passer un moment ensemble.

Lui aussi a des fantasmes et à cet instant, il a l'impression de presque en oublier comment réfléchir.

Inconsciemment, il commence à onduler contre le grand corps de Steve pour faire se rencontrer leurs bas-ventres et le brun papillonne légèrement des yeux quand son compagnon inspire brusquement, soudain aiguillonné par le plaisir.

Ses mains sont déjà en train de fouiller les pans de la chemise du blond pour la sortir de son pantalon quand ce dernier vient les emprisonner doucement entre les siennes, immobilisant les gestes frénétiques et profondément désireux de Tony contre lui.

– « Tony… »

– « Laisse-moi te toucher… », balbutie le brun tout en cherchant à nouveau sa bouche avec ferveur. « Je t'en prie Steve, laisse-moi faire. »

Il hoquette légèrement en sentant son compagnon secouer lentement la tête contre lui, frottant la peau sensible et déjà humide de son cou du bout de son nez. Le brun exhale un petit soupir étranglé tandis qu'il ondule plus fort.

Le jeune homme a presque l'impression d'avoir les larmes aux yeux de plaisir quand Steve le retourne doucement pour appuyer son dos contre son torse, ses doigts se refermant doucement sur ses poignets pour le maintenir.

– « Doucement Tony », lui souffle le blond à l'oreille tout en embrassant tendrement son lobe. « Nous avons du temps. Tellement de temps pour nous… »

Le jeune homme dodeline légèrement de la tête, inspirant à plein poumon l'odeur de Steve avec délice tandis qu'il sent son sexe palpiter plus fort dans son pantalon. Le brun baisse lentement leurs mains enlacées jusqu'à son entrejambe gonflé avant de commencer à les frotter contre sa braguette pour tenter de soulager la pression.

Il ondule plus fort, allant et venant contre le bas-ventre de son compagnon qu'il sent pulser dans son dos.

– « Touche-moi », reprend-il d'une voix étranglée. « Bon dieu Steve, j'en ai tellement envie. Tellement envie de toi. Je – Déshabille-moi et touche-moi. »

Son invitation est des plus explicites et Tony pourrait en rougir de gêne mais il siffle seulement d'un ton sourd quand la main de Steve semble avoir un sursaut contre lui, ses jointures se pressant plus fort contre son érection.

Le jeune homme frémit violemment en sentant la bouche de son compagnon se poser contre son cou pour l'embrasser presque fiévreusement, rendant ses jambes tremblantes.

Tony pense sincèrement qu'avec quelques délicieuses frictions supplémentaires, il pourrait s'assouvir dans son pantalon comme un adolescent, son sous-vêtement poisseux et l'idée le fait lourdement gémir de désir.

Un frisson voluptueux vient agiter le corps de Steve en l'entendant et le blond remonte plus prudemment leurs mains enlacées à sa poitrine avant de les faire avancer lentement dans la pièce en direction du petit salon.

Le jeune homme ne parvient plus à se frotter contre le corps de Steve en marchant et il en geint légèrement de frustration.

₋ « Touche-moi… », ânonne-t-il à nouveau dans un murmure. « Je – Je veux – Fais-moi l'amour avec tes mains Steve… Tu es tellement bon à ça. »

Son compagnon pouffe légèrement contre lui et il le sent distraitement caresser ses poignets de son pouce en un petit geste tendre et doux.

– « C'est plutôt ta spécialité », lui répond le jeune homme tout en mordillant la chair tendre de son cou. « Je ne te toucherai pas Tony, pas encore. Je veux que tu me montres, que tu te déshabilles pour moi. Montre-moi pendant que je te regarderai. »

– « Oh… Oh », souffle le brun avant d'opiner vivement d'envie. « D'accord. Ouais, je – je peux le faire. Je vais le faire. Et je garde la montre. »

– « Et tu gardes la montre », répète doucement Steve avant d'embrasser son cou avec une pointe d'hésitation. « Mais je ne veux pas que tu te sentes mal à l'aise. Je crois que jusqu'à tout à l'heure et à nos caresses dans la baignoire, la chose la plus folle que nous ayons faite de nos corps a été un instant volé dans ta salle de bain privée chez toi… »

Tony pouffe tendrement et renverse la tête en arrière pour s'appuyer contre l'épaule de son compagnon. Il tourne paresseusement le visage vers Steve tout en lui tendant ses lèvres et le blond lui donne un baiser langoureux et tendre qui apaise un peu le feu dévorant qui ronfle dans son ventre.

– « C'est vrai », acquiesce-t-il dans un rire tout en se concentrant pour retrouver son souffle. « Le plaisir le plus satisfaisant et le plus rapide de toute ma vie d'homme, fini juste à temps avant que Loki ne vienne frapper à la porte pour nous dire que Thor et lui avaient envie de manger des Pop-Tarts à la cannelle. »

Le blond pouffe joyeusement tout en parsemant la peau fine de sa gorge de baisers.

Du bout des doigts, il tire habilement sur le nœud de sa cravate et Tony se sent frémir au bruissement soyeux du tissu.

– « Déshabille-toi Tony… Je te regarde. »

Le jeune homme inspire doucement et repousse tendrement la main de Steve du col de sa chemise avant de faire quelques pas en direction du salon, achevant de retirer sa cravate d'un geste lent.

– « … Tu sembles avoir pensé à beaucoup de choses en attendant notre séjour à Ithaca », lui dit-il d'un ton malicieux tout en lui jetant un regard derrière son épaule.

– « J'ai eu du temps pour le faire », lui rétorque Steve tout en haussant légèrement les épaules. « Mais tout ce à quoi j'ai pensé nous impliquait l'un et l'autre plus ou moins nu et une surface plane. J'y ai tellement pensé que je me suis touché plusieurs fois en songeant à toi. »

Tony sent soudain une bouffée de chaleur l'envahir et, déposant sa cravate sur le dossier du canapé, il allume la lampe d'appoint du petit salon. Cette dernière nimbe la pièce d'une agréable lumière chaude et tamisée et le jeune homme retire tour à tour dans des gestes lents et mesurés sa veste de costume et son veston.

Du coin de l'œil, il voit son compagnon éloigner un des larges fauteuils de la table basse avant de s'asseoir dessus et de croiser les jambes devant lui, encore parfaitement vêtu.

Tony déglutit légèrement quand il croise son regard brûlant posé sur lui tandis qu'il achève de déboutonner sa chemise et la fait glisser le long de ses bras.

Malgré le sang brûlant qui bat dans ses veines, le jeune homme frissonne légèrement en sentant l'air de la pièce sur son torse soudain dénudé. Il a toutefois à peine le temps de le remarquer car Steve tend lentement une main devant lui pour crocher un doigt à un passant de son pantalon et de le tirer lentement vers lui.

Le brun sourit doucement tandis que son compagnon enfouit son visage dans son ventre, frottant doucement son nez contre sa peau tandis que son souffle doux et chaud la caresse agréablement.

Tony effleure gentiment sa nuque du bout des doigts, attendri par les baisers pleins de dévotion qui continuent de parcourir sa chair sensible et le pouce qui caresse sa hanche à la lisière de son pantalon.

– « Continue… », lui murmure doucement Steve tout en baissant légèrement la tête pour se rapprocher de son bas-ventre. « S'il te plaît, continue Tony. Je veux te voir. »

La gorge serrée, le brun s'exécute docilement, passant ses mains sur son bas-ventre pour défaire le bouton de son pantalon avant de baisser la tirette et d'en ouvrir les pans. Il a l'impression de sentir le souffle de son compagnon s'accélérer brièvement tandis qu'il se retrouve nez à nez avec son boxer sombre, légèrement déformé par son début d'érection.

Tony se mord légèrement les joues, un peu gêné, et, après une profonde inspiration, il baisse lentement son pantalon à deux mains, frissonnant imperceptiblement tandis qu'il le sent glisser le long de ses jambes et emporter avec lui ses chaussettes.

– « Tu es parfait… »

Le brun se sent rougir aux paroles déférentes de son compagnon et il sent Steve enrouler doucement ses doigts autour de son poignet et de sa montre pour le tirer un peu plus à lui.

Tony hésite un instant sur la manière de faire avant de glisser ses jambes de part et d'autre de celles du blond sur le large fauteuil et de s'asseoir sur ses cuisses.

Il gigote légèrement quand le jeune homme remonte ses mains le long de ses bras jusqu'à ses épaules avant de faire de même sur ses flancs, admirant le frisson qui agite sa peau tandis que le brun enroule doucement ses bras autour de son cou.

– « Mon dieu, tu es tellement beau », reprend Steve avec adoration avant de plonger son visage dans son cou. « Je t'aime Tony. Je t'aime tellement. »

Le brun sent son cœur se serrer légèrement, les mots de son compagnon venant caresser sa peau comme un baiser tendre et amoureux.

Il referme un peu plus ses bras sur le cou de Steve et se rapproche imperceptiblement de lui afin de pouvoir l'enlacer plus étroitement tandis que le blond fait de même, ses mains posées sur ses hanches.

