Dana a écrit une suite! \o/ ( et elle est très très bien) On a préféré tout mettre à la suite donc c'est moi qui la poste mais je lui laisse la main:
Chapitre 4 : Suite Dana LMM
Voici une petite suite, ou disons une MAJ, de l'OS 1.0 écrit par EG CCN en réponse à une proposition twitter de SG1- Fic Prompts (at fic-sg).
Du coup, évidemment, il est vivement conseillé d'avoir lu l'OS 1.0, et si en plus vous avez lu ses versions aménagée (OS 1.1) et customisée (OS 1.2), alors vous avez droit au bonus « zygomatique ».
(Rassurez-vous, il n'est pas question d'informatique ici, juste de cuisine assaisonnée au ship XD.)
Remerciements :
Un immense merci à EG CCN ! Déjà pour me permettre de travailler sur ses fabuleux textes en correction, mais aussi pour m'autoriser à m'amuser un peu avec comme sur la version aménagée et enfin pour m'avoir inspiré cette suite ! Jamais je n'aurais rêvé meilleure partenaire de crime 3 ! Et pour une fois, je suis très heureuse de pouvoir lui dire à mon tour : merci pour la relecture et correction -).
Je remercie également et chaleureusement shippeusesamnjack pour s'être risquée à bêta-tester (et approuver) mes quelques lignes :-).
Balises d'épisodes : à la fin de Threads (saison 8).
Avertissements d'usage : Stargate, ses personnages, sa franchise, ses histoires ne nous appartiennent pas, nous nous amusons juste et espérons vous distraire, pas de volontés commerciales.
Bonne lecture et n'hésitez pas à laisser une petite trace de votre passage si vous avez trouvé le repas à votre goût ^^.
Enjoy ! Et n'oubliez pas « password is fishing » -) !
SUITE
Cuisine et dépendance. OS 2.0
Tout en retournant une énième fois les côtes de bœuf sur le grill, Jack se perdit dans la contemplation de son futur ancien second qu'il pouvait stratégiquement apercevoir par la fenêtre du chalet. Ledit second qui s'activait présentement dans sa cuisine, dans son chez-lui, pour accommoder le reste de leur repas. Et ce simple fait, sans mentionner sa présence ici, emplissait tout son être d'un sentiment de béatitude absolue. Tant et si bien qu'il ne remarqua la présence de Teal'c à ses côtés que lorsque celui-ci parla :
— Vous fredonnez O'Neill.
— Ah oui…, Jack marqua un temps d'arrêt comme pour signifier une intense réflexion, vous êtes sûr ?
— Certain.
Le jaffa retenait difficilement son sourire face au général qui semblait, une fois n'est pas coutume perplexe face à son propre sarcasme.
— Rahhh oui, je suppose, lâcha-t-il finalement, accompagnant ses propos d'une gestuelle maladroite, une bière à moitié renversée dans une main, un pique à barbecue dans l'autre.
— J'en suis très heureux pour vous mon ami, conclut Teal'c dans un hochement de tête bienveillant, sourire aux lèvres, se retenant cette fois-ci de rire franchement face à la mine déconfite d'O'Neill.
Et tout aussi furtivement qu'il était apparu, le jaffa s'éclipsa sans un bruit, laissant le général seul, s'égarer à nouveau dans les souvenirs des derniers jours.
Jack se cala un peu plus profondément sur sa chaise, étirant ses jambes que la station assise prolongée du dîner avait quelque peu ankylosées. Le crac d'un genou vint perturber quelques instants la discussion entre Teal'c et Sam, qui se tourna une fraction de seconde vers lui, une lueur d'inquiétude dans le regard, sans toutefois influer sur les ronflements réguliers de Daniel, affalé sur la table, la tête reposant dans ses bras.
Se laissant bercer par la voix mélodieuse de Sam qui tentait d'expliquer au jaffa pourquoi il n'était décidément pas possible que Star Wars soit inspirée de faits réels, Jack s'autorisa à fermer brièvement les yeux. Il inspira profondément, savourant toutes les senteurs familières de ce lieu, s'imprégnant des nouvelles. Le jasmin. Les fleurs blanches. Les cheveux de Carter. Il aurait reconnu ce parfum entre mille. Et il était bêtement ému de le sentir, ici, se mêler aux effluves de feu de bois et de pin séché, dans son havre de paix.
Puis, comme pour reprendre contenance, il se leva et se dirigea vers le frigo pour se servir une nouvelle bière tandis que Sam quittait la table à son tour :
— Quelqu'un veut encore du gâteau ? glissa-t-elle en frôlant la taille de Jack alors qu'elle prenait aussi une canette.
Jack fit non de la tête en se décalant légèrement :
— Je n'ai plus faim… de gâteau, chuchota-t-il en la fixant intensément, faisant monter le rouge à ses joues.
— Non merci colonel Carter, bien qu'il fût excellent, déclina respectueusement Teal'c.
— Ah oui Sam, c'est bien vrai, ressuscita soudainement l'archéologue, vous êtes un vrai… cordon bleu…
Et alors que la lumière semblait se faire jour dans l'esprit de Daniel encore embrumé par l'alcool, le jaffa choisit ce moment pour se lever et enjoindre l'archéologue à faire de même :
— Daniel Jackson, je pense qu'il est temps que nous allions dormir.
— Mais je… non, enfin Teal'c…
— Nous partons tôt demain matin et vous avez encore abusé des boissons alcoolisées. Je pense d'ailleurs qu'il est plus sage pour vous que je vous conduise jusqu'à votre couchage.
Et sans laisser plus le temps à Daniel de tergiverser, le jaffa l'avait déjà soulevé pour le déposer tel un sac de pommes de terre sur son épaule. Il se retourna ensuite avant de prendre congé :
— Samantha Carter, O'Neill, je vous souhaite une agréable nuit.
Sans attendre une quelconque réponse, leur ami quitta la pièce, son fardeau sur l'épaule, laissant ses deux coéquipiers un peu interdits.
— Tu leur as parlé ? hasarda Sam.
— Non.
— Mais ils savent ?
— Probablement. C'est un problème ? ajouta-t-il un brin inquiet.
— Non.
— Tant mieux.
Et comme pour le rassurer, Sam prit sa main et mêla délicatement ses doigts fins aux siens. Ils échangèrent un regard lourd de sens avant que l'instant ne soit brisé par la voix lointaine de l'archéologue :
— Mais vous vous rendez compte Teal'c ?
— Chut, il est l'heure de fondre au noir Daniel Jackson.
— Non Teal'c, pouffa l'archéologue, je vous ai déjà expliqué, on dit « il est l'heure d'éteindre les lumières ».
Un ange passa.
Jack souriait. Il savait le cheminement de pensées qu'avait pris le petit scarabée. Le même que le sien.
— Tu souris.
— Et ça, c'est un problème Carter ? la taquina-t-il.
— Non, répondit-elle sincèrement, mais j'ai l'impression que tu sais quelque chose que j'ignore.
— Précisément.
(Fin)
(Pour le moment…^^)
