Disclaimer : On le sait depuis des années mais c'est un rappel qui ne fait de mal à personne. L'univers de One Piece appartient à Oda !

Nda : Bien le bonjour ! Il y a longtemps que je n'étais pas revenue sur ces terres... Presque cinq ans ! C'est comme revenir sur ses terres d'origines... je suppose. Comme à l'époque, je vous prierai de bien vouloir remercie Umichan17 qui l'a lu, corrigé, commenté, amélioré. Remerciez cette bonne âme car qui sait quand une nouvelle histoire serait apparue sur ce profil ! Le résumé de cette histoire, qui vous a sans doute convaincu à venir la lire, est également de son cru.

Alors qu'on soit claire, oui, c'est un ZoSan. Oui, c'est du friendship. Non, on ne réclame pas du lemon/de la romance. Même si ça fait un bout de temps que je n'y suis pas retourné, je rôde dans ce fandom depuis assez longtemps pour savoir que ça va arriver. Je vous adore mais avec du ZoSan friendship, je sais à quoi je m'expose. S'il vous plaît, appréciez cette histoire comme elle est.

On se retrouve à la fin, je vous souhaite une bonne lecture !


Association insolite

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Chapitre 1

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Ce type était apparu, un jour.

Jour de pluie.

Y penser de cette façon blessait sa fierté mais il l'avait sauvé, ce jour-là.

Lui, on le voyait comme un vagabond. Il avait entendu le mot chuchoté, coup d'œil à l'appui sur ses sabres et sa tenue. Ce qu'il était, sans doute. Ce n'était pas ainsi que lui se voyait. Plutôt comme un voyageur. Pas comme s'il s'était franchement posé pour se trouver une case dans laquelle se mettre. Il ne faisait pas attention aux lieux où il allait et n'avait pas vraiment d'endroit à appeler « chez soi ».

Il ne faisait que passer de ville en village. Il s'arrêtait de temps à autre pour dormir, peu importe où il était, dès que son corps ne pouvait plus tenir debout.

Un jour, ce jour, il échoua dans une ville. Pas moins bien fréquentée que celles qu'il avait déjà visitées. Pour éviter la pluie battante, il s'était abrité sous un arbre et c'est là qu'il s'était endormi malgré la faim. Il avait connu pire endroit et gâcher ses maigres économies pour s'offrir une chambre dans un hôtel miteux n'avait pas effleuré son esprit.

Quelques heures devaient s'être écoulées à son réveil. Au loin, le ciel gris laissait peu à peu place au bleu azur des beaux jours quoique le soleil derrière ces nuages n'allait pas tarder à annoncer une fin de journée. Au-dessus de lui, la pluie continuait de noyer les environs. Il eut un mouvement vers ses sabres, posés contre l'arbre, tout contre lui. Une habitude de voyageur.

Son attention se porta sur l'objet à côté de ses sabres. Un drôle de couvercle, en forme de demi-sphère. Une cloche, se dit l'homme en se souvenant en avoir aperçu dans des restaurants chics. Jamais vu d'intérêt à dissimuler un repas aux yeux de ceux qui l'avaient commandé soit dit en passant.

Avec précaution, il la souleva pour découvrir un bol de riz blanc et deux gobelets, tous disposés sur une assiette qui accueillait une généreuse pièce de viande à côté des couverts.

Son regard s'était tout naturellement levé pour chercher la source de cette offrande. La présence du camion-restaurant flambant neuf lui sauta aux yeux malgré l'épais rideau de pluie. La silhouette ensuite, posée contre le véhicule, à l'abri sous un judicieux parapluie. Il eut l'étrange impression qu'il l'observait. Sans le quitter des yeux, il s'empara de l'assiette, dont le fumet attisait sa faim. Il ouvrit un des gobelets pour jeter un œil au contenu, puis le second. Une sauce et un jus de fruit. Rien de suspect, à première vue. La silhouette monta dans le camion, assurée que son repas ne resterait pas ignoré.

La première bouchée avait été faite avec précaution. La viande avant tout, qu'il apprécia sans sauce d'abord. Ses maigres connaissances en cuisine, plus que lacunaires, quasiment inexistantes, reconnaissaient que c'était indubitablement mangeable. Si elles en avaient eu la possibilité, ses papilles l'auraient remercié de les traiter avec tant de bienveillance. Le jus de fruit fut bu d'un trait, la sauce versée sur la pièce de viande. A quand remontait la dernière fois où il avait eu un repas aussi copieux ? Ne serait-ce qu'un repas décent ? Il y avait trop longtemps qu'il n'avait plus fait l'expérience de cette satisfaction qu'inspirait la sensation d'avoir le ventre plein. Juste comme il faut.

Il jeta un œil à son assiette à présent vidée. Qu'en faire maintenant ? La rendre à son propriétaire, pour sûr. Quelque chose lui disait que c'était la chose qu'il convenait de faire. Le minimum. La question du comment restait à résoudre.

Frapper à la porte ? Dans ce clair-obscur qu'avait installé le temps, il craignait que le mystérieux cuisinier se méprenne. Un tel jeu d'ombre et de lumière n'avait jamais concouru en sa faveur. Ça lui avait valu bien des mésaventures.

Il remit la cloche en place, attendant qu'une opportunité se présente.

La fin de la pluie sonna une dizaine de minutes plus tard. A peine les dernières gouttes tombées sur le camion rutilant, les panneaux composant le volet glissèrent sur le côté pour offrir l'intérieur du véhicule aux yeux de tous en même temps que l'apparence de son propriétaire.

Une tête blonde sur un corps longiligne, tiré à quatre épingles. Une mèche de cheveux cachait la partie gauche de son visage. De là où il se tenait, il n'y avait rien à dire de plus sur ce type.

Le volet ouvert, le cuistot tourna le dos à l'extérieur, affairé. Une odeur alléchante s'échappait déjà pour envahir les environs. C'était le moment ou jamais. Il préférait agir quand il avait le dos tourné pour éviter ce moment pénible où lui marcherait vers le camion sous un regard attentif.

Il jeta le tout sur le comptoir. Le tintement sur le bois clair attira l'attention du blondinet vers l'autre qui s'éloignait déjà.

― Je m'attendais pas à des remerciements mais quand même...

Le voyageur fit un demi-tour du bout des bottes.

― J'avais rien demandé.

― Personne t'a obligé à manger.

L'arrogant blondin soutint son regard pendant quelques secondes, haussa les épaules. Il récupéra ses biens pour les plonger dans l'évier qui se trouvait derrière lui.

Le sabreur s'éloigna sans avoir jeté un dernier coup d'œil en arrière.

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A suivre...

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J'espère que vous avez apprécié ! Si c'est le cas, je vous laisse le soin de laisser une petite review s'il vous plait, surtout si ce premier chapitre vous a plu ! Il s'agira d'une publication hebdomadaire, l'ai-je dit au début ? Tous les vendredis, un chapitre, tout simplement !

Sur ce, prenez soin de vous, passez un bon week-end et on se dit... A vendredi prochain !