Tony oublie un instant son érection douloureuse, ses reins sensibles et comme chauffés à blanc et son aine qui palpite pour se concentrer sur leur étreinte, à la fois improbable et délicieuse dans ce fauteuil design.

Le brun rougit doucement.

Il a déjà l'impression de toucher aux frontières de ce qu'il est prêt à juger décent de son point de vue de père de famille alors que Steve et lui se sont durement chauffés un peu avant et il pouffe tendrement, attirant l'attention de ce dernier.

– « Tu fais de moi un homme peu respectable », lui chuchote-t-il à l'oreille tout en en embrassant taquinement le lobe. « Les rideaux de notre chambre ne sont même pas fermés. »

Steve le regarde d'un air un peu interdit avant de vérifier d'un petit coup d'œil dans son dos et de s'esclaffer joyeusement, son large torse tressautant contre le sien et le faisant discrètement haleter.

Tony a à peine le temps d'ouvrir la bouche pour répliquer, un peu mortifié par sa remarque terriblement conjugale, que son compagnon glisse lentement ses mains de ses hanches à ses fesses tandis qu'il commence à onduler sous lui. Il les presse doucement pour l'inciter à suivre le bercement de ses reins et le brun gémit doucement de plaisir, sentant son érection palpiter d'enthousiasme dans son boxer.

– « J'aime te sentir comme ça sur moi », lui répond doucement Steve à l'oreille avant de l'embrasser langoureusement. « Ton corps, ton parfum… Ton sexe qui frotte contre le mien… »

Tony hoquette lourdement et se casse un peu plus les reins en deux pour pouvoir accompagner le bercement voluptueux de leurs hanches parfaitement accordées et à la pression idéale sur leurs excitations.

– « Est-ce que tu t'entends ? », lui demande le brun d'une voix hachée tout en haussant vaguement un sourcil. « Comment peux-tu me dire des choses pareilles ? »

– « Tu le peux aussi, je serai ravi de t'entendre », lui rétorque Steve avec malice. « Nous devons étouffer nos gémissements quand nous sommes ensemble et nous n'osons jamais nous dire la moitié de ce que nous pensons de peur que les garçons nous surprennent. »

Le brun pouffe doucement avant qu'une ondulation plus franche et puissante ne les fasse gémir en chœur, les deux hommes plongeant la tête dans leurs cous pour contenir leurs bruyants gémissements.

– « Et nous le faisons encore », constate Tony avec une petite moue agacée qui fait rire son compagnon. « Si nous arrivons à nous désinhiber réellement, rentrer à Philadelphie va être presque douloureux. Et comment est-ce que cela sera quand nous habiterons ensemble ? »

Le brun crochète plus fort ses doigts sur la nuque de Steve en se sentant trembler.

Il a incroyablement chaud et sent une perle de sueur rouler le long de son dos mais il écrase plus fort son bas-ventre contre celui de son compagnon, presque sans pitié pour leur désir.

Leurs virilités gonflées se frottent, se heurtent et s'échauffent mutuellement avec force, le faisant dodeliner de la tête de plaisir tandis que Steve mordille son cou et remonte une de ses mains contre son torse pour aller taquiner un de ses tétons.

Une brutale bouffée de désir lui fait soudain tourner la tête et dans un grognement, Tony glisse une de ses mains entre eux afin d'ouvrir habilement le pantalon de son compagnon et de poser enfin sa main sur son érection.

Le brun inspire brusquement de plaisir en sentant se dessiner sous sa paume le relief brûlant et saillant de sa virilité et il se cambre voluptueusement quand Steve l'attire presque rudement à lui dans un sursaut incontrôlé de ses hanches.

– « Je suppose que ce sera un sacerdoce jusqu'à ce que les enfants aillent à l'université », lui répond le blond d'une voix un peu hachée.

– « Qu – Quoi ? »

– « Tu me demandes comment nous ferons quand nous habiterons ensemble », reprend Steve tout en cherchant son regard brouillé par le plaisir. « Je te dis que nous le supporterons bravement jusqu'à ce que Thor et Loki quittent la maison. »

Tony écarquille soudain les yeux tandis qu'une violente vague d'émotion déferle en lui, le faisant haleter.

La réponse de son compagnon est parfaite et il comprend alors que c'est le moment, le bon moment pour lui offrir le cadeau modeste mais à la fois si précieux qu'il a soigneusement caché dans sa valise.

La bouche de Steve se fait plus aventureuse sur lui, descendant le long de son cou pour venir ensuite laper taquinement un de ses tétons tandis que ses doigts jouent habilement avec l'autre.

Le jeune homme est obligé de resserrer ses cuisses sur les siennes afin de se maintenir contre lui tandis que son compagnon continue à les bercer dans un rythme voluptueux et délicieux.

Il cherche un peu à tâtons sa bouche afin d'attirer son attention.

– « At – Attends Steve, juste – », balbutie-t-il légèrement avant de hoqueter bruyamment quand les doigts du blond passe soudain sous la lisière de son boxer.

Le regard parfaitement interdit que lui lance le blond quand il retire sa main de son pantalon le fait pouffer tendrement et Tony le rassure d'un petit baiser tendre sur ses lèvres gonflées et rougies.

Il déplie lentement son corps, vaguement satisfait de sentir ses jambes un peu moins tremblantes qu'il ne le pensait et marche rapidement jusqu'à leur dressing afin de plonger une main dans sa valise. Le brun tire légèrement sur le tissu de son boxer afin de soulager la pression de son sexe sensible et, repoussant une partie de son linge, il récupère une petite boîte qu'il serre brièvement entre ses doigts avant de revenir vers son compagnon.

Quand Tony contourne le fauteuil sur lequel celui-ci est assis, il hoquette durement et sent son sexe tressauter d'enthousiasme dans son sous-vêtement.

Les jambes nonchalamment écartées, Steve se touche sans pudeur, une main plongée dans son boxer pourpre tandis que l'autre repose sur l'accoudoir. La bouche sèche, le brun suit le mouvement hypnotique de ses doigts sur sa virilité, épaisse et lourde, et il sent ses jambes flageoler légèrement, partagé entre l'envie de se jeter à genoux devant lui et de grimper à nouveau sur ses cuisses pour remplacer sa main par la sienne, possessive et ferme.

– « Tu me manques Tony… », lui murmure Steve d'une voix brûlante et lourde de désir.

Le souffle court, le brun voit son compagnon être agité d'un long frisson tandis qu'il effleure habilement son gland ou la peau sensible de ses bourses, Tony est un peu incertain de ce que le pantalon de costume lui cache d'une manière insupportable.

Le jeune homme fronce légèrement les sourcils et s'empresse de remonter sur ses cuisses, ruant si brusquement contre lui que Steve rejette soudain la tête en arrière en poussant un profond râle de plaisir.

Le brun enroule un bras autour de son cou, veillant à maintenir la boîte hors du champ de vision de son compagnon, avant de plonger l'autre dans son sous-vêtement pour le caresser en même temps. Leurs doigts s'emmêlent sur sa chair sensible, se perdent dans les poils dorés de son pubis qui commencent à se moirer d'une légère humidité.

Les yeux dans les yeux, les deux hommes continuent leurs mouvements, leurs paupières lourdes de plaisir.

– « Merde, c'est bon Tony… », souffle le blond contre sa bouche. « C'est tellement bon. »

Le brun opine vivement, les sourcils froncés sous l'effet de la concentration.

Dans un mouvement un peu plus vif, il heurte maladroitement la petite boîte contre la tempe de Steve, attirant son attention sur elle.

– « Qu'est-ce que c'est ? », lui demande-t-il avec curiosité tout en tournant légèrement la tête. « C'est un cadeau ? Tu es décidément incapable de respecter tes propres règles Tony… »

Le jeune homme fait rouler la peau fine de son sexe sous ses doigts en représailles, le faisant durement hoqueter contre lui, avant que Tony ne retire sa main de son boxer et ne l'essuie nonchalamment contre son torse.

Il voit le regard de son compagnon s'incendier littéralement au geste indolent qui nacre légèrement sa peau d'humidité et, rougissant légèrement, le brun tend son paquet à Steve qui relève des paupières lourdes et brûlantes sur lui.

– « Ce – C'est – Ce n'est pas une demande en mariage », lui dit-il dans un petit rire nerveux. « C'est – Tu verras… »

Le jeune homme lui jette un regard un peu interdit avant de s'emparer de la petite boîte, ses doigts effleurant les siens dans une caresse réconfortante.

Tony se contente de lui adresser un sourire un peu tordu et de crocheter ses doigts sur sa nuque pour jouer avec les petits cheveux blonds qui y dansent.

Peut-être est-ce un peu trop tôt.

Les fêtes de fin d'années ont complètement rebattu les cartes de sa vie mais son compagnon n'a peut-être pas ressenti exactement la même chose que lui tandis que Loki et Thor déballaient ensemble leurs cadeaux sous le sapin de son salon.

Qu'ils ressemblaient à une famille.

Tony commence à déboutonner distraitement la chemise de Steve dans un geste lent et consciencieux afin d'apaiser sa nervosité.

Les yeux baissés sur le torse du blond qu'il est en train de dévoiler lentement, ce dernier se laissant docilement faire, il ne le distingue que vaguement ouvrir la petite boîte avant de la retourner et de faire tomber dans sa main une clé, ornée d'un élégant porte-clé en cuir.

– « C'est… une clé ? Celle de ta maison ? Tu me donnes une clé de chez toi ? », constate Steve d'une voix douce et Tony opine presque un peu timidement. « Ça veut dire que tu peux ranger celle qui se trouve dans le faux pot de fleurs à côté de ta porte ? Parce que tu sais que j'ai toujours trouvé ça assez peu prudent et – »

Un peu interdit, le brun le fait taire d'un baiser léger avant de rire.

Steve ne semble pas avoir compris le sens réel de son cadeau qui sonne moins comme un signe de prudence que comme une timide proposition.

– « C'est effectivement la clé de la maison », lui affirme-t-il tout en effleurant le porte-clé du bout des doigts. « Mais j'espérais qu'elle ne soit pas uniquement la mienne. Qu'elle devienne un peu… la nôtre… »

Tony rougit légèrement tandis qu'il croise le regard insondable de Steve qui va et vient entre l'objet et son visage et il se mordille légèrement les lèvres.

– « Je ne t'oblige à rien », s'empresse-t-il d'ajouter. « Ce n'est pas non plus un ultimatum bien entendu. J'aimerais juste que tu y penses et que, peut-être un jour, tu sois du même avis que moi. Ça peut être dans un mois, un an, un siècle, ça n'a pas vraiment d'importance. Juste que tu y – »

– « … pense », achève le blond dans un souffle.

Le brun opine doucement et cherche le regard de son compagnon mais ce dernier garde les yeux rivés sur la clé qui luit doucement sous l'éclairage tamisé de la chambre tandis que le cuir semble avoir le velours d'une peau fine et chaude.

– « J'ai beaucoup réfléchi depuis Noël », poursuit Tony avec une pointe de timidité. « Quand Thor et toi êtes venus habiter à la maison pour les fêtes, ça a été tellement incroyable. Tellement bon de vous avoir tout le temps avec nous, de me réveiller tous les matins à tes côtés… C'était comme si nous étions vraiment une famille. »

Steve le regarde doucement, une lueur incroyablement tendre passant brièvement dans ses prunelles avant qu'il ne vienne embrasser son cou, comme pour l'inviter à continuer.

– « Votre départ a été un véritable déchirement aussi », reconnaît le brun d'une petite voix. « Loki et moi avons erré dans la maison comme deux âmes en peine et je t'ai cherché dans mon lit pendant plusieurs nuits. Je me suis dit que nous pourrions peut-être envisager, quand le moment sera venu,… autre chose pour nos deux familles. »

Tony frissonne légèrement quand il sent la bouche chaude de Steve suivre la ligne de sa mâchoire avant de remonter jusqu'à sa bouche pour l'embrasser chaudement et il resserre ses bras sur son cou avec plaisir tout en collant plus fermement leurs torses.

Le contact de leurs peaux nues et chaudes leur arrache un soupir de plaisir tandis que leurs bassins recommencent à onduler inconsciemment l'un contre l'autre.

– « Thor et moi n'avons pas été en meilleur état pour être tout à fait franc », lui répond Steve après quelques secondes d'étreinte. « Nous adorons notre appartement sur Magee Avenue mais à notre retour, il nous a semblé un peu moins accueillant et chaleureux. Thor a été dans mes jambes pendant plusieurs soirs après cela, à demander constamment des caresses et des baisers. Il avait vraiment le cœur gros. »

– « Loki aussi. Il a demandé à dormir avec moi plusieurs fois parce que la maison lui semblait trop silencieuse et trop vide », admet le brun tout en appuyant les mouvements fluides de leurs bassins. « Nous ne sortons ensemble que depuis un an mais les moments que nous avons passé tous ensemble étaient tellement naturels… C'est pour cela que je te donne cette clé maintenant. Pour que nous puissions prendre le temps d'y réfléchir ensemble parce que je sais que cela changerait beaucoup de choses dans notre vie à tous les quatre mais je t'aime et – »

– « Et cela me semble être une très bonne raison », achève Steve d'un ton incroyablement tendre tout en parsemant sa mâchoire de baisers avant d'enfouir son visage dans son cou. « … C'est presque un peu embarrassant parfois de voir tout ce que je suis prêt à faire pour te faire plaisir ou t'embrasser alors que je ne suis plus un adolescent. Thor pourrait te raconter des choses qui – … Peu importe ce qu'il pourrait te raconter, c'est juste un peu gênant. »

La voix de son compagnon est adorablement gênée et Tony pouffe joyeusement.

– « Heureusement pour nous deux, tu n'es plus un adolescent », lui chuchote-t-il chaudement bouche contre bouche tout en refermant soigneusement la boîte avant de la déposer un peu à tâtons derrière lui.

Steve hausse un sourcil narquois et vient reposer ses mains sur ses fesses, ses doigts passant habilement la lisière de son boxer pour se poser sur sa peau nue, juste en bas de ses reins.

Les yeux papillonnant à nouveau de plaisir, Tony pose des paupières lourdes sur le torse nu de son compagnon, courant le long de sa peau dorée jusqu'à ses abdominaux. Sous ses muscles saillants et superbes, le brun voit une fine ligne de poils blonds qui se dorent légèrement sous la lumière de la lampe d'appoint et dont le chemin mutin assèche sa gorge.

Sous le tissu de son boxer tendu, il a l'impression de voir se dessiner les boucles soyeuses et, tout en ondulant sur les cuisses de son compagnon, le brun revient le caresser habilement, les reins cassés pour mieux sentir les mains de Steve sur lui.

Son plaisir et son désir reviennent envahir son esprit et son corps, son souffle se bloquant dans sa poitrine tandis que les doigts du blond se font plus mutins et viennent se perdre un peu plus bas dans son dos.

Le brun dodeline de la tête tandis qu'il agrippe presque furieusement le dossier du fauteuil d'une de ses mains afin de se soutenir, les muscles de ses cuisses commençant à le tirailler légèrement.

C'est vraiment bon mais il a encore trop de tissus entre eux.

Le pantalon de Steve frotte presque douloureusement contre l'intérieur sensible de ses cuisses là où il ne rêve que de sentir les mains et la bouche de son compagnon et sa chemise, bien que largement ouverte, lui cache les muscles si beaux de ses bras qui se contractent dans le plaisir.

Et il y a son propre boxer, son sous-vêtement qu'il porte serré par coquetterie mais qui semble entraver les caresses de Steve sur sa chair sensible.

Pris soudain d'une audace brûlante, Tony se redresse et retire vivement son vêtement dans un geste un peu agacé. Tandis qu'il le fait glisser sur la moquette et se dévoile dans sa glorieuse nudité, il entend Steve s'étrangler durement devant lui.

– « Oh merde, Tony… », gémit-il sourdement.

Le brun a à peine le temps de le regarder qu'il sent le blond crocheter presque douloureusement ses doigts sur sa hanche pour l'attirer rudement à lui. Il rougit violemment en voyant son compagnon embrasser son ventre et son bas-ventre avec fureur avant de plonger son nez dans les boucles sombres de son pubis.

Tony veut danser d'un pied sur l'autre, un peu chatouillé quand il sent sa virilité sensible et tendue effleurer la joue de Steve mais son compagnon le maintient sur place d'une poigne de fer avant que sa main ne glisse de sa taille jusqu'à un de ses globes fessiers pour l'empoigner.

Le brun ne sait pas quoi faire de ses mains un peu tremblantes d'excitation et il les dépose avec une douceur surprenante sur la nuque de son compagnon tandis que ce dernier le tire plus fort encore à lui, enfonçant presque douloureusement son nez dans son bas-ventre.

Le brun sent ses jambes trembler quand Steve délaisse sa fesse gauche pour glisser ensuite sa main jusqu'à son périnée, le faisant gémir bruyamment.

Jamais ils ne se sont aimés de la sorte, faisant l'amour de leurs mains et de leurs bouches sans pudeur ni retenue et il exhale un soupir languide et brûlant quand il sent enfin les doigts de son compagnon refermer ses doigts sur son érection.

– « Oh oui Steve… », murmure-t-il tout en se recroquevillant légèrement sur le corps solide de son compagnon. « Touche-moi juste là… »

– « Est-ce que c'est bon ? », lui demande le blond et Tony opine vigoureusement de la tête quand il sent son souffle chaud effleurer la base de son sexe. « Bien mais ce n'est pas – Ce n'est pas assez. Je veux – Je veux te faire tellement de choses que je ne sais pas par quoi commencer mon amour. »

Le brun ferme fortement les yeux aux paroles de son compagnon dans lesquelles il sent une frustration et un léger désarroi identiques aux siens.

Ils veulent s'aimer mais l'envie est tellement fort, tellement puissant que cela rend leurs mains fébriles et un peu tremblantes.

Tony commence à onduler lentement dans le poing serré de Steve, les joues rouges tandis qu'il sent le regard du blond le contempler avec admiration et désir.

– « Tu m'as dit que tu y avais énormément réfléchis… », lui chuchote-t-il d'un ton encourageant.

Chatouillé par la main de Steve qui caresse l'intérieur de sa cuisse, le brun pose audacieusement un pied sur l'assise du fauteuil afin de lui donner plus facilement accès à cette zone érogène de son corps. Son compagnon l'a soigneusement cartographié au gré de leurs étreintes passées et il s'offre sans pudeur à ses mains et à ses lèvres, faisant gronder ce dernier.

– « Merde Tony, si tu pouvais te voir », grogne le blond contre son bas-ventre.

Le jeune homme dodeline légèrement de la tête de plaisir tout en ondulant du bassin contre Steve. Quand ses doigts se referment soudain vivement sur son poignet gauche orné de sa nouvelle montre, Tony se cambre si violemment sous l'effet du plaisir qu'il pense sincèrement avoir joui.

– « Je – Je – », ânonne-t-il, vaguement hébété par son propre sentiment de volupté. « Je t'en prie, fais quelque chose… Je veux te sentir si fort Steve. »

Son compagnon le couve d'un regard brûlant et Tony sent ses jambes flancher légèrement.

Les mains fébriles, il s'empresse de rejeter avec impatience la veste et la chemise du blond sur ses épaules, ce dernier dégageant ses bras des manches avec empressement.

Steve est torse-nu devant lui, magnifique et si excité, si dur pour lui alors qu'il lui fait l'amour de ses prunelles couleur d'orage.

La gorge sèche, le brun fait mine de se baisser lentement sur ses genoux, la gorge un peu sèche tandis qu'il contemple les contours puissants de la virilité cachée de son compagnon. Il a à peine le temps d'esquisser un mouvement que, à sa grande surprise, celui-ci se redresse et, le soulevant à bras le corps, le renverse sur le fauteuil d'un puissant coup de reins.

Un rire surpris et joyeux aux lèvres, Tony se redresse un peu maladroitement contre le dossier.

Stupéfait, il ne peut que voir Steve se jette presque à genoux devant lui, ses yeux luisant d'un éclat fauve et dangereux. Le blond l'attrape par les hanches pour le tirer au bord de l'assise avant de lui relever les jambes et de poser ses talons sur les accoudoirs.

– « Qu'est-ce que tu fais ? », lui demande le brun d'une voix tremblante, les joues si chaudes qu'il a l'impression de sentir le haut de son torse le brûler.

– « Je t'aime bien sûr », lui répond Steve d'un ton de parfaite évidence avant de poser une main sur son ventre contracté.

En voyant son compagnon se baisser vers sa virilité, Tony rougit un peu plus fort encore et tend une main vers lui pour effleurer son visage.

– « Tu n'as jamais fait ça avant », lui souffle-t-il d'un ton incrédule. « Tu – Tu le veux vraiment ? »

– « Est-ce que tu m'as déjà vu faire quelque chose que je ne voulais pas faire ? », lui répond le blond tout en haussant un sourcil moqueur. « … À moins que tu ne le veuilles pas ? »

Tony hoquette légèrement quand il voit son compagnon enlacer ses doigts à ceux de sa main gauche, juste à côté de sa montre, tandis qu'il frotte sa joue d'un air câlin contre les poils sombres de son pubis.

Si adorable.

Si violemment érotique.

Le brun hoche lentement la tête en signe d'accord, le cœur trop gonflé pour pouvoir parler et un peu honteux du désir qui lui brûle les reins à l'idée de voir les lèvres de son compagnon l'honorer de cette manière.

La main de Steve caresse tendrement l'intérieur de sa cuisse droite, allant et venant le long de ses muscles jusqu'au creux de son genou. Ses yeux plongés dans les siens, le blond fait ensuite dériver ses doigts sur son bas-ventre, allant flatter un instant ses abdominaux avant de descendre plus bas encore.

Quand Tony le sent continuer son chemin d'une manière assurée jusqu'à enfin effleurer son intimité, il gémit bruyamment et resserre spasmodiquement ses cuisses autour de la tête de Steve qui pouffe doucement et s'empresse d'enduire ses doigts de salive.

Le regard flou, le brun ne discerne que l'éclat doré des cheveux de son compagnon qui s'abaisse lentement jusqu'à effleurer son gland de ses lèvres tandis que sa main commence à le masser intimement.

Tony sent son bassin onduler légèrement sous l'effet des doigts qu'il sent bientôt en lui et il se mord les joues tandis qu'il crispe ses doigts toujours enlacés à ceux de Steve sur son ventre, son pouce caressant tendrement son poignet.

Tout son corps s'abandonne à un voluptueux bien-être tandis que le blond gratte habilement sa prostate, le rendant mou et tremblant.

Il oublie ses cuisses écartées sans pudeur, ses muscles un peu douloureux, la sueur qui perle sur sa peau et la couvre d'un fin voile nacré.

Le jeune homme ne sent que son sexe turgescent, les doigts de son compagnon si intimement plongés en lui et son souffle brûlant sur son bas-ventre.

Steve fait chanter son corps comme un instrument de musique dont il connaît la moindre corde, le moindre son et la moindre modulation pour en tirer la plus belle et bruyante des mélodies.

Tony crispe vivement ses doigts sur les accoudoirs tandis qu'il dodeline de la tête contre le dossier du fauteuil.

Sa nuque forme un angle un peu aigu qui tire sur les muscles de son cou mais le brun sent pourtant son corps agiter sans cesse de frissons délicieux qui couvre sa peau d'une fine sueur et qui font presque trembler ses cuisses.

Les yeux fermés, le jeune homme se concentre sur Steve et il pousse un profond soupir, si plein de désir et de volupté qu'il entend son compagnon rire doucement contre son bas-ventre. Les vibrations de sa gorge sur son sexe sensible le font gémir bruyamment et Tony bascule un peu plus son bassin dans l'assise du fauteuil pour s'offrir plus entièrement aux caresses de son compagnon.

Ses orteils se crispent spasmodiquement de plaisir tandis que sa poitrine se soulève vivement sous l'effet de sa respiration haletante et chaude.

Le brun sent Steve continuer avec lui faire l'amour de sa bouche avec tendresse, attentif au moindre frisson de sa peau nue, à la moindre convulsion de ses muscles et de son corps pour ajuster ses caresses.

Le cœur gonflé d'émotion, le jeune homme resserre ses doigts sur ceux de son compagnon, comme une anticipation de l'union à venir de leurs corps, et il rouvre lourdement les paupières, le sang pulsant à ses tempes en sentant la respiration lourde et profonde de Steve se perdre dans les poils sombres de son pubis.

Tony exhale un petit hoquet haché tandis qu'une puissante vague de désir vient embraser son corps et le fait imperceptiblement onduler du bassin pour venir à la rencontre de la bouche de Steve.

Sa bouche aux lèvres pleines et délicatement ourlées qui sourient si joliment, qui savent lui donner des baisers délicieux, faire réciter ses leçons à Loki ou raconter une histoire à Thor pelotonné contre son torse.

Sa bouche qui, à cet instant, est refermée sur son érection pour lui donner du plaisir et le faire renouer avec des sensations qu'il n'avait pas réellement connus depuis la fin de l'université et de ses joyeusetés estudiantines.

Les lèvres du jeune homme sont douces comme du velours sur sa peau sensible, sa bouche brûlante et délicieusement humide, sa langue incroyablement agile et Tony ferme fortement les yeux pour contenir les larmes de jouissance qu'il sent perler à ses cils.

Son esprit embrumé est envahi par l'éclat doré des mèches de son compagnon qu'il devine bouger au rythme des mouvements de sa tête, par ses lèvres humides resserrées sur lui et ses joues adorablement rosies.

Il sourit tendrement en voyant que le jeune homme ferme les yeux sous l'effet de la concentration ou de son propre plaisir. Tony lui en est humblement reconnaissait car il sait que s'il devait croiser le regard céruléen de Steve à cet instant il jouirait probablement immédiatement dans sa bouche dans un sanglot incontrôlé. La seule vision de Steve agenouillé ainsi devant lui en train de l'honorer d'une manière aussi intime serait suffisante à le faire s'assouvir.

Tony lève un bras lourd et maladroit pour agripper le haut du dossier d'une main afin de se retenir à quelque chose de tangible tandis que son compagnon l'entraîne toujours plus sûrement vers une jouissance qui tord son ventre.

Il enfonce ses ongles dans le tissu doux et luxueux, se souciant peu à cet instant de la sueur qu'il sent perler le long de son dos et qui pourrait le tacher, et dodeline de la tête en entendant Steve émettre un petit grondement de plaisir qu'il a l'impression de sentir se répercuter dans la moindre de ses terminaisons nerveuses.

– « Je t'aime… Merde Steve, je t'aime… », balbutie-t-il tout en se cambrant brusquement sur le fauteuil.

Le brun sent ses reins se casser en un angle un peu douloureux avant de trembler violemment quand son compagnon retire prudemment ses doigts de son intimité pour venir caresser son ventre et son flanc droit dans une caresse apaisante et douce.

Tony a l'impression que son cœur va jaillir de sa poitrine, définitivement trop étroite pour tout ce qu'il ressent à cet instant.

– « Doucement mon amour, doucement », chuchote tendrement Steve tout en venant embrasser son aine d'un baiser humide. « Seigneur, tu es tellement beau… »

Le brun opine doucement, les joues rosies par la gêne au compliment incroyablement tendre de son compagnon et un peu honteux de son emportement presque adolescent.

Tandis qu'il s'oblige à respirer profondément, il frémit en sentant son compagnon redescendre lentement vers son érection avant de la parsemer de petits baisers puis de la reprendre avec précaution dans sa bouche.

Tony bande les muscles de son bras pour s'accrocher plus férocement que jamais au dossier du fauteuil.

Les longs doigts de son compagnon continuent à le préparer avec tendresse au rythme de ses lèvres sur son sexe et le brun se mord les joues pour tenter de contrôler les élans de son corps qui frémit et ondule, comme avide d'aller à la rencontre des attentions de Steve et de se fondre en lui.

Rouvrant ses paupières qu'il juge incroyablement lourdes, il sourit tendrement en voyant Steve frotter lentement ses cuisses l'une contre l'autre pour tenter de soulager la pression de son propre sexe tendu dans son pantalon de costume.

– « Arr – Arrêtes de te torturer », marmonne difficilement Tony tout en désignant son érection d'un petit signe de la tête. « Je peux t'aider pour ça… Je veux te toucher. Putain, je veux te toucher Steve. »

Son compagnon pouffe doucement avant de faire jouer une dernière fois ses doigts en lui si habilement que le brun exhale un gémissement teinté d'un miaulement de plaisir qui le fait rougir de gêne.

Les membres mous et le sexe douloureusement tendu et luisant de salive, il se laisse glisser mollement sur la moquette, les pensées embrouillées.

Tony tend une main vers l'entrejambe de Steve pour le caresser à son tour et, dans un grondement rauque et dangereux, le blond se penche vers lui pour lui donner un baiser brûlant et fiévreux, vibrant d'amour et de reconnaissance.

Dressé sur ses genoux, le jeune homme lui fait face, ses mains appuyées sur l'assise du fauteuil derrière lui et les muscles de ses avant-bras tendus, roulant sous la peau fine et luisante de sueur.

Tournant lentement la tête sur le côté, Tony vient mordiller son biceps, heureux de sentir le muscle se contracter sous sa bouche tandis que, de ses mains habiles et avides, le brun dégage son sexe de son sous-vêtement et écarte plus largement les pans de son pantalon de costume.

– « Tu as l'air tellement débauché », souffle-t-il avec tendresse tout en le regardant sous ses longs cils sombres. « À moitié habillé devant moi. »

– « Tu crois donner une image plus respectable peut-être ? », lui réplique son compagnon du tac-au-tac d'une voix lourde. « Tu es assis nu et en érection sur la moquette d'une chambre d'hôtel. »

– « Pas tout à fait nu… », le taquine malicieusement Tony tout en agitant légèrement son poignet.

Les maillons du bracelet de la chaîne de sa montre cliquettent légèrement dans le silence moite de leur chambre qu'un grondement rauque de Steve brise soudain.

– « Ouais, pas tout à fait… », répète-t-il tout en prenant sa main dans la sienne pour baiser rudement ses jointures rougies.

Tony accueille avec plaisir le poids du corps musclé de son compagnon contre le sien tandis qu'il le presse contre le fauteuil, son bassin ondulant langoureusement au gré des caresses habiles du brun sur son frein. Le jeune homme s'abreuve avec délice de son souffle brûlant sur son visage et de ses soupirs tandis qu'il laisse Steve se frotter dans son poing pour attiser lentement le feu de ses reins.

– « Je suis allé faire un test avant notre week-end et il est négatif. Je sais que le tien l'est aussi puisque tu as fait un bilan de santé il y a peu de temps », lui murmure doucement le blond tandis qu'il va et vient entre ses doigts. « Nous pouvons faire l'amour sans préservatif. »

Le brun ralentit imperceptiblement ses caresses pour regarder Steve d'un air interdit.

– « Tu es allé te faire tester exprès pour notre séjour ? », lui demande-t-il.

– « … J'ai eu l'impression que la jeune femme du centre de dépistage a parfaitement compris la raison pour laquelle j'étais là et qu'elle lisait en moi comme dans un livre ouvert », avoue le blond d'une voix un peu gênée. « J'ai tout de même pris des préservatifs dans ma valise et du lubrifiant. »

– « Moi aussi », pouffe joyeusement le brun. « Sans protection me convient, je veux vraiment te sentir en moi. »

– « O – Ok. »

Tony s'appuie d'un bras sur l'assise du fauteuil et tend légèrement le cou pour suivre son compagnon du regard tandis que ce dernier se relève vivement pour gagner leur dressing.

Tout en se caressant paresseusement, il écoute distraitement le bruit discret de Steve en train de chercher dans son bagage et le jeune homme appuie son front contre le fauteuil, agréablement bercé.

Le brun rouvre lentement les paupières en sentant un corps chaud se presser tendrement contre le sien, à présent entièrement et parfaitement nu et Tony soupire de plaisir tandis qu'il sent son désir palpiter contre le bas de son dos.

Il frissonne voluptueusement en sentant son compagnon caresser amoureusement sa peau jusqu'à venir flatter sa chute de ses et le galbe de ses fesses.

– « Comment veux-tu – ? », lui souffle chaudement Steve à l'oreille. « Nous pouvons aller au lit. »

– « Plus tard le lit », marmonne Tony tout en tendant la bouche vers lui pour lui offrir un baiser.

Son compagnon pouffe tendrement et quand il le sent effleurer l'intérieur de ses cuisses nues en une invitation muette, le brun se redresse lentement. Steve mordille tendrement sa nuque et Tony hésite un instant avant de s'appuyer sur ses genoux et de caler ses coudes sur l'assise du fauteuil, lui offrant son dos et ses reins nus.

– « Merde Tony… », gémit ce dernier tout en parsemant la longue étendue de peau de baisers enfiévrés.

Le jeune homme frémit en sentant son compagnon se mettre doucement derrière lui avant de le couvrir prudemment de son corps.

Tony ondule inconsciemment du bassin quand il sent l'érection de Steve venir effleurer la peau de ses fesses et, tendant une main aveugle dans son dos, il vient effleurer ses abdominaux avant de crocheter ses doigts à sa taille.

– « Viens maintenant… », l'appelle-t-il doucement tout en l'attirant à lui.

Le brun sourit tendrement en voyant son compagnon opiner sagement, les sourcils froncés sous la concentration tandis qu'il ouvre d'une main tremblante une petite bouteille de lubrifiant.

Tout son corps tendu, il exhale un soupir tremblant en sentant enfin Steve entrer en lui avec précaution, le souffle court jusqu'à ce que ses cuisses viennent parfaitement s'emboîter dans les siennes.

Le front appuyé sur ses bras repliés, Tony inspire lentement, un sourire de profond contentement aux lèvres tandis qu'il sent Steve embrasser dévotement sa nuque et ses épaules.

Sur l'assise du fauteuil, son compagnon enlace ses doigts aux siens, la montre emprisonnée entre eux, et le brun se redresse légèrement avant de lui tendre les lèvres avec bonheur.

– « Je t'aime… », souffle le blond contre sa bouche.

– « Pas autant que moi Steve », lui répond Tony tout en resserrant leurs doigts enlacés. « Joyeuse Saint-Valentin mon amour. »

Le jeune homme rougit légèrement à ses propres paroles avant de hoqueter quand son compagnon commence à les bercer dans un rythme profond et voluptueux.

Le plaisir enfle dans leurs estomacs comme une vague grondante passant la digue qui tentait de la retenir.

Elle cède et c'est tellement bon que Tony sent déjà des larmes de jouissance perler à ses yeux.

Elle se rend à leur prudence oubliée, leur plaisir entier, leur désir assumé et surtout à l'étreinte enfin passionnée de leurs corps enlacés.

Le brun dodeline légèrement de la tête, frottant son front contre le tissu doux du fauteuil et il se cambre en sentant son compagnon glisser une main devant lui pour le caresser langoureusement au rythme de ses coups de reins.

Tony tourne légèrement la tête sur sa droite avant de se mordre presque douloureusement les joues.

Dans le reflet de la baie vitrée de leur chambre, il discerne leurs reflets enlacés et les mouvements de balancier de son corps entraîné par les ondulations de Steve en lui.

Son corps trop sensible, trop avide, semble agiter d'une vibration sensuelle continue et il enserre doucement le poignet de son compagnon d'une main tremblante.

Son orgasme monte avec la fureur d'un cheval au galop et, l'esprit brouillé par le plaisir, Tony songe qu'il sera plus endurant une autre fois. Le sexe de Steve frotte délicieusement sa prostate tandis qu'il le comble parfaitement et le brun sent un sourire béat venir ourler ses lèvres tandis que sa vue se brouille légèrement de larmes de plaisir.

– « Steve, je vais – je vais jouir », murmure-t-il tout en continuant à observer leurs reflets, irrémédiablement échauffé par la vision érotique.

– « Moi aussi », halète le blond contre ses vertèbres. « Putain moi aussi. »

Un sourire aux lèvres, Tony sent son compagnon couvrir son dos de baisers maladroits et désordonnés et, le cœur gonflé d'amour, il s'abandonne enfin à la jouissance tant désirée.

Cette dernière le frappe de plein fouet, emportant son corps dans une houle voluptueuse qui envahit son esprit de blanc.

Il sent Steve se raidir à son tour contre lui après quelques coups de reins frénétiques avant que son compagnon ne les berce encore de quelques ondulations langoureuses et délicieuses, tout son corps devenu extraordinairement sensible.

Tony perçoit contre ses cuisses les mouvements spasmodiques de ses jambes puissantes et il sourit doucement de béatitude.

Après avoir enfoui son nez dans sa nuque et ses cheveux, son compagnon vient le couvrir doucement de son buste avant d'enlacer tendrement ses épaules.

Tandis qu'il le tire lentement en arrière, le brun sent Steve se retirer de son corps et il éprouve soudain une telle sensation de froid et de vide que son cœur se serre doucement.

La gorge un peu serrée, Tony sent le blond l'attirer à lui pour le tenir contre son torse avant de les faire asseoir sur la moquette du salon, le jeune homme à demi-assis sur lui.

– « Est-ce que ça va ? », lui demande-t-il tout en venant butiner son cou.

Tony pouffe doucement avant de se retourner et d'enlacer ses bras autour de son cou pour lui offrir un baiser languide et doux, un peu paresseux mais indéniablement emplis de contentement.

Steve est chaud et doux contre lui, il l'enveloppe de ses bras et le jeune homme a un peu moins froid.

Il sourit contre la bouche de son compagnon en le sentant effleurer ses genoux légèrement rougis avec délicatesse.

– « Mieux que bien », lui répond-il doucement lèvres contre lèvres. « Et toi ? »

– « Je pense avoir brièvement atteint le nirvana », le taquine Steve tout en mordillant sa jugulaire. « Faire l'amour avec toi est toujours délicieux mais ce soir c'était… particulier. »

Le brun se love légèrement contre lui de plaisir avant qu'un frisson un peu frileux ne fasse frémir sa peau et, prenant la main attentionnée que lui tend son compagnon, Tony se relève pour le suivre dans la vaste salle de bain.

Le jeune homme jette un petit regard au salon, envahi par leurs vêtements en désordre qui proclament la plus délicieuse des redditions, et se laisse entraîner par Steve jusqu'à la baignoire.

Plongés dans un silence doux, les deux hommes montent ensemble dans la baignoire avant que Steve n'allume l'eau chaude pour les rincer. Tony ronronne presque de bien-être tandis que son compagnon le savonne tendrement avant d'exhaler un petit soupir languide quand ce dernier vient effleurer son sexe flaccide encore sensible.

– « Je n'arrive pas à croire que nous allons devoir attendre un an avant de pouvoir recommencer à nous donner autant de plaisir », murmure le brun tout en se cambrant légèrement contre son compagnon. « Tu as une voix tellement sexy quand tu jouis Steve… »

Les yeux fermés, il entend le jeune homme pouffer tendrement contre lui avant de s'abandonner à ses caresses de plus en plus précises et languides.

– « Tu as une faible opinion de toi-même », souffle Steve contre ses lèvres. « Nous devons libérer la chambre au plus tard à midi demain matin et si tu n'as rien contre, j'aimerai beaucoup sentir tes mains sur moi. Si tu le veux bien… »

Tony rouvre brusquement les yeux en sentant son compagnon prendre ses mains pour les poser doucement sur ses fesses au galbe musclé et parfait.

D'une petite caresse sur ses jointures, le brun sent que Steve l'invite à les investir plus franchement, à en prendre possession et il obtempère tout en lui offrant un baiser paresseux et langoureux.

Il sourit tendrement quand son compagnon gémit doucement de contentement contre lui tandis qu'il enlace son cou de ses bras et Tony vient caresser ses fesses avec envie tout en l'amenant vers lui d'une légère pression.

Accompagnant le bassin du blond de ses paumes soigneusement posées à plat sur ses muscles fermes, Tony le sent onduler imperceptiblement contre lui et il vient mordiller ses lèvres roses et pleines avant d'aller frôler son intimité du bout d'un doigt.

– « Depuis combien de temps est-ce que nous n'avons pas fait ça ? », demande-t-il dans un murmure languide contre la bouche de Steve.

– « Je ne sais pas… Trop longtemps à mon goût », grogne le blond avant de venir frotter son visage dans son cou dans un geste adorablement câlin.

Le brun opine lentement et enfouit à son tour son nez contre la gorge de Steve, heureux de sentir sa peau chaude et moite vibrer sous l'effet de sa respiration lente.

Debout dans la baignoire, les deux hommes restent étroitement enlacés sous l'eau chaude, appréciant leurs torses qui se soulèvent dans le même rythme tranquille.

Dans un geste paresseux et doux, Tony continue à caresser d'une manière mutine son compagnon qui frissonne agréablement contre lui malgré l'eau chaude et, un sourire tendre aux lèvres tandis qu'il butine son cou, il se souvient de la première fois qu'il a étreint Steve.

Allongés sur le lit de la chambre du blond, ils l'avaient fait en missionnaire, étouffant leurs rires entre leurs lèvres serrées en se souvenant que le jeune homme l'avait lui-même aimé ainsi pendant leur première nuit.

Dans cette position terriblement commune mais incroyablement conjugale.

Parfaite pour pouvoir lire les expressions qui animaient les beaux traits de son compagnon tandis qu'il s'abandonnait entre ses bras et gémissait délicieusement contre lui.

Tony frotte tendrement le bout de son nez contre la gorge de Steve tandis que leur désir renaît lentement et palpite doucement entre eux.

Le brun sent avec une acuité particulière le picotement de ses genoux, rougis par leur frottement sur la luxueuse moquette de leur chambre, ses reins et son intimité sensibles.

L'eau chaude coule le long de son corps, emportant avec elle les discrètes traces nacrées de son orgasme pourtant si puissant et dans un petit soupir, le jeune homme se love plus étroitement encore contre Steve qui les berce langoureusement du mouvement de ses hanches, suivant celui du doigt que Tony a doucement glissé à l'intérieur de lui.

Son propre corps est encore alangui par sa jouissance pourtant il serait prêt à se laisser tomber à genoux devant son compagnon dans cette grande baignoire blanche pour le faire jouir à nouveau, fort et vite dans sa bouche.

– « Encore Tony… », soupire doucement le blond dans son cou tout en suçant la peau sensible derrière son oreille.

Le brun déglutit légèrement avant d'acquiescer sagement dans son cou.

– « Seigneur oui… »

o0O0o

Penché sur son côté du lit et une main posée sur la couverture, Tony lisse encore et encore le drap de sa paume avant de le tirer et de le coincer sous le matelas.

Satisfait, il arrange ensuite la couverture puis les oreillers avec un soin identique, les tapant du plat de la main pour les regonfler tout en tirant sur les angles des taies d'oreiller pour les disposer parfaitement contre la tête de lit.

Devant lui, le jeune homme entend Steve pouffer légèrement d'amusement tandis qu'il vide le dressing de leurs valises après en avoir fermé la fermeture éclair. Les housses de leurs costumes sont déjà soigneusement étendues sur le canapé du petit salon, juste à côté de leurs écharpes et de leurs manteaux qui, étendus sur l'assise, semblent évoquer le souvenir de deux corps enlacés.

Tony se mordille légèrement les joues en en observant les manches emmêlées avant de détourner le regard, les joues un peu chaudes.

Un froissement de plastique attire brièvement son attention et, relevant brièvement les yeux, il voit Steve s'emparer d'une main des sacs contenant les cakes aux raisins et les deux bouteilles de vin tout en tenant de l'autre la poignée de sa propre valise.

Le jeune homme sent le regard de son compagnon caresser une nouvelle fois son visage et son corps, comme il le surprend à intervalle régulier depuis qu'il s'attache à refaire leur lit avec une précision militaire.

Tony fronce légèrement les sourcils et baisse soigneusement la tête sur son travail, les yeux légèrement plissés de concentration en direction du linge de lit qu'il s'acharne à arranger avec un soin tout particulier, sans un pli et parfaitement blanc.

Sans une seule trace de l'étreinte passionnée qui les a tenus éveillés dans la nuit alors que Tony faisait à son tour l'amour à Steve, le cœur gonflé d'émotion et d'amour en voyant son compagnon s'abandonner entre ses bras, vibrant de plaisir et de volupté.

Le brun recommence à tirer machinalement sur le couvre-lit pour en arranger le tomber sur les angles du matelas de la manière la plus élégante possible et autant que ses souvenirs lui permettent de se rappeler de la manière dont le lit était fait à leur entrée dans la chambre.

Tony se redresse légèrement pour contempler l'efficacité de sa soigneuse besogne avant d'opiner imperceptiblement la tête de contentement.

Les bras croisés sur la poitrine, il se persuade qu'il n'y a aucune chance pour que les femmes de chambre qui passeront après leur départ ne puissent comprendre ce qui est arrivé pendant la nuit dans ce grand lit blanc qu'ils ont honoré une nouvelle fois au matin.

Dans l'ordre parfait des draps et des oreillers, il n'y a plus aucune preuve de la manière paresseuse et langoureuse dont ils se sont encore donnés l'un à l'autre au réveil, baignés par la lumière un peu grise et voilée du jour qui entrait dans la pièce.

Ils ont fait l'amour en plein jour sans se dissimuler, comme offerts au monde dans l'intimité de leur grande chambre luxueuse aux rideaux grands ouverts.

Tony crispe légèrement ses doigts sur ces biceps tandis qu'il sent un pâle rayon de soleil chauffer délicatement sa nuque.

Celui-ci était encore voilé à leur réveil, il n'éclairait leurs corps que d'une lumière blanche et un peu nacrée mais celle-ci restait suffisante pour souligner délicatement le relief des muscles de Steve tandis que ce dernier le tenait fermement sur ses genoux et qu'ils ondulaient l'un contre l'autre.

Le brun danse légèrement d'un pied sur l'autre, sa peau chauffant doucement.

Une bouche qui caresse sa nuque et ses épaules avant de courir le long de sa colonne vertébrale jusqu'à aller flatter ses reins.

Des doigts qui cajolent ses flancs puis le galbe de ses fesses après avoir repoussé un drap jugé trop encombrant.

Tony exhale un soupir languide et, s'installant plus confortablement sur le ventre, il laisse le sommeil le quitter lentement tandis qu'il remonte un peu une de ses jambes pour se dévoiler plus intimement à la main tendre qui cherche à lui faire plaisir.

« Tu apprends vite… », soupire-t-il d'une voix encore lourde de sommeil.

Seul un rire malicieux et chaud lui répond, venant effleurer son cou en même temps que des lèvres tendres viennent brosser sa peau sensible.

« C'était très agréable et je voulais essayer avant que tu ne te réveilles. »

« … C'est réussi. Continue Steve… »

Le brun cambre légèrement les reins, cherchant le contact des doigts habiles de son compagnon qui caressent déjà ses fesses.

Ces derniers s'insinuent un peu plus loin, lui faisant manquer une respiration tandis qu'il creuse un peu plus sa taille, sa peau agitée d'un frisson langoureux qui fait doucement vibrer ses muscles encore engourdis.

Le matelas bouge imperceptiblement et Tony sent Steve se rapprocher un peu plus de lui, une chair déjà chaude et dure se pressant contre le bas de son dos.

Le brun miaule de contentement et commence à onduler tandis que son compagnon serre sa taille d'une main et, levant un bras, le jeune homme vient enlacer leurs doigts sur sa peau qui commence à se couvrir d'une fine sueur.

« Viens. Oh mon dieu, viens Steve… »

Il sourit tendrement en sentant le blond venir embrasser fiévreusement son épaule et Tony s'offre volontiers au corps musclé et chaud plus que prêt à l'aimer.

– « Je suis presque un peu vexé de la manière dont tu regardes ce lit Tony… Est-ce que tu penses à quelque chose dont tu aimerais me faire part ? »

Le jeune homme sursaute violemment en entendant soudain la voix grave de Steve à son oreille et le brun tourne rapidement la tête, tombant dans son regard bleu et malicieux tandis que ce dernier s'est glissé sans un bruit à ses côtés.

Tony roule légèrement des yeux avant de s'appuyer contre son torse, soupirant de contentement en sentant le blond enrouler tendrement un bras autour de sa taille.

– « Rien de très important », élude-t-il tout en fermant les yeux alors que Steve frotte son nez dans son cou.

– « … Ce qu'il s'est passé dans ce lit n'a pas rien de très important », lui rétorque son compagnon d'un ton légèrement vexé. « C'était… paradisiaque et très audacieux. »

Tony rougit légèrement tout en enfonçant sa tête entre ses épaules.

Lui aussi y a pensé tandis qu'ils ondulaient l'un contre l'autre au matin, ses cuisses resserrées autour du torse puissant et luisant de Steve qui lui dévorait la bouche de baisers presque indécents.

Les deux hommes ne sont pas près de pouvoir s'offrir à nouveau une telle étreinte matinale et paresseuse, le corps encore endormi et les muscles engourdis, aussi abandonnés l'un à l'autre qu'à un plaisir délicieusement spontané et affamé.

– « … C'était audacieux », reconnaît Tony avant de rire doucement. « J'ai l'impression d'avoir fait quelque chose d'incroyablement indécent alors que personne ne pouvait raisonnablement nous voir puisque nous sommes au deuxième étage, que notre lit est loin de la fenêtre et qu'il n'y a aucun vis-à-vis… »

– « Tu t'attaches trop aux détails », lui répond Steve dans un ricanement. « Je préfère me contenter de me souvenir que j'ai pu te voir onduler sur moi et te donner au plaisir en plein jour, les rideaux grands ouverts et hors des draps. Sans rien me cacher… »

Le brun se tortille légèrement contre son compagnon tandis qu'il sent ce dernier venir mordiller taquinement la peau fine sous son oreille et le jeune homme tourne légèrement la tête afin de lui jeter un regard faussement noir.

– « Arrête Steve », proteste-t-il mollement tout en enlaçant inconsciemment leurs doigts sur son ventre pour l'attirer plus près.

– « J'ai vu des choses sur ton corps que je n'avais jamais remarqué jusqu'à présent », poursuit toutefois le blond contre sa gorge tout en commençant à les bercer l'un contre l'autre de son bras qui les tient. « Comme les petits grains de beauté qui sont sur ton aine et qui disparaissent sous ton pubis. J'en ai compté cinq, comme une petite constellation… »

Tony frissonne doucement tandis qu'il sent les doigts de Steve venir caresser la peau de son ventre en se glissant gentiment sous son pull.

Il ferme les yeux et se laisse envahir par l'agréable picotement qui vient noyer sa poitrine aux gestes tendres de son compagnon tandis que ce dernier vient nicher son visage dans son cou.

– « … Est-ce que tu as vu d'autres choses ? », chuchote doucement le brun.

– « Des dizaines Tony et je pourrais te les murmurer à l'oreille pendant toute une journée en étant allongé nu contre toi dans un lit », lui répond tendrement Steve. « Je pourrais te les montrer du bout de mes doigts ou de mes lèvres mais vu la manière dont tu t'acharnes à refaire notre lit pour que personne ne puisse soupçonner ce que nous y avons fait, je doute que tu apprécies que le personnel de l'hôtel puisse nous surprendre… »

Le brun rouvre brusquement les yeux et s'arrache des bras de son compagnon avant de tirer à nouveau sur le couvre-lit pour en effacer d'invisibles plis.

Dans son dos, il entend Steve rire tendrement avant que le jeune homme ne lui embrasse gentiment la nuque et ne s'éloigne de lui.

– « Tu as conscience que les femmes de ménage en ont vu d'autres j'espère », lui dit le blond tout en regagnant le dressing. « Je suis sûr que même les poutres de l'hôtel ont gémis cette nuit. »

Tony roule brièvement des yeux avant de lui jeter un regard noir.

– « Ce n'est pas une raison pour leur laisser une chambre dans un état de débauché », lui rétorque le jeune homme tout en arrangeant une nouvelle fois les oreillers. « Et je ne veux pas qu'elles comprennent. C'est entre toi et moi Steve, juste entre nous. »

Tony relève légèrement la tête en entendant le jeune homme passer à côté de lui tout en tirant sa valise afin de l'ajouter à leurs bagages qui s'entassent dans le petit salon.

– « Tu es incroyablement charmant et tu as raison, je veux être le seul à voir cela », lui murmure le blond avant de lui donner un petit baiser du bout des lèvres.

Le brun rougit légèrement et, entraîné par le bras que son compagnon a tendrement enroulé autour du sien, il se laisse entraîner hors de la chambre, lové contre Steve qui lui embrasse la tempe.

– « Puisque tu as le sens du détail, est-ce que tu as pensé à jeter un regard à la moquette et au fauteuil ? », lui demande le blond d'un ton faussement nonchalant. « Tu sais, là où nous avons fait l'amour pour la première fois de la soirée ? »

Tony pâlit légèrement et il presse le pas jusqu'au petit salon tandis que son compagnon éclate de rire à ses côtés.

Il est sur le point de se jeter à genoux sur la moquette, le sang battant déjà à ses tempes, quand il sent Steve le retenir d'une main resserrée délicatement autour de son poignet gauche et le brun frissonne légèrement. Les longs doigts du jeune homme sont délicatement pressés autour du bracelet de sa montre et Tony déglutit légèrement.

– « Seigneur, je plaisantais », lui dit le blond tout en roulant brièvement des yeux. « Il n'y a aucune trace de notre plaisir, rassure-toi. »

– « Cela a l'air de te chagriner… », note doucement Tony tout en lui souriant tendrement.

– « Peut-être. » Steve hausse légèrement les épaules. « Cela ne m'aurait pas dérangé que le monde entier sache que nous nous sommes aimés plusieurs fois cette nuit. Dans le lit et ailleurs. Cela n'a rien de honteux, nous sommes plus ou moins venus pour cela après tout. »

Le jeune homme entrouvre les lèvres avant d'opiner lentement.

Il serait bien en peine de contredire Steve alors que son corps vibrait littéralement d'anticipation et de désir contenu depuis leur discussion devant le sapin décoré de son salon.

Que le moindre baiser, le moindre effleurement ou la moindre caresse tordait quelque chose de voluptueux dans son ventre.

– « C'est vrai et cela a été au-delà de mes espérances », admet Tony d'une petite voix tout en enfouissant son visage dans l'épaule solide de son compagnon. « … Tu es vraiment sûr qu'il n'y a rien ? »

Steve glousse légèrement et dépose un baiser malicieux sur son front avant de se détourner pour enfiler son manteau.

– « J'en suis certain. Tu as joui dans mon poing serré Tony, j'y ai soigneusement veillé », lui répond le blond tout en haussant légèrement les épaules.

– « Tu – » Le brun le regarde d'un air vaguement hébété avant de rougir violemment. « J'ai quoi ? »

– « Tu veux réellement que je te rappelle comment je t'ai caressé jusqu'à ce que tu viennes ? La manière dont j'ai refermé ma main sur toi pour éviter justement ce type de désagrément à cette luxueuse moquette ? », le taquine Steve sans pitié, une flamme commençant à danser au fond de ses prunelles bleues. « Comment j'ai ensuite essuyé ma main à l'intérieur de ta cuisse tandis que tu t'affalais contre moi ? Combien tu étais incroyablement érotique, abandonné entre mes bras ? »

Le brun sent son rougissement gagner ses oreilles et sa nuque, chauffant impitoyablement sa peau tandis qu'il sent son aine ronronner agréablement.

– « Tu es intenable ce matin », le gronde-t-il légèrement tout en s'éloignant de lui pour prendre son manteau et l'enfiler rapidement. « Tu veux bien prendre les housses de nos costumes et ta valise ? Je m'occupe de nos achats et de mon bagage. »

Tony fait un imperceptible pas en arrière en voyant son compagnon traverser le petit salon pour le rejoindre et prendre son propre manteau, son regard bleu fixé sur lui, intense et chaud.

– « Je suis juste éperdument amoureux de toi et incroyablement heureux. Et j'adore faire l'amour le matin », lui répond le blond tout en se penchant sur lui pour embrasser le bout de son nez avant de lui sourire. « J'ai l'impression d'être comme… repu de toi et c'est délicieux. »

Le brun rougit légèrement et drape son écharpe autour de son cou, remerciant son compagnon d'un petit sourire quand il sent ce dernier arranger délicatement l'étoffe dans sa nuque.

Steve n'avait pas besoin de lui dire, Tony s'en rend parfaitement compte.

Depuis leur réveil, le blond semble presque irradier de contentement, les joues roses et l'œil vif tandis qu'un sourire tendre et ravi ourle ses lèvres pleines.

Ses mains se posent si souvent dans ses reins ou sur ses hanches que Tony est presque surpris de ne pas les voir sur sa peau quand il baisse les yeux, tout autant qu'il sent ses lèvres se poser sur sa nuque, dans son cou ou sur sa mâchoire dès qu'il tourne la tête.

Steve semble avoir besoin de sa bouche pour respirer et de son corps pour se nourrir et se réchauffer et le brun s'autorise volontiers à s'abandonner à lui avant leur départ de Ithaca.

Le blond a l'air d'un chat repu de volupté mais encore avide de caresses sous l'effet de sa béatitude et Tony sourit tendrement.

Il aime réellement être à l'origine de l'abandon de son compagnon, toujours si assuré et responsable.

En voyant Steve s'emparer de la poignée de sa valise, le brun fait de même avant de refermer ses doigts sur les anses des sacs en plastique contenant le vin et les gâteaux mais le blond l'arrête en posant sa main sur son avant-bras.

– « Laisse-moi aussi les sacs, je vais tout amener à la voiture pour que tu aies les mains libres. Je suppose que tu préfères être seul quand tu iras régler la note de notre séjour ? », lui demande le blond avec un sourire taquin.

Tony acquiesce un peu timidement tout en relâchant la prise de ses doigts sur les sacs pour laisser le jeune homme s'en emparer.

– « … On ne donne pas le prix d'un cadeau que l'on offre Steve », lui souffle-t-il doucement tout en caressant brièvement le dos de sa main. « Merci pour les valises. »

– « Merci à toi. »

Le brun hausse un sourcil légèrement surpris avant de sentir son compagnon l'enlacer fermement tout en nouant ses mains dans le bas de son dos pour l'attirer à lui.

– « Merci pour cette merveilleuse parenthèse », reprend le blond avec un sourire brillant de joie. « Et merci de me l'offrir. Je suis vraiment touché que tu m'aies gâté de la sorte tu sais. Cela m'a fait sentir vraiment important et aimé et c'est très agréable de l'être d'un homme tel que toi. »

Tony accepte son étreinte tout en refermant à son tour ses bras sur le corps puissant de Steve et il rougit légèrement, cachant son visage dans les plis de son manteau.

– « Je t'aime », lui murmure doucement le brun tout en frottant son front contre son torse.

Le jeune homme sent son compagnon parcourir tendrement sa tempe et son front de baisers avant de suivre la ligne de sa mâchoire et d'enfin trouver ses lèvres que Tony lui tend avec une pointe d'avidité qui le fait glousser contre sa bouche.

Leur baiser est langoureux, chaud et humide mais délicieusement paresseux.

Il a un goût d'éternité et d'absolu et le brun exhale un petit soupir de contentement.

Après un dernier mordillement sur ses lèvres sensibles, il sent Steve se retirer avant de relâcher l'étreinte de ses bras sur son corps et de s'emparer dans un geste habile de leurs bagages, les housses de leurs costumes drapées sur son épaule droite.

– « Je te laisse fermer la porte », lui indique-t-il tout en montrant son chargement d'un léger coup d'épaule.

Tony ricane légèrement et acquiesce, suivant le large dos de son compagnon du regard tandis qu'ils traversent la pièce pour gagner l'entrée.

Une main sur la poignée, le brun se retourne pourtant une dernière fois afin de contempler leur chambre.

Son regard teinté de mélancolie effleure les lignes contemporaines du mobilier, admire les claustras sculptés et la lumière incroyable qui pénètre à flot par la grande baie vitrée donnant sur le lac Caguya.

Celle qui nimbe le grand lit au linge incroyablement blanc et doux, au matelas si large qu'il en ressemble à un autel dédié à l'amour et à la tendresse.

Un petit sourire un peu triste aux lèvres, le jeune homme gagne le couloir avant de refermer doucement la porte dans un geste presque respectueux.

Il glisse les clés dans la poche de son manteau et garde brièvement les yeux rivés sur le numéro tandis qu'il entend Steve s'éloigner doucement, suivi par le discret roulis de sa valise. Il grave dans son esprit le moindre nœud du bois de la porte, la moindre nuance des fibres ainsi que l'élégant et luxueux numéro en cuivre.

Leur nid d'amour porte le numéro vingt-cinq et Tony sait qu'il ne l'oubliera pas.

Pas plus que cette porte en bois sombre, légèrement veiné d'acajou qui a soigneusement protégé leur bonheur et leurs étreintes.

À ce souvenir, Tony rougit légèrement et s'empresse de rejoindre Steve qui l'attend gentiment au bout du couloir, un sourire tendre aux lèvres.

Le brun sait que si son compagnon n'avait pas les deux mains prises, il lui en aurait tendu une pour enlacer leurs doigts afin qu'ils quittent ensemble le lieu de leurs amours.


Comme annoncé plus haut, voici quelques réponses à des questions que vous pourriez vous poser.

Les Pop-Tarts (du nom de la marque éponyme de la compagnie Kellogg's) sont des pâtisseries fourrées à mettre dans un grille-pain. Elles se présentent comme deux rectangles de pâte garnie d'une préparation sucrée et scellées entre elles, parfois couvertes d'un glaçage. C'est une spécialité anglo-saxonne que l'on peut déguster au petit déjeuner ou au goûter.

Après avoir soigneusement vérifié, sachez également que les montres Speedmaster de la marque Omega sont étanches. Le précieux cadeau de Tony ne risque donc rien quand il rejoint à la baignoire avec Steve :)

Belle semaine à tous et à très bientôt pour le dernier chapitre :)

Bien à vous,

ChatonLakmé